{"id":1047,"date":"2026-03-26T11:34:27","date_gmt":"2026-03-26T10:34:27","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/bugle-de-geneve\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:11","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:11","slug":"bugle-de-geneve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/bugle-de-geneve\/","title":{"rendered":"BUGLE DE GEN\u00c8VE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/bugle-de-geneve.png\" alt=\"Planche botanique Bugle de Gen\u00e8ve\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>La bugle de Gen\u00e8ve est une Lamiac\u00e9e vivace des pelouses s\u00e8ches et des prairies maigres de l&rsquo;Europe temp\u00e9r\u00e9e et m\u00e9ridionale. Moins connue que sa cousine rampante (<em>Ajuga reptans<\/em>), elle s&rsquo;en distingue par son port strictement dress\u00e9, sans stolons, et par sa pilosit\u00e9 dense qui lui conf\u00e8re un aspect laineux caract\u00e9ristique. Son int\u00e9r\u00eat pharmacognosique repose sur un profil phytochimique partag\u00e9 avec les autres bugles \u2014 <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/diterpenes\/\">diterp\u00e8nes<\/a> n\u00e9ocl\u00e9rodaniques et phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes \u2014 qui en font une plante \u00e0 la crois\u00e9e de la phytoth\u00e9rapie traditionnelle et de la recherche en entomologie chimique.<\/p>\n<p>Esp\u00e8ce plut\u00f4t thermophile et calcicole, la bugle de Gen\u00e8ve est un bon marqueur des prairies semi-naturelles riches en esp\u00e8ces, habitats en r\u00e9gression dans une grande partie de l&rsquo;Europe. Sa pr\u00e9sence dans un milieu est souvent le signe d&rsquo;une gestion pastorale extensive favorable \u00e0 la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Lamiaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Ajuga<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Ajuga genevensis<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Bugle de Gen\u00e8ve, Bugle velue, Bugle dress\u00e9e, Ivette de Gen\u00e8ve.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> le nom de genre <em>Ajuga<\/em> serait une corruption du latin <em>abiga<\/em> (\u00ab qui chasse \u00bb), en r\u00e9f\u00e9rence aux propri\u00e9t\u00e9s emm\u00e9nagogues et abortives attribu\u00e9es \u00e0 certaines esp\u00e8ces dans l&rsquo;Antiquit\u00e9. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>genevensis<\/em> fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Gen\u00e8ve, bien que l&rsquo;esp\u00e8ce ne soit en rien end\u00e9mique de cette r\u00e9gion \u2014 elle y fut simplement d\u00e9crite pour la premi\u00e8re fois par Linn\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce est parfois confondue avec <em>Ajuga pyramidalis<\/em> (bugle pyramidale) dans les flores anciennes, mais cette derni\u00e8re se distingue par ses bract\u00e9es florales d\u00e9passant largement les fleurs et son aire de r\u00e9partition plus atlantique-montagnarde.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>A. Port et architecture<\/h3>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace de 10 \u00e0 30 cm, \u00e0 port strictement dress\u00e9. Contrairement \u00e0 <em>A. reptans<\/em>, elle ne produit pas de stolons rampants et se reproduit principalement par graines. La souche est courte et \u00e9paisse, donnant une ou plusieurs tiges florif\u00e8res.<\/p>\n<h3>B. Appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><strong>Tiges :<\/strong> dress\u00e9es, quadrangulaires, dens\u00e9ment pubescentes sur les quatre faces (poils longs et \u00e9tal\u00e9s), ce qui lui donne un aspect nettement velu \u2014 crit\u00e8re distinctif majeur par rapport \u00e0 <em>A. reptans<\/em> dont les tiges ne sont velues que sur deux faces oppos\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Feuilles :<\/strong> les basales sont spatul\u00e9es \u00e0 obovales, dispos\u00e9es en rosette l\u00e2che, att\u00e9nu\u00e9es en p\u00e9tiole, cr\u00e9nel\u00e9es, pubescentes. Les caulinaires sont sessiles, ovales, trilob\u00e9es dans le haut, progressivement plus petites vers le sommet. Les feuilles sont vert fonc\u00e9, parfois teint\u00e9es de pourpre.