{"id":10654,"date":"2026-05-03T21:11:25","date_gmt":"2026-05-03T19:11:25","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/05\/03\/chevrefeuille-des-jardins\/"},"modified":"2026-06-24T17:22:06","modified_gmt":"2026-06-24T15:22:06","slug":"chevrefeuille-des-jardins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/05\/03\/chevrefeuille-des-jardins\/","title":{"rendered":"CH\u00c8VREFEUILLE DES JARDINS"},"content":{"rendered":"<p><em>Lonicera caprifolium<\/em> L.<\/p>\n<p><strong>Famille :<\/strong> Caprifoliaceae \u2014 sous-famille : Caprifolioideae.<\/p>\n<p><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> ch\u00e8vrefeuille des jardins, ch\u00e8vrefeuille d&rsquo;Italie, ch\u00e8vrefeuille \u00e0 feuilles perfoli\u00e9es, ch\u00e8vrefeuille de Naples, perfoliata (italien), Italian honeysuckle (anglais), Gei\u00dfblatt (allemand).<\/p>\n<p>Le ch\u00e8vrefeuille des jardins est une liane volubile vivace originaire du sud de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;Asie occidentale, cultiv\u00e9e depuis le Moyen \u00c2ge dans les jardins clos pour son parfum suave et sa floraison abondante. Botaniquement remarquable par ses feuilles sup\u00e9rieures soud\u00e9es en disque (caract\u00e8re \u00ab perfoli\u00e9 \u00bb dont elle tire son nom italien), elle a longtemps \u00e9t\u00e9 class\u00e9e dans la pharmacop\u00e9e populaire pour les troubles respiratoires et urinaires, mais son usage m\u00e9dicinal a fortement d\u00e9clin\u00e9 au profit d&rsquo;esp\u00e8ces asiatiques mieux \u00e9tudi\u00e9es (<em>Lonicera japonica<\/em>, le ch\u00e8vrefeuille du Japon, pilier de la pharmacop\u00e9e chinoise). Plante mellif\u00e8re et nocturne (les fleurs s&rsquo;\u00e9panouissent le soir et attirent les sphingid\u00e9s), elle reste aujourd&rsquo;hui largement cultiv\u00e9e en ornementation pour son parfum.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<h3>Syst\u00e9matique et confusions<\/h3>\n<p>Le genre <em>Lonicera<\/em> regroupe environ 180 esp\u00e8ces de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord, divis\u00e9es en deux sections principales : les <em>Caprifolium<\/em> (lianes \u00e0 fleurs en glom\u00e9rules terminaux, fruits en grappe) et les <em>Lonicera<\/em> stricto sensu (arbustes \u00e0 fleurs g\u00e9min\u00e9es). <em>L. caprifolium<\/em> appartient \u00e0 la premi\u00e8re section et a donn\u00e9 son nom \u00e0 toute la famille des Caprifoliac\u00e9es. Ne pas confondre avec :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Ch\u00e8vrefeuille des bois<\/strong> (<em>L. periclymenum<\/em>) \u2014 plus rustique, \u00e0 feuilles sup\u00e9rieures non soud\u00e9es, fleurs \u00e0 corolle pubescente glanduleuse ;<\/li>\n<li><strong>Ch\u00e8vrefeuille d&rsquo;\u00c9trurie<\/strong> (<em>L. etrusca<\/em>) \u2014 m\u00e9ridional, fleurs en cymes plus l\u00e2ches, jeunes pousses pubescentes ;<\/li>\n<li><strong>Ch\u00e8vrefeuille du Japon<\/strong> (<em>L. japonica<\/em>) \u2014 esp\u00e8ce m\u00e9dicinale chinoise majeure, consid\u00e9r\u00e9e comme envahissante en Europe et Am\u00e9rique.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>Lonicera<\/em> est un nom d\u00e9di\u00e9 au m\u00e9decin et botaniste allemand Adam Lonitzer (Lonicerus, 1528-1586), auteur d&rsquo;un c\u00e9l\u00e8bre <em>Kr\u00e4uterbuch<\/em> (1557). L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>caprifolium<\/em> (\u00ab feuille de ch\u00e8vre \u00bb) provient de la forme particuli\u00e8re des feuilles sup\u00e9rieures perfoli\u00e9es, compar\u00e9es \u00e0 un sabot de ch\u00e8vre par les anciens herboristes. Le nom fran\u00e7ais de \u00ab ch\u00e8vrefeuille \u00bb a la m\u00eame origine.