{"id":1173,"date":"2026-03-26T11:37:17","date_gmt":"2026-03-26T10:37:17","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/pediculaire-des-bois\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:14","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:14","slug":"pediculaire-des-bois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/pediculaire-des-bois\/","title":{"rendered":"P\u00c9DICULAIRE DES BOIS"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/P%C3%A9diculaire%20des%20bois.jpg\" alt=\"Planche botanique P\u00e9diculaire des bois\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>La P\u00e9diculaire des bois, <em>Pedicularis sylvatica<\/em> L., appartient \u00e0 la famille des <strong>Orobanchaceae<\/strong> (anciennement Scrophulariaceae), genre <em>Pedicularis<\/em> L. Ce genre immense comprend environ 600 esp\u00e8ces, constituant l&rsquo;un des genres les plus diversifi\u00e9s de la flore de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord. <em>P. sylvatica<\/em> est une esp\u00e8ce atlantique \u00e0 subatlantique europ\u00e9enne, h\u00e9miparasite des prairies humides et des landes. Les noms vernaculaires incluent P\u00e9diculaire des bois, Herbe aux poux et Tartarie. Sur le plan de la classification APG IV, les Orobanchaceae appartiennent \u00e0 l&rsquo;ordre des Lamiales. Le genre <em>Pedicularis<\/em> est l&rsquo;un des plus vastes de cet ordre et pr\u00e9sente une diversit\u00e9 morphologique florale exceptionnelle. <em>P. sylvatica<\/em> se rattache \u00e0 la section <em>Pedicularis<\/em>, caract\u00e9ris\u00e9e par une corolle bilabi\u00e9e \u00e0 casque (galea) court et non rostr\u00e9. L&rsquo;esp\u00e8ce pr\u00e9sente deux sous-esp\u00e8ces en Europe : subsp. <em>sylvatica<\/em> et subsp. <em>hibernica<\/em> (limit\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Irlande). L&rsquo;aire de r\u00e9partition couvre l&rsquo;Europe occidentale et septentrionale, de la Scandinavie m\u00e9ridionale au Portugal.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante vivace ou bisannuelle, h\u00e9micryptophyte h\u00e9miparasite, haute de 5 \u00e0 25 cm, \u00e0 souche courte \u00e9mettant plusieurs tiges dont une centrale dress\u00e9e et des lat\u00e9rales \u00e9tal\u00e9es-ascendantes. Les racines portent des haustoria (su\u00e7oirs) se connectant aux racines des plantes voisines. La tige centrale est dress\u00e9e, glabre ou faiblement pubescente, non ramifi\u00e9e. Les tiges lat\u00e9rales sont couch\u00e9es-ascendantes. Les feuilles sont alternes, pennatipartites \u00e0 pennatis\u00e9qu\u00e9es, \u00e0 segments ovales cr\u00e9nel\u00e9s, vert fonc\u00e9 parfois teint\u00e9 de pourpre. L&rsquo;inflorescence est un \u00e9pi terminal court et dense, \u00e0 fleurs roses \u00e0 pourpre ros\u00e9, rarement blanches. La corolle est bilabi\u00e9e, longue de 15 \u00e0 25 mm, \u00e0 l\u00e8vre sup\u00e9rieure en casque court et obtus (non rostr\u00e9), \u00e0 l\u00e8vre inf\u00e9rieure trilob\u00e9e \u00e9tal\u00e9e plus large que le casque. Le calice est ventru, \u00e0 4 dents in\u00e9gales cr\u00e9nel\u00e9es. Le fruit est une capsule oblique, comprim\u00e9e, contenant des graines r\u00e9ticul\u00e9es. La floraison a lieu de mai \u00e0 juillet. L&rsquo;esp\u00e8ce habite les prairies humides acides, landes tourbeuses, p\u00e2turages pauvres et bords de ruisseaux sur sols acides \u00e0 neutres, oligotrophes \u00e0 m\u00e9sotrophes, engorg\u00e9s au moins temporairement.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET HABITAT<\/h3>\n<p><em>Pedicularis sylvatica<\/em> est une esp\u00e8ce atlantique \u00e0 subatlantique des prairies humides acides, landes tourbeuses, nardaies et p\u00e2turages oligotrophes sur sols acides \u00e0 neutres, engorg\u00e9s temporairement ou en permanence. L&rsquo;esp\u00e8ce est h\u00e9liophile, acidiphile et oligotrophile, ne supportant ni l&rsquo;ombrage dense ni la fertilisation. Son aire de r\u00e9partition couvre l&rsquo;Europe occidentale et septentrionale, de la Scandinavie m\u00e9ridionale au Portugal et \u00e0 l&rsquo;Italie du Nord. En France, l&rsquo;esp\u00e8ce est pr\u00e9sente dans les r\u00e9gions \u00e0 substrat acide ou en milieux tourbeux, de 0 \u00e0 1800 m d&rsquo;altitude. L&rsquo;h\u00e9miparasitisme racinaire est un trait \u00e9cologique fondamental : la plante se connecte aux racines des gramin\u00e9es (nard, molinie) et des \u00e9ricac\u00e9es via des haustoria, pr\u00e9levant eau et nutriments. Ce parasitisme r\u00e9duit la vigueur des gramin\u00e9es dominantes et favorise la diversit\u00e9 floristique, faisant de la p\u00e9diculaire un \u00ab ing\u00e9nieur d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me \u00bb dans les prairies oligotrophes.