<\/p>\n<p><strong>Syst\u00e8me racinaire :<\/strong> fascicul\u00e9, sans stolons \u2014 caract\u00e8re cl\u00e9 de distinction avec <em>A. reptans<\/em>.<\/p>\n<h3>C. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p><strong>Inflorescence :<\/strong> \u00e9pi terminal dense, cylindrique \u00e0 l\u00e9g\u00e8rement pyramidal, form\u00e9 de verticilles rapproch\u00e9s. Les bract\u00e9es florales, largement ovales et parfois color\u00e9es en bleu-violet, contribuent \u00e0 l&rsquo;attrait visuel de l&rsquo;inflorescence.<\/p>\n<p><strong>Fleur :<\/strong> de 14 \u00e0 17 mm, bleu vif \u00e0 bleu-violet, plus rarement roses ou blanches. La corolle est caract\u00e9ristique du genre <em>Ajuga<\/em> : la l\u00e8vre sup\u00e9rieure est tr\u00e8s r\u00e9duite (presque absente), ne formant que deux petits lobes, tandis que la l\u00e8vre inf\u00e9rieure, trilob\u00e9e et ample, constitue une plateforme d&rsquo;atterrissage pour les pollinisateurs. Quatre \u00e9tamines exsertes, d\u00e9passant la corolle. Cette r\u00e9duction de la l\u00e8vre sup\u00e9rieure est un caract\u00e8re diagnostique de la tribu des Ajugeae.<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> t\u00e9trak\u00e8ne \u00e0 nucules rid\u00e9es-r\u00e9ticul\u00e9es, \u00e0 \u00e9la\u00efosome favorisant la myrm\u00e9cochorie.<\/p>\n<p><strong>Floraison :<\/strong> mai \u00e0 juillet. Pollinisation entomophile (abeilles, papillons).<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET DISTRIBUTION<\/h3>\n<h3>A. Habitat<\/h3>\n<p>La bugle de Gen\u00e8ve est une esp\u00e8ce h\u00e9liophile \u00e0 semi-h\u00e9liophile, thermophile et calcicole. Elle cro\u00eet dans les pelouses s\u00e8ches et semi-s\u00e8ches sur calcaire, les prairies maigres de fauche, les lisi\u00e8res thermophiles, les talus herbeux, les bords de routes secs et les clairi\u00e8res foresti\u00e8res ensoleill\u00e9es. Elle est caract\u00e9ristique des groupements du <em>Mesobromion<\/em> (prairies calcicoles m\u00e9sophiles) et du <em>Xerobromion<\/em> (pelouses s\u00e8ches).<\/p>\n<h3>B. Distribution<\/h3>\n<p>Aire eurasiatique, centr\u00e9e sur l&rsquo;Europe centrale et m\u00e9ridionale, de la France \u00e0 l&rsquo;Oural, du sud de la Scandinavie \u00e0 la M\u00e9diterran\u00e9e septentrionale. En France, elle est surtout pr\u00e9sente dans l&rsquo;Est, le Centre-Est, les Alpes, le Jura et le Massif central. Plus rare dans l&rsquo;Ouest atlantique et le Midi m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les <strong>parties a\u00e9riennes fleuries<\/strong> sont r\u00e9colt\u00e9es pendant la floraison (mai-juin). L&rsquo;usage m\u00e9dicinal de la bugle de Gen\u00e8ve est moins document\u00e9 que celui de <em>A. reptans<\/em>, mais les deux esp\u00e8ces partagent un profil phytochimique similaire et sont souvent utilis\u00e9es indiff\u00e9remment dans les pharmacop\u00e9es populaires.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes<\/h3>\n<p>Le genre <em>Ajuga<\/em> est remarquable pour sa production de <strong>phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes<\/strong>, analogues v\u00e9g\u00e9taux des hormones de mue des insectes. Chez <em>A. genevensis<\/em>, les principaux sont la <strong>20-hydroxyecdysone<\/strong> (ecdyst\u00e9rone), la <strong>cyast\u00e9rone<\/strong> et l&rsquo;<strong>ajugast\u00e9rone C<\/strong>. Ces compos\u00e9s perturbent le d\u00e9veloppement des insectes phytophages et constituent un m\u00e9canisme de d\u00e9fense chimique original. Ils font aussi l&rsquo;objet de recherches dans le domaine sportif et m\u00e9dical pour leurs effets anabolisants potentiels (augmentation de la synth\u00e8se prot\u00e9ique musculaire).