{"id":1377,"date":"2026-03-26T11:42:00","date_gmt":"2026-03-26T10:42:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/molene-sinuee\/"},"modified":"2026-06-25T09:28:36","modified_gmt":"2026-06-25T07:28:36","slug":"molene-sinuee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/molene-sinuee\/","title":{"rendered":"MOL\u00c8NE SINU\u00c9E"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Mol%C3%A8ne%20sinu%C3%A9e.jpg\" alt=\"Planche botanique Mol\u00e8ne sinu\u00e9e\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>La mol\u00e8ne sinu\u00e9e, <em>Verbascum sinuatum<\/em> L., appartient \u00e0 la famille des <em>Scrophulariaceae<\/em>. C&rsquo;est une plante herbac\u00e9e bisannuelle robuste de 50 \u00e0 120 cm de hauteur. La premi\u00e8re ann\u00e9e, elle forme une large rosette basale spectaculaire de feuilles oblongues, profond\u00e9ment sinu\u00e9es-lob\u00e9es (caract\u00e8re diagnostique), longues de 10 \u00e0 30 cm, couvertes d&rsquo;un tomentum blanc-gris\u00e2tre dense sur les deux faces. La seconde ann\u00e9e, la tige florale se dresse, cylindrique, ramifi\u00e9e dans sa moiti\u00e9 sup\u00e9rieure, portant des feuilles caulinaires semi-d\u00e9currentes, progressivement r\u00e9duites. L&rsquo;inflorescence est un grand thyrse pyramidal compos\u00e9 de glom\u00e9rules de 2 \u00e0 5 fleurs. Les fleurs sont jaunes, rotac\u00e9es, de 20 \u00e0 35 mm de diam\u00e8tre, \u00e0 5 lobes in\u00e9gaux, avec des \u00e9tamines \u00e0 filets couverts de poils laineux violac\u00e9s. La floraison s&rsquo;\u00e9tend de juin \u00e0 septembre. Le fruit est une capsule ovo\u00efde. Les graines sont tr\u00e8s petites, brunes, rid\u00e9es. Le syst\u00e8me racinaire est un pivot profond. L&rsquo;esp\u00e8ce est diplo\u00efde (2n = 32). Elle se distingue des autres mol\u00e8nes par ses feuilles basales profond\u00e9ment sinu\u00e9es-lob\u00e9es et son tomentum dense gris\u00e2tre.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Verbascum sinuatum<\/em> est une esp\u00e8ce m\u00e9diterran\u00e9enne au sens large, r\u00e9partie du Portugal \u00e0 la Turquie, incluant l&rsquo;Afrique du Nord et les \u00eeles m\u00e9diterran\u00e9ennes. En France, elle est pr\u00e9sente dans le Midi (Languedoc, Provence, Corse), le sud du Massif central et remonte dans le sud-ouest. Elle colonise les friches, les terrains vagues, les bords de route, les vignobles, les talus, les p\u00e2turages secs et les pelouses d\u00e9grad\u00e9es, sur sols calcaires \u00e0 neutres, secs, bien drain\u00e9s, souvent pierreux. L&rsquo;esp\u00e8ce est thermophile, x\u00e9rophile et h\u00e9liophile, ne supportant ni le froid hivernal prolong\u00e9 ni l&rsquo;engorgement. Elle est pionni\u00e8re sur les sols perturb\u00e9s et fr\u00e9quente dans les paysages de garrigue ouverte. La banque de graines dans le sol est tr\u00e8s persistante. La pollinisation est assur\u00e9e par les abeilles et les syrphes, attir\u00e9s par le pollen abondant.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La composition chimique de <em>Verbascum sinuatum<\/em> est similaire \u00e0 celle des autres mol\u00e8nes m\u00e9dicinales. Les fleurs contiennent des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a> glycosidiques<\/strong> : <strong>aucubine<\/strong>, <strong>catalpol<\/strong>, <strong>harpagide<\/strong>, <strong>ajugol<\/strong>. Le <strong>verbascoside<\/strong> (act\u00e9oside), un ph\u00e9nyl\u00e9thano\u00efde glycoside, est un constituant majeur (0,5 \u00e0 2 % MS dans les fleurs), dot\u00e9 de propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes exceptionnelles. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> incluent la <strong>lut\u00e9oline<\/strong>, l&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a><\/strong>, la <strong>chryso\u00e9riol<\/strong> et leurs glycosides. Les <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong> (arabinogalactanes, rhamnogalacturonanes) repr\u00e9sentent 3 \u00e0 5 % du poids sec des fleurs. Des <strong>saponines st\u00e9ro\u00efdiennes<\/strong> sont pr\u00e9sentes dans les graines et les racines. Des <strong>phytost\u00e9rols<\/strong> (<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a><\/strong>, <strong>stigmast\u00e9rol<\/strong>), des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (<strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong>) et des traces d&rsquo;<strong>huile essentielle<\/strong> compl\u00e8tent le profil. Les feuilles contiennent des <strong>tanins<\/strong> et du <strong>calcium<\/strong> sous forme d&rsquo;oxalate.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les m\u00e9canismes d&rsquo;action de <em>V. sinuatum<\/em> sont identiques \u00e0 ceux d\u00e9crits pour les autres mol\u00e8nes m\u00e9dicinales. Les <strong>mucilages<\/strong> forment un film protecteur sur les muqueuses irrit\u00e9es, r\u00e9duisant la toux et la douleur pharyng\u00e9e. Les <strong>irido\u00efdes<\/strong> (aucubine, catalpol) exercent des effets anti-inflammatoires puissants via l&rsquo;inhibition du NF-\u03baB, la r\u00e9duction du TNF-\u03b1 et de l&rsquo;IL-6. Le <strong>verbascoside<\/strong> est l&rsquo;un des antioxydants naturels les plus puissants, pi\u00e9geant les esp\u00e8ces r\u00e9actives de l&rsquo;oxyg\u00e8ne, prot\u00e9geant les membranes lipidiques et stimulant les d\u00e9fenses antioxydantes endog\u00e8nes. Il poss\u00e8de aussi des propri\u00e9t\u00e9s antivirales (inhibition de la r\u00e9plication du RSV, du virus influenza), antimicrobiennes et antiprolif\u00e9ratives. Les <strong>saponines<\/strong> exercent un effet tensioactif sur le mucus bronchique, facilitant l&rsquo;expectoration. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (lut\u00e9oline, apig\u00e9nine) sont anti-inflammatoires et antispasmodiques.<\/p>\n<hr>\n<h3>Propri\u00e9t\u00e9s th\u00e9rapeutiques document\u00e9es<\/h3>\n<p>(1) <strong>Effet b\u00e9chique et expectorant<\/strong> : les mucilages et saponines sont efficaces contre la toux s\u00e8che et productive, par les m\u00eames m\u00e9canismes que les autres mol\u00e8nes officinales. (2) <strong>Effet anti-inflammatoire<\/strong> : les irido\u00efdes et le verbascoside r\u00e9duisent l&rsquo;inflammation dans des mod\u00e8les in vitro et animaux. (3) <strong>Effet antioxydant<\/strong> : le verbascoside conf\u00e8re une capacit\u00e9 antioxydante majeure. (4) <strong>Effet analg\u00e9sique auriculaire<\/strong> : l&rsquo;huile de mol\u00e8ne soulage l&rsquo;otalgie (otite externe). (5) <strong>Effet antimicrobien<\/strong> : les extraits inhibent la croissance de bact\u00e9ries pathog\u00e8nes respiratoires. (6) <strong>Effet \u00e9mollient cutan\u00e9<\/strong> : les mucilages adoucissent la peau irrit\u00e9e. Les propri\u00e9t\u00e9s sont coh\u00e9rentes avec celles des mol\u00e8nes inscrites dans les monographies europ\u00e9ennes (<em>V. thapsus<\/em>, <em>V. densiflorum<\/em>, <em>V. phlomoides<\/em>).<\/p>\n<hr>\n<h3>Indications en phytoth\u00e9rapie clinique<\/h3>\n<p>Les indications de <em>V. sinuatum<\/em> sont extrapol\u00e9es de celles des mol\u00e8nes officinales : toux s\u00e8che irritative et toux productive (infusion de fleurs), inflammation des voies respiratoires sup\u00e9rieures (pharyngite, laryngite, trach\u00e9ite), otalgie de l&rsquo;otite externe (huile de mol\u00e8ne). En phytoth\u00e9rapie m\u00e9diterran\u00e9enne, <em>V. sinuatum<\/em> est utilis\u00e9e localement comme substitut des mol\u00e8nes officinales, qui sont moins abondantes en climat m\u00e9diterran\u00e9en. L&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;est pas sp\u00e9cifiquement inscrite dans les monographies officielles, mais ses usages sont couverts par les monographies g\u00e9n\u00e9riques des fleurs de <em>Verbascum<\/em> spp.