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>La P\u00e9diculaire des bois n&rsquo;a <strong>pas d&rsquo;usage m\u00e9dicinal \u00e9tabli<\/strong> en phytoth\u00e9rapie europ\u00e9enne moderne. Le nom \u00ab Herbe aux poux \u00bb refl\u00e8te l&rsquo;ancienne croyance que le b\u00e9tail broutant cette plante contractait des poux \u2014 croyance sans fondement scientifique mais ayant marqu\u00e9 durablement la perception populaire. En m\u00e9decine traditionnelle tib\u00e9taine, les esp\u00e8ces asiatiques de <em>Pedicularis<\/em> sont employ\u00e9es comme s\u00e9datives et analg\u00e9siques. <em>P. sylvatica<\/em>, esp\u00e8ce strictement europ\u00e9enne, n&rsquo;a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette tradition d&rsquo;usage oriental. Les <strong>parties a\u00e9riennes fleuries<\/strong> constituent la drogue potentielle, mais aucun usage standardis\u00e9 n&rsquo;est document\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Irido\u00efdes<\/h3>\n<p>Par analogie avec le genre, <em>P. sylvatica<\/em> contient vraisemblablement des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a> glycosidiques<\/strong> (<strong>aucubine<\/strong>, <strong>catalpol<\/strong>) caract\u00e9ristiques des Orobanchaceae. L&rsquo;<strong>aucubine<\/strong> est un compos\u00e9 aux propri\u00e9t\u00e9s h\u00e9patoprotectrices, anti-inflammatoires et antimicrobiennes document\u00e9es chez d&rsquo;autres esp\u00e8ces.<\/p>\n<h3>B. Ph\u00e9nyl\u00e9thano\u00efdes glycosidiques<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>act\u00e9oside<\/strong> (verbascoside) et ses d\u00e9riv\u00e9s sont probablement pr\u00e9sents, comme chez les autres <em>Pedicularis<\/em>. Ces compos\u00e9s sont des antioxydants puissants aux propri\u00e9t\u00e9s neuroprotectrices et anti-inflammatoires.<\/p>\n<h3>C. Flavono\u00efdes<\/h3>\n<p>Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">flavones<\/a><\/strong> (<strong>lut\u00e9oline<\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a><\/strong>) et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">flavonols<\/a><\/strong> (<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>) sont attendus dans les parties a\u00e9riennes, contribuant au profil antioxydant. Cependant, aucune analyse phytochimique d\u00e9taill\u00e9e de <em>P. sylvatica<\/em> n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e.<\/p>\n<h3>D. Alcalo\u00efdes<\/h3>\n<p>La question des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a><\/strong> dans le genre <em>Pedicularis<\/em> reste d\u00e9battue. Des traces d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9es chez certaines esp\u00e8ces, imposant la prudence pour tout usage interne.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>En l&rsquo;absence de donn\u00e9es pharmacologiques directes, les m\u00e9canismes sont inf\u00e9r\u00e9s par analogie avec le genre. L&rsquo;<strong>aucubine<\/strong> exercerait un effet h\u00e9patoprotecteur par induction des enzymes antioxydantes h\u00e9patiques (glutathion peroxydase, superoxyde dismutase) et inhibition de la peroxydation lipidique. L&rsquo;<strong>act\u00e9oside<\/strong>, antioxydant puissant, prot\u00e9gerait les cellules contre le stress oxydatif par pi\u00e9geage des radicaux libres. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> contribueraient \u00e0 un effet anti-inflammatoire par inhibition des cyclo-oxyg\u00e9nases et des lipooxyg\u00e9nases. L&rsquo;effet <strong>s\u00e9datif<\/strong> traditionnel des p\u00e9diculaires en m\u00e9decine tib\u00e9taine pourrait impliquer une modulation GABAergique, mais ce m\u00e9canisme n&rsquo;est pas document\u00e9 pour <em>P. sylvatica<\/em>. Le caract\u00e8re h\u00e9miparasite de l&rsquo;esp\u00e8ce pourrait influencer sa composition chimique en fonction des plantes h\u00f4tes, ajoutant une variable de complexit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation pharmacologique.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune donn\u00e9e clinique n&rsquo;existe pour <em>Pedicularis sylvatica<\/em>. L&rsquo;esp\u00e8ce ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e ni monographie r\u00e9glementaire europ\u00e9enne. Le genre <em>Pedicularis<\/em> n&rsquo;est pas utilis\u00e9 en phytoth\u00e9rapie occidentale moderne. Les donn\u00e9es pharmacologiques disponibles pour le genre proviennent exclusivement d&rsquo;\u00e9tudes sur les esp\u00e8ces asiatiques dans le cadre de la m\u00e9decine traditionnelle tib\u00e9taine et chinoise. Aucune recommandation th\u00e9rapeutique ne peut \u00eatre formul\u00e9e pour cette esp\u00e8ce en l&rsquo;\u00e9tat des connaissances.<\/p>\n<hr>\n<h3>TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h3>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9 (inf\u00e9r\u00e9)<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Action potentielle<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Aucubine<\/strong><\/td>\n<td>Irido\u00efde glycoside<\/td>\n<td>H\u00e9patoprotecteur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Catalpol<\/strong><\/td>\n<td>Irido\u00efde glycoside<\/td>\n<td>Neuroprotecteur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Act\u00e9oside<\/strong><\/td>\n<td>Ph\u00e9nyl\u00e9thano\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant puissant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Lut\u00e9oline<\/strong><\/td>\n<td>Flavone<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Querc\u00e9tine<\/strong><\/td>\n<td>Flavonol<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Aucubine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Catalpol<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Aucubine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Act\u00e9oside<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lut\u00e9oline<\/td>\n<td>Flavone<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune forme gal\u00e9nique n&rsquo;est document\u00e9e ni recommand\u00e9e pour <em>P. sylvatica<\/em>. L&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;est pas utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie et ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune pr\u00e9paration commerciale. La prudence s&rsquo;impose en raison du risque potentiel de pr\u00e9sence d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La toxicologie de <em>P. sylvatica<\/em> n&rsquo;est pas document\u00e9e. Le risque potentiel de pr\u00e9sence d&rsquo;<strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> h\u00e9patotoxiques et g\u00e9notoxiques impose une prudence absolue pour tout usage interne. Les alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques provoquent une maladie veino-occlusive h\u00e9patique et sont class\u00e9s comme canc\u00e9rog\u00e8nes possibles par le CIRC. Sans analyse toxicologique sp\u00e9cifique confirmant l&rsquo;absence de ces compos\u00e9s chez <em>P. sylvatica<\/em>, la consommation est d\u00e9conseill\u00e9e. Le b\u00e9tail \u00e9vite g\u00e9n\u00e9ralement cette plante, son ingestion massive pouvant provoquer des troubles digestifs. Le caract\u00e8re h\u00e9miparasite pourrait th\u00e9oriquement conduire \u00e0 l&rsquo;accumulation de compos\u00e9s toxiques provenant des plantes h\u00f4tes.