{"id":1055,"date":"2026-03-26T11:34:37","date_gmt":"2026-03-26T10:34:37","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/lamier-jaune\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:11","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:11","slug":"lamier-jaune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/lamier-jaune\/","title":{"rendered":"LAMIER JAUNE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Lamier%20jaune.jpg\" alt=\"Planche botanique Lamier jaune\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>Le lamier jaune est l&rsquo;une des plantes les plus caract\u00e9ristiques des sous-bois europ\u00e9ens. Ses fleurs jaune vif, qui illuminent les lisi\u00e8res foresti\u00e8res d\u00e8s le printemps, contrastent avec le vert sombre de son feuillage dent\u00e9, si semblable \u00e0 celui de l&rsquo;ortie qu&rsquo;il lui vaut son nom populaire d&rsquo;\u00ab ortie jaune \u00bb. Plante vivace stolonif\u00e8re, elle colonise rapidement les sols frais et humif\u00e8res, formant des tapis denses qui participent activement \u00e0 la couverture et \u00e0 la protection des sols forestiers.<\/p>\n<p>Bien que modeste sur le plan pharmacologique par rapport \u00e0 d&rsquo;autres Lamiac\u00e9es aromatiques, le lamier jaune n&rsquo;en demeure pas moins une esp\u00e8ce d&rsquo;int\u00e9r\u00eat : sa composition en <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a>, flavono\u00efdes et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-rosmarinique\/\">acide rosmarinique<\/a> lui conf\u00e8re des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires et antioxydantes document\u00e9es, tandis que son r\u00f4le \u00e9cologique dans les \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers et sa valeur mellif\u00e8re pr\u00e9coce m\u00e9ritent une attention particuli\u00e8re. Cette fiche propose une synth\u00e8se actualis\u00e9e de ses aspects botaniques, phytochimiques et pharmacognosiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Lamiaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Lamium<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Lamium galeobdolon<\/em> (L.) L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Lamier jaune, Ortie jaune, Ortie morte jaune, Lamier dor\u00e9, Galeobdolon jaune.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La position taxonomique de cette esp\u00e8ce a fait l&rsquo;objet de nombreuses r\u00e9visions. Longtemps plac\u00e9e dans le genre <em>Galeobdolon<\/em> sous le nom <em>Galeobdolon luteum<\/em> Huds., puis dans le genre <em>Lamiastrum<\/em> sous le bin\u00f4me <em>Lamiastrum galeobdolon<\/em> (L.) Ehrend. &amp; Polatschek, elle est aujourd&rsquo;hui rattach\u00e9e au genre <em>Lamium<\/em> par la plupart des flores de r\u00e9f\u00e9rence, y compris <em>Flora Gallica<\/em>. Cette instabilit\u00e9 nomenclaturale refl\u00e8te la difficult\u00e9 de d\u00e9limiter les genres au sein de la sous-famille des Lamioideae.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> le nom de genre <em>Lamium<\/em> d\u00e9rive du grec <em>laimos<\/em> (\u00ab gorge \u00bb), allusion \u00e0 l&rsquo;ouverture b\u00e9ante de la corolle bilabi\u00e9e. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>galeobdolon<\/em> provient du grec <em>gal\u00e9<\/em> (\u00ab belette \u00bb) et <em>bd\u00e9lla<\/em> (\u00ab sangsue \u00bb), un nom ancien utilis\u00e9 par Pline l&rsquo;Ancien pour d\u00e9signer certaines Lamiac\u00e9es \u00e0 l&rsquo;odeur forte, peut-\u00eatre en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;odeur musqu\u00e9e que d\u00e9gage la plante froiss\u00e9e.