<\/p>\n<h3>Description morphologique<\/h3>\n<p>Liane ligneuse volubile pouvant atteindre 4 \u00e0 6 m, le ch\u00e8vrefeuille des jardins s&rsquo;enroule dextrorsum (sens horaire vu d&rsquo;en haut) autour de tout support disponible. Les feuilles sont oppos\u00e9es, simples, ovales-elliptiques, glauques en dessous, longues de 4 \u00e0 10 cm. La caract\u00e9ristique diagnostique majeure est la soudure des deux feuilles sup\u00e9rieures de chaque rameau florif\u00e8re en une coupelle quasi orbiculaire qui entoure l&rsquo;inflorescence (feuilles perfoli\u00e9es) \u2014 caract\u00e8re absent chez le ch\u00e8vrefeuille des bois.<\/p>\n<p>L&rsquo;inflorescence est un glom\u00e9rule terminal de 6 \u00e0 10 fleurs sessiles \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la coupe form\u00e9e par les feuilles soud\u00e9es. Les fleurs, longuement tubul\u00e9es (3-5 cm), \u00e0 corolle bilabi\u00e9e \u00e0 4 lobes courts au-dessus et 1 lobe long en dessous, sont blanches \u00e0 cr\u00e8me, parfois lav\u00e9es de pourpre ros\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, virant au jaune en se fanant. Le tube est \u00e9troit (1-2 mm) et long, adapt\u00e9 \u00e0 la pollinisation par les sphingid\u00e9s \u00e0 longue trompe. Le parfum est puissant, suave, vesp\u00e9ral, \u00e0 dominante de jasmin et de miel. La floraison s&rsquo;\u00e9tend de mai \u00e0 juillet.<\/p>\n<p>Le fruit est une baie rouge orang\u00e9 \u00e0 maturit\u00e9 (ao\u00fbt-septembre), globuleuse de 6-8 mm, contenant 2-3 graines ; les fruits sont \u00e9m\u00e9tiques et purgatifs, \u00e0 ne pas consommer.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Originaire du sud-est de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;Asie occidentale (Italie, Balkans, Anatolie, Caucase, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Iran). En France, pr\u00e9sent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat spontan\u00e9 dans le sud-est (Provence, Languedoc), naturalis\u00e9 ailleurs \u00e0 partir d&rsquo;\u00e9vad\u00e9s de culture. Il pousse dans les bois clairs, les haies, les fourr\u00e9s calcicoles, et b\u00e9n\u00e9ficie de la mi-ombre chaude. La plante est tr\u00e8s florif\u00e8re sur sols calcaires, profonds, frais.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li>Fleurs (et, secondairement, feuilles)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les fleurs odorantes sont la partie traditionnellement employ\u00e9e. <strong>Attention :<\/strong> les baies sont toxiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La composition de <em>L. caprifolium<\/em> est moins \u00e9tudi\u00e9e que celle de <em>L. japonica<\/em>, mais les principaux groupes de mol\u00e9cules actives sont communs aux esp\u00e8ces du genre :<\/p>\n<ul>\n<li><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Irido\u00efdes<\/a> :<\/strong> loganine, s\u00e9cologanine, sweroside, swertiamarine \u2014 caract\u00e9ristiques de la famille (Caprifoliac\u00e9es et Loganiac\u00e9es) ;<\/li>\n<li><strong>Acides ph\u00e9noliques :<\/strong> <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a>, acide caf\u00e9ique, acide ferulique \u2014 concentration significative dans les fleurs ;<\/li>\n<li><strong>Flavono\u00efdes :<\/strong> lut\u00e9oline, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a>, leurs glycosides ; <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/rutine\/\">rutine<\/a>, hyp\u00e9roside dans les feuilles ;<\/li>\n<li><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">Saponines triterp\u00e9niques<\/a> :<\/strong> d\u00e9riv\u00e9s de l&rsquo;acide ol\u00e9anolique et h\u00e9d\u00e9rag\u00e9nine ;<\/li>\n<li><strong>Huile essentielle (fleurs) :<\/strong> traces, domin\u00e9e par le <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/linalol\/\">linalol<\/a>, le benzald\u00e9hyde, l&rsquo;indole, le jasmone \u2014 responsable du parfum nocturne attractif des sphingid\u00e9s ;<\/li>\n<li><strong>Tanins :<\/strong> teneur mod\u00e9r\u00e9e dans les feuilles et les \u00e9corces.