{"id":10675,"date":"2026-05-03T21:27:55","date_gmt":"2026-05-03T19:27:55","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/05\/03\/griffe-du-diable\/"},"modified":"2026-06-24T17:12:41","modified_gmt":"2026-06-24T15:12:41","slug":"griffe-du-diable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/05\/03\/griffe-du-diable\/","title":{"rendered":"GRIFFE DU DIABLE"},"content":{"rendered":"<p><em>Harpagophytum procumbens<\/em> (Burch.) DC. ex Meisn.<\/p>\n<p><strong>Famille :<\/strong> Pedaliaceae \u2014 sous-famille : Pedalioideae.<\/p>\n<p><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> griffe du diable, harpagophyton, racine de Windhoek, devil&rsquo;s claw (anglais), Teufelskralle (allemand), kgame (langues bantoues).<\/p>\n<p>La griffe du diable est une plante vivace prostr\u00e9e du Kalahari et des d\u00e9serts subd\u00e9sertiques d&rsquo;Afrique australe (Namibie, Botswana, Afrique du Sud), qui doit son nom \u00e9vocateur \u00e0 ses fruits \u2014 des capsules ligneuses massives munies de longs bras arm\u00e9s d&rsquo;\u00e9pines crochues, capables de blesser cruellement les sabots du b\u00e9tail. Sa racine secondaire renfl\u00e9e en tubercule charnu, riche en <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a> amers, est devenue depuis les ann\u00e9es 1960 l&rsquo;un des grands antirhumatismaux phytoth\u00e9rapiques mondiaux, pilier du traitement symptomatique des arthroses et des lombalgies. C&rsquo;est l&rsquo;une des rares plantes d&rsquo;origine africaine inscrite \u00e0 la Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne, dont la commercialisation pose des questions s\u00e9rieuses de durabilit\u00e9 et d&rsquo;\u00e9thique du commerce avec les peuples autochtones.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<h3>Syst\u00e9matique et \u00e9tymologie<\/h3>\n<p>Le genre <em>Harpagophytum<\/em> ne comprend que deux esp\u00e8ces, toutes deux m\u00e9dicinales :<\/p>\n<ul>\n<li><em>H. procumbens<\/em> (Burch.) DC. \u2014 esp\u00e8ce officinale principale, large aire dans le Kalahari ;<\/li>\n<li><em>H. zeyheri<\/em> Decne. \u2014 esp\u00e8ce voisine, zone plus restreinte, parfois r\u00e9colt\u00e9e et m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente, dont elle se distingue par des irido\u00efdes en concentration moindre.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>Harpagophytum<\/em> vient du grec <em>harpago<\/em> (grappin, harpon) et <em>phyton<\/em> (plante) \u2014 allusion aux fruits crochus. <em>Procumbens<\/em> signifie \u00ab rampante \u00bb, caract\u00e9risant le port prostr\u00e9.<\/p>\n<h3>Description morphologique<\/h3>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace \u00e0 tiges prostr\u00e9es de 1 \u00e0 1,5 m de long rayonnant \u00e0 partir d&rsquo;une racine pivotante centrale. Cette racine principale s&rsquo;enfonce verticalement jusqu&rsquo;\u00e0 2 m\u00e8tres et \u00e9met lat\u00e9ralement de gros tubercules secondaires charnus, fusiformes, longs de 6-25 cm pour 6 cm de diam\u00e8tre, gris-brun \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, blanc-jaun\u00e2tre et amers \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. Ce sont ces tubercules secondaires qui constituent la drogue \u2014 la racine pivotante m\u00e8re \u00e9tant \u00e9pargn\u00e9e pour permettre la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de la plante.