<\/p>\n<h3>Sous-esp\u00e8ces et vari\u00e9t\u00e9s<\/h3>\n<p>Plusieurs sous-esp\u00e8ces sont reconnues en Europe :<\/p>\n<ul>\n<li><strong><em>L. galeobdolon<\/em> subsp. <em>galeobdolon<\/em><\/strong> \u2014 le type, \u00e0 feuilles uniform\u00e9ment vertes, r\u00e9pandu dans les for\u00eats de plaine et de colline.<\/li>\n<li><strong><em>L. galeobdolon<\/em> subsp. <em>montanum<\/em><\/strong> (Pers.) Hayek \u2014 forme montagnarde \u00e0 tiges plus robustes.<\/li>\n<li><strong><em>L. galeobdolon<\/em> subsp. <em>argentatum<\/em><\/strong> (Smejkal) J.Duvigneaud \u2014 reconnaissable \u00e0 ses feuilles marbr\u00e9es d&rsquo;argent, tr\u00e8s utilis\u00e9e en horticulture mais devenue envahissante dans certaines r\u00e9gions (Am\u00e9rique du Nord, Nouvelle-Z\u00e9lande).<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>A. Port et architecture<\/h3>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace de 20 \u00e0 50 cm de hauteur, le lamier jaune se distingue des autres lamiers par son port \u00e0 la fois dress\u00e9 et stolonif\u00e8re. Les tiges florif\u00e8res sont \u00e9rig\u00e9es, mais la plante \u00e9met \u00e9galement de longs stolons rampants qui s&rsquo;enracinent aux n\u0153uds, assurant une propagation v\u00e9g\u00e9tative vigoureuse. Cette strat\u00e9gie de colonisation clonale lui permet de former rapidement des populations denses couvrant le sol forestier, \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un tapis v\u00e9g\u00e9tal continu.<\/p>\n<h3>B. Appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><strong>Tiges :<\/strong> quadrangulaires \u2014 caract\u00e8re diagnostique de la famille des Lamiac\u00e9es \u2014, pubescentes, de couleur verte \u00e0 vert-pourpr\u00e9 \u00e0 la base. Elles sont creuses et portent des poils r\u00e9trorses, orient\u00e9s vers le bas, ce qui les distingue au toucher des vraies orties (<em>Urtica<\/em>) dont les poils sont urticants. Les stolons, plus gr\u00eales, peuvent atteindre 50 \u00e0 100 cm de longueur et portent des feuilles r\u00e9duites \u00e0 leurs n\u0153uds.<\/p>\n<p><strong>Feuilles :<\/strong> oppos\u00e9es-d\u00e9cuss\u00e9es, p\u00e9tiol\u00e9es (p\u00e9tiole de 1 \u00e0 4 cm), \u00e0 limbe ovale-cordiforme de 3 \u00e0 8 cm de long sur 2 \u00e0 5 cm de large. La marge est grossi\u00e8rement cr\u00e9nel\u00e9e-dent\u00e9e, la nervation penn\u00e9e et saillante en dessous, la face sup\u00e9rieure vert fonc\u00e9 et pubescente, la face inf\u00e9rieure plus claire et velue. Chez la sous-esp\u00e8ce <em>argentatum<\/em>, les feuilles pr\u00e9sentent des panachures argent\u00e9es le long des nervures, caract\u00e8re ornemental qui a fait la fortune horticole \u2014 et le malheur \u00e9cologique \u2014 de cette vari\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Syst\u00e8me racinaire :<\/strong> fascicul\u00e9, peu profond, compl\u00e9t\u00e9 par l&rsquo;enracinement adventif des stolons. Les racines mycorhiz\u00e9es permettent une absorption efficace des nutriments dans les sols forestiers riches en humus.<\/p>\n<h3>C. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p><strong>Inflorescence :<\/strong> les fleurs sont group\u00e9es en verticilles de 4 \u00e0 8 \u00e0 l&rsquo;aisselle des feuilles sup\u00e9rieures, formant des faux-verticilles superpos\u00e9s le long de la tige. Cette disposition est typique des Lamioideae.