<\/p>\n<h3>B. Diterp\u00e8nes n\u00e9ocl\u00e9rodaniques<\/h3>\n<p>Des <strong>cl\u00e9rodanes<\/strong> et <strong>n\u00e9ocl\u00e9rodanes<\/strong> sont pr\u00e9sents, notamment l&rsquo;<strong>ajugarine<\/strong> et la <strong>14,15-dihydroajugapitine<\/strong>. Ces diterp\u00e8nes poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s antifeedantes (anti-app\u00e9tantes) vis-\u00e0-vis des insectes phytophages.<\/p>\n<h3>C. Irido\u00efdes<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>harpagide<\/strong> et le <strong>8-O-ac\u00e9tylharpagide<\/strong> sont les irido\u00efdes dominants, accompagn\u00e9s d&rsquo;aucubine. L&rsquo;harpagide poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires et analg\u00e9siques.<\/p>\n<h3>D. Flavono\u00efdes et acides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<p>Lut\u00e9oline, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a> et leurs glucosides ; <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-rosmarinique\/\">acide rosmarinique<\/a> et acide caf\u00e9ique. Profil classique des Lamioideae, contributeur de l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>A. Activit\u00e9 anti-inflammatoire et analg\u00e9sique<\/h3>\n<p>L&rsquo;harpagide et les flavono\u00efdes contribuent \u00e0 une activit\u00e9 anti-inflammatoire document\u00e9e <em>in vitro<\/em> et sur mod\u00e8les animaux, par inhibition de la production de m\u00e9diateurs pro-inflammatoires (PGE2, NO).<\/p>\n<h3>B. Activit\u00e9 antioxydante<\/h3>\n<p>L&rsquo;acide rosmarinique et les flavono\u00efdes conf\u00e8rent une capacit\u00e9 antioxydante significative, comparable \u00e0 celle de la bugle rampante.<\/p>\n<h3>C. Activit\u00e9 insecticide et antifeedante<\/h3>\n<p>Les phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes et les cl\u00e9rodanes agissent en synergie pour perturber le d\u00e9veloppement et l&rsquo;alimentation des insectes phytophages. Ce volet fait l&rsquo;objet de recherches en lutte biologique et en agrochimie verte.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune donn\u00e9e clinique sp\u00e9cifique \u00e0 <em>A. genevensis<\/em> n&rsquo;est disponible. L&rsquo;usage th\u00e9rapeutique repose sur la tradition populaire et sur l&rsquo;extrapolation \u00e0 partir des donn\u00e9es obtenues sur <em>A. reptans<\/em> et sur les compos\u00e9s isol\u00e9s (phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes, harpagide).<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>20-hydroxyecdysone<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cyast\u00e9rone<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ajugast\u00e9rone c<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cl\u00e9rodanes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion :<\/strong> 1 \u00e0 2 g de plante s\u00e8che pour 150 ml d&rsquo;eau (d\u00e9part \u00e0 froid), 10 minutes. Usage traditionnel comme vuln\u00e9raire et tonique amer.<\/li>\n<li><strong>Cataplasme :<\/strong> plante fra\u00eeche froiss\u00e9e en application locale sur les plaies et contusions.<\/li>\n<li><strong>Teinture :<\/strong> 1:5 dans \u00e9thanol \u00e0 45\u00b0, 20 \u00e0 40 gouttes 2 \u00e0 3 fois par jour.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La plante est consid\u00e9r\u00e9e comme non toxique aux doses alimentaires et th\u00e9rapeutiques traditionnelles. Les phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes, bien que biologiquement actifs sur les invert\u00e9br\u00e9s, n&rsquo;ont pas d&rsquo;effet hormonal significatif chez les mammif\u00e8res aux doses usuelles, car ils ne se lient pas aux r\u00e9cepteurs des st\u00e9ro\u00efdes humains. Aucune contre-indication sp\u00e9cifique n&rsquo;est \u00e9tablie.