{"id":1243,"date":"2026-03-26T11:38:52","date_gmt":"2026-03-26T10:38:52","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/vulpin-des-champs\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:12","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:12","slug":"vulpin-des-champs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/vulpin-des-champs\/","title":{"rendered":"VULPIN DES CHAMPS"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Vulpin%20des%20champs.jpg\" alt=\"Planche botanique VULPIN DES CHAMPS\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le <strong>Vulpin des champs<\/strong> (<em>Alopecurus myosuroides<\/em> Huds.) appartient \u00e0 la famille des <strong>Poac\u00e9es<\/strong> (Gramin\u00e9es). Le nom <em>Alopecurus<\/em> vient du grec <em>alopex<\/em> (renard) et <em>oura<\/em> (queue), l&rsquo;\u00e9pi cylindrique \u00e9voquant une queue de renard. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>myosuroides<\/em> signifie \u00ab semblable \u00e0 une queue de souris \u00bb (<em>myos<\/em>, souris ; <em>oura<\/em>, queue). Synonymes : <em>Alopecurus agrestis<\/em> L. Noms vernaculaires : vulpin des champs, queue-de-renard des champs, jouet du vent.<\/p>\n<p>Plante annuelle de 20 \u00e0 80 cm de hauteur. Les chaumes sont dress\u00e9s ou genouill\u00e9s \u00e0 la base, gr\u00eales, lisses, glabres. Les feuilles sont planes, de 3 \u00e0 7 mm de large, scabres sur les bords, \u00e0 gaine ouverte. La ligule est membraneuse, tronqu\u00e9e, de 2 \u00e0 5 mm. L&rsquo;inflorescence est un \u00e9pi cylindrique solitaire, de 3 \u00e0 12 cm de long et 4 \u00e0 7 mm de large, effil\u00e9 aux deux extr\u00e9mit\u00e9s, d&rsquo;aspect soyeux-verd\u00e2tre, puis jaun\u00e2tre \u00e0 maturit\u00e9. Les \u00e9pillets sont uniflores, de 5 \u00e0 7 mm, fortement comprim\u00e9s lat\u00e9ralement. Les glumes sont soud\u00e9es \u00e0 la base, car\u00e9n\u00e9es, cili\u00e9es sur la car\u00e8ne. La lemme porte une ar\u00eate dorsale genouill\u00e9e, de 5 \u00e0 10 mm, d\u00e9passant nettement l&rsquo;\u00e9pillet. Le caryopse est petit, aplati.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Alopecurus myosuroides<\/em> est une esp\u00e8ce d&rsquo;origine eurasiatique, native d&rsquo;Europe m\u00e9ridionale et centrale, d&rsquo;Asie occidentale et d&rsquo;Afrique du Nord. Son aire s&rsquo;est consid\u00e9rablement \u00e9tendue avec l&rsquo;agriculture c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re : elle est aujourd&rsquo;hui pr\u00e9sente dans toute l&rsquo;Europe, l&rsquo;Asie temp\u00e9r\u00e9e, l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et du Sud, l&rsquo;Australie et la Nouvelle-Z\u00e9lande.<\/p>\n<p>Le vulpin des champs est une adventice majeure des cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res d&rsquo;hiver (bl\u00e9, orge, colza). On le trouve aussi dans les cultures de lin, de betteraves, les bords de chemins et les friches sur substrats frais. Il pr\u00e9f\u00e8re les sols argileux \u00e0 limono-argileux, neutres \u00e0 calcaires, frais et fertiles. C&rsquo;est une esp\u00e8ce nitrophile et m\u00e9sohygrophile, caract\u00e9ristique des communaut\u00e9s d&rsquo;adventices des <em>Aperetalia spicae-venti<\/em>. Il germe principalement en automne, comme les c\u00e9r\u00e9ales d&rsquo;hiver qu&rsquo;il accompagne.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et conservation<\/h3>\n<p><em>Alopecurus myosuroides<\/em> est une esp\u00e8ce tr\u00e8s commune dans les r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res, non menac\u00e9e, class\u00e9e en \u00ab pr\u00e9occupation mineure \u00bb (LC). Elle est au contraire consid\u00e9r\u00e9e comme une adventice probl\u00e9matique, dont les populations r\u00e9sistantes aux herbicides constituent un d\u00e9fi agronomique mondial.<\/p>\n<p>Sur le plan \u00e9cologique, le vulpin des champs joue un r\u00f4le dans les \u00e9cosyst\u00e8mes agricoles. Ses graines nourrissent les oiseaux granivores des plaines (alouette des champs, bruant proyer, linotte m\u00e9lodieuse). Sa pr\u00e9sence dans les chaumes et les cultures d&rsquo;hiver fournit un couvert v\u00e9g\u00e9tal pour les invert\u00e9br\u00e9s et les micro-mammif\u00e8res.