<\/p>\n<p><strong>Fleur :<\/strong> zygomorphe, longue de 20 \u00e0 25 mm, nettement plus grande que celle des autres lamiers europ\u00e9ens. Le calice, tubulaire et \u00e0 5 dents sub\u00e9gales, est persistant. La corolle, de couleur jaune vif, est bilabi\u00e9e : la l\u00e8vre sup\u00e9rieure, en casque vo\u00fbt\u00e9, prot\u00e8ge les \u00e9tamines et le stigmate ; la l\u00e8vre inf\u00e9rieure, trilob\u00e9e, pr\u00e9sente des stries et des macules brun-orang\u00e9 qui servent de guides nectarif\u00e8res pour les pollinisateurs. Le tube corollaire, long de 12 \u00e0 18 mm, contient un nectar abondant accessible principalement aux insectes \u00e0 longue langue.<\/p>\n<p><strong>Androc\u00e9e :<\/strong> 4 \u00e9tamines didynames (deux longues, deux courtes), ins\u00e9r\u00e9es sur le tube corollaire, \u00e0 anth\u00e8res poilues et divergentes.<\/p>\n<p><strong>Gyn\u00e9c\u00e9e :<\/strong> ovaire sup\u00e8re, profond\u00e9ment quadrilob\u00e9, surmont\u00e9 d&rsquo;un style gynobasique et d&rsquo;un stigmate bifide.<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> t\u00e9trak\u00e8ne \u2014 quatre nucules lisses, ovo\u00efdes, brun fonc\u00e9, de 2 \u00e0 3 mm, munis d&rsquo;un \u00e9la\u00efosome (appendice charnu riche en lipides) qui attire les fourmis, assurant ainsi la myrm\u00e9cochorie, un mode de diss\u00e9mination fr\u00e9quent chez les Lamiac\u00e9es foresti\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Floraison :<\/strong> avril \u00e0 juin, parfois jusqu&rsquo;en juillet en altitude. La floraison est vernale, d\u00e9butant avant la fermeture compl\u00e8te de la canop\u00e9e foresti\u00e8re.<\/p>\n<h3>D. Ph\u00e9nologie et biologie reproductive<\/h3>\n<p>Le lamier jaune est une esp\u00e8ce vernale \u00e0 strat\u00e9gie mixte : la reproduction sexu\u00e9e par graines est compl\u00e9t\u00e9e par une reproduction v\u00e9g\u00e9tative intense par stolons. La pollinisation est entomophile, principalement assur\u00e9e par les bourdons (<em>Bombus<\/em> spp.) et les abeilles sauvages capables d&rsquo;acc\u00e9der au nectar profond du tube corollaire. La plante constitue l&rsquo;une des premi\u00e8res sources de nectar du printemps forestier, ce qui lui conf\u00e8re une importance \u00e9cologique majeure pour les pollinisateurs pr\u00e9coces.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET DISTRIBUTION<\/h3>\n<h3>A. Habitat<\/h3>\n<p>Le lamier jaune est une esp\u00e8ce caract\u00e9ristique des sous-bois frais et humif\u00e8res de l&rsquo;Europe temp\u00e9r\u00e9e. On le rencontre principalement dans :<\/p>\n<ul>\n<li>les h\u00eatraies-ch\u00eanaies m\u00e9sophiles (alliance du <em>Carpinion betuli<\/em>)<\/li>\n<li>les for\u00eats alluviales \u00e0 fr\u00eanes et aulnes<\/li>\n<li>les lisi\u00e8res foresti\u00e8res et les haies bocag\u00e8res<\/li>\n<li>les talus ombrag\u00e9s, les ravins et les berges de ruisseaux<\/li>\n<li>les parcs et jardins anciens o\u00f9 il peut se naturaliser<\/li>\n<\/ul>\n<p>C&rsquo;est une esp\u00e8ce sciaphile \u00e0 semi-sciaphile (ombre \u00e0 mi-ombre), neutrophile \u00e0 l\u00e9g\u00e8rement calcicole, pr\u00e9f\u00e9rant les sols frais, bien drain\u00e9s, riches en mati\u00e8re organique et en bases \u00e9changeables. Sur l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;Ellenberg, elle se situe en lumi\u00e8re 3-4, humidit\u00e9 5-6, r\u00e9action 7 (sols neutres \u00e0 l\u00e9g\u00e8rement basiques) et azote 6-7 (sols moyennement \u00e0 bien pourvus).