<\/p>\n<p>Les feuilles sont oppos\u00e9es, charnues, profond\u00e9ment lob\u00e9es, gris-vert. Les fleurs, solitaires \u00e0 l&rsquo;aisselle des feuilles, sont magnifiques mais \u00e9ph\u00e9m\u00e8res : grandes (5-6 cm), tubuleuses-campanul\u00e9es, bilabi\u00e9es, rose-violet \u00e0 pourpre intense avec une gorge jaune. La floraison a lieu apr\u00e8s les pluies (d\u00e9cembre-mars dans l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re sud). Le fruit caract\u00e9ristique est une capsule ovo\u00efde aplatie de 6-8 cm, ligneuse \u00e0 maturit\u00e9, h\u00e9riss\u00e9e de 2 \u00e0 4 longs bras divergents arm\u00e9s d&rsquo;\u00e9pines crochues ac\u00e9r\u00e9es (\u00ab griffes \u00bb) de 6 cm \u2014 adaptation \u00e0 la dispersion par accrochage aux pattes des grands herbivores.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>End\u00e9mique des sables et savanes arides d&rsquo;Afrique australe : Kalahari (Botswana central et oriental), d\u00e9sert et bordures du Namib (Namibie centrale), savanes s\u00e8ches d&rsquo;Afrique du Sud (Northern Cape, Limpopo) et sud de l&rsquo;Angola. La plante est x\u00e9rophile stricte, adapt\u00e9e aux pluies courtes et impr\u00e9visibles : elle reverdit apr\u00e8s chaque pluie significative. Tr\u00e8s r\u00e9sistante \u00e0 la s\u00e9cheresse gr\u00e2ce \u00e0 ses tubercules qui stockent eau et glucides. R\u00e9colt\u00e9e \u00e0 la fin de la saison s\u00e8che par les populations san et bantoues qui d\u00e9gagent les tubercules secondaires \u00e0 la pioche, en laissant la racine m\u00e8re intacte.<\/p>\n<p><strong>Enjeu de conservation :<\/strong> la demande mondiale (estim\u00e9e \u00e0 700 tonnes de tubercules secs par an dans les ann\u00e9es 2000) entra\u00eene une pression de r\u00e9colte importante. Plusieurs pays (Namibie, Botswana) ont mis en place des cahiers des charges stricts encadrant les coupes. La culture sur plantation reste difficile et reste minoritaire. Le commerce \u00e9quitable (Fair Wild) certifie certaines fili\u00e8res. CITES n&rsquo;a pas encore inscrit l&rsquo;esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li>Racines secondaires tub\u00e9ris\u00e9es<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce sont les racines secondaires charnues qui concentrent les irido\u00efdes actifs (harpagoside).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Le tubercule s\u00e9ch\u00e9 renferme des irido\u00efdes glucosidiques caract\u00e9ristiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Glucosides irido\u00efdes :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Harpagoside :<\/em> 0,5 \u00e0 3,5 % du poids sec \u2014 marqueur de qualit\u00e9 officinal (Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne \u2265 1,2 %) ;<\/li>\n<li><em>Harpagide :<\/em> 0,1-1 % ;<\/li>\n<li><em>Procumbide, 8-O-cinnamoyl-harpagide.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Acides ph\u00e9noliques :<\/strong> acide isoacteoside, v\u00e9rbascoside, isov\u00e9rbascoside (= isoacteoside, \u00e0 activit\u00e9 anti-inflammatoire) ;<\/li>\n<li><strong>Sucres :<\/strong> stachyose (8 %), saccharose, fructose ;<\/li>\n<li><strong>Phytost\u00e9rols :<\/strong> <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a> ;<\/li>\n<li><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">Triterp\u00e8nes<\/a> :<\/strong> acide ol\u00e9anolique, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-ursolique\/\">acide ursolique<\/a> ;<\/li>\n<li><strong>Flavono\u00efdes :<\/strong> kaempf\u00e9rol et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a> glycosides.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;harpagoside, principal marqueur d&rsquo;activit\u00e9, est sensible \u00e0 l&rsquo;hydrolyse acide (perte d&rsquo;efficacit\u00e9 dans les pr\u00e9parations trop alcaliniques ou en milieu chaud).