{"id":1288,"date":"2026-03-26T11:39:57","date_gmt":"2026-03-26T10:39:57","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/mouron-rouge\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:14","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:14","slug":"mouron-rouge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/mouron-rouge\/","title":{"rendered":"MOURON ROUGE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Mouron%20rouge.jpg\" alt=\"Planche botanique Mouron rouge\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le <strong>Mouron rouge<\/strong> (<em>Anagallis arvensis<\/em> L., syn. <em>Lysimachia arvensis<\/em> (L.) U. Manns &amp; Anderb.) appartient \u00e0 la famille des <strong>Primulac\u00e9es<\/strong> (ou Myrsinac\u00e9es dans les classifications phylog\u00e9n\u00e9tiques r\u00e9centes). Le nom <em>Anagallis<\/em> vient du grec <em>anag\u00e9lao<\/em> (rire), Dioscoride lui attribuant la propri\u00e9t\u00e9 de dissiper la m\u00e9lancolie. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>arvensis<\/em> (des champs) indique son habitat. Noms vernaculaires : mouron rouge, mouron des champs, fausse morgeline, miroir du temps (les fleurs se ferment par temps couvert).<\/p>\n<p>Plante annuelle de 5 \u00e0 30 cm, \u00e0 tiges couch\u00e9es-\u00e9tal\u00e9es, quadrangulaires, glabres. Les feuilles sont oppos\u00e9es (parfois par 3), sessiles, ovales, de 8 \u00e0 18 mm, ponctu\u00e9es de glandes noires sur la face inf\u00e9rieure. Les fleurs, solitaires \u00e0 l&rsquo;aisselle des feuilles, sont port\u00e9es par de longs p\u00e9dicelles filiformes. La corolle, de 5 \u00e0 12 mm de diam\u00e8tre, est rotac\u00e9e, \u00e0 5 lobes, le plus souvent rouge-orang\u00e9 (subsp. <em>arvensis<\/em>), parfois bleue (subsp. <em>foemina<\/em>, consid\u00e9r\u00e9e par certains auteurs comme une esp\u00e8ce distincte). Les p\u00e9tales sont bord\u00e9s de cils glanduleux marginaux. Le fruit est une pyxide (capsule s&rsquo;ouvrant par un opercule), globuleuse, de 4-5 mm.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Anagallis arvensis<\/em> est une esp\u00e8ce cosmopolite d&rsquo;origine m\u00e9diterran\u00e9enne et eurasiatique. Son aire native couvre l&rsquo;Europe, l&rsquo;Asie occidentale et l&rsquo;Afrique du Nord. Introduite et naturalis\u00e9e dans le monde entier, elle est pr\u00e9sente sur tous les continents sauf l&rsquo;Antarctique.<\/p>\n<p>Le mouron rouge est une adventice des cultures et des milieux rud\u00e9raux. On le trouve dans les jardins, les vignobles, les cultures mara\u00eech\u00e8res, les champs de c\u00e9r\u00e9ales, les bords de chemins, les friches et les dunes. Il pr\u00e9f\u00e8re les sols meubles, riches en azote, neutres \u00e0 calcaires, bien \u00e9clair\u00e9s. C&rsquo;est une esp\u00e8ce messicole nitrophile, caract\u00e9ristique des communaut\u00e9s du <em>Stellarietea mediae<\/em>. Il se rencontre du niveau de la mer \u00e0 1 500 m d&rsquo;altitude.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et conservation<\/h3>\n<p><em>Anagallis arvensis<\/em> est une esp\u00e8ce tr\u00e8s commune, non menac\u00e9e (LC). C&rsquo;est une adventice cosmopolite des cultures et des milieux rud\u00e9raux. Ses fleurs attirent de petits pollinisateurs (syrphes, petites abeilles). Les graines sont dispers\u00e9es par le vent et la pluie (hydrochorie).<\/p>\n<p>Le mouron rouge est un indicateur de sols riches en azote et bien drain\u00e9s. Sa pr\u00e9sence dans une culture traduit une fertilisation \u00e9lev\u00e9e. En tant que plante messicole, il contribue \u00e0 la diversit\u00e9 florale des paysages agricoles.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">Saponines triterp\u00e9niques<\/a><\/strong> : les <strong>anagallis saponines<\/strong> (primulanine, cyclamine) constituent les compos\u00e9s les plus abondants et les plus toxiques. La teneur en saponines totales peut atteindre 5-8 % MS dans les parties a\u00e9riennes. Les g\u00e9nines sont de type ol\u00e9anane.<\/p>\n<p><strong>Cucurbitacines<\/strong> : des <strong>cucurbitacines<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">triterp\u00e8nes<\/a> oxyg\u00e9n\u00e9s tr\u00e8s amers et toxiques) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es, en faible concentration.<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>, <strong>lut\u00e9oline<\/strong> et leurs glycosides.<\/p>\n<p><strong>Acides ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong>, <strong>acide f\u00e9rulique<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/strong> : des poly\u00e8nes et polyac\u00e9tyl\u00e8nes (compos\u00e9s insatur\u00e9s \u00e0 cha\u00eene longue) ont \u00e9t\u00e9 isol\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Anthocyanes<\/strong> : <strong>p\u00e9largonidine<\/strong> (forme rouge), <strong>delphinidine<\/strong> et <strong>malvidine<\/strong> (forme bleue), responsables de la couleur des p\u00e9tales.