<\/p>\n<h3>B. Distribution g\u00e9ographique<\/h3>\n<p>L&rsquo;aire naturelle couvre l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Europe temp\u00e9r\u00e9e, de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique (absente du sud) \u00e0 l&rsquo;Oural, et du sud de la Scandinavie aux Balkans. En France, l&rsquo;esp\u00e8ce est commune dans la majeure partie du territoire, de la plaine \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage montagnard (jusqu&rsquo;\u00e0 1500 m), mais plus rare en r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne s\u00e8che. Elle est particuli\u00e8rement abondante dans le nord-est, les Alpes du Nord et le Massif central.<\/p>\n<p>La sous-esp\u00e8ce <em>argentatum<\/em>, introduite comme plante ornementale couvre-sol, est devenue envahissante en Am\u00e9rique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Z\u00e9lande, o\u00f9 elle est inscrite sur les listes d&rsquo;esp\u00e8ces exotiques envahissantes.<\/p>\n<h3>C. Associations v\u00e9g\u00e9tales<\/h3>\n<p>Le lamier jaune est un bon indicateur des for\u00eats feuillues m\u00e9sophiles sur sols riches. Il est fr\u00e9quemment associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;an\u00e9mone sylvie (<em>Anemone nemorosa<\/em>), la jacinthe des bois (<em>Hyacinthoides non-scripta<\/em>), l&rsquo;asp\u00e9rule odorante (<em>Galium odoratum<\/em>), le sceau de Salomon (<em>Polygonatum multiflorum<\/em>) et la mercuriale p\u00e9renne (<em>Mercurialis perennis<\/em>). La pr\u00e9sence du lamier jaune dans un sous-bois est g\u00e9n\u00e9ralement un bon signe de naturalit\u00e9 et de richesse trophique du sol.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les parties traditionnellement r\u00e9colt\u00e9es sont les <strong>sommit\u00e9s fleuries<\/strong> (tiges feuill\u00e9es avec fleurs) et, dans une moindre mesure, les <strong>feuilles seules<\/strong>. La r\u00e9colte s&rsquo;effectue pendant la pleine floraison (avril-mai), par temps sec, en d\u00e9but de matin\u00e9e apr\u00e8s \u00e9vaporation de la ros\u00e9e. Les sommit\u00e9s sont s\u00e9ch\u00e9es rapidement \u00e0 l&rsquo;ombre, \u00e0 une temp\u00e9rature ne d\u00e9passant pas 40 \u00b0C, pour pr\u00e9server les compos\u00e9s volatils et les irido\u00efdes thermolabiles.<\/p>\n<p>En usage alimentaire, ce sont les <strong>jeunes feuilles et pousses printani\u00e8res<\/strong> qui sont r\u00e9colt\u00e9es avant la floraison, lorsque leur saveur est la plus douce.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Le profil phytochimique du lamier jaune, bien que moins \u00e9tudi\u00e9 que celui de certaines Lamiac\u00e9es aromatiques majeures (thym, romarin, sauge), r\u00e9v\u00e8le une composition int\u00e9ressante articul\u00e9e autour de quatre classes principales de m\u00e9tabolites secondaires.<\/p>\n<h3>A. Irido\u00efdes<\/h3>\n<p>Les irido\u00efdes constituent l&rsquo;un des marqueurs chimiotaxonomiques importants des Lamioideae. Chez <em>L. galeobdolon<\/em>, le compos\u00e9 principal est l&rsquo;<strong>aucubine<\/strong> (ou aucuboside), un irido\u00efde glycosyl\u00e9 dont l&rsquo;aglycone, l&rsquo;aucubig\u00e9nine, poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires et h\u00e9patoprotectrices document\u00e9es <em>in vitro<\/em>. On trouve \u00e9galement du <strong>catalpol<\/strong> en moindre quantit\u00e9. Ces irido\u00efdes sont responsables de l&rsquo;amertume de la plante fra\u00eeche et jouent un r\u00f4le d\u00e9fensif contre les herbivores.