{"id":1231,"date":"2026-03-26T11:38:36","date_gmt":"2026-03-26T10:38:36","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/orge-cultivee\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:13","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:13","slug":"orge-cultivee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/orge-cultivee\/","title":{"rendered":"ORGE CULTIV\u00c9E"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Orge%20cultiv%C3%A9e.jpg\" alt=\"Planche botanique Orge cultiv\u00e9e\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>Orge cultiv\u00e9e<\/strong> (<em>Hordeum vulgare<\/em> L.) est une gramin\u00e9e annuelle de la famille des <strong>Poaceae<\/strong>. Le genre <em>Hordeum<\/em> comprend une trentaine d&rsquo;esp\u00e8ces. L&rsquo;Orge est l&rsquo;une des plus anciennes c\u00e9r\u00e9ales domestiqu\u00e9es, avec le bl\u00e9 et l&rsquo;engrain, dans le Croissant fertile il y a environ 10 000 ans. Son anc\u00eatre sauvage est <em>Hordeum spontaneum<\/em>. On distingue l&rsquo;orge \u00e0 6 rangs (<em>H. vulgare<\/em> var. <em>hexastichon<\/em>) et l&rsquo;orge \u00e0 2 rangs (<em>H. vulgare<\/em> var. <em>distichon<\/em>), selon le nombre d&rsquo;\u00e9pillets fertiles par n\u0153ud.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Gramin\u00e9e annuelle de <strong>50 \u00e0 120 cm<\/strong>, dress\u00e9e. Les tiges (chaumes) sont creuses, lisses, \u00e0 n\u0153uds bien marqu\u00e9s. Les feuilles sont alternes, lin\u00e9aires, de 8 \u00e0 15 mm de large, \u00e0 pr\u00e9foliaison enroul\u00e9e. La ligule est courte, membraneuse. Les <strong>oreillettes<\/strong> sont grandes, embrassantes, glabres, caract\u00e9ristiques de l&rsquo;orge (crit\u00e8re de distinction avec le bl\u00e9). L&rsquo;inflorescence est un <strong>\u00e9pi<\/strong> dense, de 5 \u00e0 12 cm (hors ar\u00eates), portant des groupes de 3 \u00e9pillets \u00e0 chaque n\u0153ud du rachis. Selon les vari\u00e9t\u00e9s, les 3 \u00e9pillets sont tous fertiles (orge \u00e0 6 rangs) ou seul l&rsquo;\u00e9pillet central est fertile (orge \u00e0 2 rangs). Les glumes sont lin\u00e9aires, arist\u00e9es. Les lemmes portent de longues <strong>ar\u00eates<\/strong> droites pouvant atteindre 15 cm, donnant \u00e0 l&rsquo;\u00e9pi un aspect h\u00e9riss\u00e9. Le grain (caryopse) est fusiforme, adh\u00e9rent aux glumelles chez les orges v\u00eatues, libre chez les orges nues. Floraison en mai-juin.<\/p>\n<hr>\n<h3>Habitat et r\u00e9partition<\/h3>\n<p>L&rsquo;Orge cultiv\u00e9e est originaire du <strong>Croissant fertile<\/strong> (Irak, Syrie, Turquie, Isra\u00ebl). Elle est aujourd&rsquo;hui cultiv\u00e9e dans le monde entier, des r\u00e9gions subarctiques (Islande, Norv\u00e8ge) aux zones semi-arides subtropicales. C&rsquo;est la <strong>quatri\u00e8me c\u00e9r\u00e9ale mondiale<\/strong> en superficie. Les principaux producteurs sont la Russie, la France, l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Australie et le Canada. En France, l&rsquo;orge occupe environ 1,8 million d&rsquo;hectares, principalement en Beauce, Picardie, Champagne et Centre. L&rsquo;orge d&rsquo;hiver (sem\u00e9e en octobre) et l&rsquo;orge de printemps (sem\u00e9e en mars) constituent les deux types culturaux.<\/p>\n<hr>\n<h3>Exigences \u00e9cologiques<\/h3>\n<p>L&rsquo;Orge est la c\u00e9r\u00e9ale la plus <strong>rustique et adaptable<\/strong>. Elle tol\u00e8re la s\u00e9cheresse, les sols calcaires, les sols salins et les altitudes \u00e9lev\u00e9es mieux que le bl\u00e9. Son cycle court (90-120 jours pour l&rsquo;orge de printemps) lui permet de s&rsquo;adapter aux saisons courtes des hautes latitudes. Le pH optimal est de 6 \u00e0 8 (elle supporte les sols calcaires mieux que l&rsquo;avoine). Elle est sensible \u00e0 l&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;humidit\u00e9 et aux sols acides (pH &lt; 5,5). Les besoins en eau sont mod\u00e9r\u00e9s (350-500 mm sur le cycle). L&#039;orge est exigeante en phosphore et potassium, mod\u00e9r\u00e9ment en azote (un exc\u00e8s provoque la verse).