{"id":1199,"date":"2026-03-26T11:37:52","date_gmt":"2026-03-26T10:37:52","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/plantain-des-alpes\/"},"modified":"2026-06-25T09:28:36","modified_gmt":"2026-06-25T07:28:36","slug":"plantain-des-alpes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/plantain-des-alpes\/","title":{"rendered":"PLANTAIN DES ALPES"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Plantain%20des%20Alpes.jpg\" alt=\"Planche botanique Plantain des Alpes\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>Le plantain des Alpes est une petite esp\u00e8ce montagnarde du genre <em>Plantago<\/em>, cantonn\u00e9e aux pelouses alpines et subalpines de l&rsquo;arc alpin et des montagnes d&rsquo;Europe m\u00e9ridionale. Beaucoup plus discret que ses cousins de plaine \u2014 le grand plantain et le plantain lanc\u00e9ol\u00e9 \u2014, il partage n\u00e9anmoins avec eux un profil phytochimique domin\u00e9 par les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a>, les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a> et les tanins qui fondent les propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires, \u00e9mollientes et cicatrisantes caract\u00e9ristiques du genre. Son usage m\u00e9dicinal traditionnel est limit\u00e9 aux communaut\u00e9s montagnardes, qui l&rsquo;ont employ\u00e9 en cataplasme et en tisane pour les affections respiratoires et les plaies. En l&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9tudes cliniques propres, ses propri\u00e9t\u00e9s sont l\u00e9gitimement d\u00e9duites de celles du genre <em>Plantago<\/em>, abondamment \u00e9tudi\u00e9 et reconnu par les autorit\u00e9s r\u00e9glementaires europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p><em>Plantago alpina<\/em> L.<\/p>\n<p>Famille : Plantaginaceae<\/p>\n<p>Le plantain des Alpes est un plantain d&rsquo;altitude, adapt\u00e9 au vent, au froid et aux sols maigres des pelouses sommitales. Il compense sa petite taille par une densit\u00e9 chimique h\u00e9rit\u00e9e du genre entier \u2014 irido\u00efdes, mucilages, flavono\u00efdes \u2014 qui en fait un m\u00e9dicinal de montagne parfaitement coh\u00e9rent. C&rsquo;est le plantain des bergers et des randonneurs, celui qu&rsquo;on cueille au bord du sentier quand on n&rsquo;a rien d&rsquo;autre sous la main pour soigner une ampoule ou calmer une toux.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Plantaginaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Plantago<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Plantago alpina<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Plantain des Alpes, Plantain alpin, Alpine Plantain (anglais), Alpen-Wegerich (allemand).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le genre <em>Plantago<\/em> est l&rsquo;un des plus vastes de la famille des Plantaginaceae, avec environ 250 esp\u00e8ces r\u00e9parties dans le monde entier, des plaines littorales aux sommets alpins. <em>P. alpina<\/em> se distingue par ses feuilles lin\u00e9aires, presque gramino\u00efdes, et ses \u00e9pis courts et denses port\u00e9s par des hampes basses. Il ne doit pas \u00eatre confondu avec <em>P. atrata<\/em> (plantain noir\u00e2tre), qui habite les m\u00eames altitudes mais poss\u00e8de des bract\u00e9es et des s\u00e9pales noir\u00e2tres caract\u00e9ristiques et des feuilles plus larges, ni avec <em>P. monosperma<\/em>, end\u00e9mique des Pyr\u00e9n\u00e9es, ni avec <em>P. maritima<\/em>, esp\u00e8ce littorale \u00e0 feuilles charnues qui partage le port gramino\u00efde mais vit en milieu salin. La classification APG IV maintient le genre <em>Plantago<\/em> dans les Plantaginaceae, famille qui comprend aussi les v\u00e9roniques, les digitales et les linaires.