{"id":1282,"date":"2026-03-26T11:39:49","date_gmt":"2026-03-26T10:39:49","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/glaux-maritime\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:14","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:14","slug":"glaux-maritime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/glaux-maritime\/","title":{"rendered":"GLAUX MARITIME"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Glaux%20maritime.jpg\" alt=\"Planche botanique Glaux maritime\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le <strong>Glaux maritime<\/strong> (<em>Glaux maritima<\/em> L., syn. <em>Lysimachia maritima<\/em> (L.) Galasso, Banfi &amp; Soldano) appartient \u00e0 la famille des <strong>Primulac\u00e9es<\/strong> (d\u00e9sormais parfois rattach\u00e9 aux Myrsinac\u00e9es dans les classifications phylog\u00e9n\u00e9tiques). Le nom <em>Glaux<\/em> vient du grec <em>glaukos<\/em> (glauque, vert-bleu\u00e2tre), d\u00e9crivant la couleur de son feuillage. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>maritima<\/em> indique son habitat littoral. Noms vernaculaires : glaux maritime, herbe au lait, cassiope maritime.<\/p>\n<p>Plante vivace herbac\u00e9e de 5 \u00e0 25 cm, \u00e0 rhizome gr\u00eale, tra\u00e7ant, formant des colonies denses. Les tiges sont dress\u00e9es ou ascendantes, simples, charnues, glabres, succulentes. Les feuilles sont oppos\u00e9es (parfois alternes dans la partie sup\u00e9rieure), sessiles, ovales-oblongues, de 4 \u00e0 12 mm, enti\u00e8res, charnues, de couleur glauque. Les fleurs, solitaires \u00e0 l&rsquo;aisselle des feuilles, sont sessiles ou subsessiles, petites (3-5 mm), \u00e0 calice p\u00e9talo\u00efde rose \u00e0 blanc, en forme de cloche, sans corolle v\u00e9ritable (les p\u00e9tales sont absents, le calice jouant le r\u00f4le attractif). Les 5 \u00e9tamines sont ins\u00e9r\u00e9es \u00e0 la base du calice. Le fruit est une capsule globuleuse de 2-3 mm contenant quelques graines.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Glaux maritima<\/em> est une esp\u00e8ce circumbor\u00e9ale \u00e0 distribution holarctique. Elle est r\u00e9partie sur les c\u00f4tes de l&rsquo;Atlantique nord, de l&rsquo;Arctique, du Pacifique nord et autour des lacs sal\u00e9s continentaux. En Europe, elle se rencontre de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique \u00e0 la Scandinavie, de la Baltique \u00e0 l&rsquo;Atlantique et \u00e0 la mer du Nord. Elle est \u00e9galement pr\u00e9sente en Asie du Nord (Sib\u00e9rie, Japon) et en Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n<p>En France, le glaux maritime est strictement inf\u00e9od\u00e9 aux milieux littoraux et aux zones sal\u00e9es int\u00e9rieures (rares salines continentales). On le trouve dans les pr\u00e9s sal\u00e9s, les slikkes sup\u00e9rieures, les bords de marais salants, les foss\u00e9s saum\u00e2tres et les dunes humides. L&rsquo;esp\u00e8ce est halophyte obligatoire, tol\u00e9rant des salinit\u00e9s \u00e9lev\u00e9es. Elle occupe les niveaux interm\u00e9diaires du schorre (pr\u00e9 sal\u00e9), souvent en compagnie de la salicorne, de l&rsquo;aster maritime et de l&rsquo;obione. C&rsquo;est une esp\u00e8ce caract\u00e9ristique de l&rsquo;alliance phytosociologique du <em>Puccinellion maritimae<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et conservation<\/h3>\n<p><em>Glaux maritima<\/em> est class\u00e9 en \u00ab pr\u00e9occupation mineure \u00bb (LC) \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle europ\u00e9enne, mais l&rsquo;esp\u00e8ce est en r\u00e9gression dans certaines r\u00e9gions en raison de la destruction des pr\u00e9s sal\u00e9s par l&rsquo;urbanisation littorale, la pold\u00e9risation et l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation du niveau marin. En France, le glaux maritime est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab assez rare \u00bb sur l&rsquo;ensemble du littoral et figure sur certaines listes rouges r\u00e9gionales.