<\/p>\n<p>Paradoxalement, le d\u00e9clin des adventices des cultures (dont le vulpin) li\u00e9 au d\u00e9sherbage intensif est consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des facteurs du d\u00e9clin des oiseaux des plaines agricoles en Europe. La gestion \u00e9quilibr\u00e9e des adventices est un enjeu de biodiversit\u00e9 autant que d&rsquo;agronomie.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Aucune partie n\u2019a d\u2019usage m\u00e9dicinal officinal \u00e9tabli.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La composition chimique d&rsquo;<em>Alopecurus myosuroides<\/em> est typique des Poac\u00e9es annuelles :<\/p>\n<p><strong>Glucides<\/strong> : <strong>cellulose<\/strong>, <strong>h\u00e9micelluloses<\/strong> (arabinoxylanes), <strong>amidon<\/strong> dans les grains, <strong>fructanes<\/strong> dans les parties v\u00e9g\u00e9tatives.<\/p>\n<p><strong>Prot\u00e9ines<\/strong> : 8 \u00e0 15 % MS selon le stade, avec un profil aminoacidique classique des gramin\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Compos\u00e9s ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong>acide f\u00e9rulique<\/strong> et <strong>acide p-coumarique<\/strong> li\u00e9s aux parois cellulaires. <strong>Flavono\u00efdes C-glycosyl\u00e9s<\/strong> (<strong>tricine<\/strong>, <strong>isovitexine<\/strong>).<\/p>\n<p><strong>Benzoxazino\u00efdes<\/strong> : des <strong>DIBOA<\/strong> (2,4-dihydroxy-1,4-benzoxazin-3-one) et <strong>DIMBOA<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s dans les parties a\u00e9riennes, jouant un r\u00f4le dans la d\u00e9fense contre les herbivores et l&rsquo;all\u00e9lopathie.<\/p>\n<p><strong>Lipides<\/strong> : profil classique des Poac\u00e9es, avec <strong>acide linol\u00e9ique<\/strong> et <strong>acide \u03b1-linol\u00e9nique<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Min\u00e9raux<\/strong> : <strong>silicium<\/strong> (phytolithes), <strong>potassium<\/strong>, <strong>phosphore<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Enzymes de d\u00e9toxification<\/strong> : <em>A. myosuroides<\/em> est remarquable par la diversit\u00e9 de ses <strong>glutathion-S-transf\u00e9rases<\/strong> (GST) et <strong>cytochromes P450<\/strong>, enzymes impliqu\u00e9es dans la r\u00e9sistance aux herbicides.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Il n&rsquo;existe pratiquement aucune donn\u00e9e pharmacologique sur <em>Alopecurus myosuroides<\/em> en tant que plante m\u00e9dicinale. Les activit\u00e9s biologiques document\u00e9es sont li\u00e9es \u00e0 ses composants communs avec d&rsquo;autres Poac\u00e9es :<\/p>\n<p><strong>All\u00e9lopathie<\/strong> : les benzoxazino\u00efdes et leurs produits de d\u00e9gradation dans le sol inhibent la germination et la croissance de plantes comp\u00e9titrices, un ph\u00e9nom\u00e8ne exploitable en agriculture comme bio-herbicides.<\/p>\n<p><strong>Allerg\u00e9nicit\u00e9<\/strong> : le pollen de vulpin est un allerg\u00e8ne de gramin\u00e9es contribuant aux pollinoses printani\u00e8res, avec une r\u00e9activit\u00e9 crois\u00e9e \u00e9lev\u00e9e avec les autres Poac\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sistance aux herbicides<\/strong> : les m\u00e9canismes biochimiques de r\u00e9sistance du vulpin (GST, P450, mutations de la cible ACCase et ALS) sont intens\u00e9ment \u00e9tudi\u00e9s. Ces enzymes de d\u00e9toxification pourraient, th\u00e9oriquement, pr\u00e9senter un int\u00e9r\u00eat en pharmacologie pour comprendre les m\u00e9canismes de r\u00e9sistance aux x\u00e9nobiotiques, mais aucune application th\u00e9rapeutique n&rsquo;est document\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Le vulpin des champs ne poss\u00e8de aucune indication th\u00e9rapeutique. La plante n&rsquo;est utilis\u00e9e ni en phytoth\u00e9rapie traditionnelle ni en m\u00e9decine moderne. Son int\u00e9r\u00eat r\u00e9side exclusivement dans les domaines agronomique, \u00e9cologique et de la biologie de la r\u00e9sistance aux herbicides.