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace, cespiteuse, formant des touffes denses et compactes de 5 \u00e0 15 cm de hauteur. Souche ligneuse, courte, souvent ramifi\u00e9e, \u00e9mettant de nombreuses rosettes de feuilles. Feuilles toutes basales, en rosette dense, lin\u00e9aires \u00e0 lin\u00e9aires-lanc\u00e9ol\u00e9es, \u00e9troites (2-4 mm de large, 3-10 cm de long), enti\u00e8res, glabres ou faiblement pubescentes \u00e0 la base, \u00e0 3 nervures peu visibles, att\u00e9nu\u00e9es en un faux p\u00e9tiole. La texture est un peu coriace, adapt\u00e9e aux conditions alpines.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Fleurs :<\/strong> en \u00e9pi court, ovo\u00efde \u00e0 cylindrique, dense, de 1 \u00e0 3 cm de long, port\u00e9 par une hampe florale dress\u00e9e, pubescente, d\u00e9passant \u00e0 peine ou nettement les feuilles (5-15 cm). Bract\u00e9es ovales, membraneuses, brun\u00e2tres. Calice \u00e0 4 s\u00e9pales. Corolle tubulaire \u00e0 4 lobes brun\u00e2tres, membraneux. \u00c9tamines 4, saillantes, \u00e0 anth\u00e8res jaune vif, tr\u00e8s visibles et contrastant avec l&rsquo;\u00e9pi brun.<\/li>\n<li><strong>Fruit :<\/strong> capsule (pyxide) \u00e0 2 loges, s&rsquo;ouvrant par un opercule, contenant 1 \u00e0 2 graines par loge, mucilagineuses au contact de l&rsquo;eau.<\/li>\n<li><strong>Graines :<\/strong> petites (1-2 mm), brunes, lisses, devenant gluantes et visqueuses quand elles sont mouill\u00e9es (mucilage de surface).<\/li>\n<li><strong>Floraison :<\/strong> juin \u00e0 ao\u00fbt, selon l&rsquo;altitude et l&rsquo;enneigement.<\/li>\n<li><strong>Habitat :<\/strong> pelouses alpines et subalpines rases, p\u00e2turages d&rsquo;altitude, combes \u00e0 neige, rocailles stabilis\u00e9es, sur substrat calcaire ou siliceux, entre 1500 et 3000 m d&rsquo;altitude.<\/li>\n<li><strong>R\u00e9partition :<\/strong> Alpes (France, Suisse, Italie, Autriche), Pyr\u00e9n\u00e9es orientales, Apennins, montagnes des Balkans. Absent des montagnes d&rsquo;Europe du Nord.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET CULTURE<\/h3>\n<p>Le plantain des Alpes est une esp\u00e8ce strictement orophyte (montagnarde), adapt\u00e9e aux conditions extr\u00eames des pelouses alpines : sols pauvres et squelettiques, vents forts et dess\u00e9chants, gel prolong\u00e9 (6 \u00e0 9 mois de couverture neigeuse), forte insolation et rayonnement UV intense. Il cro\u00eet sur substrat calcaire ou siliceux, entre 1500 et 3000 m d&rsquo;altitude, dans les pelouses rases \u00e0 nard, les combes \u00e0 neige et les p\u00e2turages extensifs. Sa rosette compacte et ses feuilles lin\u00e9aires \u00e9troites r\u00e9duisent la prise au vent, limitent l&rsquo;\u00e9vapotranspiration et concentrent les nutriments. La plante est an\u00e9mogame (pollinisation par le vent) et produit de petites graines mucilagineuses qui adh\u00e8rent au sol humide et aux sabots du b\u00e9tail, assurant une dispersion zoochore compl\u00e9mentaire. Il se reproduit aussi v\u00e9g\u00e9tativement par fragmentation de la souche. Sa culture en plaine est techniquement possible mais sans int\u00e9r\u00eat pratique ni commercial, les plantains officinaux de plaine (<em>P. lanceolata<\/em>, <em>P. major<\/em>) \u00e9tant infiniment plus productifs, plus accessibles et chimiquement \u00e9quivalents.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li>Feuilles fra\u00eeches ou s\u00e9ch\u00e9es<\/li>\n<li>Plante enti\u00e8re (en usage de terrain, cataplasme)<\/li>\n<li>Graines (par analogie avec les autres plantains, pour les mucilages)<\/li>\n<\/ul>\n<p>La r\u00e9colte se fait en \u00e9t\u00e9, en pleine v\u00e9g\u00e9tation (juillet-ao\u00fbt), de pr\u00e9f\u00e9rence avant la fructification pour maximiser la teneur en irido\u00efdes et en flavono\u00efdes. Les feuilles sont s\u00e9ch\u00e9es rapidement \u00e0 l&rsquo;ombre dans un endroit ventil\u00e9, \u00e0 une temp\u00e9rature ne d\u00e9passant pas 40 \u00b0C. Par analogie avec <em>P. lanceolata<\/em> et <em>P. major<\/em>, les feuilles fra\u00eeches \u00e9cras\u00e9es ou m\u00e2ch\u00e9es sont aussi utilis\u00e9es en cataplasme directement sur le terrain, sans s\u00e9chage pr\u00e9alable \u2014 c&rsquo;est l&rsquo;usage de premier secours en montagne.