<\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce est prot\u00e9g\u00e9e au niveau r\u00e9gional dans plusieurs r\u00e9gions fran\u00e7aises (Picardie, Nord-Pas-de-Calais, \u00cele-de-France pour les rares stations continentales). Toute cueillette est interdite dans les zones prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00c9cologiquement, le glaux maritime participe \u00e0 la structuration des communaut\u00e9s de pr\u00e9s sal\u00e9s, contribuant \u00e0 la stabilisation des sols saum\u00e2tres. Il constitue un maillon important des cha\u00eenes trophiques littorales, ses graines nourrissant divers oiseaux limicoles. La pollinisation est assur\u00e9e par de petits dipt\u00e8res et hym\u00e9nopt\u00e8res halotol\u00e9rants.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La composition chimique de <em>Glaux maritima<\/em> est encore incompl\u00e8tement \u00e9tudi\u00e9e, mais les donn\u00e9es disponibles r\u00e9v\u00e8lent :<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">Saponines triterp\u00e9niques<\/a><\/strong> : des <strong>saponines \u00e0 g\u00e9nine ol\u00e9anane<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 isol\u00e9es des parties a\u00e9riennes, incluant des d\u00e9riv\u00e9s de l&rsquo;<strong>acide ol\u00e9anolique<\/strong> et de l&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-ursolique\/\">acide ursolique<\/a><\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes<\/strong> : des glycosides de <strong>myric\u00e9tine<\/strong>, de <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong> et de <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. La <strong>myric\u00e9tine-3-O-galactoside<\/strong> est un compos\u00e9 caract\u00e9ristique.<\/p>\n<p><strong>Acides ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>, <strong>acide f\u00e9rulique<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Compos\u00e9s d&rsquo;adaptation \u00e0 la salinit\u00e9<\/strong> : en tant qu&rsquo;halophyte, le glaux accumule des <strong>osmolytes<\/strong> organiques, notamment la <strong>b\u00e9ta\u00efne<\/strong> (glycine-b\u00e9ta\u00efne) et la <strong>proline<\/strong>, pour maintenir son \u00e9quilibre osmotique en milieu sal\u00e9. La b\u00e9ta\u00efne peut atteindre 2-4 % de la masse s\u00e8che.<\/p>\n<p><strong>Min\u00e9raux<\/strong> : les tissus sont riches en <strong>sodium<\/strong>, <strong>potassium<\/strong>, <strong>magn\u00e9sium<\/strong> et en oligo-\u00e9l\u00e9ments d&rsquo;origine marine (<strong>iode<\/strong>, <strong>s\u00e9l\u00e9nium<\/strong>).<\/p>\n<p><strong>Autres<\/strong> : des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong> et des <strong>vitamine C<\/strong> sont pr\u00e9sents dans les parties a\u00e9riennes charnues.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es pharmacologiques sur <em>Glaux maritima<\/em> sont limit\u00e9es. Les activit\u00e9s biologiques document\u00e9es sont :<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antioxydante<\/strong> : les extraits m\u00e9thanoliques montrent une activit\u00e9 antioxydante significative dans les tests DPPH et FRAP, attribu\u00e9e aux flavono\u00efdes et aux acides ph\u00e9noliques. La <strong>myric\u00e9tine<\/strong> est un antioxydant puissant, plus actif que la querc\u00e9tine dans certains syst\u00e8mes.