{"id":1227,"date":"2026-03-26T11:38:32","date_gmt":"2026-03-26T10:38:32","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/ivraie-enivrante\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:13","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:13","slug":"ivraie-enivrante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/ivraie-enivrante\/","title":{"rendered":"IVRAIE ENIVRANTE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Ivraie%20enivrante.jpg\" alt=\"Planche botanique Ivraie enivrante\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>L&rsquo;ivraie enivrante, <em>Lolium temulentum<\/em> L., appartient \u00e0 la famille des <em>Poaceae<\/em>, sous-famille des <em>Pooideae<\/em>, tribu des <em>Poeae<\/em>. C&rsquo;est une gramin\u00e9e annuelle de 30 \u00e0 100 cm de hauteur, \u00e0 chaumes dress\u00e9s, robustes, glabres. Les feuilles sont planes, larges de 3 \u00e0 8 mm, rudes au toucher, \u00e0 ligule courte (1-2 mm) et pr\u00e9foliaison enroul\u00e9e. L&rsquo;inflorescence est un \u00e9pi distique (type ray-grass), de 10 \u00e0 25 cm, \u00e0 rachis sinueux. Les \u00e9pillets sont solitaires \u00e0 chaque n\u0153ud, appliqu\u00e9s contre le rachis par leur face \u00e9troite, contenant 4 \u00e0 10 fleurs. La glume externe est unique (les \u00e9pillets terminaux en ont 2), lanc\u00e9ol\u00e9e, rigide, plus longue que l&rsquo;\u00e9pillet ou l&rsquo;\u00e9galant. Les lemmes sont ovales, arrondies sur le dos, souvent munies d&rsquo;une ar\u00eate dorsale (absent chez var. <em>arvense<\/em>). Le caryopse est relativement gros (4-5 mm). Le syst\u00e8me racinaire est fascicul\u00e9. L&rsquo;esp\u00e8ce est diplo\u00efde (2n = 14). L&rsquo;ivraie enivrante est connue depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 comme une \u00ab\u00a0mauvaise herbe toxique\u00a0\u00bb des c\u00e9r\u00e9ales, la seule gramin\u00e9e v\u00e9ritablement toxique de la flore europ\u00e9enne.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Lolium temulentum<\/em> est une esp\u00e8ce d&rsquo;origine probable m\u00e9diterran\u00e9enne ou moyen-orientale, historiquement cosmopolite comme adventice des cultures de c\u00e9r\u00e9ales (bl\u00e9, orge, avoine). En France, elle \u00e9tait autrefois commune dans les moissons de toutes les r\u00e9gions. Aujourd&rsquo;hui, elle est en voie de disparition en Europe occidentale en raison du tri efficace des semences (trieur alv\u00e9olaire) et de l&rsquo;utilisation d&rsquo;herbicides. L&rsquo;esp\u00e8ce est une messicole stricte, li\u00e9e aux cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res traditionnelles. Elle pr\u00e9f\u00e8re les sols argileux, neutres \u00e0 calcaires. La quasi-disparition de l&rsquo;ivraie enivrante est un paradoxe de conservation : plante toxique devenue menac\u00e9e. Elle figure sur les listes rouges de plantes messicoles en voie de disparition dans plusieurs pays europ\u00e9ens.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La toxicit\u00e9 de <em>Lolium temulentum<\/em> est principalement due aux alcalo\u00efdes produits par le champignon endophyte symbiotique <em>Epichlo\u00eb<\/em> spp. (anciennement <em>Neotyphodium<\/em>). Les <strong>alcalo\u00efdes<\/strong> majeurs sont : le <strong>lolitr\u00e8me B<\/strong> (tr\u00e9mor\u00e8me indole-diterp\u00e9nique, responsable du tremblement des moutons \u00ab\u00a0ryegrass staggers\u00a0\u00bb), les <strong>ergovalines<\/strong> et <strong>ergotamines<\/strong> (alcalo\u00efdes de l&rsquo;ergot, vasoconstricteurs), la <strong>loliine<\/strong> (alcalo\u00efde pyrrolizidinique satur\u00e9, insecticide), les <strong>p\u00e9ramines<\/strong> (pyrrolopyrazine, insectifuge) et les <strong>\u00e9pipolythiodioxopip\u00e9razines<\/strong>. La <strong>t\u00e9mulentine<\/strong> (historiquement consid\u00e9r\u00e9e comme l&rsquo;alcalo\u00efde toxique sp\u00e9cifique de l&rsquo;ivraie) est en r\u00e9alit\u00e9 un m\u00e9lange mal caract\u00e9ris\u00e9. Les caryopses de plantes non infect\u00e9es par l&rsquo;endophyte sont atoxiques, confirmant le r\u00f4le essentiel du champignon dans la toxicit\u00e9. La plante elle-m\u00eame contient des <strong>polysaccharides<\/strong>, des <strong>prot\u00e9ines<\/strong>, des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> et des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> typiques des Poaceae.