{"id":1411,"date":"2026-03-26T11:42:50","date_gmt":"2026-03-26T10:42:50","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/mache-a-fruits-herisses\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:10","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:10","slug":"mache-a-fruits-herisses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/mache-a-fruits-herisses\/","title":{"rendered":"M\u00c2CHE \u00c0 FRUITS H\u00c9RISS\u00c9S"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/M%C3%A2che%20h%C3%A9riss%C3%A9e.jpg\" alt=\"Planche botanique M\u00e2che h\u00e9riss\u00e9e\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>La M\u00e2che \u00e0 fruits h\u00e9riss\u00e9s, <em>Valerianella eriocarpa<\/em> Desv., appartient \u00e0 la famille des <strong>Caprifoliaceae<\/strong> sensu lato (anciennement Valerianaceae), genre <em>Valerianella<\/em> Mill. Ce genre comprend environ 80 esp\u00e8ces annuelles, principalement m\u00e9diterran\u00e9ennes et ouest-asiatiques. <em>V. eriocarpa<\/em> se distingue par ses fruits dens\u00e9ment velus-h\u00e9riss\u00e9s, caract\u00e8re qui lui vaut son nom sp\u00e9cifique (<em>erio-<\/em> = laineux, <em>-carpa<\/em> = fruit). Les noms vernaculaires incluent M\u00e2che \u00e0 fruits h\u00e9riss\u00e9s, Doucette h\u00e9riss\u00e9e et M\u00e2che poilue. Sur le plan de la classification APG IV, les anciennes Valerianaceae sont incluses dans les Caprifoliaceae sensu lato, ordre des Dipsacales, clade des Campanulidae. Le genre <em>Valerianella<\/em> est proche de <em>Valeriana<\/em> et partage certains compos\u00e9s chimiques. L&rsquo;esp\u00e8ce est distribu\u00e9e dans la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne au sens large, de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique \u00e0 l&rsquo;Asie Mineure, avec des extensions en Europe atlantique.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Petite plante annuelle, th\u00e9rophyte, haute de 5 \u00e0 30 cm, \u00e0 tige dress\u00e9e, dichotome dans la partie sup\u00e9rieure, glabre \u00e0 faiblement pubescente aux n\u0153uds. Les feuilles basales sont en rosette, spatul\u00e9es \u00e0 oblongues, de 2 \u00e0 5 cm de long, enti\u00e8res ou faiblement dent\u00e9es, les caulinaires sont oppos\u00e9es, sessiles, oblongues, \u00e0 base embrassante. Les fleurs sont tr\u00e8s petites (1 \u00e0 2 mm), group\u00e9es en cymes terminales compactes, \u00e0 corolle bleu p\u00e2le \u00e0 lilas, tubuleuse-infundibuliforme, \u00e0 5 lobes. Le fruit est un ak\u00e8ne de 2 \u00e0 3 mm, ovo\u00efde, \u00e0 3 loges dont une seule fertile, caract\u00e9ristiquement couvert de poils raides h\u00e9riss\u00e9s, blanch\u00e2tres, sur toute sa surface \u2014 crit\u00e8re d&rsquo;identification majeur. La floraison a lieu d&rsquo;avril \u00e0 juin. L&rsquo;esp\u00e8ce se d\u00e9veloppe dans les cultures, jach\u00e8res, vignobles, pelouses annuelles et terrains perturb\u00e9s sur sols calcaires secs et chauds.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET HABITAT<\/h3>\n<p><em>Valerianella eriocarpa<\/em> est une esp\u00e8ce th\u00e9rophyte vernale m\u00e9diterran\u00e9enne, colonisant les cultures (vignobles, olivettes, vergers), les jach\u00e8res, les pelouses annuelles sur sols calcaires et les terrains perturb\u00e9s. L&rsquo;esp\u00e8ce est h\u00e9liophile, thermophile et calcicole, pr\u00e9f\u00e9rant les sols secs, l\u00e9gers et bien drain\u00e9s. Son aire de r\u00e9partition couvre le bassin m\u00e9diterran\u00e9en au sens large, de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique \u00e0 l&rsquo;Asie Mineure, avec des extensions en Macaron\u00e9sie et en Europe atlantique. En France, l&rsquo;esp\u00e8ce est pr\u00e9sente dans le Midi, le Sud-Ouest, l&rsquo;Ouest atlantique et la vall\u00e9e de la Loire, rare ou absente dans le Nord et l&rsquo;Est. Le cycle biologique court (germination automnale, floraison printani\u00e8re, fructification et mort estivale) est typique des th\u00e9rophytes m\u00e9diterran\u00e9ens. La pollinisation est entomogame par de petits insectes. La diss\u00e9mination est barochore et \u00e9pizoochore (les poils h\u00e9riss\u00e9s du fruit favorisent l&rsquo;accrochage aux toisons et plumes).