{"id":1184,"date":"2026-03-26T11:37:32","date_gmt":"2026-03-26T10:37:32","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/corydale-jaune\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:13","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:13","slug":"corydale-jaune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/corydale-jaune\/","title":{"rendered":"CORYDALE JAUNE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Corydale%20jaune.jpg\" alt=\"Planche botanique Corydale jaune\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p><strong>Nom scientifique :<\/strong> <em>Pseudofumaria lutea<\/em> (L.) Borkh. (syn. <em>Corydalis lutea<\/em> (L.) DC.)<br \/>\n<strong>Famille :<\/strong> Papaveraceae (sous-famille Fumarioideae)<br \/>\n<strong>Genre :<\/strong> <em>Pseudofumaria<\/em><br \/>\n<strong>Synonymes :<\/strong> <em>Corydalis lutea<\/em> (L.) DC., <em>Fumaria lutea<\/em> L.<br \/>\n<strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Corydale jaune, Fumeterre jaune, Yellow corydalis (en), Gelber Lerchensporn (de), Colombina gialla (it)<\/p>\n<p>Le nom <em>Pseudofumaria<\/em> signifie fausse fumeterre, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la ressemblance de ces plantes avec les fumeterres (<em>Fumaria<\/em>). L&rsquo;ancien nom <em>Corydalis<\/em> d\u00e9rive du grec <em>korydallis<\/em> (alouette hupp\u00e9e), les \u00e9perons des fleurs rappelant la huppe de cet oiseau. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>lutea<\/em> (jaune) d\u00e9crit la couleur des fleurs. Cette esp\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 reclass\u00e9e de <em>Corydalis<\/em> vers <em>Pseudofumaria<\/em> sur la base d&rsquo;analyses mol\u00e9culaires montrant que les corydales europ\u00e9ennes ne sont pas congen\u00e9riques avec les corydales asiatiques du genre <em>Corydalis<\/em> sensu stricto. La Corydale jaune est une plante ornementale classique des vieux murs et des rocailles, largement naturalis\u00e9e en Europe occidentale bien au-del\u00e0 de son aire d&rsquo;origine alpine.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace, de 15 \u00e0 30 cm de hauteur, formant des touffes l\u00e2ches et gracieuses. La tige est ramifi\u00e9e d\u00e8s la base, anguleuse, fragile, d&rsquo;un vert glauque. Le syst\u00e8me racinaire est fibreux, \u00e9mettant des rejets basaux qui permettent la formation de colonies.<\/p>\n<p>Les feuilles sont alternes, bi- \u00e0 tripennatis\u00e9qu\u00e9es, \u00e0 segments obovales \u00e0 cun\u00e9iformes, lob\u00e9s, d&rsquo;un vert glauque bleut\u00e9, tendres et succulentes, rappelant celles de la fumeterre ou de la corydale creuse. Le feuillage est ornemental et persiste pendant une grande partie de l&rsquo;ann\u00e9e sous les climats doux.<\/p>\n<p>Les fleurs sont dispos\u00e9es en grappes terminales l\u00e2ches de 6 \u00e0 16 fleurs. Chaque fleur est bilat\u00e9rale (zygomorphe), tubuleuse, de 12 \u00e0 20 mm de long, d&rsquo;un jaune vif lumineux, \u00e0 4 p\u00e9tales : le p\u00e9tale sup\u00e9rieur est prolong\u00e9 en un \u00e9peron droit ou faiblement courb\u00e9 de 5 \u00e0 8 mm, le p\u00e9tale inf\u00e9rieur est \u00e9tal\u00e9 et les 2 p\u00e9tales lat\u00e9raux sont connivents au sommet. Les \u00e9tamines sont 6, soud\u00e9es en 2 faisceaux de 3. Le fruit est une capsule (silique) lin\u00e9aire, pendante, de 15 \u00e0 20 mm, contenant plusieurs graines noires, luisantes, munies d&rsquo;un \u00e9la\u00efosome (appendice charnu) favorisant la myrm\u00e9cochorie. La floraison est tr\u00e8s prolong\u00e9e, de mai \u00e0 octobre, ce qui en fait une plante ornementale particuli\u00e8rement m\u00e9ritante.<\/p>\n<hr>\n<h3>Habitat et \u00e9cologie<\/h3>\n<p>La Corydale jaune est originaire des \u00e9boulis et des rocailles calcaires des Alpes m\u00e9ridionales (nord de l&rsquo;Italie, Tessin suisse, Slov\u00e9nie). Elle s&rsquo;est largement naturalis\u00e9e dans toute l&rsquo;Europe occidentale, principalement sur les vieux murs, les ruines, les rocailles, les escaliers en pierre, les joints de murs et les \u00e9boulis anthropiques. Elle affectionne les substrats calcaires, les positions mi-ombrag\u00e9es \u00e0 ombrag\u00e9es, et les sols frais mais bien drain\u00e9s.