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Irido\u00efdes \u2014 compos\u00e9s caract\u00e9ristiques du genre<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Aucubine<\/strong> \u2014 irido\u00efde glycosyl\u00e9 majeur du genre <em>Plantago<\/em>, pr\u00e9sent dans toutes les esp\u00e8ces \u00e9tudi\u00e9es. Activit\u00e9 anti-inflammatoire (inhibition de NF-kB et de la COX-2), h\u00e9patoprotectrice (protection contre les l\u00e9sions induites par le CCl4 chez le rat), antimicrobienne (apr\u00e8s activation enzymatique en aucubig\u00e9nine, un diald\u00e9hyde r\u00e9actif) et cicatrisante (stimulation de la synth\u00e8se de collag\u00e8ne).<\/li>\n<li><strong>Catalpol<\/strong> \u2014 second irido\u00efde majeur, aux propri\u00e9t\u00e9s neuroprotectrices (protection contre l&rsquo;isch\u00e9mie c\u00e9r\u00e9brale chez le rat), anti-inflammatoires et hypoglyc\u00e9miantes document\u00e9es dans de nombreuses \u00e9tudes pr\u00e9cliniques.<\/li>\n<li><strong>Asperuloside<\/strong> \u2014 irido\u00efde mineur \u00e0 activit\u00e9 anti-inflammatoire et diur\u00e9tique.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>B. Mucilages<\/h3>\n<ul>\n<li>Polysaccharides hydrophiles de type arabinoxylane et rhamnogalacturonane, pr\u00e9sents en concentration maximale dans le t\u00e9gument des graines et en moindre quantit\u00e9 dans les feuilles. Au contact de l&rsquo;eau, ils forment un gel visqueux \u00e9mollient et adoucissant pour les muqueuses irrit\u00e9es (gorge, bronches, estomac). Ce sont les m\u00eames mucilages que ceux du psyllium (<em>P. ovata<\/em>), mais en concentration inf\u00e9rieure.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>C. Flavono\u00efdes<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Lut\u00e9oline<\/strong> et <strong>lut\u00e9oline-7-O-glucoside<\/strong> \u2014 <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">flavones<\/a> anti-inflammatoires puissantes (inhibition de la production de NO, de PGE2 et de cytokines pro-inflammatoires), antioxydantes et anti-allergiques (inhibition de la d\u00e9granulation des mastocytes).<\/li>\n<li><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">Apig\u00e9nine<\/a><\/strong> et <strong>apig\u00e9nine-7-O-glucoside<\/strong> \u2014 flavones anxiolytiques, anti-inflammatoires et antispasmodiques.<\/li>\n<li><strong>Plantamajoside<\/strong> (acide caf\u00e9oylrhamnopyranoside) \u2014 ester ph\u00e9nylpropano\u00efque caract\u00e9ristique du genre <em>Plantago<\/em>, antioxydant puissant (pi\u00e9geage du radical DPPH, inhibition de la peroxydation lipidique) et biomarqueur de qualit\u00e9 des extraits de plantain.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>D. Tanins et acides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-condenses\/\">Tanins cat\u00e9chiques<\/a> (1-3 %) \u2014 astringents, contribuant \u00e0 l&rsquo;effet cicatrisant et h\u00e9mostatique.<\/li>\n<li><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">Acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong> \u2014 antioxydants \u00e0 activit\u00e9 h\u00e9patoprotectrice.<\/li>\n<li><strong>Verbascosides<\/strong> (act\u00e9osides) \u2014 h\u00e9t\u00e9rosides ph\u00e9nylpropano\u00efques \u00e0 activit\u00e9 anti-inflammatoire, immunomodulatrice et antimicrobienne bien document\u00e9e. Les verbascosides inhibent la 5-lipoxyg\u00e9nase et r\u00e9duisent la production de leucotri\u00e8nes.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>E. Autres compos\u00e9s<\/h3>\n<ul>\n<li>Vitamine C (acide ascorbique) \u2014 pr\u00e9sente en quantit\u00e9 appr\u00e9ciable dans les feuilles fra\u00eeches.<\/li>\n<li>Sels min\u00e9raux : zinc (oligo-\u00e9l\u00e9ment cicatrisant), potassium, silice (renforcement des tissus conjonctifs), calcium.