{"id":1391,"date":"2026-03-26T11:42:21","date_gmt":"2026-03-26T10:42:21","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/douce-amere\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:10","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:10","slug":"douce-amere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/douce-amere\/","title":{"rendered":"DOUCE-AM\u00c8RE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Douce-am%C3%A8re.jpg\" alt=\"Planche botanique Douce-am\u00e8re\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>La douce-am\u00e8re est l&rsquo;une des plantes grimpantes les plus communes et les plus reconnaissables des haies et berges d&rsquo;Europe. Ses fleurs \u00e9toil\u00e9es violet-pourpre \u00e0 c\u00f4ne d&rsquo;anth\u00e8res jaune vif \u2014 m\u00eame architecture florale que la tomate, la pomme de terre et l&rsquo;aubergine \u2014 et ses grappes pendantes de baies passant du vert au jaune puis au rouge corail la rendent facilement identifiable. Son nom vernaculaire, \u00ab douce-am\u00e8re \u00bb, d\u00e9crit avec justesse la saveur de sa tige m\u00e2ch\u00e9e : d&rsquo;abord am\u00e8re, puis doucement sucr\u00e9e \u2014 un go\u00fbt d\u00fb au passage de glycoalcalo\u00efdes amers (solanine) \u00e0 des saponines sucr\u00e9es (dulcamarine).<\/p>\n<p>Plante toxique mais de faible dangerosit\u00e9 en pratique (la saveur d\u00e9sagr\u00e9able limite l&rsquo;ingestion), la douce-am\u00e8re est une Solanac\u00e9e de la pharmacop\u00e9e traditionnelle europ\u00e9enne dont les tiges \u00e9taient prescrites comme \u00ab d\u00e9puratif du sang \u00bb et antirhumatismal jusqu&rsquo;au XIXe si\u00e8cle. Son profil en glycoalcalo\u00efdes st\u00e9ro\u00efdiques la rapproche des morelles et de la pomme de terre, avec des implications pharmacognosiques et toxicologiques similaires.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Solanaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Solanum<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Solanum dulcamara<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Douce-am\u00e8re, Morelle grimpante, Vigne de Jud\u00e9e, Herbe \u00e0 la fi\u00e8vre, Loque.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>dulcamara<\/em> du latin <em>dulcis<\/em> (\u00ab doux \u00bb) et <em>amarus<\/em> (\u00ab amer \u00bb) \u2014 \u00ab douce-am\u00e8re \u00bb. Le nom fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la saveur double de la tige m\u00e2ch\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>A. Port et architecture<\/h3>\n<p>Plante vivace semi-ligneuse sarmenteuse (grimpante-rampante) de 1 \u00e0 4 m, s&rsquo;appuyant sur la v\u00e9g\u00e9tation environnante sans vrilles ni crampons. Les tiges, gr\u00eales et flexibles, s&rsquo;entrelacent dans les haies et les buissons, formant des draperies retombantes parfois spectaculaires le long des berges.<\/p>\n<h3>B. Appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><strong>Tiges :<\/strong> sarmenteuses, cylindriques, ligneuses \u00e0 la base (persistante), herbac\u00e9es au sommet (caduques en hiver), pubescentes \u00e0 glabrescentes. L&rsquo;\u00e9corce est brun-gris\u00e2tre, stri\u00e9e. Les tiges contiennent les glycoalcalo\u00efdes actifs et \u00e9taient la partie officinale (<em>Stipites dulcamarae<\/em>).<\/p>\n<p><strong>Feuilles :<\/strong> alternes, p\u00e9tiol\u00e9es, ovales-lanc\u00e9ol\u00e9es de 4 \u00e0 10 cm, enti\u00e8res ou plus souvent <strong>trilob\u00e9es \u00e0 la base<\/strong> (1-2 paires de lobes basaux) \u2014 ce dimorphisme foliaire est caract\u00e9ristique et diagnostique. La face sup\u00e9rieure est vert fonc\u00e9, la face inf\u00e9rieure plus claire.<\/p>\n<h3>C. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p><strong>Inflorescence :<\/strong> cymes extra-axillaires l\u00e2ches et pendantes.<\/p>\n<p><strong>Fleur :<\/strong> de 10 \u00e0 15 mm, tr\u00e8s \u00e9l\u00e9gante \u2014 5 p\u00e9tales <strong>violet-pourpre<\/strong> r\u00e9fl\u00e9chis vers l&rsquo;arri\u00e8re, r\u00e9v\u00e9lant un c\u00f4ne pro\u00e9minent d&rsquo;<strong>anth\u00e8res jaune vif<\/strong> soud\u00e9es. Ce contraste pourpre-jaune est saisissant et permet une identification imm\u00e9diate. Structure typique du genre <em>Solanum<\/em> (m\u00eame plan floral que la tomate).<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> baie ovo\u00efde de 8-12 mm, d&rsquo;abord <strong>verte<\/strong> puis <strong>jaune<\/strong> puis <strong>rouge corail<\/strong> \u00e0 maturit\u00e9. Les trois stades de couleur coexistent souvent sur la m\u00eame grappe \u2014 spectacle chromatique caract\u00e9ristique en fin d&rsquo;\u00e9t\u00e9. <strong>Les baies sont toxiques<\/strong>, surtout les vertes et les jaunes (glycoalcalo\u00efdes).<\/p>\n<p><strong>Floraison :<\/strong> juin \u00e0 septembre. Pollinisation entomophile (abeilles, syrphes) et autogamie.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET DISTRIBUTION<\/h3>\n<h3>A. Habitat<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce hygrophile \u00e0 m\u00e9sophile, la douce-am\u00e8re cro\u00eet dans les haies humides, les berges de rivi\u00e8res et d&rsquo;\u00e9tangs, les foss\u00e9s, les aulnaies mar\u00e9cageuses, les roseli\u00e8res et les friches humides. Elle est aussi fr\u00e9quente dans les haies s\u00e8ches et les d\u00e9combres \u2014 \u00e9cologie plus large que sa r\u00e9putation de plante \u00ab des zones humides \u00bb ne le laisse supposer. Nitrophile mod\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<h3>B. Distribution<\/h3>\n<p>Eurasiatique, commune dans toute l&rsquo;Europe temp\u00e9r\u00e9e. Pr\u00e9sente dans toute la France. Naturalis\u00e9e en Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les <strong>tiges<\/strong> (<em>Stipites dulcamarae<\/em>) r\u00e9colt\u00e9es au printemps (avant le d\u00e9veloppement complet des feuilles) \u00e9taient la drogue officinale, inscrite dans les pharmacop\u00e9es historiques. <strong>L&rsquo;usage m\u00e9dicinal est aujourd&rsquo;hui abandonn\u00e9<\/strong> en raison du profil toxique et de l&rsquo;absence de donn\u00e9es cliniques modernes. La drogue figure dans certaines pharmacop\u00e9es hom\u00e9opathiques (<em>Dulcamara<\/em>).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Glycoalcalo\u00efdes st\u00e9ro\u00efdiques<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>\u03b1-Solanine<\/strong> et <strong>\u03b1-chaconine<\/strong> \u2014 m\u00eames compos\u00e9s que dans la pomme de terre verte et la morelle noire.<\/li>\n<li><strong>Soladulcine<\/strong>, <strong>solasodine<\/strong> \u2014 glycoalcalo\u00efdes sp\u00e9cifiques.<\/li>\n<li><strong>Dulcamarine<\/strong> \u2014 saponine st\u00e9ro\u00efdique au go\u00fbt sucr\u00e9, responsable de l&rsquo;arri\u00e8re-go\u00fbt doux apr\u00e8s la saveur am\u00e8re initiale des glycoalcalo\u00efdes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les baies vertes contiennent 10 \u00e0 25 fois plus de glycoalcalo\u00efdes que les baies m\u00fbres rouges.<\/p>\n<h3>B. Saponines st\u00e9ro\u00efdiques<\/h3>\n<p>Diosg\u00e9nine et d\u00e9riv\u00e9s \u2014 les saponines sont responsables de la saveur sucr\u00e9e et poss\u00e8dent un potentiel anti-inflammatoire document\u00e9 <em>in vitro<\/em>.<\/p>\n<h3>C. Acides ph\u00e9noliques et flavono\u00efdes<\/h3>\n<p>Acide caf\u00e9oylquinique, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/rutine\/\">rutine<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a>. Activit\u00e9 antioxydante.