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Les bugles sont utilis\u00e9es depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 comme plantes vuln\u00e9raires (cicatrisantes). Le proverbe m\u00e9dical m\u00e9di\u00e9val \u00ab Qui a la bugle et la sanicle fait au chirurgien la nique \u00bb t\u00e9moigne de leur r\u00e9putation en mati\u00e8re de gu\u00e9rison des plaies. La bugle de Gen\u00e8ve partage cette tradition avec <em>A. reptans<\/em>. Elle \u00e9tait aussi employ\u00e9e comme tonique amer, cholagogue l\u00e9ger et anti-rhumatismal dans les pharmacop\u00e9es populaires d&rsquo;Europe centrale.<\/p>\n<hr>\n<h3>INT\u00c9R\u00caT \u00c9COLOGIQUE<\/h3>\n<p>La bugle de Gen\u00e8ve est une esp\u00e8ce indicatrice de pelouses calcicoles semi-naturelles, habitats d&rsquo;int\u00e9r\u00eat communautaire (Directive Habitats, code 6210) en forte r\u00e9gression en Europe. Sa pr\u00e9sence signale une gestion pastorale extensive favorable \u00e0 la biodiversit\u00e9. C&rsquo;est une plante mellif\u00e8re appr\u00e9ci\u00e9e des abeilles solitaires et des papillons. Son d\u00e9clin dans certaines r\u00e9gions suit celui des prairies s\u00e8ches, converties en cultures ou abandonn\u00e9es \u00e0 l&#8217;embroussaillement.<\/p>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS POSSIBLES<\/h3>\n<ul>\n<li><strong><em>Ajuga reptans<\/em><\/strong> (bugle rampante) : stolonif\u00e8re, tiges velues sur deux faces seulement, feuilles basales p\u00e9tiol\u00e9es et luisantes.<\/li>\n<li><strong><em>Ajuga pyramidalis<\/em><\/strong> (bugle pyramidale) : bract\u00e9es tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es d\u00e9passant les fleurs, donnant un aspect de pyramide compacte.<\/li>\n<li><strong><em>Ajuga chamaepitys<\/em><\/strong> (bugle petit-pin) : annuelle, feuilles lin\u00e9aires trifides, fleurs jaunes.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>La bugle de Gen\u00e8ve partage avec les autres esp\u00e8ces du genre <em>Ajuga<\/em> un profil phytochimique original combinant phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes, diterp\u00e8nes n\u00e9ocl\u00e9rodaniques et irido\u00efdes \u2014 trois classes de compos\u00e9s rarement r\u00e9unies chez une m\u00eame plante. Si son usage m\u00e9dicinal traditionnel reste modeste (vuln\u00e9raire, tonique amer), sa chimie fait l&rsquo;objet d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat croissant en pharmacologie et en agrochimie. C&rsquo;est aussi une esp\u00e8ce sentinelle des prairies calcicoles, dont la pr\u00e9sence doit \u00eatre valoris\u00e9e dans les d\u00e9marches de conservation des habitats semi-naturels europ\u00e9ens.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton J., <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier, 2016.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B., <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>, Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Dinan L., \u00ab Phytoecdysteroids: biological aspects \u00bb, <em>Phytochemistry<\/em>, 2001, 57(3), 325-339.<\/li>\n<li>Camps F., Coll J., \u00ab Insect allelochemicals from <em>Ajuga<\/em> plants \u00bb, <em>Phytochemistry<\/em>, 1993, 32(6), 1361-1370.<\/li>\n<li>Bremner P., Rivera D., Calzado M.A. et al., \u00ab Assessing medicinal plants from South-Eastern Spain for potential anti-inflammatory activity targeting NF-\u03baB and other pro-inflammatory mediators \u00bb, <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 2009, 124(2), 295-305.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Vuln\u00e9raire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Cicatrisant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Tonique<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La bugle de Gen\u00e8ve est une Lamiac\u00e9e vivace des pelouses s\u00e8ches et des prairies maigres de l&rsquo;Europe temp\u00e9r\u00e9e et m\u00e9ridionale. 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