<\/li>\n<li>Acides gras polyinsatur\u00e9s (traces dans les graines) : acide alpha-linol\u00e9nique.<\/li>\n<li>Sorbitol et mannitol (polyols) \u2014 en faible quantit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>A. Action anti-inflammatoire \u2014 propri\u00e9t\u00e9 majeure<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>aucubine<\/strong>, la <strong>lut\u00e9oline<\/strong>, les <strong>verbascosides<\/strong> et le <strong>plantamajoside<\/strong> exercent une action anti-inflammatoire synergique par inhibition de la voie NF-kB, r\u00e9duction de la production de prostaglandines E2 (via inhibition de la COX-2), de leucotri\u00e8nes B4 (via inhibition de la 5-LOX) et de cytokines pro-inflammatoires (TNF-alpha, IL-1beta, IL-6, IL-8). Cette action, largement d\u00e9montr\u00e9e in vitro et in vivo pour le genre <em>Plantago<\/em>, fonde l&rsquo;usage de tous les plantains contre les inflammations respiratoires (pharyngite, laryngite, bronchite) et cutan\u00e9es (plaies, piq\u00fbres, br\u00fblures).<\/p>\n<h3>B. Action \u00e9molliente et antitussive<\/h3>\n<p>Les mucilages forment un gel protecteur et lubrifiant sur les muqueuses irrit\u00e9es de la gorge et des bronches, r\u00e9duisant m\u00e9caniquement la toux s\u00e8che, l&rsquo;irritation pharyng\u00e9e et la sensation de s\u00e9cheresse. Cet effet est reconnu officiellement par la Commission E allemande et l&rsquo;ESCOP pour <em>P. lanceolata<\/em>, et est biologiquement extrapolable \u00e0 <em>P. alpina<\/em> qui contient les m\u00eames types de mucilages.<\/p>\n<h3>C. Action cicatrisante et vuln\u00e9raire<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>aucubine<\/strong>, apr\u00e8s activation enzymatique en aucubig\u00e9nine, acc\u00e9l\u00e8re la cicatrisation en stimulant la prolif\u00e9ration des fibroblastes, la synth\u00e8se de collag\u00e8ne de type I et III, et en inhibant les m\u00e9talloprot\u00e9ases matricielles (MMP-2, MMP-9) responsables de la d\u00e9gradation du tissu cicatriciel. Les tanins cat\u00e9chiques compl\u00e8tent cet effet en resserrant les tissus et en r\u00e9duisant l&rsquo;exsudation des plaies. Le zinc, pr\u00e9sent dans les feuilles, participe \u00e9galement \u00e0 la cicatrisation en tant que cofacteur enzymatique essentiel.<\/p>\n<h3>D. Action antimicrobienne<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>aucubig\u00e9nine<\/strong> (aglycone r\u00e9active de l&rsquo;aucubine, lib\u00e9r\u00e9e par les beta-glucosidases lors de la lyse cellulaire) et le <strong>plantamajoside<\/strong> inhibent la croissance de bact\u00e9ries Gram-positives pathog\u00e8nes (<em>Staphylococcus aureus<\/em>, <em>Streptococcus pyogenes<\/em>, <em>Streptococcus pneumoniae<\/em>) et exercent une activit\u00e9 antivirale mod\u00e9r\u00e9e (ad\u00e9novirus, virus respiratoire syncytial). Cette action justifie l&rsquo;application directe de feuilles fra\u00eeches \u00e9cras\u00e9es sur les plaies pour pr\u00e9venir la surinfection.<\/p>\n<h3>E. Action antioxydante<\/h3>\n<p>Les flavono\u00efdes (<strong>lut\u00e9oline<\/strong>, <strong>apig\u00e9nine<\/strong>), les verbascosides et le <strong>plantamajoside<\/strong> conf\u00e8rent une capacit\u00e9 antioxydante \u00e9lev\u00e9e, mesur\u00e9e par les tests ORAC, DPPH et FRAP sur des extraits de <em>Plantago<\/em> spp. Cette activit\u00e9 prot\u00e8ge les cellules et les tissus du stress oxydatif, ce qui contribue \u00e0 l&rsquo;effet anti-inflammatoire et cicatrisant global.<\/p>\n<h3>F. Action immunomodulatrice<\/h3>\n<p>Les polysaccharides (mucilages) et les verbascosides stimulent l&rsquo;activit\u00e9 des cellules NK (Natural Killer) et des macrophages, renfor\u00e7ant les d\u00e9fenses immunitaires inn\u00e9es. Cet effet, document\u00e9 pour les extraits de <em>P. major<\/em> et de <em>P. lanceolata<\/em>, contribue \u00e0 la r\u00e9sistance aux infections respiratoires.