{"id":1352,"date":"2026-03-26T11:41:25","date_gmt":"2026-03-26T10:41:25","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/garance-voyageuse\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:15","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:15","slug":"garance-voyageuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/garance-voyageuse\/","title":{"rendered":"GARANCE VOYAGEUSE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Garance%20voyageuse.jpg\" alt=\"Planche botanique Garance voyageuse\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p><strong>Nom scientifique :<\/strong> <em>Rubia peregrina L.<\/em><br \/>\n<strong>Famille :<\/strong> Rubiaceae<br \/>\n<strong>Genre :<\/strong> <em>Rubia<\/em><br \/>\n<strong>Synonymes :<\/strong> <em>Rubia peregrina<\/em> subsp. <em>peregrina<\/em><br \/>\n<strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Garance voyageuse, Garance sauvage, Petit roubia, Wild madder (en), Wilde F\u00e4rberr\u00f6te (de), Rubia selvatica (it)<\/p>\n<p>Le nom <em>Rubia<\/em> d\u00e9rive du latin <em>ruber<\/em> (rouge), en r\u00e9f\u00e9rence au pigment rouge extrait des racines, utilis\u00e9 depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 comme colorant tinctorial. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>peregrina<\/em> (voyageuse, \u00e9trang\u00e8re) fait allusion \u00e0 la distribution g\u00e9ographique large et aux capacit\u00e9s de colonisation de cette plante. La Garance voyageuse ne doit pas \u00eatre confondue avec la Garance des teinturiers (<em>Rubia tinctorum<\/em>), esp\u00e8ce cultiv\u00e9e depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 pour la production d&rsquo;alizarine, colorant rouge majeur de l&rsquo;industrie textile europ\u00e9enne jusqu&rsquo;\u00e0 la synth\u00e8se chimique de l&rsquo;alizarine en 1869 par Graebe et Liebermann. <em>R. peregrina<\/em> est l&rsquo;esp\u00e8ce sauvage m\u00e9diterran\u00e9enne, moins riche en colorants mais partageant une chimie similaire.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace, grimpante ou rampante, pouvant atteindre 1 \u00e0 3 m de longueur, \u00e0 tiges quadrangulaires munies d&rsquo;aiguillons recourb\u00e9s sur les angles, qui lui permettent de s&rsquo;accrocher \u00e0 la v\u00e9g\u00e9tation environnante. La souche est ramifi\u00e9e, \u00e9mettant de longs rhizomes rouge\u00e2tres \u00e0 la section.<\/p>\n<p>Les feuilles sont persistantes, coriaces, luisantes sur la face sup\u00e9rieure, dispos\u00e9es en verticilles de 4 \u00e0 6, ovales \u00e0 lanc\u00e9ol\u00e9es, longues de 2 \u00e0 6 cm, \u00e0 marge enti\u00e8re mais portant des aiguillons crochus sur les bords et la nervure m\u00e9diane inf\u00e9rieure, ce qui rend la plante r\u00eache et accrochante au toucher.<\/p>\n<p>Les fleurs, petites (4-5 mm de diam\u00e8tre), sont group\u00e9es en cymes axillaires et terminales l\u00e2ches. La corolle est en \u00e9toile, \u00e0 5 p\u00e9tales jaune-verd\u00e2tre, soud\u00e9s \u00e0 la base. Les \u00e9tamines sont au nombre de 5. Le fruit est une baie globuleuse, charnue, de 4 \u00e0 6 mm, d&rsquo;abord verte puis noire et luisante \u00e0 maturit\u00e9, contenant 1 \u00e0 2 graines. La floraison s&rsquo;\u00e9tend de mai \u00e0 juillet, la fructification d&rsquo;ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre.<\/p>\n<hr>\n<h3>Habitat et \u00e9cologie<\/h3>\n<p>La Garance voyageuse est une esp\u00e8ce m\u00e9diterran\u00e9enne \u00e0 subm\u00e9diterran\u00e9enne, thermophile, sciaphile \u00e0 h\u00e9mi-sciaphile, caract\u00e9ristique des maquis, des haies, des lisi\u00e8res foresti\u00e8res, des ch\u00eanaies vertes, des ch\u00eanaies pubescentes et des rocailles ombrag\u00e9es. Elle affectionne les sols calcaires ou neutres, bien drain\u00e9s, frais \u00e0 secs, souvent rocailleux. Elle grimpe dans les buissons et les arbres gr\u00e2ce \u00e0 ses aiguillons crochus, formant des rideaux de verdure persistante.<\/p>\n<p>Du point de vue phytosociologique, elle est caract\u00e9ristique de l&rsquo;alliance du <em>Quercion ilicis<\/em> (for\u00eats et maquis \u00e0 ch\u00eane vert) et fr\u00e9quente dans les communaut\u00e9s thermom\u00e9diterran\u00e9ennes et m\u00e9som\u00e9diterran\u00e9ennes. Elle s&rsquo;associe \u00e0 <em>Quercus ilex<\/em>, <em>Pistacia lentiscus<\/em>, <em>Smilax aspera<\/em>, <em>Clematis flammula<\/em>, <em>Ruscus aculeatus<\/em> et <em>Hedera helix<\/em>. Elle se d\u00e9veloppe de 0 \u00e0 800 m d&rsquo;altitude.