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>La recherche r\u00e9cente sur <em>V. sinuatum<\/em> porte principalement sur sa phytochimie et ses activit\u00e9s biologiques. Des \u00e9tudes ont quantifi\u00e9 la teneur en verbascoside et montr\u00e9 qu&rsquo;elle est parmi les plus \u00e9lev\u00e9es du genre <em>Verbascum<\/em>. Des travaux in vitro montrent une activit\u00e9 cytotoxique des extraits sur des lign\u00e9es tumorales (sein, c\u00f4lon, poumon). Des \u00e9tudes antimicrobiennes confirment l&rsquo;activit\u00e9 contre des bact\u00e9ries respiratoires pathog\u00e8nes (<em>Streptococcus pneumoniae<\/em>, <em>Haemophilus influenzae<\/em>). Des travaux de chimiotaxonomie utilisent le profil en irido\u00efdes et en verbascoside comme marqueurs pour la classification infrasp\u00e9cifique du genre. L&rsquo;esp\u00e8ce est \u00e9tudi\u00e9e comme source de verbascoside \u00e0 usage cosm\u00e9tique (anti-\u00e2ge, photoprotection).<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">Mucilages<\/a><\/td>\n<td>Polysaccharides<\/td>\n<td>\u00c9mollients, antitussifs<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saponosides<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">Saponines<\/a><\/td>\n<td>Expectorants<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Verbascoside, aucubine<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Irido\u00efdes \/ ph\u00e9nylpropano\u00efdes<\/a><\/td>\n<td>Anti-inflammatoires<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavonols<\/td>\n<td>Antioxydants<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Infusion de fleurs s\u00e9ch\u00e9es<\/strong> : 1,5 \u00e0 2 g pour 250 mL d&rsquo;eau (d\u00e9part \u00e0 froid), infuser 10-15 min, filtrer soigneusement (\u00e9liminer les poils staminaux) ; 3 \u00e0 4 tasses\/jour. <strong>Huile de mol\u00e8ne<\/strong> (fleurs mac\u00e9r\u00e9es dans l&rsquo;huile d&rsquo;olive, 3-4 semaines au soleil) : 2 \u00e0 3 gouttes ti\u00e8des dans l&rsquo;oreille, 2 \u00e0 3 fois\/jour (si tympan intact). <strong>D\u00e9coction de feuilles<\/strong> (usage externe) : 30 g pour 1 L d&rsquo;eau, bouillir 10 min ; en compresses \u00e9mollientes. <strong>Cataplasme de feuilles<\/strong> : feuilles ramollies \u00e0 la vapeur, appliqu\u00e9es sur la peau irrit\u00e9e. <strong>Teinture-m\u00e8re<\/strong> (fleurs fra\u00eeches, 1:5, \u00e9thanol 40 %) : 30 \u00e0 50 gouttes, 3 fois\/jour. La filtration soigneuse des infusions de fleurs est essentielle pour \u00e9viter l&rsquo;irritation par les poils staminaux.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Les contre-indications sont identiques \u00e0 celles des autres mol\u00e8nes : allergie aux Scrophulariaceae, perforation tympanique (contre-indication absolue \u00e0 l&rsquo;huile auriculaire), grossesse et allaitement (pr\u00e9caution par d\u00e9faut de donn\u00e9es). Les fleurs non filtr\u00e9es peuvent irriter la gorge (poils staminaux). Les graines ne doivent pas \u00eatre utilis\u00e9es (saponines ichtyotoxiques). Les effets ind\u00e9sirables sont rares et b\u00e9nins aux doses recommand\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h3>Interactions m\u00e9dicamenteuses<\/h3>\n<p>Les interactions potentielles sont identiques \u00e0 celles des autres mol\u00e8nes (voir fiche Mol\u00e8ne royale). Les mucilages peuvent