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucun essai clinique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sp\u00e9cifiquement sur <em>Plantago alpina<\/em>. Les donn\u00e9es pharmacologiques sont extrapol\u00e9es du genre <em>Plantago<\/em>, en particulier de <em>P. lanceolata<\/em> et <em>P. major<\/em>, qui b\u00e9n\u00e9ficient de monographies valid\u00e9es par la Commission E allemande (1985), l&rsquo;ESCOP (2003). L&rsquo;<strong>aucubine<\/strong> et le <strong>catalpol<\/strong> font l&rsquo;objet de plus de 500 publications pr\u00e9cliniques. Le <strong>plantamajoside<\/strong> est identifi\u00e9 par la Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne comme biomarqueur de qualit\u00e9 pour les extraits de plantain lanc\u00e9ol\u00e9. Des analyses phytochimiques comparatives men\u00e9es sur diff\u00e9rentes esp\u00e8ces du genre confirment la pr\u00e9sence constante d&rsquo;<strong>aucubine<\/strong>, de <strong>catalpol<\/strong>, de <strong>lut\u00e9oline<\/strong> et de <strong>plantamajoside<\/strong>, validant scientifiquement l&rsquo;extrapolation des propri\u00e9t\u00e9s d&rsquo;une esp\u00e8ce \u00e0 l&rsquo;autre au sein du genre.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Aucubine, catalpol<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Irido\u00efdes<\/a><\/td>\n<td>Anti-inflammatoires, antibact\u00e9riens<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">Mucilages<\/a><\/td>\n<td>Polysaccharides<\/td>\n<td>\u00c9mollients, antitussifs<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Tanins<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-condenses\/\">Tanins<\/a><\/td>\n<td>Astringents<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">Flavonols<\/a><\/td>\n<td>Antioxydants<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion :<\/strong> 3 \u00e0 5 g de feuilles s\u00e8ches pour 250 ml d&rsquo;eau (d\u00e9part \u00e0 froid), infuser 10 \u00e0 15 min sous couvert, filtrer. 3 tasses par jour entre les repas, en cure de 1 \u00e0 3 semaines.<\/li>\n<li><strong>Cataplasme frais :<\/strong> 3 \u00e0 5 feuilles fra\u00eeches froiss\u00e9es entre les doigts ou l\u00e9g\u00e8rement m\u00e2ch\u00e9es, appliqu\u00e9es directement sur la plaie, la piq\u00fbre ou l&rsquo;ampoule. Maintenir avec un lien. Renouveler toutes les 2 \u00e0 3 heures.<\/li>\n<li><strong>Gargarisme :<\/strong> infusion concentr\u00e9e (10 g de feuilles s\u00e8ches pour 250 ml d&rsquo;eau), ti\u00e9die, en gargarisme 3 \u00e0 4 fois par jour pour les maux de gorge.<\/li>\n<li><strong>Sirop maison :<\/strong> infusion concentr\u00e9e additionn\u00e9e de miel \u00e0 parts \u00e9gales (1 volume d&rsquo;infusion pour 1 volume de miel), chauff\u00e9e doucement sans bouillir. 1 \u00e0 2 cuill\u00e8res \u00e0 soupe, 3 \u00e0 4 fois par jour pour la toux.<\/li>\n<li><strong>Teinture-m\u00e8re :<\/strong> plante fra\u00eeche au 1\/5 dans l&rsquo;\u00e9thanol \u00e0 45 degr\u00e9s. 30 \u00e0 50 gouttes dans un peu d&rsquo;eau, 3 fois par jour.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le plantain des Alpes, comme tous les plantains, est consid\u00e9r\u00e9 comme une plante de tr\u00e8s faible toxicit\u00e9. Aucun effet ind\u00e9sirable significatif n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 pour les esp\u00e8ces du genre <em>Plantago<\/em> aux doses traditionnelles, y compris lors d&rsquo;usage prolong\u00e9. Les seuls cas signal\u00e9s dans la litt\u00e9rature sont de rares r\u00e9actions allergiques de contact (dermatite) chez des personnes manipulant la plante fra\u00eeche de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, et d&rsquo;exceptionnelles r\u00e9actions allergiques crois\u00e9es chez les personnes sensibilis\u00e9es au pollen de <em>Plantago<\/em> (un allerg\u00e8ne majeur de la pollinose estivale). Par voie orale, la tol\u00e9rance digestive est excellente.<\/p>\n<hr>\n<h3>CONTRE-INDICATIONS ET PR\u00c9CAUTIONS<\/h3>\n<ul>\n<li>Allergie connue aux Plantaginaceae (r\u00e9action crois\u00e9e possible entre esp\u00e8ces).