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p><strong>Activit\u00e9 antifongique<\/strong> : les <strong>saponines triterp\u00e9niques<\/strong> exercent une activit\u00e9 antifongique puissante, active contre <em>Candida albicans<\/em>, <em>Aspergillus niger<\/em> et les dermatophytes. L&rsquo;activit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 la capacit\u00e9 des saponines \u00e0 perm\u00e9abiliser les membranes fongiques.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antivirale<\/strong> : des extraits de mouron rouge montrent une activit\u00e9 antivirale in vitro contre le virus de l&rsquo;herp\u00e8s simplex (HSV-1 et HSV-2), le virus de la poliomy\u00e9lite et le VIH-1.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse<\/strong> : les saponines et les cucurbitacines induisent l&rsquo;apoptose de cellules tumorales in vitro (HeLa, MCF-7, HepG2). Les cucurbitacines inhibent la voie <strong>JAK\/STAT3<\/strong>, cible anticanc\u00e9reuse majeure.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-inflammatoire<\/strong> : les flavono\u00efdes inhibent la <strong>COX-2<\/strong> et r\u00e9duisent la production de m\u00e9diateurs inflammatoires.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 h\u00e9molytique<\/strong> : les saponines sont fortement h\u00e9molytiques in vitro, ce qui limite l&rsquo;usage par voie interne.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>En raison de sa toxicit\u00e9 potentielle (saponines h\u00e9molytiques, cucurbitacines), le mouron rouge n&rsquo;est plus recommand\u00e9 en phytoth\u00e9rapie interne. Les indications se limitent \u00e0 :<\/p>\n<p><strong>Hom\u00e9opathie<\/strong> : <em>Anagallis arvensis<\/em> en dilutions (5 CH \u00e0 15 CH) pour les \u00e9ruptions cutan\u00e9es prurigineuses, les verrues, les douleurs articulaires migrantes.<\/p>\n<p><strong>Usage externe (tradition)<\/strong> : application de suc frais sur les verrues et les cors (usage populaire non valid\u00e9).<\/p>\n<p>Les usages antid\u00e9presseurs et h\u00e9patiques historiques sont obsol\u00e8tes et non s\u00e9curis\u00e9s.<\/p>\n<hr>\n<h3>Donn\u00e9es cliniques<\/h3>\n<p>Aucun essai clinique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 sur <em>Anagallis arvensis<\/em>. Les donn\u00e9es cliniques se limitent aux rapports de cas de pharmacovigilance et de toxicologie (intoxications accidentelles). Des donn\u00e9es hom\u00e9opathiques observationnelles existent mais ne constituent pas un niveau de preuve suffisant.<\/p>\n<hr>\n<h3>Recherche contemporaine<\/h3>\n<p><strong>Antiviraux naturels<\/strong> : les saponines du mouron rouge sont \u00e9tudi\u00e9es comme adjuvants antiviraux, leur activit\u00e9 contre le VIH et le HSV faisant l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes structure-activit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Anticanc\u00e9reux<\/strong> : les cucurbitacines et les saponines sont des candidats anticanc\u00e9reux, \u00e9tudi\u00e9s pour leur activit\u00e9 contre la voie JAK\/STAT3 (cible majeure en oncologie).<\/p>\n<p><strong>Biologie florale<\/strong> : le dimorphisme de couleur (rouge vs bleu) chez <em>A. arvensis<\/em> est un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9tude de la g\u00e9n\u00e9tique de la pigmentation florale et de la pollinisation. Les g\u00e8nes contr\u00f4lant la production de p\u00e9largonidine vs delphinidine sont identifi\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Ph\u00e9nologie<\/strong> : la sensibilit\u00e9 des fleurs \u00e0 la lumi\u00e8re (nyctinastie et photonastie) est \u00e9tudi\u00e9e comme mod\u00e8le de mouvements v\u00e9g\u00e9taux et de rythmes circadiens chez les plantes.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Anagallis saponines<\/td>\n<td>Saponine<\/td>\n<td>Constituant tensioactif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cucurbitacines<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cucurbitacines<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Kaempf\u00e9rol<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Hom\u00e9opathie<\/strong> : <em>Anagallis arvensis<\/em> 5 CH \u00e0 15 CH, 3 \u00e0 5 granules 2 \u00e0 3 fois par jour.<\/p>\n<p><strong>Usage externe (tradition)<\/strong> : suc de plante fra\u00eeche appliqu\u00e9 directement sur les verrues, 2 \u00e0 3 fois par jour.<\/p>\n<p>L&rsquo;usage interne de la plante fra\u00eeche ou d&rsquo;infusions concentr\u00e9es est d\u00e9conseill\u00e9 en raison de la toxicit\u00e9 des saponines.