retarder l&rsquo;absorption de m\u00e9dicaments oraux (espacer de 30-60 min). Les interactions via les cytochromes P450 sont n\u00e9gligeables aux doses th\u00e9rapeutiques. Aucune interaction clinique significative n&rsquo;est document\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p>La toxicit\u00e9 des fleurs et des feuilles de <em>V. sinuatum<\/em> est tr\u00e8s faible, comparable \u00e0 celle des autres mol\u00e8nes. Les graines contiennent des saponines st\u00e9ro\u00efdiennes ichtyotoxiques et ne doivent pas \u00eatre consomm\u00e9es. Les effets ind\u00e9sirables se limitent \u00e0 des irritations m\u00e9caniques par les poils staminaux et \u00e0 des troubles gastro-intestinaux l\u00e9gers en cas de surdosage. Les tests de g\u00e9notoxicit\u00e9 des extraits aqueux de fleurs sont n\u00e9gatifs. L&rsquo;usage des fleurs en tisane est consid\u00e9r\u00e9 comme s\u00fbr.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Les usages traditionnels de <em>Verbascum sinuatum<\/em> sont partag\u00e9s avec ceux des autres mol\u00e8nes m\u00e9diterran\u00e9ennes. En Gr\u00e8ce antique, Dioscoride mentionne les mol\u00e8nes (<em>phlomos<\/em>) comme \u00e9mollientes pour les affections respiratoires. En m\u00e9decine populaire m\u00e9diterran\u00e9enne, les fleurs de <em>V. sinuatum<\/em> \u00e9taient infus\u00e9es comme b\u00e9chique (contre la toux), expectorant et adoucissant des muqueuses respiratoires. L&rsquo;huile de mol\u00e8ne (fleurs mac\u00e9r\u00e9es dans l&rsquo;huile d&rsquo;olive) servait en instillation auriculaire contre les otalgies. Les feuilles, larges et tomenteuses, servaient de cataplasme \u00e9mollient sur les br\u00fblures et les irritations cutan\u00e9es. En Afrique du Nord, la plante est utilis\u00e9e en m\u00e9decine traditionnelle comme anti-inflammatoire et analg\u00e9sique. Les grandes feuilles de la rosette basale \u00e9taient utilis\u00e9es comme emballage alimentaire improvis\u00e9 dans les campagnes m\u00e9diterran\u00e9ennes. La plante est aussi connue comme \u00ab\u00a0mol\u00e8ne ondul\u00e9e\u00a0\u00bb en raison de ses feuilles profond\u00e9ment lob\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conservation et culture<\/h3>\n<p><em>Verbascum sinuatum<\/em> n&rsquo;est pas menac\u00e9. L&rsquo;esp\u00e8ce est commune dans tout le bassin m\u00e9diterran\u00e9en. La culture est identique \u00e0 celle des autres mol\u00e8nes bisannuelles : semis en place ou en godets au printemps ou \u00e0 l&rsquo;automne, en sol calcaire sec et drainant, en plein soleil. La rosette basale spectaculaire a un int\u00e9r\u00eat ornemental. La r\u00e9colte des fleurs se fait manuellement. La plante est mellif\u00e8re et contribue aux paysages de biodiversit\u00e9 m\u00e9diterran\u00e9enne.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>MOL\u00c8NE SINU\u00c9E pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Bruneton J. <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>. 5e \u00e9d. Paris : Lavoisier Tec &amp; Doc ; 2016.<br \/>\nAlipieva K. et al. Verbascoside \u2013 a review. <em>Biotechnology Advances<\/em>. 2014;32(6):1065-1076.<br \/>\nTatl\u0131 \u0130.\u0130. et al. Chemical and biological studies on <em>Verbascum sinuatum<\/em>. <em>Chemistry of Natural Compounds<\/em>. 2007;43(4):456-458.<br \/>\nTison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/p>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient \/ pectoral (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antitussif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE La mol\u00e8ne sinu\u00e9e, Verbascum sinuatum L., appartient \u00e0 la famille des Scrophulariaceae. 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