<\/li>\n<li>Allergie document\u00e9e au pollen de <em>Plantago<\/em> : risque th\u00e9orique de r\u00e9action crois\u00e9e par voie orale, bien que ce risque soit tr\u00e8s faible en pratique (les prot\u00e9ines allerg\u00e9niques du pollen sont d\u00e9natur\u00e9es par la chaleur de l&rsquo;infusion).<\/li>\n<li>Pas de contre-indication connue pendant la grossesse ou l&rsquo;allaitement \u2014 les plantains sont traditionnellement consid\u00e9r\u00e9s comme s\u00fbrs et sont inclus dans les tisanes de grossesse dans de nombreuses traditions. Donn\u00e9es sp\u00e9cifiques \u00e0 <em>P. alpina<\/em> inexistantes, mais profil de s\u00e9curit\u00e9 du genre est excellent.<\/li>\n<li>Les mucilages peuvent th\u00e9oriquement retarder l&rsquo;absorption d&rsquo;autres m\u00e9dicaments : respecter un intervalle de 30 \u00e0 60 minutes.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h3>INTERACTIONS M\u00c9DICAMENTEUSES<\/h3>\n<p>Les mucilages des plantains peuvent th\u00e9oriquement retarder l&rsquo;absorption intestinale de m\u00e9dicaments pris simultan\u00e9ment par voie orale, en formant un gel qui emprisonne les principes actifs. Il est conseill\u00e9 de respecter un intervalle de 30 \u00e0 60 minutes entre la prise de plantain et celle de tout m\u00e9dicament. Aucune interaction pharmacocin\u00e9tique (cytochromes P450) ou pharmacodynamique cliniquement significative n&rsquo;est document\u00e9e pour le genre <em>Plantago<\/em>. Les plantains ne contiennent ni <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/coumarines\/\">coumarines<\/a>, ni <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a>, ni compos\u00e9s susceptibles d&rsquo;interactions graves.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<h3>A. Cataplasme cicatrisant \u2014 usage de premier secours en montagne<\/h3>\n<p>Comme tous les plantains, <em>P. alpina<\/em> est utilis\u00e9 en montagne comme pansement de terrain depuis des si\u00e8cles. Les feuilles fra\u00eeches sont froiss\u00e9es entre les doigts (ou l\u00e9g\u00e8rement m\u00e2ch\u00e9es pour activer les enzymes lib\u00e9rant l&rsquo;aucubig\u00e9nine), puis appliqu\u00e9es directement sur les coupures, les \u00e9raflures, les piq\u00fbres d&rsquo;insectes (gu\u00eapes, taons, moustiques), les ampoules de marche et les petites br\u00fblures. Le cataplasme est maintenu en place par un lien v\u00e9g\u00e9tal ou un bandage et renouvel\u00e9 toutes les 2 \u00e0 3 heures. L&rsquo;effet est rapide : diminution de la douleur, de l&rsquo;inflammation et du gonflement en quelques minutes.<\/p>\n<h3>B. Infusion pectorale \u2014 toux et bronchites d&rsquo;altitude<\/h3>\n<p>La tisane de feuilles s\u00e9ch\u00e9es est employ\u00e9e contre la toux s\u00e8che et irritative, les bronchites d&rsquo;altitude, les maux de gorge et les enrouements, par analogie directe avec le plantain lanc\u00e9ol\u00e9. Elle est souvent m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 d&rsquo;autres plantes d&rsquo;altitude comme le tussilage, le thym serpolet, le bouillon-blanc ou l&rsquo;edelweiss dans les pharmacop\u00e9es domestiques montagnardes.<\/p>\n<h3>C. Gargarisme anti-inflammatoire<\/h3>\n<p>L&rsquo;infusion concentr\u00e9e, ti\u00e9die, sert de gargarisme contre les angines, les pharyngites et les inflammations des gencives. L&rsquo;astringence des tanins et l&rsquo;action anti-inflammatoire des irido\u00efdes soulagent rapidement la douleur et r\u00e9duisent le gonflement.<\/p>\n<h3>D. Usage v\u00e9t\u00e9rinaire alpin (ethnov\u00e9t\u00e9rinaire)<\/h3>\n<p>Les bergers des Alpes suisses, autrichiennes et fran\u00e7aises donnaient les plantains montagnards au b\u00e9tail d&rsquo;alpage souffrant de troubles digestifs (diarrh\u00e9es du veau, m\u00e9t\u00e9orisme), de blessures aux pattes ou de mammites. Cette pratique d&rsquo;ethnov\u00e9t\u00e9rinaire est document\u00e9e dans les enqu\u00eates ethnobotaniques men\u00e9es dans le Valais, le Tyrol et la Savoie.