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 h\u00e9patoprotectrice de la b\u00e9ta\u00efne<\/strong> : la <strong>glycine-b\u00e9ta\u00efne<\/strong>, principal osmolyte du glaux, est un h\u00e9patoprotecteur document\u00e9. Elle prot\u00e8ge contre la st\u00e9atose h\u00e9patique alcoolique et non alcoolique en agissant comme donneur de groupes m\u00e9thyle dans le m\u00e9tabolisme de l&rsquo;homocyst\u00e9ine.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-inflammatoire<\/strong> : la myric\u00e9tine inhibe la voie <strong>NF-\u03baB<\/strong> et r\u00e9duit la production de <strong>TNF-\u03b1<\/strong> et d&rsquo;<strong>IL-6<\/strong> dans des mod\u00e8les cellulaires de macrophages activ\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 osmoprotectrice<\/strong> : la b\u00e9ta\u00efne et la proline prot\u00e8gent les prot\u00e9ines et les membranes cellulaires contre la d\u00e9naturation induite par le stress osmotique, le stress thermique et le stress oxydatif. Cette propri\u00e9t\u00e9 est exploit\u00e9e en cosm\u00e9tique et en agriculture.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Le glaux maritime n&rsquo;a pas d&rsquo;indication th\u00e9rapeutique reconnue en phytoth\u00e9rapie moderne. Les applications potentielles reposent sur les propri\u00e9t\u00e9s de ses composants :<\/p>\n<p><strong>Apport nutritionnel<\/strong> : source naturelle de b\u00e9ta\u00efne, de min\u00e9raux marins et de vitamine C, pouvant contribuer \u00e0 une alimentation fonctionnelle dans les r\u00e9gimes \u00ab sel naturel \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Soutien h\u00e9patique<\/strong> : la b\u00e9ta\u00efne pr\u00e9sente dans la plante pourrait contribuer \u00e0 la protection h\u00e9patique, bien que d&rsquo;autres sources (betterave, \u00e9pinard) soient plus pratiques.<\/p>\n<p><strong>Dermocosm\u00e9tique<\/strong> : les propri\u00e9t\u00e9s osmolytiques et \u00e9mollientes justifient un usage en cosm\u00e9tologie pour les peaux d\u00e9shydrat\u00e9es et sensibles.<\/p>\n<p><strong>Antiscorbutique<\/strong> : usage historique en pr\u00e9vention du scorbut dans les r\u00e9gions littorales nordiques.<\/p>\n<hr>\n<h3>Donn\u00e9es cliniques<\/h3>\n<p>Aucune \u00e9tude clinique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e sur <em>Glaux maritima<\/em> en tant que plante m\u00e9dicinale ou alimentaire. Les donn\u00e9es cliniques pertinentes concernent ses composants isol\u00e9s :<\/p>\n<p>La <strong>glycine-b\u00e9ta\u00efne<\/strong> a fait l&rsquo;objet de nombreux essais cliniques dans la st\u00e9atose h\u00e9patique non alcoolique (NAFLD), l&rsquo;hyperhomocyst\u00e9in\u00e9mie et la performance sportive. Des doses de 3 \u00e0 6 g\/jour de b\u00e9ta\u00efne r\u00e9duisent l&rsquo;homocyst\u00e9ine plasmatique et am\u00e9liorent les marqueurs h\u00e9patiques.<\/p>\n<p>La <strong>myric\u00e9tine<\/strong> est en phase d&rsquo;\u00e9tude clinique pr\u00e9coce pour ses propri\u00e9t\u00e9s antidiab\u00e9tiques et anticanc\u00e9reuses.<\/p>\n<p>Ces donn\u00e9es ne peuvent \u00eatre directement extrapol\u00e9es au glaux maritime en raison des concentrations en principes actifs tr\u00e8s diff\u00e9rentes entre la plante enti\u00e8re et les compos\u00e9s isol\u00e9s.<\/p>\n<hr>\n<h3>Recherche contemporaine<\/h3>\n<p>La recherche sur <em>Glaux maritima<\/em> s&rsquo;inscrit principalement dans l&rsquo;\u00e9cophysiologie et la biologie de l&rsquo;adaptation :<\/p>\n<p><strong>Tol\u00e9rance \u00e0 la salinit\u00e9<\/strong> : les m\u00e9canismes mol\u00e9culaires de l&rsquo;halophilie chez <em>Glaux maritima<\/em> sont \u00e9tudi\u00e9s comme mod\u00e8le pour comprendre la tol\u00e9rance au sel chez les plantes. L&rsquo;accumulation de b\u00e9ta\u00efne est r\u00e9gul\u00e9e par le g\u00e8ne <strong>BADH<\/strong> (betaine aldehyde dehydrogenase), cible potentielle pour l&rsquo;am\u00e9lioration de la tol\u00e9rance au sel des cultures.