<\/p>\n<p>Sa naturalisation spectaculaire dans les milieux urbains et p\u00e9riurbains de toute l&rsquo;Europe occidentale (de la Grande-Bretagne au Portugal) en fait un exemple classique de plante arch\u00e9ophyte ou n\u00e9ophyte invasive b\u00e9nigne. Elle s&rsquo;installe dans les moindres fissures de ma\u00e7onnerie et de pierre, o\u00f9 ses racines fibreuses trouvent suffisamment d&rsquo;humidit\u00e9 et de nutriments. La myrm\u00e9cochorie assure une diss\u00e9mination efficace par les fourmis, qui transportent les graines gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;\u00e9la\u00efosome nutritif. La pollinisation est entomophile, assur\u00e9e par les bourdons et les abeilles \u00e0 longue langue capables d&rsquo;atteindre le nectar au fond de l&rsquo;\u00e9peron.<\/p>\n<hr>\n<h3>R\u00e9partition g\u00e9ographique<\/h3>\n<p>L&rsquo;aire d&rsquo;origine est restreinte aux Alpes m\u00e9ridionales (sud-est de la Suisse, nord de l&rsquo;Italie, Slov\u00e9nie, Croatie). L&rsquo;esp\u00e8ce est aujourd&rsquo;hui largement naturalis\u00e9e en Europe occidentale : France, Belgique, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Irlande, Allemagne, Espagne, Portugal. En France, elle est naturalis\u00e9e dans de nombreuses r\u00e9gions, particuli\u00e8rement dans l&rsquo;est, le centre et le sud, sur les vieux murs et les ma\u00e7onneries anciennes des villages et des villes historiques. Sa distribution est li\u00e9e aux zones urbanis\u00e9es anciennes \u00e0 substrat calcaire.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La Corydale jaune contient des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a> isoquinol\u00e9iques<\/strong>, caract\u00e9ristiques de la sous-famille des Fumarioideae. Les principaux alcalo\u00efdes identifi\u00e9s sont la <strong>protopine<\/strong>, l&rsquo;<strong>allocryptopine<\/strong>, la <strong>coptisine<\/strong>, la <strong>stylopine<\/strong>, la <strong>canadine<\/strong> (t\u00e9trahydroberb\u00e9rine) et la <strong>bulbocapnine<\/strong> \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de traces. La concentration totale en alcalo\u00efdes est mod\u00e9r\u00e9e (0,2-0,5 % de la mati\u00e8re s\u00e8che). La plante contient \u00e9galement des <strong>flavono\u00efdes<\/strong>, des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> et des <strong>acides organiques<\/strong> (acide fumarique). Les \u00e9la\u00efosomes des graines sont riches en <strong>lipides<\/strong> (acide ol\u00e9ique, acide linol\u00e9ique) qui attirent les fourmis.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques de <em>Pseudofumaria lutea<\/em> sont peu \u00e9tudi\u00e9es en propre. Par analogie avec les esp\u00e8ces apparent\u00e9es contenant des alcalo\u00efdes similaires : la <strong>protopine<\/strong> poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s spasmolytiques (relaxation des muscles lisses), anti-inflammatoires et s\u00e9datives l\u00e9g\u00e8res ; la <strong>coptisine<\/strong> exerce une activit\u00e9 antibact\u00e9rienne et anti-inflammatoire ; la <strong>bulbocapnine<\/strong> (\u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de traces) est un alcalo\u00efde neuroactif (utilis\u00e9 historiquement dans l&rsquo;\u00e9tude de la catalepsie chez l&rsquo;animal). L&rsquo;activit\u00e9 pharmacologique globale de la plante est consid\u00e9r\u00e9e comme modeste et insuffisamment \u00e9tudi\u00e9e pour justifier un usage th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune indication th\u00e9rapeutique n&rsquo;est reconnue pour <em>Pseudofumaria lutea<\/em>. La plante ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e. Son int\u00e9r\u00eat est principalement ornemental et botanique.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Protopine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Allocryptopine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Coptisine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Stylopine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Canadine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Sans objet en l&rsquo;absence d&rsquo;usage th\u00e9rapeutique valid\u00e9. La plante est exclusivement utilis\u00e9e en horticulture ornementale (rocailles, murs, murets, jardini\u00e8res).