<\/p>\n<hr>\n<h3>R\u00c9GLEMENTATION ET STATUT<\/h3>\n<ul>\n<li>Non inscrit sp\u00e9cifiquement \u00e0 la Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne en tant qu&rsquo;esp\u00e8ce distincte. Les monographies pharmacop\u00e9iques concernent <em>Plantaginis lanceolatae folium<\/em> (feuille de plantain lanc\u00e9ol\u00e9) et <em>Plantaginis ovatae semen\/testa<\/em> (graine\/t\u00e9gument de psyllium blond).<\/li>\n<li>Non list\u00e9 dans les monographies officielles en tant qu&rsquo;esp\u00e8ce distincte.<\/li>\n<li>Usage libre en herboristerie traditionnelle par analogie avec les plantains officinaux reconnus.<\/li>\n<li>Esp\u00e8ce non menac\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle europ\u00e9enne (statut LC \u2014 Least Concern \u2014 dans la plupart des listes rouges nationales). Prot\u00e9g\u00e9e localement dans certains parcs naturels alpins (interdiction de cueillette).<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Le plantain des Alpes est un repr\u00e9sentant montagnard discret mais phytochimiquement riche et coh\u00e9rent du grand genre <em>Plantago<\/em>. Ses principaux actifs \u2014 <strong>aucubine<\/strong>, <strong>catalpol<\/strong>, <strong>lut\u00e9oline<\/strong>, <strong>plantamajoside<\/strong>, <strong>verbascosides<\/strong>, mucilages \u2014 sont les m\u00eames que ceux des plantains officinaux de plaine, ce qui valide pleinement son usage traditionnel comme anti-inflammatoire respiratoire, \u00e9mollient des muqueuses, cicatrisant des plaies et antimicrobien de terrain. L&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9tudes cliniques propres et sa faible disponibilit\u00e9 commerciale en font une plante de terrain et d&rsquo;urgence plut\u00f4t qu&rsquo;un candidat m\u00e9dicinal de premier plan pour l&rsquo;industrie pharmaceutique. Mais c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que r\u00e9side sa valeur : le plantain des Alpes reste pr\u00e9cieux pour les randonneurs, les bergers et les montagnards comme pharmacie de poche v\u00e9g\u00e9tale \u2014 un pansement vivant au bord du sentier, disponible gratuitement dans toutes les pelouses d&rsquo;altitude de l&rsquo;arc alpin. Il nous rappelle que la phytoth\u00e9rapie n&rsquo;est pas seulement une affaire de g\u00e9lules et d&rsquo;extraits standardis\u00e9s, mais aussi et d&rsquo;abord un savoir de terrain, transmis de main en main depuis des si\u00e8cles.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Plantago%20alpina\">Plants of the World Online, Kew : <em>Plantago alpina<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Plantago+alpina\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Plantago alpina<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient \/ antitussif (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Astringent<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Vuln\u00e9raire<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le plantain des Alpes est une petite esp\u00e8ce montagnarde du genre Plantago, cantonn\u00e9e aux pelouses alpines et subalpines de l&rsquo;arc alpin et des montagnes d&rsquo;Europe [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[85],"tags":[],"class_list":["post-1199","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-plantaginacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1199","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1199"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1199\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14215,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1199\/revisions\/14215"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1199"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1199"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1199"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}