{"id":1073,"date":"2026-03-26T11:34:59","date_gmt":"2026-03-26T10:34:59","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/scutellaire-a-feuilles-de-galeopsis\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:10","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:10","slug":"scutellaire-a-feuilles-de-galeopsis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/scutellaire-a-feuilles-de-galeopsis\/","title":{"rendered":"SCUTELLAIRE \u00c0 FEUILLES DE GAL\u00c9OPSIS"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Scutellaire%20casqu%C3%A9e.jpg\" alt=\"Planche botanique SCUTELLAIRE \u00c0 CASQUE\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>La scutellaire casqu\u00e9e \u2014 souvent appel\u00e9e par erreur \u00ab scutellaire \u00e0 feuilles de gal\u00e9opsis \u00bb \u2014 est une \u00e9l\u00e9gante Lamiac\u00e9e des zones humides et des berges, reconnaissable \u00e0 ses fleurs bleu-violet dispos\u00e9es en paires tourn\u00e9es d&rsquo;un m\u00eame c\u00f4t\u00e9 de la tige. Son nom de genre, <em>Scutellaria<\/em>, fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la petite \u00e9cuelle (<em>scutella<\/em>) que forme l&rsquo;appendice dorsal du calice, caract\u00e8re unique parmi les Lamiac\u00e9es europ\u00e9ennes. Bien que moins c\u00e9l\u00e8bre que la scutellaire am\u00e9ricaine (<em>S. lateriflora<\/em>), largement utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie nord-am\u00e9ricaine, l&rsquo;esp\u00e8ce europ\u00e9enne partage un profil phytochimique domin\u00e9 par les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">flavones<\/a> (ba\u00efcal\u00e9ine, scutellarine) aux propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9datives, anxiolytiques et neuroprotectrices document\u00e9es.<\/p>\n<p>Plante des marais, foss\u00e9s et berges, la scutellaire casqu\u00e9e est un bon indicateur de milieux humides \u00e0 eaux m\u00e9sotrophes, habitats en r\u00e9gression dans toute l&rsquo;Europe.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Lamiaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Scutellaria<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Scutellaria galericulata<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Scutellaire casqu\u00e9e, Scutellaire \u00e0 casque, Toque des marais, Tertianaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>Scutellaria<\/em> du latin <em>scutella<\/em> (\u00ab petite \u00e9cuelle, petit bouclier \u00bb), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;appendice en forme de calotte qui surmonte le calice fructif\u00e8re. <em>galericulata<\/em> du latin <em>galerus<\/em> (\u00ab bonnet, casque \u00bb), m\u00eame allusion \u00e0 la forme du calice. Le nom fran\u00e7ais \u00ab toque des marais \u00bb \u00e9voque aussi cette forme de coiffure.<\/p>\n<p>Le genre <em>Scutellaria<\/em> comprend environ 350 esp\u00e8ces r\u00e9parties dans le monde entier, avec un centre de diversit\u00e9 en Asie orientale. L&rsquo;esp\u00e8ce la plus \u00e9tudi\u00e9e pharmacologiquement est <em>S. baicalensis<\/em> (Huangqin, pharmacop\u00e9e chinoise).<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>A. Port et architecture<\/h3>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace de 20 \u00e0 50 cm, \u00e0 souche rampante munie de stolons gr\u00eales. Le port est dress\u00e9, gr\u00eale, peu ramifi\u00e9, avec des fleurs dispos\u00e9es en paires \u00e0 l&rsquo;aisselle des feuilles sup\u00e9rieures \u2014 donnant \u00e0 l&rsquo;inflorescence un aspect unilat\u00e9ral \u00e9l\u00e9gant.<\/p>\n<h3>B. Appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><strong>Tiges :<\/strong> dress\u00e9es, quadrangulaires, gr\u00eales, simples ou peu ramifi\u00e9es, pubescentes sur les ar\u00eates.<\/p>\n<p><strong>Feuilles :<\/strong> oppos\u00e9es, bri\u00e8vement p\u00e9tiol\u00e9es, \u00e0 limbe ovale-lanc\u00e9ol\u00e9 de 2 \u00e0 5 cm, cr\u00e9nel\u00e9-dent\u00e9, \u00e0 base cordiforme ou tronqu\u00e9e, pubescent, vert franc. La ressemblance superficielle avec les feuilles des gal\u00e9opsis (<em>Galeopsis<\/em>) a valu \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce son nom erron\u00e9 de \u00ab scutellaire \u00e0 feuilles de gal\u00e9opsis \u00bb.<\/p>\n<h3>C. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p><strong>Inflorescence :<\/strong> fleurs solitaires par paires \u00e0 l&rsquo;aisselle des feuilles sup\u00e9rieures, toutes tourn\u00e9es du m\u00eame c\u00f4t\u00e9 de la tige (inflorescence unilat\u00e9rale, dite \u00ab seconde \u00bb).<\/p>\n<p><strong>Fleur :<\/strong> de 12 \u00e0 20 mm, bleu-violet, bilabi\u00e9e, \u00e0 tube corollaire long et courb\u00e9 en \u00ab S \u00bb. La l\u00e8vre sup\u00e9rieure forme un casque, la l\u00e8vre inf\u00e9rieure est tach\u00e9e de blanc. Le <strong>calice<\/strong> pr\u00e9sente le caract\u00e8re diagnostique du genre : un appendice dorsal en forme d&rsquo;\u00e9cuelle ou de capuchon (scutelle) qui se referme \u00e0 maturit\u00e9 sur les nucules, les prot\u00e9geant jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9hiscence.<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> t\u00e9trak\u00e8ne \u00e0 nucules tubercul\u00e9es, brunes, enferm\u00e9es dans le calice ferm\u00e9 par la scutelle.<\/p>\n<p><strong>Floraison :<\/strong> juin \u00e0 septembre. Pollinisation entomophile (bourdons).<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET DISTRIBUTION<\/h3>\n<h3>A. Habitat<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce hygrophile \u00e0 semi-hygrophile, h\u00e9liophile \u00e0 semi-sciaphile. La scutellaire casqu\u00e9e cro\u00eet dans les prairies humides, les marais, les tourbi\u00e8res basses, les cari\u00e7aies, les berges de rivi\u00e8res et d&rsquo;\u00e9tangs, les foss\u00e9s, les aulnaies mar\u00e9cageuses. Elle est caract\u00e9ristique des groupements du <em>Magnocaricion<\/em> (grandes cari\u00e7aies) et des m\u00e9gaphorbiaies riveraines. Elle tol\u00e8re les inondations temporaires.<\/p>\n<h3>B. Distribution<\/h3>\n<p>Aire circumbor\u00e9ale : pr\u00e9sente dans toute l&rsquo;Europe, l&rsquo;Asie temp\u00e9r\u00e9e et l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. En France, commune dans les zones humides de tout le territoire, de la plaine \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage montagnard. Plus fr\u00e9quente dans les r\u00e9gions humides (Nord, Ouest, vall\u00e9es fluviales) que dans le Midi sec.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les <strong>parties a\u00e9riennes fleuries<\/strong>. L&rsquo;usage m\u00e9dicinal europ\u00e9en est rest\u00e9 populaire et local. En revanche, les esp\u00e8ces asiatiques et am\u00e9ricaines du m\u00eame genre (<em>S. baicalensis<\/em>, <em>S. lateriflora<\/em>) sont tr\u00e8s utilis\u00e9es dans leurs pharmacop\u00e9es respectives.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Flavones \u2014 le c\u0153ur pharmacologique du genre<\/h3>\n<p>Le genre <em>Scutellaria<\/em> est remarquable pour sa richesse en <strong>flavones sp\u00e9cifiques<\/strong>, rares dans les autres Lamiac\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Scutellarine<\/strong> (scutellarin) \u2014 flavone glycosyl\u00e9e caract\u00e9ristique du genre.<\/li>\n<li><strong>Ba\u00efcal\u00e9ine<\/strong> (5,6,7-trihydroxyflavone) \u2014 flavone majeure, neuroprotectrice et anxiolytique, partag\u00e9e avec <em>S. baicalensis<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Ba\u00efcaline<\/strong> (glucuronide de ba\u00efcal\u00e9ine).<\/li>\n<li><strong>Wogonine<\/strong> \u2014 flavone aux propri\u00e9t\u00e9s anxiolytiques GABAergiques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces flavones sont absentes de la plupart des autres Lamiac\u00e9es et constituent un marqueur chimiotaxonomique du genre <em>Scutellaria<\/em>.<\/p>\n<h3>B. Acides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<p><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-rosmarinique\/\">Acide rosmarinique<\/a>, acide caf\u00e9ique. Activit\u00e9 antioxydante.<\/p>\n<h3>C. Irido\u00efdes<\/h3>\n<p>Catalpol, scutellarioside. Pr\u00e9sents en faible quantit\u00e9.<\/p>\n<h3>D. Diterp\u00e8nes n\u00e9ocl\u00e9rodaniques<\/h3>\n<p>Les <em>Scutellaria<\/em> produisent des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/diterpenes\/\">diterp\u00e8nes<\/a> sp\u00e9cifiques (scutecolumnine, scut\u00e9barbatine) dont l&rsquo;activit\u00e9 biologique est en cours d&rsquo;exploration. Pas de toxicit\u00e9 h\u00e9patique rapport\u00e9e pour ces compos\u00e9s (\u00e0 la diff\u00e9rence des <em>Teucrium<\/em>).