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les <strong>lolitr\u00e8mes<\/strong> (tr\u00e9mor\u00e8mes) exercent une inhibition puissante des canaux potassiques BK (big-conductance calcium-activated potassium channels) dans le syst\u00e8me nerveux central, provoquant une hyperexcitabilit\u00e9 neuronale, des tremblements, une ataxie et des convulsions. Les <strong>ergovalines<\/strong> agonisent les r\u00e9cepteurs dopaminergiques D\u2082 (inhibition de la s\u00e9cr\u00e9tion de prolactine) et s\u00e9rotoninergiques 5-HT\u2082 (vasoconstriction), provoquant une vasoconstriction p\u00e9riph\u00e9rique (gangr\u00e8ne des extr\u00e9mit\u00e9s : ergotisme gangreneux) et des troubles neurologiques (convulsions : ergotisme convulsif). Les <strong>loliines<\/strong> exercent des effets insecticides en inhibant les r\u00e9cepteurs nicotiniques de l&rsquo;ac\u00e9tylcholine des insectes. Les <strong>p\u00e9ramines<\/strong> sont des antiapp\u00e9tents pour les insectes herbivores. L&rsquo;ensemble de ces alcalo\u00efdes repr\u00e9sente une strat\u00e9gie de d\u00e9fense chimique du complexe plante-champignon contre les herbivores et les pathog\u00e8nes.<\/p>\n<hr>\n<h3>Propri\u00e9t\u00e9s th\u00e9rapeutiques document\u00e9es<\/h3>\n<p>L&rsquo;ivraie enivrante ne poss\u00e8de aucune propri\u00e9t\u00e9 th\u00e9rapeutique document\u00e9e. L&rsquo;usage narcotique et antalgique traditionnel \u00e9tait fond\u00e9 sur les effets neurotoxiques des alcalo\u00efdes de l&rsquo;endophyte et ne constitue \u00e9videmment pas un usage th\u00e9rapeutique acceptable. La plante est toxique et ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9e en m\u00e9decine.<\/p>\n<hr>\n<h3>Indications en phytoth\u00e9rapie clinique<\/h3>\n<p>Aucune indication en phytoth\u00e9rapie. L&rsquo;esp\u00e8ce est toxique et n&rsquo;est pas commercialis\u00e9e comme plante m\u00e9dicinale. Son int\u00e9r\u00eat est historique (parabole du bon grain et de l&rsquo;ivraie), toxicologique (mod\u00e8le d&rsquo;intoxication par les endophytes) et conservatoire (messicole menac\u00e9e).<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>La recherche sur <em>L. temulentum<\/em> est active dans trois domaines. (1) <strong>Symbiose gramin\u00e9e-endophyte<\/strong> : le syst\u00e8me ivraie-<em>Epichlo\u00eb<\/em> est un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9tude de la symbiose mutualiste (le champignon prot\u00e8ge la plante contre les herbivores ; la plante fournit nutriments et transmission verticale au champignon). (2) <strong>Alcalo\u00efdes de l&rsquo;ergot<\/strong> : la biosynth\u00e8se des ergovalines par les endophytes des gramin\u00e9es est \u00e9tudi\u00e9e pour d\u00e9velopper des cultivars de gramin\u00e9es fourrag\u00e8res (<em>Lolium perenne<\/em>, <em>Festuca arundinacea<\/em>) portant des endophytes modifi\u00e9s produisant des alcalo\u00efdes insecticides mais non toxiques pour le b\u00e9tail. (3) <strong>Conservation des messicoles<\/strong> : l&rsquo;ivraie enivrante, autrefois fl\u00e9au des moissons, est aujourd&rsquo;hui inscrite sur les listes rouges de plusieurs pays europ\u00e9ens comme plante messicole en voie de disparition. Des programmes de conservation ex situ et de resemis dans des parcelles de c\u00e9r\u00e9ales extensives sont en cours.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Alcalo\u00efdes<\/td>\n<td>Alcalo\u00efde<\/td>\n<td>Constituant actif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lolitr\u00e8me b<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ergovalines<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ergotamines<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Loliine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune posologie applicable. L&rsquo;usage th\u00e9rapeutique est contre-indiqu\u00e9 en raison de la toxicit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>L&rsquo;ingestion de graines d&rsquo;ivraie contamin\u00e9es par l&rsquo;endophyte est toxique. La contamination des farines de bl\u00e9 par des graines d&rsquo;ivraie \u00e9tait autrefois une cause importante d&rsquo;intoxication collective. Aujourd&rsquo;hui, le tri m\u00e9canique et la r\u00e9glementation sur les impuret\u00e9s des c\u00e9r\u00e9ales ont \u00e9limin\u00e9 ce risque.