<\/p>\n<hr>\n<h3>R\u00e9partition g\u00e9ographique<\/h3>\n<p>La Garance voyageuse est distribu\u00e9e dans tout le bassin m\u00e9diterran\u00e9en, du Portugal et du Maroc \u00e0 l&rsquo;ouest jusqu&rsquo;\u00e0 la Turquie et le Liban \u00e0 l&rsquo;est. Elle remonte sur la fa\u00e7ade atlantique jusqu&rsquo;en Grande-Bretagne m\u00e9ridionale et en Irlande (station la plus septentrionale). En France, elle est commune dans le Midi m\u00e9diterran\u00e9en, en Corse, et remonte sur la fa\u00e7ade atlantique jusqu&rsquo;en Bretagne et dans la basse vall\u00e9e de la Loire. Elle est absente de l&rsquo;est et du nord de la France.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Les racines de <em>Rubia peregrina<\/em> contiennent des <strong>anthraquinones<\/strong> et leurs glycosides, principalement la <strong>lucidine<\/strong>, la <strong>rubiadine<\/strong>, l&rsquo;<strong>alizarine<\/strong> (en quantit\u00e9 moindre que chez <em>R. tinctorum<\/em>), la <strong>purpurine<\/strong>, la <strong>pseudopurpurine<\/strong> et la <strong>munjistine<\/strong>. Ces anthraquinones sont les pigments colorants et les compos\u00e9s pharmacologiquement actifs.<\/p>\n<p>Les parties a\u00e9riennes contiennent des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a><\/strong> (asp\u00e9ruloside, monotrop\u00e9ine), des <strong>flavono\u00efdes<\/strong>, des <strong>tanins<\/strong>, des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">triterp\u00e8nes<\/a><\/strong>. Les feuilles sont riches en <strong>acide citrique<\/strong>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p><strong>Activit\u00e9 diur\u00e9tique :<\/strong> Les anthraquinones exercent un effet diur\u00e9tique mod\u00e9r\u00e9, document\u00e9 dans des \u00e9tudes animales. Cet effet est coh\u00e9rent avec l&rsquo;usage traditionnel contre les calculs urinaires.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antilithiasique :<\/strong> L&rsquo;acide rub\u00e9rythrique et d&rsquo;autres anthraquinones inhibent la cristallisation de l&rsquo;oxalate de calcium in vitro, ce qui soutient partiellement l&rsquo;usage traditionnel.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antimicrobienne :<\/strong> Les anthraquinones poss\u00e8dent une activit\u00e9 antibact\u00e9rienne et antifongique mod\u00e9r\u00e9e in vitro.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antioxydante :<\/strong> Les flavono\u00efdes et les anthraquinones conf\u00e8rent une activit\u00e9 antioxydante aux extraits de la plante.<\/p>\n<p><strong>Risque g\u00e9notoxique :<\/strong> Certaines anthraquinones des garances, notamment la <strong>lucidine<\/strong>, sont g\u00e9notoxiques et potentiellement canc\u00e9rig\u00e8nes (Groupe 2B du CIRC pour les pr\u00e9parations de <em>Rubia tinctorum<\/em>). Ce risque s&rsquo;applique potentiellement \u00e0 <em>R. peregrina<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune indication th\u00e9rapeutique officielle n&rsquo;est reconnue pour <em>Rubia peregrina<\/em>. L&rsquo;usage traditionnel comme diur\u00e9tique et antilithiasique n&rsquo;est pas valid\u00e9 cliniquement. Le risque g\u00e9notoxique des anthraquinones d\u00e9conseille tout usage interne prolong\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Anthraquinones<\/td>\n<td>Anthraquinone<\/td>\n<td>Laxatif (le cas \u00e9ch\u00e9ant)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lucidine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Rubiadine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Alizarine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Purpurine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;usage th\u00e9rapeutique de <em>Rubia peregrina<\/em> n&rsquo;est pas recommand\u00e9 en raison du risque g\u00e9notoxique des anthraquinones. \u00c0 titre purement documentaire, la m\u00e9decine populaire utilisait une d\u00e9coction de racines (10-20 g\/L, 2-3 tasses\/jour) comme diur\u00e9tique. Cet usage est d\u00e9conseill\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>L&rsquo;usage interne prolong\u00e9 est d\u00e9conseill\u00e9 en raison de la pr\u00e9sence d&rsquo;anthraquinones potentiellement g\u00e9notoxiques (lucidine). Contre-indiqu\u00e9 pendant la grossesse (les anthraquinones peuvent avoir un effet ut\u00e9rotonique), l&rsquo;allaitement et chez l&rsquo;enfant. Les urines peuvent se colorer en rouge-orang\u00e9 (effet inoffensif mais pouvant simuler une h\u00e9maturie). La manipulation de la plante fra\u00eeche peut provoquer des griffures (aiguillons).