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;usage m\u00e9dicinal de <em>L. caprifolium<\/em> en Europe occidentale a toujours \u00e9t\u00e9 marginal et in\u00e9galement document\u00e9. Les propri\u00e9t\u00e9s g\u00e9n\u00e9ralement reconnues sont :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Diur\u00e9tique l\u00e9ger :<\/strong> les feuilles et fleurs sont employ\u00e9es en tisane comme diur\u00e9tique doux dans les \u0153d\u00e8mes, les cystites et la r\u00e9tention urinaire ;<\/li>\n<li><strong>Expectorant et antitussif :<\/strong> usage traditionnel dans la toux, l&rsquo;enrouement, les bronchites l\u00e9g\u00e8res \u2014 les acides ph\u00e9noliques et les irido\u00efdes sont fluidifiants ;<\/li>\n<li><strong>Anti-inflammatoire et antimicrobien :<\/strong> propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9montr\u00e9es in vitro pour les extraits aqueux (effet sur Staphylococcus, Streptococcus, virus respiratoires) ;<\/li>\n<li><strong>Antispasmodique digestif :<\/strong> usage populaire dans les coliques et la dyspepsie nerveuse ;<\/li>\n<li><strong>Sudorifique :<\/strong> dans les \u00e9tats f\u00e9briles, en infusion chaude.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La Commission E n&rsquo;a pas \u00e9valu\u00e9 <em>L. caprifolium<\/em> en tant que m\u00e9dicament traditionnel \u00e0 usage bien \u00e9tabli.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Donn\u00e9es cliniques quasi inexistantes ; usage expectorant et antiseptique l\u00e9ger traditionnel. <strong>Niveau de preuve :<\/strong> usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Acides ph\u00e9noliques<\/td>\n<td>Polyph\u00e9nols<\/td>\n<td>Antioxydants, antiseptiques<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavonols<\/td>\n<td>Anti-inflammatoires<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Huile essentielle (fleurs)<\/td>\n<td>Terp\u00e8nes<\/td>\n<td>Aromatique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Tanins<\/td>\n<td>Tanins<\/td>\n<td>Astringents<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Tisane de fleurs :<\/strong> 1 cuill\u00e8re \u00e0 soupe de fleurs s\u00e9ch\u00e9es par tasse de 250 mL, d\u00e9part \u00e0 froid, porter \u00e0 fr\u00e9missement, infuser 10 min. 2 \u00e0 3 tasses par jour dans la toux ou la cystite l\u00e9g\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9coction de feuilles :<\/strong> 20 g\/L, d\u00e9part \u00e0 froid, fr\u00e9missement 10 min \u2014 usage en gargarisme contre les maux de gorge.<\/li>\n<li><strong>Mac\u00e9rat glyc\u00e9rin\u00e9 de bourgeons (gemmoth\u00e9rapie 1D) :<\/strong> 50 \u00e0 100 gouttes par jour, en cure de 3 semaines pour les rhinopharyngites chroniques.<\/li>\n<li><strong>Teinture-m\u00e8re (TM 1:5, alcool 65 %) :<\/strong> 20-40 gouttes 3 fois par jour dans un verre d&rsquo;eau.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 des baies :<\/strong> les fruits rouges du ch\u00e8vrefeuille des jardins sont toxiques par voie orale \u2014 provoquent vomissements, diarrh\u00e9es et tachycardie chez l&rsquo;enfant qui les confond avec des baies comestibles. Tenir hors de port\u00e9e. Quelques cas de glycosides cardiotoniques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits dans certaines populations de <em>Lonicera<\/em>, justifiant la prudence.