<\/p>\n<hr>\n<h3>Donn\u00e9es cliniques<\/h3>\n<p>Aucune donn\u00e9e clinique n&rsquo;existe pour <em>Alopecurus myosuroides<\/em> en m\u00e9decine humaine. Les seules donn\u00e9es cliniques en rapport concernent l&rsquo;allergologie pollinique (tests diagnostiques et immunoth\u00e9rapie incluant des extraits de pollen de Poac\u00e9es).<\/p>\n<hr>\n<h3>Recherche contemporaine<\/h3>\n<p>La recherche sur <em>Alopecurus myosuroides<\/em> est tr\u00e8s active dans le domaine de la r\u00e9sistance aux herbicides :<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sistance m\u00e9tabolique<\/strong> : le vulpin des champs est devenu le mod\u00e8le mondial d&rsquo;\u00e9tude de la r\u00e9sistance m\u00e9tabolique aux herbicides. Les enzymes <strong>cytochromes P450<\/strong> (CYP) et <strong>glutathion-S-transf\u00e9rases<\/strong> (GST) conf\u00e8rent une r\u00e9sistance \u00e0 de multiples familles d&rsquo;herbicides (inhibiteurs de l&rsquo;ACCase, inhibiteurs de l&rsquo;ALS, prosulfocarbe, pendim\u00e9thaline). Cette r\u00e9sistance crois\u00e9e menace la durabilit\u00e9 du d\u00e9sherbage chimique.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sistance par mutation de cible<\/strong> : des mutations ponctuelles dans les g\u00e8nes de l&rsquo;<strong>ACCase<\/strong> et de l&rsquo;<strong>ALS<\/strong> conf\u00e8rent une r\u00e9sistance \u00e0 des herbicides sp\u00e9cifiques. Le s\u00e9quen\u00e7age de ces g\u00e8nes permet un diagnostic mol\u00e9culaire rapide de la r\u00e9sistance.<\/p>\n<p><strong>Gestion int\u00e9gr\u00e9e<\/strong> : les strat\u00e9gies alternatives (labour, faux-semis, rotation culturale, cultures comp\u00e9titives, biocontr\u00f4le) sont d\u00e9velopp\u00e9es et test\u00e9es pour contourner la r\u00e9sistance aux herbicides.<\/p>\n<p><strong>G\u00e9nomique<\/strong> : le s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome de <em>A. myosuroides<\/em> est en cours, visant \u00e0 identifier l&rsquo;ensemble des g\u00e8nes de r\u00e9sistance et \u00e0 comprendre leur r\u00e9gulation.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Glucides<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cellulose<\/td>\n<td>Fibre<\/td>\n<td>Constituant structural<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>H\u00e9micelluloses<\/td>\n<td>Fibre<\/td>\n<td>Constituant structural<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Amidon<\/td>\n<td>Polysaccharide<\/td>\n<td>R\u00e9serve glucidique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Fructanes<\/td>\n<td>Polysaccharide<\/td>\n<td>Pr\u00e9biotique<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune posologie n&rsquo;est recommandable pour <em>Alopecurus myosuroides<\/em>, cette esp\u00e8ce n&rsquo;ayant aucun usage m\u00e9dicinal document\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Allergie pollinique<\/strong> : le pollen de vulpin contribue aux pollinoses aux gramin\u00e9es. Les sujets sensibilis\u00e9s doivent \u00e9viter le contact avec les \u00e9pis en fleur.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sistance aux herbicides<\/strong> : la manipulation de populations r\u00e9sistantes n\u00e9cessite des pr\u00e9cautions pour \u00e9viter la diss\u00e9mination de graines r\u00e9sistantes. Ce n&rsquo;est pas un risque sanitaire direct mais un enjeu agroenvironnemental majeur.<\/p>\n<p><strong>Contamination<\/strong> : les populations de vulpin en milieu agricole sont fr\u00e9quemment expos\u00e9es \u00e0 des doses \u00e9lev\u00e9es d&rsquo;herbicides. Toute utilisation alimentaire ou m\u00e9dicinale est d\u00e9conseill\u00e9e en raison de la pr\u00e9sence potentielle de r\u00e9sidus phytosanitaires.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p><em>Alopecurus myosuroides<\/em> n&rsquo;est pas consid\u00e9r\u00e9 comme toxique. La plante ne contient pas de compos\u00e9s hautement toxiques pour l&rsquo;humain ou le b\u00e9tail. La valeur fourrag\u00e8re est m\u00e9diocre mais non toxique.