<\/p>\n<h3>B. Acides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>acide rosmarinique<\/strong> est le compos\u00e9 ph\u00e9nolique dominant. Cet ester de l&rsquo;acide caf\u00e9ique et de l&rsquo;acide 3,4-dihydroxyph\u00e9nyllactique est omnipr\u00e9sent dans les Lamiac\u00e9es et constitue l&rsquo;un des principaux responsables de l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante de la plante. L&rsquo;<strong>acide caf\u00e9ique<\/strong> libre et l&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong> compl\u00e8tent ce profil ph\u00e9nolique.<\/p>\n<h3>C. Flavono\u00efdes<\/h3>\n<p>Le spectre flavono\u00efdique comprend principalement la <strong>lut\u00e9oline<\/strong> et ses glucosides (lut\u00e9oline-7-O-glucoside), la <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong> et l&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a><\/strong>. Ces <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">flavones<\/a> et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">flavonols<\/a> contribuent \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante globale et \u00e0 la protection vasculaire. La lut\u00e9oline, en particulier, fait l&rsquo;objet de recherches croissantes pour ses propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires par inhibition des voies NF-\u03baB et COX-2.<\/p>\n<h3>D. Tanins<\/h3>\n<p>Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-condenses\/\">tanins condens\u00e9s<\/a><\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proanthocyanidines\/\">proanthocyanidines<\/a>) sont pr\u00e9sents en quantit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e, conf\u00e9rant \u00e0 la plante ses propri\u00e9t\u00e9s astringentes traditionnelles. Leur teneur est plus \u00e9lev\u00e9e dans les feuilles matures que dans les jeunes pousses.<\/p>\n<h3>E. Fraction aromatique<\/h3>\n<p>Contrairement aux Lamiac\u00e9es aromatiques du clade Nepetoideae (menthe, thym, romarin), le lamier jaune ne produit que des <strong>traces d&rsquo;huile essentielle<\/strong>. Les Lamioideae, dont fait partie le genre <em>Lamium<\/em>, sont g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9pourvues de glandes pelteuses \u00e0 huile essentielle abondante, ce qui explique l&rsquo;absence d&rsquo;odeur aromatique forte de la plante.<\/p>\n<h3>F. Autres compos\u00e9s<\/h3>\n<p>Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">saponines triterp\u00e9niques<\/a><\/strong> en faible quantit\u00e9, des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong> et des <strong>sels min\u00e9raux<\/strong> (potassium, silice) compl\u00e8tent la composition. La plante est \u00e9galement riche en <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/chlorophylle\/\">chlorophylle<\/a><\/strong>, ce qui la rend int\u00e9ressante comme l\u00e9gume vert sauvage.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>A. Activit\u00e9 anti-inflammatoire<\/h3>\n<p>L&rsquo;acide rosmarinique inhibe plusieurs m\u00e9diateurs de l&rsquo;inflammation : il r\u00e9duit l&rsquo;activation du facteur de transcription NF-\u03baB, diminue la synth\u00e8se de prostaglandines pro-inflammatoires par inhibition de la cyclo-oxyg\u00e9nase 2 (COX-2), et module la production de cytokines inflammatoires (TNF-\u03b1, IL-1\u03b2, IL-6). L&rsquo;aucubine contribue \u00e0 cet effet par un m\u00e9canisme compl\u00e9mentaire impliquant la voie de la 5-lipoxyg\u00e9nase.<\/p>\n<h3>B. Activit\u00e9 antioxydante<\/h3>\n<p>Le couple acide rosmarinique\/flavono\u00efdes conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;extrait une capacit\u00e9 antioxydante significative, document\u00e9e par les tests DPPH, ABTS et ORAC. L&rsquo;acide rosmarinique est un pi\u00e9geur efficace de radicaux libres et un ch\u00e9lateur d&rsquo;ions m\u00e9talliques pro-oxydants, tandis que la lut\u00e9oline prot\u00e8ge les membranes lipidiques de la peroxydation.