<\/p>\n<hr>\n<h3>Interactions m\u00e9dicamenteuses<\/h3>\n<p>Aucune interaction pertinente, l&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;\u00e9tant pas utilis\u00e9e en th\u00e9rapeutique. Les alcalo\u00efdes de l&rsquo;ergot (ergovaline) potentialisent les vasoconstricteurs et interagissent avec les agonistes dopaminergiques, mais cette interaction n&rsquo;a de pertinence que dans le contexte de l&rsquo;intoxication.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p>L&rsquo;intoxication par l&rsquo;ivraie enivrante (\u00ab\u00a0ivresse de l&rsquo;ivraie\u00a0\u00bb, <em>temulismus<\/em>) se manifeste par des vertiges, des troubles de la vision (mydriase, diplopie), des c\u00e9phal\u00e9es, des naus\u00e9es, des vomissements, une somnolence, une d\u00e9marche \u00e9brieuse (ataxie), des tremblements et, dans les cas graves, des convulsions et un coma. La mortalit\u00e9 est rare mais document\u00e9e historiquement. Le tableau clinique est celui d&rsquo;un ergotisme combin\u00e9 \u00e0 une intoxication par les tr\u00e9mor\u00e8mes. La DL50 des lolitr\u00e8mes chez la souris est de l&rsquo;ordre de 1 mg\/kg par voie IP. Le traitement est symptomatique (anticonvulsivants, r\u00e9hydratation). La toxicit\u00e9 est strictement li\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sence de l&rsquo;endophyte : les plantes non infect\u00e9es sont inoffensives. Le champignon est transmis verticalement par les graines (infection maternelle \u00e0 100 % de la descendance).<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;ivraie enivrante est l&rsquo;une des plantes les plus cit\u00e9es dans les textes anciens. Mentionn\u00e9e dans l&rsquo;Ancien et le Nouveau Testament (parabole du bon grain et de l&rsquo;ivraie, Matthieu 13:24-30), elle symbolise le mal m\u00eal\u00e9 au bien. Le mot latin <em>temulentum<\/em> signifie \u00ab\u00a0ivre\u00a0\u00bb, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;intoxication provoqu\u00e9e par la consommation de farine contamin\u00e9e par des graines d&rsquo;ivraie. Les sympt\u00f4mes (vertiges, troubles de la vision, naus\u00e9es, \u00e9bri\u00e9t\u00e9, convulsions) \u00e9taient bien connus des anciens. L&rsquo;intoxication a longtemps \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e \u00e0 un <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efde<\/a> de la plante elle-m\u00eame, mais les recherches modernes ont montr\u00e9 que la toxicit\u00e9 provient d&rsquo;un champignon endophyte symbiotique (<em>Epichlo\u00eb typhina<\/em> var. <em>lolii<\/em> \/ <em>Neotyphodium<\/em> spp.) produisant des alcalo\u00efdes toxiques. Paradoxalement, l&rsquo;ivraie a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e en m\u00e9decine populaire comme narcotique, antispasmodique et r\u00e9vulsif : les graines, appliqu\u00e9es en cataplasme, servaient contre les n\u00e9vralgies et les douleurs rhumatismales.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conservation et culture<\/h3>\n<p><em>L. temulentum<\/em> est en forte r\u00e9gression dans toute l&rsquo;Europe occidentale. En France, l&rsquo;esp\u00e8ce est class\u00e9e \u00ab\u00a0En danger critique\u00a0\u00bb (CR) dans de nombreuses r\u00e9gions. Elle est inscrite dans les plans de conservation des plantes messicoles. La culture est possible par semis en automne dans une parcelle de c\u00e9r\u00e9ales d&rsquo;hiver (la plante est adapt\u00e9e au cycle des c\u00e9r\u00e9ales). La germination est rapide. L&rsquo;esp\u00e8ce ne persiste que dans les cultures non trait\u00e9es et \u00e0 semences non tri\u00e9es. Les conservatoires botaniques nationaux maintiennent des collections de graines.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>IVRAIE ENIVRANTE pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Bruneton J. <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>. 5e \u00e9d. Paris : Lavoisier Tec &amp; Doc ; 2016.<br \/>\nSchardl C.L. et al. Symbioses of grasses with seedborne fungal endophytes. <em>Annual Review of Plant Biology<\/em>. 2004;55:315-340.<br \/>\nGallagher R.T. et al. Lolitrem B, a neurotoxin from perennial ryegrass. <em>Tetrahedron Letters<\/em>. 1981;22(23):2197-2198.<br \/>\nJauzein P. <em>Flore des champs cultiv\u00e9s<\/em>. Paris : INRA ; 1995.<br \/>\nTison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/p>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antalgique<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE L&rsquo;ivraie enivrante, Lolium temulentum L., appartient \u00e0 la famille des Poaceae, sous-famille des Pooideae, tribu des Poeae. 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