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Contre-indications<\/strong> : usage interne non encadr\u00e9 (toxicit\u00e9). Grossesse, allaitement, enfants.<\/p>\n<p><strong>Dermatite de contact<\/strong> : la manipulation de la plante fra\u00eeche peut provoquer une dermatite de contact chez les personnes sensibilis\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Confusion botanique<\/strong> : ne pas confondre avec le mouron des oiseaux (<em>Stellaria media<\/em>), plante comestible \u00e0 fleurs blanches et p\u00e9tales profond\u00e9ment bifides.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p><em>Anagallis arvensis<\/em> est une plante mod\u00e9r\u00e9ment toxique. Les <strong>saponines triterp\u00e9niques<\/strong> sont les principaux agents toxiques, provoquant une h\u00e9molyse et une irritation du tractus digestif.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes d&rsquo;intoxication par ingestion comprennent naus\u00e9es, vomissements, diarrh\u00e9e, douleurs abdominales. \u00c0 fortes doses, des tremblements, des convulsions et une n\u00e9phrite ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s chez l&rsquo;animal. La DL50 des extraits chez le rongeur est d&rsquo;environ 1-3 g\/kg par voie orale.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire, des intoxications de volailles, de chevaux et de chiens par ingestion de mouron rouge sont document\u00e9es, avec des sympt\u00f4mes digestifs et neurologiques (ataxie, convulsions). Les cas mortels sont rares.<\/p>\n<p>Chez l&rsquo;humain, les intoxications graves sont exceptionnelles en raison de la saveur d\u00e9sagr\u00e9able de la plante, qui dissuade la consommation.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le mouron rouge est connu depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9. Dioscoride et Pline l&rsquo;Ancien le recommandaient contre les maladies mentales (m\u00e9lancolie, folie), les morsures de serpent, les inflammations h\u00e9patiques et les troubles oculaires. Galien le classait parmi les plantes \u00ab chaudes et s\u00e8ches \u00bb.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine populaire europ\u00e9enne, le mouron rouge \u00e9tait utilis\u00e9 comme expectorant, diur\u00e9tique, sudorifique, vuln\u00e9raire et anti-m\u00e9lancolique. L&rsquo;infusion servait contre la toux, les bronchites et les affections h\u00e9patiques. En usage externe, le suc frais \u00e9tait appliqu\u00e9 sur les plaies, les verrues et les affections cutan\u00e9es. En hom\u00e9opathie, <em>Anagallis<\/em> est prescrit pour les \u00e9ruptions cutan\u00e9es v\u00e9siculeuses et les douleurs articulaires.<\/p>\n<p>Le surnom de \u00ab miroir du temps \u00bb ou \u00ab barom\u00e8tre du pauvre \u00bb provient de la sensibilit\u00e9 des fleurs \u00e0 la lumi\u00e8re et \u00e0 l&rsquo;humidit\u00e9 : elles se ferment par temps couvert et s&rsquo;ouvrent par beau temps.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et pharmacop\u00e9e<\/h3>\n<p><em>Anagallis arvensis<\/em> ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne officielle et n&rsquo;a aucun statut de plante m\u00e9dicinale. Aucune monographie officielle n&rsquo;existe. La plante est class\u00e9e parmi les esp\u00e8ces potentiellement toxiques.<\/p>\n<p>En hom\u00e9opathie, <em>Anagallis<\/em> est une souche inscrite \u00e0 la Pharmacop\u00e9e fran\u00e7aise (monographie hom\u00e9opathique).<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>MOURON ROUGE pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Bonnier G., Layens G. \u2014 <em>Flore compl\u00e8te portative de la France, de la Suisse et de la Belgique<\/em>, Belin, Paris.<br \/>\nBruneton J. \u2014 <em>Plantes toxiques. V\u00e9g\u00e9taux dangereux pour l&rsquo;homme et les animaux<\/em>, 4e \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2005.<br \/>\nAmoros M. et al. \u2014 \u00ab Synergistic effect of <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">flavones<\/a> and <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">flavonols<\/a> against herpes simplex virus type 1 in cell culture. Comparison with the antiviral activity of propolis \u00bb, <em>J. Nat. Prod.<\/em>, 1992, 55, 1732-1740.<br \/>\nHamed A.I. et al. \u2014 \u00ab Triterpenoid saponins from <em>Anagallis arvensis<\/em> \u00bb, <em>Phytochemistry<\/em>, 2000, 54, 445-450.<br \/>\nFournier P. \u2014 <em>Le livre des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>, Lechevalier, Paris, 1947.<\/p>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Vuln\u00e9raire<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le Mouron rouge (Anagallis arvensis L., syn. Lysimachia arvensis (L.) U. 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