<\/p>\n<p><strong>Bioing\u00e9nierie<\/strong> : le transfert des g\u00e8nes de biosynth\u00e8se de la b\u00e9ta\u00efne du glaux vers les esp\u00e8ces cultiv\u00e9es sensibles au sel (riz, bl\u00e9, tomate) est une piste de recherche active pour l&rsquo;adaptation des cultures au changement climatique et \u00e0 la salinisation des sols.<\/p>\n<p><strong>Valorisation des halophytes<\/strong> : dans le contexte de l&rsquo;agriculture en milieu salin (saline agriculture), le glaux maritime est \u00e9tudi\u00e9 comme culture potentielle sur les sols salinis\u00e9s, produisant un l\u00e9gume \u00e0 haute valeur nutritionnelle sans irrigation d&rsquo;eau douce.<\/p>\n<p><strong>Cosm\u00e9tique marine<\/strong> : les extraits de glaux sont \u00e9valu\u00e9s pour leurs propri\u00e9t\u00e9s hydratantes et osmoprotectrices en cosm\u00e9tique marine.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Saponines \u00e0 g\u00e9nine ol\u00e9anane<\/td>\n<td>Saponine<\/td>\n<td>Constituant tensioactif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acide ol\u00e9anolique<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Myric\u00e9tine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Kaempf\u00e9rol<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Consommation alimentaire<\/strong> : les parties a\u00e9riennes fra\u00eeches peuvent \u00eatre consomm\u00e9es crues en salade ou cuites comme l\u00e9gume. Leur saveur naturellement sal\u00e9e en fait un condiment naturel.<\/p>\n<p><strong>Infusion<\/strong> : 3 \u00e0 5 g de parties a\u00e9riennes s\u00e9ch\u00e9es par tasse (250 ml), infuser 10 minutes. Usage diur\u00e9tique et remin\u00e9ralisant traditionnel.<\/p>\n<p><strong>Usage externe<\/strong> : cataplasme de plante fra\u00eeche \u00e9cras\u00e9e sur les irritations cutan\u00e9es et les ger\u00e7ures.<\/p>\n<p>Aucune posologie standardis\u00e9e n&rsquo;est disponible en raison de l&rsquo;absence de monographie officielle et de donn\u00e9es cliniques.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Teneur en sodium<\/strong> : la plante \u00e9tant naturellement riche en sodium, les patients suivant un r\u00e9gime hyposod\u00e9 (insuffisance cardiaque, hypertension, insuffisance r\u00e9nale) doivent limiter leur consommation.<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9cautions de r\u00e9colte<\/strong> : les stations littorales de glaux peuvent \u00eatre contamin\u00e9es par des polluants (m\u00e9taux lourds, hydrocarbures, microplastiques). La r\u00e9colte ne doit se faire que dans des sites non pollu\u00e9s et hors de zones prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Statut de protection<\/strong> : dans certaines r\u00e9gions, le glaux maritime peut \u00eatre prot\u00e9g\u00e9. La cueillette sauvage est \u00e0 proscrire sans v\u00e9rification pr\u00e9alable du statut local.<\/p>\n<p>Aucune interaction m\u00e9dicamenteuse n&rsquo;est rapport\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p><em>Glaux maritima<\/em> n&rsquo;est pas consid\u00e9r\u00e9 comme toxique. La plante est consomm\u00e9e comme l\u00e9gume depuis des si\u00e8cles dans les cultures nordiques sans signalement d&rsquo;effet ind\u00e9sirable. Sa composition ne comprend pas de compos\u00e9s connus pour leur toxicit\u00e9.