<\/p>\n<hr>\n<h3>Interactions m\u00e9dicamenteuses<\/h3>\n<p>Les anthraquinones peuvent interagir th\u00e9oriquement avec les diur\u00e9tiques (effet additif) et colorer les urines, interf\u00e9rant avec les analyses urinaires.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p>La toxicit\u00e9 aigu\u00eb de <em>Rubia peregrina<\/em> est faible. Le risque principal est li\u00e9 \u00e0 la g\u00e9notoxicit\u00e9 chronique de certaines anthraquinones (lucidine), class\u00e9es comme possiblement canc\u00e9rig\u00e8nes (Groupe 2B du CIRC pour les extraits de <em>Rubia tinctorum<\/em>). L&rsquo;usage prolong\u00e9 est donc d\u00e9conseill\u00e9. Les baies sont consid\u00e9r\u00e9es comme non toxiques mais ne sont pas consomm\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La Garance voyageuse partage avec la Garance des teinturiers un long pass\u00e9 tinctorial. Bien que moins riche en alizarine que <em>R. tinctorum<\/em>, ses racines ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es localement comme source de colorant rouge pour les textiles et les cuirs, notamment dans les campagnes m\u00e9diterran\u00e9ennes. En Provence, les racines \u00e9taient r\u00e9colt\u00e9es et s\u00e9ch\u00e9es pour obtenir une teinture rouge-orang\u00e9 utilis\u00e9e dans l&rsquo;artisanat rural.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine populaire m\u00e9diterran\u00e9enne, la d\u00e9coction de racines \u00e9tait utilis\u00e9e comme diur\u00e9tique et comme rem\u00e8de contre les calculs r\u00e9naux (propri\u00e9t\u00e9 partag\u00e9e avec <em>R. tinctorum<\/em>, dont les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthraquinones\/\">anthraquinones<\/a> colorent les urines en rouge et \u00e9taient suppos\u00e9es dissoudre les calculs). Les feuilles fra\u00eeches, r\u00eaches, servaient de cataplasme astringent sur les plaies. Les baies noires, bien que comestibles, ne sont pas consomm\u00e9es en raison de leur go\u00fbt insipide.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conservation et culture<\/h3>\n<p>La Garance voyageuse n&rsquo;est pas cultiv\u00e9e commercialement. Elle est utilis\u00e9e dans les jardins naturels m\u00e9diterran\u00e9ens comme plante couvre-sol ou grimpante persistante. La multiplication se fait par semis (automne), par bouturage ou par division de rhizomes. Elle est rustique (zone USDA 7-10) et tol\u00e8re bien la s\u00e9cheresse une fois \u00e9tablie. En teinture artisanale, les racines sont r\u00e9colt\u00e9es \u00e0 l&rsquo;automne de la 2e ou 3e ann\u00e9e, lav\u00e9es, s\u00e9ch\u00e9es et r\u00e9duites en poudre.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et protection<\/h3>\n<p><em>Rubia peregrina<\/em> est class\u00e9e LC (Pr\u00e9occupation mineure). L&rsquo;esp\u00e8ce est commune dans le Midi et la fa\u00e7ade atlantique et non menac\u00e9e. Elle ne b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;aucun statut de protection. Elle ne figure \u00e0 aucune pharmacop\u00e9e officielle. La r\u00e9colte et le commerce ne sont soumis \u00e0 aucune r\u00e9glementation sp\u00e9cifique. L&rsquo;utilisation des anthraquinones de <em>Rubia<\/em> spp. comme colorants alimentaires est interdite dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne en raison du risque g\u00e9notoxique.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>GARANCE VOYAGEUSE pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Rubia%20peregrina\">Plants of the World Online, Kew : <em>Rubia peregrina<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Rubia+peregrina\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Rubia peregrina<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Astringent<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antibact\u00e9rien<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Nom scientifique : Rubia peregrina L. 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