<\/p>\n<hr>\n<h3>Cycle de vie et ph\u00e9nologie<\/h3>\n<p>L&rsquo;Orge de printemps se s\u00e8me de f\u00e9vrier \u00e0 avril et se r\u00e9colte en juillet-ao\u00fbt. L&rsquo;orge d&rsquo;hiver se s\u00e8me en octobre-novembre et se r\u00e9colte en juin-juillet. La <strong>vernalisation<\/strong> (exposition au froid hivernal) est n\u00e9cessaire pour les vari\u00e9t\u00e9s d&rsquo;hiver. La montaison intervient au printemps. L&rsquo;<strong>\u00e9piaison<\/strong> est pr\u00e9coce par rapport au bl\u00e9. La floraison est <strong>cl\u00e9istogame<\/strong> (les fleurs se f\u00e9condent avant l&rsquo;ouverture des glumelles), ce qui explique le taux d&rsquo;autogamie tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 (&gt;99 %). La maturation est rapide. L&rsquo;orge m\u00fbrit 2 \u00e0 3 semaines avant le bl\u00e9, d&rsquo;o\u00f9 le proverbe paysan : \u00ab L&rsquo;orge m\u00e8ne au bl\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Le grain d&rsquo;orge contient 60-65 % d&rsquo;<strong>amidon<\/strong>, 10-14 % de <strong>prot\u00e9ines<\/strong> (horde\u00efnes, glut\u00e9lines), 2-3 % de lipides, 4-9 % de <strong>fibres<\/strong> dont les <strong>b\u00eata-glucanes<\/strong> (3-7 %), polysaccharides solubles aux effets b\u00e9n\u00e9fiques reconnus sur la sant\u00e9. Les b\u00eata-glucanes de l&rsquo;orge abaissent le cholest\u00e9rol sanguin et modulent la glyc\u00e9mie postprandiale. L&rsquo;orge contient des <strong>tocotri\u00e9nols<\/strong> (forme de vitamine E), des <strong>compos\u00e9s ph\u00e9noliques<\/strong> (acides hydroxycinnamiques, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proanthocyanidines\/\">proanthocyanidines<\/a>), des <strong>min\u00e9raux<\/strong> (phosphore, magn\u00e9sium, fer, zinc) et des <strong>vitamines B<\/strong>. L&rsquo;orge contient du <strong>gluten<\/strong> (horde\u00efnes), ce qui la rend impropre \u00e0 la consommation par les c\u0153liaques. Le malt d&rsquo;orge est riche en enzymes (amylases, prot\u00e9ases) essentielles au brassage.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;eau d&rsquo;orge (d\u00e9coction de grains) est un rem\u00e8de populaire universel comme <strong>\u00e9mollient<\/strong>, <strong>rafra\u00eechissant<\/strong> et <strong>diur\u00e9tique<\/strong> l\u00e9ger, prescrit dans les fi\u00e8vres, les inflammations digestives et urinaires. Les <strong>b\u00eata-glucanes<\/strong> de l&rsquo;orge b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;all\u00e9gations de sant\u00e9 approuv\u00e9es par l&rsquo;EFSA : la consommation de 3 g\/jour de b\u00eata-glucanes d&rsquo;orge contribue au maintien d&rsquo;un <strong>taux de cholest\u00e9rol<\/strong> normal. L&rsquo;herbe d&rsquo;orge (jeunes pousses) est commercialis\u00e9e comme \u00ab superaliment \u00bb sous forme de poudre ou de jus, riche en <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/chlorophylle\/\">chlorophylle<\/a>, enzymes, vitamines et antioxydants, bien que les preuves scientifiques de ses b\u00e9n\u00e9fices restent limit\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicit\u00e9<\/h3>\n<p>L&rsquo;Orge cultiv\u00e9e est <strong>non toxique<\/strong>. Les ar\u00eates des \u00e9pis peuvent cependant causer des blessures m\u00e9caniques aux muqueuses buccales du b\u00e9tail et s&rsquo;incruster dans les gencives des chiens. L&rsquo;orge contient du gluten et est contre-indiqu\u00e9e en cas de <strong>maladie c\u0153liaque<\/strong>. Les mycotoxines (d\u00e9oxynival\u00e9nol, z\u00e9aral\u00e9none) peuvent contaminer les grains en cas de mauvaises conditions de r\u00e9colte ou de stockage.