<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>A. Activit\u00e9 anxiolytique et s\u00e9dative<\/h3>\n<p>La ba\u00efcal\u00e9ine et la wogonine se lient au site des benzodiaz\u00e9pines du r\u00e9cepteur GABA-A, exer\u00e7ant un effet anxiolytique et s\u00e9datif sans les effets secondaires des benzodiaz\u00e9pines de synth\u00e8se (pas de d\u00e9pendance, pas de myorelaxation majeure). Ce m\u00e9canisme est bien document\u00e9 pour <em>S. baicalensis<\/em> et <em>S. lateriflora<\/em>, et extrapolable \u00e0 <em>S. galericulata<\/em> qui contient les m\u00eames flavones.<\/p>\n<h3>B. Activit\u00e9 neuroprotectrice<\/h3>\n<p>La ba\u00efcal\u00e9ine poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s neuroprotectrices document\u00e9es : protection contre le stress oxydatif neuronal, r\u00e9duction de la neuroinflammation, effets anticonvulsivants. Ces propri\u00e9t\u00e9s font l&rsquo;objet de recherches dans le contexte des maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives.<\/p>\n<h3>C. Activit\u00e9 anti-inflammatoire<\/h3>\n<p>Les flavones (ba\u00efcal\u00e9ine, wogonine) inhibent la production de NO, de TNF-\u03b1 et l&rsquo;activation de NF-\u03baB. L&rsquo;acide rosmarinique contribue \u00e0 cet effet.<\/p>\n<h3>D. Activit\u00e9 antifongique et antibact\u00e9rienne<\/h3>\n<p>Activit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e document\u00e9e <em>in vitro<\/em>, attribuable aux flavones et \u00e0 l&rsquo;acide rosmarinique.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques portent principalement sur les esp\u00e8ces proches (<em>S. lateriflora<\/em> et <em>S. baicalensis<\/em>). Pour <em>S. lateriflora<\/em>, un essai clinique randomis\u00e9 (Wolfson &#038; Hoffmann, 2003) a montr\u00e9 un effet anxiolytique significatif chez des volontaires sains. Ces r\u00e9sultats sont extrapolables \u00e0 <em>S. galericulata<\/em> en raison de la similitude du profil flavonique. Aucune \u00e9tude clinique propre \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce europ\u00e9enne n&rsquo;est disponible.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Flavones sp\u00e9cifiques<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Scutellarine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ba\u00efcal\u00e9ine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ba\u00efcaline<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Wogonine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion :<\/strong> 1 \u00e0 2 g de parties a\u00e9riennes s\u00e9ch\u00e9es pour 150 ml, 10-15 min. Usage traditionnel comme s\u00e9datif l\u00e9ger et antispasmodique.<\/li>\n<li><strong>Teinture :<\/strong> 1:5 dans \u00e9thanol \u00e0 45\u00b0, 20-40 gouttes 2-3 fois\/jour.<\/li>\n<li><strong>Extrait standardis\u00e9 :<\/strong> les compl\u00e9ments alimentaires commercialis\u00e9s utilisent surtout <em>S. lateriflora<\/em> ou <em>S. baicalensis<\/em>, plus riches en flavones actives.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La scutellaire casqu\u00e9e est consid\u00e9r\u00e9e comme non toxique aux doses traditionnelles. Les flavones du genre <em>Scutellaria<\/em> ne pr\u00e9sentent pas de toxicit\u00e9 h\u00e9patique \u2014 contrairement aux diterp\u00e8nes des germandr\u00e9es. Quelques cas d&rsquo;h\u00e9patotoxicit\u00e9 rapport\u00e9s pour des produits commerciaux \u00e0 base de <em>Scutellaria<\/em> \u00e9taient en r\u00e9alit\u00e9 dus \u00e0 des adult\u00e9rations par la germandr\u00e9e (<em>Teucrium<\/em>) \u2014 probl\u00e8me de contr\u00f4le qualit\u00e9, pas de toxicit\u00e9 intrins\u00e8que de la scutellaire.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>En Europe, la scutellaire casqu\u00e9e \u00e9tait utilis\u00e9e en m\u00e9decine populaire comme f\u00e9brifuge (d&rsquo;o\u00f9 le nom \u00ab tertianaire \u00bb, contre les fi\u00e8vres tierces palud\u00e9ennes) et comme s\u00e9datif. En Am\u00e9rique du Nord, <em>S. lateriflora<\/em> est l&rsquo;une des plantes nerveuses les plus prescrites de l&rsquo;herboristerie traditionnelle (\u00ab skullcap \u00bb), utilis\u00e9e contre l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, l&rsquo;insomnie et les spasmes nerveux. En Chine, <em>S. baicalensis<\/em> (Huangqin) est l&rsquo;une des 50 plantes fondamentales de la m\u00e9decine traditionnelle chinoise, utilis\u00e9e contre les inflammations, les infections et les allergies.