<\/p>\n<p><strong>Grossesse et allaitement :<\/strong> par mesure de pr\u00e9caution, \u00e9viter l&rsquo;usage th\u00e9rapeutique des extraits concentr\u00e9s (donn\u00e9es insuffisantes).<\/p>\n<p><strong>Confusion possible :<\/strong> les jeunes pousses peuvent \u00eatre confondues avec celles de la morelle douce-am\u00e8re (<em>Solanum dulcamara<\/em>) \u2014 v\u00e9rifier toujours l&rsquo;absence d&rsquo;odeur f\u00e9tide caract\u00e9ristique de la morelle.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le ch\u00e8vrefeuille appara\u00eet dans la pharmacop\u00e9e m\u00e9di\u00e9vale europ\u00e9enne d\u00e8s Hildegarde de Bingen (XII<sup>e<\/sup> s.), qui le recommande pour les maladies pulmonaires. Mattioli (XVI<sup>e<\/sup> s.) en cite l&rsquo;usage contre la goutte et les \u0153d\u00e8mes. Cazin (1868) consacre quelques lignes au ch\u00e8vrefeuille dans son <em>Trait\u00e9 pratique<\/em>, signalant l&rsquo;usage des fleurs en infusion contre la toux, et celui des feuilles en gargarisme dans les angines. La m\u00e9decine populaire italienne emploie les bourgeons en gemmoth\u00e9rapie pour les sinusites chroniques et les rhinopharyngites r\u00e9cidivantes. La m\u00e9decine chinoise utilise principalement <em>L. japonica<\/em> (jin yin hua), dont les fleurs sont l&rsquo;un des plus puissants <em>r\u00e9frig\u00e9rants<\/em> (qing re) de la pharmacop\u00e9e traditionnelle, employ\u00e9es dans les fi\u00e8vres infectieuses, les angines purulentes et les syndromes inflammatoires aigus.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Le ch\u00e8vrefeuille des jardins est surtout une liane ornementale tr\u00e8s parfum\u00e9e ; ses fleurs ont un usage traditionnel mineur, expectorant et antiseptique l\u00e9ger, tandis que ses baies sont toxiques \u2014 un rappel que l\u2019odeur agr\u00e9able d\u2019une plante ne pr\u00e9sage pas de son innocuit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ol>\n<li>Tutin T. G., et al. (1976). <em>Flora Europaea<\/em>, vol. 4 : Plantaginaceae to Compositae and Rubiaceae. Cambridge University Press.<\/li>\n<li>Cazin F. J. (1868). <em>Trait\u00e9 pratique et raisonn\u00e9 des plantes m\u00e9dicinales indig\u00e8nes<\/em>, 3<sup>e<\/sup> \u00e9d., Asselin, Paris.<\/li>\n<li>Theis N., et al. (2007). The challenge of attracting pollinators while evading floral herbivores : patterns of fragrance emission in <em>Lonicera<\/em>. <em>International Journal of Plant Sciences<\/em>, 168(5), 587-601.<\/li>\n<li>Calvo M. I. (2006). Anti-inflammatory and analgesic activity of the topical preparation of <em>Verbena officinalis<\/em> L. and other Caprifoliaceae extracts. <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 107(3), 380-382.<\/li>\n<li>Tomassini L., Cometa M. F., Foddai S., Nicoletti M. (2000). Iridoid glucosides from <em>Lonicera caprifolium<\/em>. <em>Pharmaceutical Biology<\/em>, 38(2), 123-126.<\/li>\n<li>Shang X., et al. (2011). <em>Lonicera japonica<\/em> Thunb. : ethnopharmacology, phytochemistry and pharmacology of an important traditional Chinese medicine. <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 138(1), 1-21.<\/li>\n<li>Pieroni A. (2000). Medicinal plants and food medicines in the folk traditions of the upper Lucca Province, Italy. <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 70(3), 235-273.<\/li>\n<\/ol>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antiseptique l\u00e9ger<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Astringent<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lonicera caprifolium L. Famille : Caprifoliaceae \u2014 sous-famille : Caprifolioideae. 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