<\/p>\n<h3>C. Activit\u00e9 astringente et cicatrisante<\/h3>\n<p>Les tanins condens\u00e9s pr\u00e9cipitent les prot\u00e9ines de surface des muqueuses et de la peau, cr\u00e9ant une couche protectrice qui favorise la cicatrisation et r\u00e9duit les s\u00e9cr\u00e9tions. Cet effet astringent est renforc\u00e9 par l&rsquo;action vasoconstrictrice locale des flavono\u00efdes.<\/p>\n<h3>D. Activit\u00e9 antimicrobienne<\/h3>\n<p>Des \u00e9tudes <em>in vitro<\/em> ont montr\u00e9 une activit\u00e9 antibact\u00e9rienne mod\u00e9r\u00e9e des extraits hydro-alcooliques contre <em>Staphylococcus aureus<\/em>, <em>Escherichia coli<\/em> et <em>Candida albicans<\/em>, attribuable principalement \u00e0 l&rsquo;acide rosmarinique et aux flavono\u00efdes. Cette activit\u00e9 reste cependant insuffisante pour justifier un usage anti-infectieux en monoth\u00e9rapie.<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Astringent<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Cicatrisant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Emm\u00e9nagogue<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> D\u00e9puratif<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Il n&rsquo;existe pas, \u00e0 ce jour, d&rsquo;essais cliniques randomis\u00e9s portant sp\u00e9cifiquement sur <em>Lamium galeobdolon<\/em>. Les donn\u00e9es disponibles reposent essentiellement sur la tradition d&rsquo;usage et sur l&rsquo;extrapolation pharmacologique \u00e0 partir des compos\u00e9s isol\u00e9s (acide rosmarinique, lut\u00e9oline) \u00e9tudi\u00e9s dans d&rsquo;autres contextes. Cette absence de donn\u00e9es cliniques propres est fr\u00e9quente parmi les esp\u00e8ces de \u00ab second rang \u00bb des pharmacop\u00e9es traditionnelles europ\u00e9ennes et ne doit pas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme une preuve d&rsquo;inefficacit\u00e9, mais comme un d\u00e9ficit de recherche.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Aucubine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Catalpol<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acide rosmarinique<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acide caf\u00e9ique<\/td>\n<td>Acide ph\u00e9nolique<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lut\u00e9oline<\/td>\n<td>Flavone<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion :<\/strong> 1,5 \u00e0 2 g de sommit\u00e9s fleuries s\u00e9ch\u00e9es pour 150 ml d&rsquo;eau fr\u00e9missante, infuser 10 minutes couvert. 2 \u00e0 3 tasses par jour. Usage interne (troubles digestifs l\u00e9gers, \u00e9tats inflammatoires) et externe (compresses sur plaies superficielles).<\/li>\n<li><strong>Teinture m\u00e8re :<\/strong> plante fra\u00eeche au titre de 1:5 dans l&rsquo;\u00e9thanol \u00e0 45\u00b0. 30 \u00e0 50 gouttes, 2 \u00e0 3 fois par jour.<\/li>\n<li><strong>Cataplasme :<\/strong> feuilles fra\u00eeches l\u00e9g\u00e8rement froiss\u00e9es appliqu\u00e9es directement sur les plaies, \u00e9corchures ou inflammations cutan\u00e9es localis\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9coction concentr\u00e9e :<\/strong> 30 g\/L, en bain de bouche pour les inflammations gingivales (usage externe uniquement).