<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La pr\u00e9sence d&rsquo;alcalo\u00efdes isoquinol\u00e9iques rend la consommation de la plante potentiellement risqu\u00e9e. L&rsquo;ingestion est d\u00e9conseill\u00e9e. La plante ne doit pas \u00eatre confondue avec des plantes comestibles du m\u00eame habitat (jeunes pousses de capillaire, foug\u00e8res). Les alcalo\u00efdes sont particuli\u00e8rement dangereux pour les enfants en raison de leur faible poids corporel.<\/p>\n<hr>\n<h3>Interactions m\u00e9dicamenteuses<\/h3>\n<p>Sans objet en l&rsquo;absence d&rsquo;usage th\u00e9rapeutique. Les alcalo\u00efdes isoquinol\u00e9iques pourraient th\u00e9oriquement interagir avec les m\u00e9dicaments s\u00e9datifs et les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO).<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p>La toxicit\u00e9 de <em>Pseudofumaria lutea<\/em> est mod\u00e9r\u00e9e. La protopine peut provoquer des naus\u00e9es, des vomissements et des troubles cardiaques \u00e0 forte dose. La bulbocapnine provoque une catalepsie exp\u00e9rimentale chez l&rsquo;animal. Aucun cas d&rsquo;intoxication humaine grave n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9, probablement en raison de l&rsquo;absence d&rsquo;usage alimentaire ou m\u00e9dicinal courant. La plante est consid\u00e9r\u00e9e comme suspecte et ne doit pas \u00eatre ing\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La Corydale jaune n&rsquo;a jamais occup\u00e9 de place significative en m\u00e9decine traditionnelle europ\u00e9enne, \u00e0 la diff\u00e9rence de certaines corydales asiatiques (<em>Corydalis yanhusuo<\/em>, importante en m\u00e9decine traditionnelle chinoise comme analg\u00e9sique). Son int\u00e9r\u00eat principal est ornemental : cultiv\u00e9e dans les jardins de rocaille, les murs, les murets et les vieux escaliers depuis le XVIe si\u00e8cle, elle est l&rsquo;une des plantes de muraille les plus appr\u00e9ci\u00e9es des jardiniers europ\u00e9ens pour sa floraison jaune lumineuse, prolong\u00e9e et facile.<\/p>\n<p>Quelques mentions dans la litt\u00e9rature ethnobotanique italienne signalent un usage populaire anecdotique comme vuln\u00e9raire (cicatrisant) et amer digestif dans les Alpes du nord de l&rsquo;Italie, mais ces usages sont fragmentaires et non confirm\u00e9s.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conservation et culture<\/h3>\n<p>La Corydale jaune est tr\u00e8s facile \u00e0 cultiver et \u00e0 naturaliser. Elle s&rsquo;installe spontan\u00e9ment dans les fissures de murs calcaires et les rocailles ombrag\u00e9es. Le semis se fait \u00e0 l&rsquo;automne en surface, sur un substrat calcaire humide. Les graines n\u00e9cessitent une p\u00e9riode de froid pour germer. La division de touffe est possible au printemps. La plante est rustique (zone USDA 5-9), tol\u00e8re l&rsquo;ombre et la mi-ombre, et r\u00e9siste \u00e0 la s\u00e9cheresse temporaire. Elle se ress\u00e8me abondamment par myrm\u00e9cochorie et peut devenir envahissante dans les murs et les rocailles.<\/p>\n<p>En milieu naturel (Alpes m\u00e9ridionales), la conservation des populations d&rsquo;origine n&rsquo;est pas pr\u00e9occupante, l&rsquo;esp\u00e8ce \u00e9tant commune dans son aire native et surabondante dans son aire de naturalisation.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et protection<\/h3>\n<p><em>Pseudofumaria lutea<\/em> est class\u00e9e LC (Pr\u00e9occupation mineure). L&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;est pas menac\u00e9e ni prot\u00e9g\u00e9e, au contraire elle est consid\u00e9r\u00e9e comme envahissante dans certaines r\u00e9gions de naturalisation. Elle ne figure \u00e0 aucune pharmacop\u00e9e et ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune r\u00e9glementation sp\u00e9cifique.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>CORYDALE JAUNE pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Pseudofumaria%20lutea\">Plants of the World Online, Kew : <em>Pseudofumaria lutea<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Pseudofumaria+lutea\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Pseudofumaria lutea<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Vuln\u00e9raire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Cicatrisant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Nom scientifique : Pseudofumaria lutea (L.) Borkh. (syn. Corydalis lutea (L.) DC.) 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