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La P\u00e9diculaire des bois partage l&rsquo;histoire des autres p\u00e9diculaires europ\u00e9ennes, marqu\u00e9e par l&rsquo;association avec les poux et la mauvaise qualit\u00e9 des p\u00e2turages. Pline l&rsquo;Ancien mentionne la <em>pedicularis herba<\/em> comme plante nuisible au b\u00e9tail. Au Moyen \u00c2ge, la croyance que les p\u00e9diculaires provoquaient l&rsquo;infestation par les poux chez le b\u00e9tail et chez l&rsquo;homme \u00e9tait r\u00e9pandue. En r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;habitat humide et mar\u00e9cageux de ces plantes, partag\u00e9 avec les tiques et autres ectoparasites, qui a probablement g\u00e9n\u00e9r\u00e9 cette confusion. En m\u00e9decine populaire europ\u00e9enne, les p\u00e9diculaires n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;usage m\u00e9dicinal structur\u00e9. Seule la m\u00e9decine traditionnelle tib\u00e9taine a su reconna\u00eetre et exploiter le potentiel th\u00e9rapeutique du genre. En botanique moderne, <em>P. sylvatica<\/em> est \u00e9tudi\u00e9e comme mod\u00e8le d&rsquo;h\u00e9miparasitisme racinaire, permettant de comprendre les interactions plante-plante souterraines et la dynamique des communaut\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales.<\/p>\n<hr>\n<h3>STATUT DE CONSERVATION ET PROTECTION<\/h3>\n<p><em>Pedicularis sylvatica<\/em> est en r\u00e9gression significative dans de nombreuses r\u00e9gions d&rsquo;Europe en raison de la destruction des prairies humides acides (drainage, fertilisation, mise en culture) et de la d\u00e9prise pastorale suivie d&#8217;embroussaillement. En France, l&rsquo;esp\u00e8ce est inscrite sur les listes rouges r\u00e9gionales de plusieurs territoires. Elle ne b\u00e9n\u00e9ficie pas de protection r\u00e9glementaire nationale. Les programmes de conservation des prairies humides oligotrophes et des landes tourbeuses b\u00e9n\u00e9ficient \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce. L&rsquo;habitat 6410 (Prairies \u00e0 Molinia) de la Directive Habitats est favorable \u00e0 la p\u00e9diculaire des bois. L&rsquo;esp\u00e8ce est consid\u00e9r\u00e9e comme bio-indicatrice de prairies humides non fertilis\u00e9es et de bonne qualit\u00e9 \u00e9cologique.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>La P\u00e9diculaire des bois est une esp\u00e8ce h\u00e9miparasite des prairies humides europ\u00e9ennes dont l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pharmacognosique reste enti\u00e8rement \u00e0 explorer. Sa phytochimie, inf\u00e9r\u00e9e du genre, est potentiellement riche en irido\u00efdes h\u00e9patoprotecteurs et en ph\u00e9nyl\u00e9thano\u00efdes antioxydants, mais aucune donn\u00e9e sp\u00e9cifique n&rsquo;est disponible. L&rsquo;absence de tradition m\u00e9dicinale en Europe, les risques potentiels li\u00e9s aux alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques et la r\u00e9gression \u00e9cologique de l&rsquo;esp\u00e8ce convergent pour exclure tout usage th\u00e9rapeutique. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat majeur de <em>P. sylvatica<\/em> r\u00e9side dans son r\u00f4le \u00e9cologique d&rsquo;h\u00e9miparasite r\u00e9gulateur des communaut\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales et dans sa valeur d&rsquo;indicateur biologique des prairies humides non d\u00e9grad\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Li M.H. et al., 2012. Chemical constituents and biological activities of the genus <em>Pedicularis<\/em>. <em>Chemistry &amp; Biodiversity<\/em>, 9(12), 2627-2660.<\/li>\n<li>Press M.C., Phoenix G.K., 2005. Impacts of parasitic plants on natural communities. <em>New Phytologist<\/em>, 166(3), 737-751.<\/li>\n<li>T\u011b\u0161itel J. et al., 2013. Hemiparasitic <em>Rhinanthus alectorolophus<\/em> and <em>Pedicularis sylvatica<\/em> influence community composition. <em>Folia Geobotanica<\/em>, 48, 243-261.<\/li>\n<li>Plants of the World Online \u2014 Royal Botanic Gardens, Kew : <em>Pedicularis sylvatica<\/em>.<\/li>\n<li>Tela Botanica \u2014 eFlore : Fiche <em>Pedicularis sylvatica<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> S\u00e9datif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE La P\u00e9diculaire des bois, Pedicularis sylvatica L., appartient \u00e0 la famille des Orobanchaceae (anciennement Scrophulariaceae), genre Pedicularis L. 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