<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p><strong>Anti-inflammatoire :<\/strong> le m\u00e9canisme reste partiellement \u00e9lucid\u00e9. Les irido\u00efdes (notamment l&rsquo;harpagoside) inhibent la voie NF-\u03baB, la cyclo-oxyg\u00e9nase 2 (COX-2) et la lipoxyg\u00e9nase, et att\u00e9nuent la production de cytokines pro-inflammatoires (TNF-\u03b1, IL-1\u03b2, IL-6). L&rsquo;action est relativement \u00ab douce \u00bb mais cliniquement utile dans les inflammations articulaires chroniques.<\/p>\n<p><strong>Antalgique mod\u00e9r\u00e9 :<\/strong> effet document\u00e9 dans plusieurs essais cliniques contre placebo et contre AINS de r\u00e9f\u00e9rence \u2014 efficacit\u00e9 sur l&rsquo;arthrose du genou, de la hanche, et sur la lombalgie chronique non sp\u00e9cifique. La m\u00e9ta-analyse Cochrane (Gagnier et al., 2014) conclut \u00e0 un effet positif mod\u00e9r\u00e9 sur les lombalgies chroniques pour des extraits standardis\u00e9s \u00e0 \u2265 50 mg d&rsquo;harpagoside par jour.<\/p>\n<p><strong>Antiarthrosique structurel :<\/strong> donn\u00e9es pr\u00e9-cliniques sugg\u00e8rent une protection du cartilage articulaire (inhibition de l&rsquo;expression des MMP, m\u00e9talloprot\u00e9inases d\u00e9gradant la matrice cartilagineuse) \u2014 confirmation clinique \u00e0 venir.<\/p>\n<p><strong>Chol\u00e9r\u00e9tique et eupeptique :<\/strong> propri\u00e9t\u00e9 traditionnelle confirm\u00e9e \u2014 l&rsquo;amertume des irido\u00efdes stimule par voie r\u00e9flexe la s\u00e9cr\u00e9tion gastrique et biliaire.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Arthrose et arthralgies chroniques :<\/strong> traitement symptomatique de la coxarthrose, gonarthrose et arthrose digitale, en cures de 8 \u00e0 12 semaines minimum (effet retard\u00e9) ;<\/li>\n<li><strong>Lombalgie chronique non sp\u00e9cifique :<\/strong> efficacit\u00e9 comparable \u00e0 certains AINS pour les douleurs faibles \u00e0 mod\u00e9r\u00e9es, avec meilleure tol\u00e9rance digestive ;<\/li>\n<li><strong>Tendinopathies chroniques :<\/strong> usage adjuvant ;<\/li>\n<li><strong>Dyspepsie : usage traditionnel reconnu.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Harpagoside<\/td>\n<td>Irido\u00efde<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, antalgique articulaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Harpagide, procumbide<\/td>\n<td>Irido\u00efdes<\/td>\n<td>Anti-inflammatoires<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Verbascoside<\/td>\n<td>Acide ph\u00e9nolique<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Extrait sec (g\u00e9lules ou comprim\u00e9s) :<\/strong> 600 \u00e0 1 800 mg de poudre standardis\u00e9e par jour (en 2-3 prises) \u2014 apport en harpagoside \u2265 50 mg\/j ;<\/li>\n<li><strong>D\u00e9coction de tubercule :<\/strong> 4 \u00e0 5 g de poudre dans 300 mL d&rsquo;eau froide, d\u00e9part \u00e0 froid, fr\u00e9missement 5 minutes, infusion 1 heure \u00e0 couvert. 1 tasse 2-3 fois par jour. NB : \u00e9viter l&rsquo;infusion prolong\u00e9e \u00e0 chaud qui hydrolyse l&rsquo;harpagoside ;<\/li>\n<li><strong>Teinture-m\u00e8re (TM 1:5, alcool 60 %) :<\/strong> 30 \u00e0 50 gouttes 3 fois par jour ;<\/li>\n<li><strong>Mac\u00e9ration \u00e0 froid :<\/strong> 5 g de tubercule dans 300 mL d&rsquo;eau froide, mac\u00e9rer 8-12 h, filtrer \u2014 1 verre 3 fois par jour. M\u00e9thode douce pr\u00e9servant l&rsquo;harpagoside.