<\/p>\n<p>Les saponines triterp\u00e9niques, pr\u00e9sentes en faible concentration, ne posent pas de risque toxique aux doses alimentaires. La principale pr\u00e9caution concerne la teneur en sodium pour les personnes \u00e0 risque cardiovasculaire.<\/p>\n<p>Aucune donn\u00e9e de toxicit\u00e9 aigu\u00eb ou chronique n&rsquo;est disponible dans la litt\u00e9rature scientifique. La DL50 n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e, ce qui refl\u00e8te la faible pr\u00e9occupation toxicologique li\u00e9e \u00e0 cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le glaux maritime a connu des usages alimentaires et m\u00e9dicinaux dans les cultures littorales d&rsquo;Europe du Nord. En Islande et en Scandinavie, les feuilles charnues \u00e9taient consomm\u00e9es comme l\u00e9gume de mer, appr\u00e9ci\u00e9 pour sa saveur sal\u00e9e naturelle. Le nom vernaculaire \u00ab herbe au lait \u00bb (<em>sea-milkwort<\/em> en anglais) provient de la croyance populaire selon laquelle la plante favorisait la lactation des vaches qui la broutaient dans les pr\u00e9s sal\u00e9s.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine populaire des r\u00e9gions littorales nordiques, les parties a\u00e9riennes \u00e9taient utilis\u00e9es comme antiscorbutique (source de vitamine C), diur\u00e9tique et \u00e9mollient cutan\u00e9. Dans les \u00eeles britanniques, le glaux entrait dans des pr\u00e9parations traditionnelles contre les inflammations et les irritations de la peau, probablement en raison de ses propri\u00e9t\u00e9s \u00e9mollientes li\u00e9es \u00e0 sa nature succulente.<\/p>\n<p>L&rsquo;utilisation m\u00e9dicinale reste tr\u00e8s marginale et peu document\u00e9e dans la litt\u00e9rature phytoth\u00e9rapeutique classique.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et pharmacop\u00e9e<\/h3>\n<p><em>Glaux maritima<\/em> ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e officielle et ne poss\u00e8de aucun statut de plante m\u00e9dicinale. Aucune monographie officielle n&rsquo;existe pour cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>La plante n&rsquo;est pas commercialis\u00e9e en tant que compl\u00e9ment alimentaire ni utilis\u00e9e dans des pr\u00e9parations pharmaceutiques. Elle n&rsquo;est pas inscrite sur les listes de plantes autoris\u00e9es dans les compl\u00e9ments alimentaires.<\/p>\n<p>En tant qu&rsquo;esp\u00e8ce sauvage comestible, elle est sujette aux r\u00e9glementations locales de protection de la flore et aux restrictions d&rsquo;acc\u00e8s aux zones littorales prot\u00e9g\u00e9es (arr\u00eat\u00e9s de biotope, r\u00e9serves naturelles).<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>GLAUX MARITIME pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Bonnier G., Layens G. \u2014 <em>Flore compl\u00e8te portative de la France, de la Suisse et de la Belgique<\/em>, Belin, Paris.<br \/>\nBruneton J. \u2014 <em>Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5e \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2016.<br \/>\nFlowers T.J., Colmer T.D. \u2014 \u00ab Salinity tolerance in halophytes \u00bb, <em>New Phytol.<\/em>, 2008, 179, 945-963.<br \/>\nCraig S.A.S. \u2014 \u00ab Betaine in human nutrition \u00bb, <em>Am. J. Clin. Nutr.<\/em>, 2004, 80, 539-549.<br \/>\nAdam P. \u2014 <em>Saltmarsh Ecology<\/em>, Cambridge University Press, 1990.<br \/>\nRameau J.-C. et al. \u2014 <em>Flore foresti\u00e8re fran\u00e7aise<\/em>, IDF, 1989.<br \/>\nFournier P. \u2014 <em>Le livre des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>, Lechevalier, Paris, 1947.<\/p>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le Glaux maritime (Glaux maritima L., syn. Lysimachia maritima (L.) 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