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Donn\u00e9es cliniques limit\u00e9es ; usage essentiellement traditionnel. <strong>Niveau de preuve :<\/strong> usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Amidon<\/td>\n<td>Polysaccharide<\/td>\n<td>R\u00e9serve glucidique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Prot\u00e9ines<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Fibres<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>B\u00eata-glucanes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Tocotri\u00e9nols<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Usage traditionnel en infusion (d\u00e9part \u00e0 froid) ; pas de forme standardis\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Toxicit\u00e9 non document\u00e9e ; en l\u2019absence de donn\u00e9es, s\u2019abstenir de tout usage interne non encadr\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;Orge est une c\u00e9r\u00e9ale aux usages alimentaires et industriels majeurs. L&rsquo;usage principal en Europe est le <strong>maltage<\/strong> pour la production de <strong>bi\u00e8re<\/strong> : le grain germ\u00e9 (malt) d\u00e9veloppe les enzymes n\u00e9cessaires \u00e0 la conversion de l&rsquo;amidon en sucres fermentescibles. La bi\u00e8re est la boisson alcoolis\u00e9e la plus consomm\u00e9e au monde. Le malt entre aussi dans la production de <strong>whisky<\/strong> (single malt \u00e9cossais), de <strong>vinaigre de malt<\/strong> et d&rsquo;<strong>extraits de malt<\/strong> alimentaires. En alimentation directe, l&rsquo;orge mond\u00e9 (grain complet d\u00e9barrass\u00e9 des enveloppes) ou l&rsquo;orge perl\u00e9 (poli) est consomm\u00e9 en <strong>soupes<\/strong>, en <strong>risottos<\/strong> (orzotto italien), en salades froides et en porridges. Le <strong>caf\u00e9 d&rsquo;orge<\/strong> (orzo en Italie) est un substitut de caf\u00e9 tr\u00e8s populaire en Italie. En alimentation animale, l&rsquo;orge est la c\u00e9r\u00e9ale de base pour les porcs et les bovins.<\/p>\n<hr>\n<h3>Culture et entretien<\/h3>\n<p>La culture de l&rsquo;orge est similaire \u00e0 celle du bl\u00e9. Le semis se fait \u00e0 la vol\u00e9e ou en lignes (300-350 grains\/m\u00b2). Le sol est pr\u00e9par\u00e9 par labour ou travail simplifi\u00e9. L&rsquo;orge de printemps n\u00e9cessite un sol r\u00e9chauff\u00e9. La fertilisation azot\u00e9e est mod\u00e9r\u00e9e (80-120 unit\u00e9s\/ha). Le d\u00e9sherbage est n\u00e9cessaire (adventices classiques des c\u00e9r\u00e9ales). Les maladies principales sont l&rsquo;<strong>helminthosporiose<\/strong>, la <strong>rhynchosporiose<\/strong>, l&rsquo;<strong>o\u00efdium<\/strong> et la <strong>rouille naine<\/strong>. Le pucerons des \u00e9pis est le principal ravageur. La r\u00e9colte se fait \u00e0 la moissonneuse-batteuse lorsque le grain atteint 14-15 % d&rsquo;humidit\u00e9. Au jardin, l&rsquo;orge peut \u00eatre cultiv\u00e9e comme couvert v\u00e9g\u00e9tal d&rsquo;hiver ou pour la production de jeunes pousses.<\/p>\n<hr>\n<h3>Associations v\u00e9g\u00e9tales<\/h3>\n<p>En tant que culture, l&rsquo;orge s&rsquo;int\u00e8gre dans les <strong>rotations c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res<\/strong> classiques : colza-bl\u00e9-orge, ou betterave-bl\u00e9-orge. Elle est un bon pr\u00e9c\u00e9dent pour le bl\u00e9. En culture biologique, elle s&rsquo;associe aux l\u00e9gumineuses (pois, f\u00e9verole) en m\u00e9langes c\u00e9r\u00e9ales-prot\u00e9agineux. Les messicoles associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;orge sont les m\u00eames que celles des champs de bl\u00e9 : Bleuet, Coquelicot, Matricaire, Nielle.