<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le lamier jaune est consid\u00e9r\u00e9 comme une plante de toxicit\u00e9 tr\u00e8s faible. Aucun cas d&rsquo;intoxication n&rsquo;est rapport\u00e9 dans la litt\u00e9rature toxicologique europ\u00e9enne. Les irido\u00efdes (aucubine) peuvent th\u00e9oriquement lib\u00e9rer des aglycones irritants par hydrolyse enzymatique dans le tube digestif, mais aux doses alimentaires ou th\u00e9rapeutiques traditionnelles, cet effet est n\u00e9gligeable. La plante est consomm\u00e9e sans probl\u00e8me comme l\u00e9gume sauvage printanier dans plusieurs traditions culinaires europ\u00e9ennes. Aucune contre-indication sp\u00e9cifique n&rsquo;est \u00e9tablie, mais par pr\u00e9caution l&rsquo;usage m\u00e9dicinal est d\u00e9conseill\u00e9 pendant la grossesse en l&rsquo;absence de donn\u00e9es de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<h3>A. Usage culinaire<\/h3>\n<p>Les jeunes feuilles et pousses printani\u00e8res du lamier jaune, r\u00e9colt\u00e9es avant la floraison, constituent un l\u00e9gume sauvage doux et agr\u00e9able. Leur saveur, l\u00e9g\u00e8rement terreuse et rappelant l&rsquo;\u00e9pinard, les destine \u00e0 plusieurs pr\u00e9parations :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>en salade<\/strong> : m\u00e9lang\u00e9es \u00e0 d&rsquo;autres jeunes pousses de sous-bois (ail des ours, stellaire, lamier blanc)<\/li>\n<li><strong>en soupe<\/strong> : associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;ortie et au plantain pour une soupe verte printani\u00e8re<\/li>\n<li><strong>en l\u00e9gume cuit<\/strong> : saut\u00e9es bri\u00e8vement au beurre ou blanchies, comme des \u00e9pinards<\/li>\n<li><strong>en pesto sauvage<\/strong> : mix\u00e9es avec de l&rsquo;ail des ours, des noix et de l&rsquo;huile d&rsquo;olive<\/li>\n<\/ul>\n<h3>B. Traditions populaires<\/h3>\n<p>Dans la pharmacop\u00e9e populaire europ\u00e9enne, le lamier jaune \u00e9tait principalement utilis\u00e9 comme plante cicatrisante et vuln\u00e9raire \u2014 d&rsquo;o\u00f9 son association fr\u00e9quente avec le lamier blanc (<em>Lamium album<\/em>) dans les \u00ab bouillons d&rsquo;herbes \u00bb destin\u00e9s \u00e0 laver les plaies. En Allemagne et en Europe centrale, la plante \u00e9tait aussi employ\u00e9e contre les \u00ab humeurs froides \u00bb (rhumatismes, douleurs articulaires) et comme tonique printanier dans les cures d\u00e9puratives de sortie d&rsquo;hiver. Son usage est cependant rest\u00e9 secondaire par rapport au lamier blanc, consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab vrai \u00bb lamier m\u00e9dicinal.<\/p>\n<hr>\n<h3>INT\u00c9R\u00caT \u00c9COLOGIQUE<\/h3>\n<p>Le lamier jaune joue un r\u00f4le \u00e9cologique notable dans les \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers temp\u00e9r\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Plante mellif\u00e8re pr\u00e9coce :<\/strong> sa floraison vernale (avril-mai) en fait l&rsquo;une des premi\u00e8res sources de nectar et de pollen pour les bourdons fondateurs de colonies et les abeilles solitaires printani\u00e8res. Les bourdons \u00e0 longue langue (<em>Bombus hortorum<\/em>, <em>B. pascuorum<\/em>) en sont les principaux visiteurs.<\/li>\n<li><strong>Couverture du sol :<\/strong> ses tapis stolonif\u00e8res denses prot\u00e8gent le sol forestier de l&rsquo;\u00e9rosion, limitent l&rsquo;\u00e9vaporation et participent au recyclage de la mati\u00e8re organique.<\/li>\n<li><strong>Indicateur de naturalit\u00e9 :<\/strong> sa pr\u00e9sence abondante dans un sous-bois est un indicateur de for\u00eat ancienne \u00e0 sol riche et de bonne qualit\u00e9 \u00e9cologique du milieu.