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Effet retard\u00e9 : les premiers effets sur l&rsquo;arthrose se manifestent g\u00e9n\u00e9ralement entre la 2<sup>e<\/sup> et la 4<sup>e<\/sup> semaine. Cures de 8-12 semaines minimum recommand\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Ulc\u00e8re gastro-duod\u00e9nal en \u00e9volution :<\/strong> contre-indication absolue (les irido\u00efdes amers stimulent la s\u00e9cr\u00e9tion chlorhydrique et peuvent aggraver l&rsquo;ulc\u00e8re).<\/p>\n<p><strong>Calculs biliaires :<\/strong> contre-indication (effet cholagogue pouvant entra\u00eener une migration calculeuse).<\/p>\n<p><strong>Grossesse et allaitement :<\/strong> contre-indication par d\u00e9faut de donn\u00e9es et effet ut\u00e9rotonique signal\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Enfants de moins de 12 ans :<\/strong> contre-indication relative.<\/p>\n<p><strong>Anticoagulants oraux (AVK) et antiagr\u00e9gants :<\/strong> potentiation possible \u2014 surveillance de l&rsquo;INR si traitement prolong\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Diab\u00e8te :<\/strong> hypoglyc\u00e9mie additive possible avec sulfamides et insuline.<\/p>\n<p><strong>Effets ind\u00e9sirables :<\/strong> rares et b\u00e9nins \u2014 diarrh\u00e9e (5 %), naus\u00e9es (2 %), c\u00e9phal\u00e9es (1 %). R\u00e9actions allergiques exceptionnelles.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Originaire des savanes du Kalahari (Afrique australe), la griffe du diable \u00e9tait employ\u00e9e par les San et les Kho\u00ef contre douleurs, fi\u00e8vres et troubles digestifs. Introduite en Europe au XXe si\u00e8cle, elle y est devenue une antirhumatismale majeure.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>La griffe du diable est l\u2019une des plantes antirhumatismales les mieux document\u00e9es : ses irido\u00efdes (harpagoside) sous-tendent une activit\u00e9 anti-inflammatoire et antalgique articulaire confirm\u00e9e par plusieurs essais cliniques.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ol>\n<li>Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne, monographie 1095 : <em>Harpagophyti radix<\/em>.<\/li>\n<li>Gagnier J. J., Oltean H., van Tulder M. W., Berman B. M., Bombardier C., Robbins C. B. (2014). Herbal medicine for low back pain : a Cochrane review. <em>Spine<\/em>, 41(2), 116-133.<\/li>\n<li>Brendler T., Gruenwald J., Ulbricht C., Basch E. (2006). <em>Devil&rsquo;s claw (Harpagophytum procumbens DC) : an evidence-based systematic review by the Natural Standard Research Collaboration. Journal of Herbal Pharmacotherapy<\/em>, 6(1), 89-126.<\/li>\n<li>Mncwangi N., Chen W., Vermaak I., Viljoen A. M., Gericke N. (2012). Devil&rsquo;s claw \u2014 a review of the ethnobotany, phytochemistry and biological activity of <em>Harpagophytum procumbens<\/em>. <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 143(3), 755-771.<\/li>\n<li>Stewart K. M., Cole D. (2005). The commercial harvest of devil&rsquo;s claw (<em>Harpagophytum<\/em> spp.) in southern Africa : the devil&rsquo;s in the details. <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 100(1-2), 225-236.<\/li>\n<li>Wegener T., L\u00fcpke N. P. (2003). Treatment of patients with arthrosis of hip or knee with an aqueous extract of devil&rsquo;s claw. <em>Phytotherapy Research<\/em>, 17(10), 1165-1172.<\/li>\n<\/ol>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire \/ antiarthrosique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Antalgique articulaire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif amer<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Harpagophytum procumbens (Burch.) DC. ex Meisn. Famille : Pedaliaceae \u2014 sous-famille : Pedalioideae. 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