<\/p>\n<hr>\n<h3>INT\u00c9R\u00caT \u00c9COLOGIQUE<\/h3>\n<p>La scutellaire casqu\u00e9e est un bon <strong>indicateur de zones humides<\/strong> \u00e0 eaux m\u00e9sotrophes (ni trop pauvres ni trop riches en nutriments). Sa pr\u00e9sence signale des marais, berges et prairies humides de bonne qualit\u00e9 \u00e9cologique. Elle participe \u00e0 la diversit\u00e9 floristique des milieux humides en r\u00e9gression dans toute l&rsquo;Europe (drainage, canalisation, urbanisation). C&rsquo;est une plante mellif\u00e8re discr\u00e8te mais r\u00e9guli\u00e8re, visit\u00e9e par les bourdons et les abeilles solitaires des zones humides.<\/p>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS POSSIBLES<\/h3>\n<ul>\n<li><strong><em>Scutellaria alpina<\/em><\/strong> (scutellaire des Alpes) : montagnarde, fleurs violettes et blanches plus grandes, en \u00e9pi compact.<\/li>\n<li><strong><em>Scutellaria minor<\/em><\/strong> (petite scutellaire) : beaucoup plus petite (5-15 cm), fleurs roses minuscules, m\u00eame milieu humide.<\/li>\n<li><strong><em>Prunella vulgaris<\/em><\/strong> (brunelle) : fleurs similaires mais en \u00e9pi terminal compact, pas de scutelle sur le calice.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>La scutellaire casqu\u00e9e est le repr\u00e9sentant europ\u00e9en d&rsquo;un genre \u00e0 la phytochimie remarquable, domin\u00e9e par des flavones sp\u00e9cifiques (ba\u00efcal\u00e9ine, wogonine, scutellarine) aux propri\u00e9t\u00e9s anxiolytiques, neuroprotectrices et anti-inflammatoires bien document\u00e9es dans les esp\u00e8ces asiatiques et am\u00e9ricaines. Bien que moins \u00e9tudi\u00e9e que ses cong\u00e9n\u00e8res exotiques, l&rsquo;esp\u00e8ce europ\u00e9enne m\u00e9rite une attention renouvel\u00e9e, tant pour son potentiel phytoth\u00e9rapeutique en neurologie que pour son r\u00f4le d&rsquo;indicatrice des zones humides, habitats parmi les plus menac\u00e9s d&rsquo;Europe.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton J., <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier, 2016.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B., <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>, Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Wolfson P., Hoffmann D.L., \u00ab An investigation into the efficacy of <em>Scutellaria lateriflora<\/em> in healthy volunteers \u00bb, <em>Alternative Therapies in Health and Medicine<\/em>, 2003, 9(2), 74-78.<\/li>\n<li>Shang X., He X., He X. et al., \u00ab The genus <em>Scutellaria<\/em>: an ethnopharmacological and phytochemical review \u00bb, <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 2010, 128(2), 279-313.<\/li>\n<li>Li-Weber M., \u00ab New therapeutic aspects of flavones: the anticancer properties of <em>Scutellaria<\/em> and its main active constituents wogonin, baicalein and baicalin \u00bb, <em>Cancer Treatment Reviews<\/em>, 2009, 35(1), 57-68.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> S\u00e9datif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> F\u00e9brifuge<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antibact\u00e9rien<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La scutellaire casqu\u00e9e \u2014 souvent appel\u00e9e par erreur \u00ab scutellaire \u00e0 feuilles de gal\u00e9opsis \u00bb \u2014 est une \u00e9l\u00e9gante Lamiac\u00e9e des zones humides et des [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-1073","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-lamiacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1073","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1073"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1073\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13588,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1073\/revisions\/13588"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1073"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1073"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1073"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}