<\/li>\n<li><strong>Myrm\u00e9cochorie :<\/strong> la diss\u00e9mination de ses graines par les fourmis contribue \u00e0 la structuration des communaut\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales de sous-bois.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS POSSIBLES<\/h3>\n<p>Le lamier jaune peut \u00eatre confondu avec d&rsquo;autres Lamiac\u00e9es \u00e0 feuilles \u00ab d&rsquo;ortie \u00bb, mais la couleur jaune vif de ses fleurs le distingue ais\u00e9ment :<\/p>\n<ul>\n<li><strong><em>Lamium album<\/em><\/strong> (lamier blanc) : fleurs blanches, port similaire mais sans stolons.<\/li>\n<li><strong><em>Lamium maculatum<\/em><\/strong> (lamier macul\u00e9) : fleurs roses \u00e0 pourpres, feuilles souvent macul\u00e9es d&rsquo;une tache claire m\u00e9diane.<\/li>\n<li><strong><em>Lamium purpureum<\/em><\/strong> (lamier pourpre) : fleurs pourpres, plante annuelle beaucoup plus petite.<\/li>\n<li><strong><em>Urtica dioica<\/em><\/strong> (grande ortie) : en l&rsquo;absence de fleurs, la confusion est possible mais l&rsquo;ortie poss\u00e8de des poils urticants absents chez le lamier.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Le lamier jaune est une esp\u00e8ce de la pharmacop\u00e9e traditionnelle europ\u00e9enne au profil pharmacognosique coh\u00e9rent mais modeste. Son int\u00e9r\u00eat principal r\u00e9side dans la combinaison acide rosmarinique \/ irido\u00efdes \/ flavono\u00efdes, qui constitue un tr\u00e9pied anti-inflammatoire et antioxydant comparable, quoique moins puissant, \u00e0 celui d&rsquo;autres Lamiac\u00e9es mieux \u00e9tudi\u00e9es (romarin, m\u00e9lisse, sauge). L&rsquo;absence quasi compl\u00e8te de donn\u00e9es cliniques propres limite les revendications th\u00e9rapeutiques \u00e0 la tradition d&rsquo;usage et \u00e0 l&rsquo;extrapolation pharmacologique. En revanche, son int\u00e9r\u00eat alimentaire comme l\u00e9gume sauvage printanier et son r\u00f4le \u00e9cologique de plante couvre-sol mellif\u00e8re en font une esp\u00e8ce \u00e0 valoriser dans les approches int\u00e9gratives associant botanique, alimentation sauvage et agro\u00e9cologie foresti\u00e8re.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton J., <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier, 2016.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B., <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>, Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Aeschimann D., Lauber K., Moser D.M., Theurillat J.-P., <em>Flora Alpina<\/em>, Belin, 2004.<\/li>\n<li>ESCOP Monographs, <em>The Scientific Foundation for Herbal Medicinal Products<\/em>, 2<sup>e<\/sup> \u00e9d., Thieme, 2003.<\/li>\n<li>Petersen M., Simmonds M.S.J., \u00ab Rosmarinic acid \u00bb, <em>Phytochemistry<\/em>, 2003, 62(2), 121-125.<\/li>\n<li>Alipieva K., Korkina L., Orhan I.E., Georgiev M.I., \u00ab Verbascoside \u2014 A review of its occurrence, (bio)synthesis and pharmacological significance \u00bb, <em>Biotechnology Advances<\/em>, 2014, 32(6), 1065-1076.<\/li>\n<li>Couplan F., <em>Le r\u00e9gal v\u00e9g\u00e9tal \u2014 Plantes sauvages comestibles<\/em>, Sang de la Terre, 2009.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Astringent (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Vuln\u00e9raire<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le lamier jaune est l&rsquo;une des plantes les plus caract\u00e9ristiques des sous-bois europ\u00e9ens. 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