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>A. Toxicit\u00e9 des glycoalcalo\u00efdes<\/h3>\n<p>M\u00eames m\u00e9canismes que pour la morelle noire : inhibition de l&rsquo;ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase et disruption des membranes cellulaires par liaison au cholest\u00e9rol. Les sympt\u00f4mes d&rsquo;intoxication comprennent des troubles digestifs (naus\u00e9es, vomissements, diarrh\u00e9es), une mydriase, une tachycardie et, dans les cas s\u00e9v\u00e8res, des troubles neurologiques.<\/p>\n<h3>B. Activit\u00e9 anti-inflammatoire (usage historique)<\/h3>\n<p>Les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-steroidiques\/\">saponines st\u00e9ro\u00efdiques<\/a> (dulcamarine) poss\u00e8dent une activit\u00e9 anti-inflammatoire document\u00e9e sur mod\u00e8les animaux, comparable \u00e0 celle des corticost\u00e9ro\u00efdes faibles. Cet effet fondait l&rsquo;usage historique comme \u00ab d\u00e9puratif \u00bb et antirhumatismal. En dermatologie, des pr\u00e9parations topiques \u00e0 base de douce-am\u00e8re (<em>Celergan\u00ae<\/em>) ont \u00e9t\u00e9 commercialis\u00e9es en Allemagne contre l&rsquo;ecz\u00e9ma atopique.<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> D\u00e9puratif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antalgique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Quelques \u00e9tudes cliniques ouvertes (allemandes) ont montr\u00e9 l&rsquo;efficacit\u00e9 de pr\u00e9parations topiques de douce-am\u00e8re (extrait de tiges) dans l&rsquo;ecz\u00e9ma atopique, avec une r\u00e9duction du prurit et de l&rsquo;inflammation cutan\u00e9e. La douce-am\u00e8re b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;un statut d&rsquo;usage traditionnel pour l&rsquo;usage externe dans les \u00ab affections cutan\u00e9es mineures (ecz\u00e9ma l\u00e9ger) \u00bb. L&rsquo;usage interne est d\u00e9conseill\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\u0391-solanine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u0391-chaconine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Soladulcine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Solasodine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dulcamarine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Usage externe (seul recommand\u00e9) :<\/strong> cr\u00e8me ou pommade \u00e0 base d&rsquo;extrait de tiges (Celergan\u00ae), en application sur les zones d&rsquo;ecz\u00e9ma.<\/li>\n<li><strong>Hom\u00e9opathie :<\/strong> <em>Dulcamara<\/em> en dilutions, utilis\u00e9e pour les affections aggrav\u00e9es par l&rsquo;humidit\u00e9 et le froid.<\/li>\n<li><strong>Usage interne historique (abandonn\u00e9) :<\/strong> d\u00e9coction de tiges (2-3 g\/150 ml) \u2014 consid\u00e9r\u00e9 comme trop risqu\u00e9 au regard du b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique limit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La douce-am\u00e8re est <strong>mod\u00e9r\u00e9ment toxique<\/strong>. Les baies vertes et les feuilles sont les parties les plus dangereuses. L&rsquo;ingestion de baies provoque des troubles digestifs (naus\u00e9es, vomissements, diarrh\u00e9es, coliques). Les cas graves (neurologiques, cardiaques) sont exceptionnels chez l&rsquo;adulte mais possibles chez l&rsquo;enfant. La saveur am\u00e8re constitue un facteur de protection naturel \u2014 les enfants recrachent g\u00e9n\u00e9ralement les baies apr\u00e8s les avoir go\u00fbt\u00e9es. La dose toxique est estim\u00e9e \u00e0 200 baies vertes chez l&rsquo;adulte (beaucoup moins chez l&rsquo;enfant). Les baies m\u00fbres rouges sont nettement moins toxiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La douce-am\u00e8re \u00e9tait utilis\u00e9e en m\u00e9decine depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9. Dioscoride la prescrivait en cataplasme contre les inflammations. Au Moyen \u00c2ge et jusqu&rsquo;au XIXe si\u00e8cle, les tiges \u00e9taient inscrites dans les pharmacop\u00e9es europ\u00e9ennes (<em>Stipites dulcamarae<\/em>) comme \u00ab d\u00e9puratif du sang \u00bb, antirhumatismal, diur\u00e9tique et antisyphilitique. L&rsquo;usage reposait sur la th\u00e9orie humorale \u2014 la douce-am\u00e8re \u00e9tait cens\u00e9e \u00ab drainer les humeurs froides \u00bb responsables des rhumatismes et des maladies cutan\u00e9es. L&rsquo;abandon de cet usage au XXe si\u00e8cle est d\u00fb \u00e0 l&rsquo;av\u00e8nement de la pharmacologie moderne et aux pr\u00e9occupations toxicologiques.<\/p>\n<hr>\n<h3>INT\u00c9R\u00caT \u00c9COLOGIQUE<\/h3>\n<p>La douce-am\u00e8re est une composante fr\u00e9quente de la v\u00e9g\u00e9tation des berges et des haies humides. Ses fleurs attirent les abeilles et les syrphes. Ses baies rouges sont consomm\u00e9es par les oiseaux (merles, fauvettes) qui assurent la dispersion ornithochore. La plante contribue \u00e0 la structure et \u00e0 la biodiversit\u00e9 des haies bocag\u00e8res et des ripisylves. En jardinage naturaliste, c&rsquo;est une grimpante indig\u00e8ne int\u00e9ressante pour les structures humides (pergolas au bord de l&rsquo;eau, cl\u00f4tures).<\/p>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS POSSIBLES<\/h3>\n<ul>\n<li><strong><em>Solanum nigrum<\/em><\/strong> (morelle noire) : herbac\u00e9e non grimpante, baies noires (pas rouges), fleurs blanches (pas violettes).<\/li>\n<li><strong><em>Bryonia dioica<\/em><\/strong> (bryone) : grimpante \u00e0 vrilles, feuilles lob\u00e9es-palm\u00e9es, baies rouges similaires mais esp\u00e8ce tr\u00e8s diff\u00e9rente (Cucurbitac\u00e9e).<\/li>\n<li><strong><em>Tamus communis<\/em><\/strong> (tamier) : grimpante \u00e0 feuilles cordiformes, baies rouges, mais pas de fleurs violettes \u00e9toil\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>La douce-am\u00e8re est une Solanac\u00e9e grimpante dont le profil en glycoalcalo\u00efdes st\u00e9ro\u00efdiques (solanine, dulcamarine) a justifi\u00e9 un usage m\u00e9dicinal s\u00e9culaire comme \u00ab d\u00e9puratif \u00bb et anti-inflammatoire, d\u00e9sormais limit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;usage externe dans l&rsquo;ecz\u00e9ma atopique (seule indication reconnue en usage traditionnel). Sa toxicit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e et l&rsquo;absence de donn\u00e9es cliniques solides pour l&rsquo;usage interne ont conduit \u00e0 l&rsquo;abandon de la plupart de ses indications historiques. En botanique, ses fleurs violettes \u00e0 anth\u00e8res jaunes et ses grappes de baies multicolores en font l&rsquo;une des plantes grimpantes indig\u00e8nes les plus d\u00e9coratives des zones humides europ\u00e9ennes.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton J., <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier, 2016.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B., <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>, Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Roth L., Daunderer M., Kormann K., <em>Giftpflanzen \u2014 Pflanzengifte<\/em>, 6<sup>e<\/sup> \u00e9d., Nikol, 2012.<\/li>\n<li>Friedman M., \u00ab Potato glycoalkaloids and metabolites: roles in the plant and in the diet \u00bb, <em>Journal of Agricultural and Food Chemistry<\/em>, 2006.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> D\u00e9puratif<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La douce-am\u00e8re est l&rsquo;une des plantes grimpantes les plus communes et les plus reconnaissables des haies et berges d&rsquo;Europe. 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