<\/p>\n<hr>\n<h3>Int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique<\/h3>\n<p>L&rsquo;Orge cultiv\u00e9e, en tant que couvert hivernal, prot\u00e8ge le sol de l&rsquo;\u00e9rosion et limite le lessivage des nitrates pendant l&rsquo;hiver. Les chaumes apr\u00e8s moisson offrent un habitat temporaire \u00e0 la faune des plaines (perdrix, alouettes, li\u00e8vres). La diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique des orges cultiv\u00e9es et sauvages constitue un patrimoine \u00e0 pr\u00e9server face au changement climatique. Les vari\u00e9t\u00e9s anciennes et les orges nues font l&rsquo;objet d&rsquo;un regain d&rsquo;int\u00e9r\u00eat en agriculture biologique et en alimentation sant\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h3>Folklore et symbolisme<\/h3>\n<p>L&rsquo;Orge est l&rsquo;une des c\u00e9r\u00e9ales les plus anciennes de la civilisation. Dans l&rsquo;<strong>\u00c9gypte ancienne<\/strong>, elle servait \u00e0 fabriquer la bi\u00e8re (zythum), offrande aux dieux et salaire des ouvriers. En Gr\u00e8ce antique, les grains d&rsquo;orge (krith\u00e9) \u00e9taient jet\u00e9s sur les victimes sacrificielles. Dans la tradition celtique, l&rsquo;orge \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 <strong>C\u00e9r\u00e8s<\/strong> et \u00e0 la fertilit\u00e9. Le <strong>John Barleycorn<\/strong> (Jean Grain-d&rsquo;Orge) est une figure folklorique anglo-saxonne personnifiant l&rsquo;orge, dont la \u00ab mort \u00bb (moisson) et la \u00ab r\u00e9surrection \u00bb (brassage en bi\u00e8re) symbolisent le cycle \u00e9ternel de la nature. Robert Burns lui consacra un po\u00e8me c\u00e9l\u00e8bre. L&rsquo;orge symbolise l&rsquo;<strong>abondance<\/strong>, la <strong>f\u00e9condit\u00e9<\/strong> et la <strong>convivialit\u00e9<\/strong>.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions possibles<\/h3>\n<p>L&rsquo;Orge se distingue des autres c\u00e9r\u00e9ales par ses <strong>longues ar\u00eates droites<\/strong> et ses \u00e9pillets group\u00e9s par 3 \u00e0 chaque n\u0153ud. Le <strong>Bl\u00e9<\/strong> (<em>Triticum<\/em>) a des \u00e9pillets solitaires et des ar\u00eates plus courtes ou absentes. Le <strong>Seigle<\/strong> (<em>Secale cereale<\/em>) a des \u00e9pillets solitaires et un \u00e9pi plus souple. L&rsquo;<strong>Orge des rats<\/strong> (<em>Hordeum murinum<\/em>), mauvaise herbe des trottoirs, est beaucoup plus petite et \u00e0 \u00e9pis fragiles. Le <strong>Chiendent<\/strong> a un \u00e9pi distique sans ar\u00eates longues. Les <strong>grandes oreillettes<\/strong> embrassantes de l&rsquo;orge sont le crit\u00e8re v\u00e9g\u00e9tatif le plus fiable pour la distinguer du bl\u00e9 au stade feuillu.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>ORGE CULTIV\u00c9E pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Hordeum%20vulgare\">Plants of the World Online, Kew : <em>Hordeum vulgare<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Hordeum+vulgare\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Hordeum vulgare<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE L&rsquo;Orge cultiv\u00e9e (Hordeum vulgare L.) est une gramin\u00e9e annuelle de la famille des Poaceae. Le genre Hordeum comprend une trentaine d&rsquo;esp\u00e8ces. [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-1231","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-poacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1231","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1231"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1231\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13752,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1231\/revisions\/13752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1231"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1231"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1231"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}