<\/p>\n<p>Le risque principal est indirect : la contamination des r\u00e9coltes de c\u00e9r\u00e9ales par les graines de vulpin r\u00e9duit la qualit\u00e9 du grain mais ne pose pas de probl\u00e8me toxicologique direct. Comme pour toutes les gramin\u00e9es, la contamination par l&rsquo;ergot (<em>Claviceps purpurea<\/em>) est th\u00e9oriquement possible mais rare sur cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>Les <strong>benzoxazino\u00efdes<\/strong> pr\u00e9sentent une toxicit\u00e9 faible par voie orale aux concentrations naturelles.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le vulpin des champs n&rsquo;a pas de tradition d&rsquo;usage m\u00e9dicinal document\u00e9e. Son histoire est celle d&rsquo;une adventice des c\u00e9r\u00e9ales, en comp\u00e9tition avec les cultures depuis la naissance de l&rsquo;agriculture. En ce sens, il est davantage per\u00e7u comme un ennemi des cultivateurs qu&rsquo;une plante utile.<\/p>\n<p>Quelques traditions rurales signalent l&rsquo;utilisation des \u00e9pis comme jouets d&rsquo;enfants (\u00ab jouet du vent \u00bb) ou comme mat\u00e9riau pour des bouquets secs ornementaux. Les \u00e9pis, gliss\u00e9s entre les doigts, progressent dans un sens unique gr\u00e2ce aux ar\u00eates, ce qui amusait les enfants des campagnes.<\/p>\n<p>En agronomie historique, le vulpin des champs \u00e9tait un indicateur de sols argileux et frais, renseignant le paysan sur la nature de son terrain. La lutte contre cette adventice a toujours \u00e9t\u00e9 un enjeu agronomique majeur.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et pharmacop\u00e9e<\/h3>\n<p><em>Alopecurus myosuroides<\/em> ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e et n&rsquo;a aucun statut de plante m\u00e9dicinale. Aucune monographie officielle n&rsquo;existe.<\/p>\n<p>Sur le plan r\u00e9glementaire agricole, le vulpin des champs est class\u00e9 comme adventice majeure des cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne. La gestion de la r\u00e9sistance aux herbicides fait l&rsquo;objet de recommandations officielles des autorit\u00e9s phytosanitaires (ANSES en France, HRAC au niveau international).<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>VULPIN DES CHAMPS est d\u00e9crite ici pour sa botanique et sa place dans la flore ; elle n\u2019a pas d\u2019usage m\u00e9dicinal \u00e9tabli, et la rigueur consiste \u00e0 le constater plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 lui pr\u00eater des vertus non document\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Bonnier G., Layens G. \u2014 <em>Flore compl\u00e8te portative de la France, de la Suisse et de la Belgique<\/em>, Belin, Paris.<br \/>\nD\u00e9lye C. et al. \u2014 \u00ab Non-target-site-based resistance should be the centre of attention for herbicide resistance research \u00bb, <em>Pest Manag. Sci.<\/em>, 2013, 69, 176-187.<br \/>\nHeap I.M. \u2014 The International Herbicide-Resistant Weed Database, www.weedscience.org.<br \/>\nMoss S.R. \u2014 \u00ab Black-grass (<em>Alopecurus myosuroides<\/em>): why has this weed become such a problem? \u00bb, <em>Aspects Appl. Biol.<\/em>, 2017, 134, 73-80.<br \/>\nCummins I. et al. \u2014 \u00ab Key role for a glutathione transferase in multiple-herbicide resistance in grass weeds \u00bb, <em>PNAS<\/em>, 2013, 110, 5812-5817.<br \/>\nRameau J.-C. et al. \u2014 <em>Flore foresti\u00e8re fran\u00e7aise<\/em>, IDF, 1989.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le Vulpin des champs (Alopecurus myosuroides Huds.) appartient \u00e0 la famille des Poac\u00e9es (Gramin\u00e9es). Le nom Alopecurus vient du grec alopex [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-1243","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-poacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1243","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1243"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1243\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13740,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1243\/revisions\/13740"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1243"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1243"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1243"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}