<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les <strong>feuilles<\/strong> et les <strong>rosettes basales<\/strong> sont comestibles, comme pour toutes les m\u00e2ches (<em>Valerianella<\/em> spp.). Elles sont consomm\u00e9es crues en salade, avec une saveur douce et l\u00e9g\u00e8rement noisett\u00e9e, comparable \u00e0 celle de la m\u00e2che cultiv\u00e9e (<em>V. locusta<\/em>) mais en quantit\u00e9s moindres en raison de la petite taille de la plante sauvage. En phytoth\u00e9rapie, le genre <em>Valerianella<\/em> n&rsquo;a pas d&rsquo;usage m\u00e9dicinal structur\u00e9, bien que les m\u00e2ches soient traditionnellement consid\u00e9r\u00e9es comme des plantes \u00ab rafra\u00eechissantes \u00bb et l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9puratives dans la cuisine-m\u00e9decine populaire europ\u00e9enne. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat est essentiellement alimentaire et nutritionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Compos\u00e9s nutritionnels<\/h3>\n<p>Comme les autres m\u00e2ches, <em>V. eriocarpa<\/em> est riche en <strong>\u03b2-carot\u00e8ne<\/strong> (provitamine A), <strong>vitamine C<\/strong>, <strong>vitamine B9<\/strong> (acide folique), <strong>fer<\/strong>, <strong>potassium<\/strong> et <strong>acides gras om\u00e9ga-3<\/strong> (acide \u03b1-linol\u00e9nique, ALA) \u2014 la m\u00e2che \u00e9tant l&rsquo;un des l\u00e9gumes-feuilles les plus riches en ALA.<\/p>\n<h3>B. Irido\u00efdes<\/h3>\n<p>Le genre <em>Valerianella<\/em>, appartenant aux anciennes Valerianaceae, contient des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a><\/strong> et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/valepotriates\/\">val\u00e9potriates<\/a><\/strong> en faibles quantit\u00e9s, compos\u00e9s caract\u00e9ristiques de la famille partag\u00e9s avec le genre <em>Valeriana<\/em>. Les teneurs sont tr\u00e8s inf\u00e9rieures \u00e0 celles de la val\u00e9riane officinale.<\/p>\n<h3>C. Polyph\u00e9nols<\/h3>\n<p>Les feuilles contiennent des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (<strong>lut\u00e9oline<\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a><\/strong>), des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>) et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/carotenoides\/\">carot\u00e9no\u00efdes<\/a><\/strong> (<strong>lut\u00e9ine<\/strong>, <strong>z\u00e9axanthine<\/strong>) contribuant \u00e0 la valeur nutritionnelle et antioxydante.<\/p>\n<h3>D. Acides gras<\/h3>\n<p>Les feuilles contiennent des <strong>acides gras om\u00e9ga-3<\/strong> sous forme d&rsquo;<strong>acide \u03b1-linol\u00e9nique<\/strong> (ALA), avec des teneurs remarquables pour un l\u00e9gume-feuille (jusqu&rsquo;\u00e0 40 % des lipides totaux foliaires).<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les m\u00e9canismes pharmacologiques de <em>V. eriocarpa<\/em> rel\u00e8vent davantage de la nutrition que de la pharmacologie. Le <strong>\u03b2-carot\u00e8ne<\/strong> et les <strong>carot\u00e9no\u00efdes<\/strong> (lut\u00e9ine, z\u00e9axanthine) exercent un effet antioxydant protecteur sur les membranes cellulaires et contribuent \u00e0 la sant\u00e9 oculaire (protection maculaire). L&rsquo;<strong>acide \u03b1-linol\u00e9nique<\/strong> est le pr\u00e9curseur des om\u00e9ga-3 \u00e0 longue cha\u00eene (EPA, DHA) aux propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires et cardioprotectrices. L&rsquo;<strong>acide folique<\/strong> est essentiel \u00e0 la synth\u00e8se de l&rsquo;ADN et \u00e0 la pr\u00e9vention des anomalies du tube neural chez le f\u0153tus. Le <strong>fer<\/strong> contribue \u00e0 l&rsquo;oxyg\u00e9nation tissulaire. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> et <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> exercent un effet antioxydant mesur\u00e9 in vitro. Les <strong>irido\u00efdes<\/strong>, en faible quantit\u00e9, pourraient contribuer \u00e0 un l\u00e9ger effet s\u00e9datif par analogie avec la val\u00e9riane, mais ce m\u00e9canisme est purement sp\u00e9culatif pour les m\u00e2ches.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune \u00e9tude clinique n&rsquo;a port\u00e9 sp\u00e9cifiquement sur <em>V. eriocarpa<\/em>. Les donn\u00e9es nutritionnelles disponibles concernent principalement <em>V. locusta<\/em> (m\u00e2che cultiv\u00e9e), dont le profil en acides gras om\u00e9ga-3, en vitamines et en min\u00e9raux a \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9 par plusieurs \u00e9tudes (Pereira et al., 2011 ; Barros et al., 2010). Ces \u00e9tudes confirment que la m\u00e2che est l&rsquo;un des l\u00e9gumes-feuilles les plus riches en ALA et en \u03b2-carot\u00e8ne. L&rsquo;esp\u00e8ce sauvage <em>V. eriocarpa<\/em> partage vraisemblablement ce profil nutritionnel favorable. Le genre <em>Valerianella<\/em> ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e comme drogue m\u00e9dicinale. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat nutritionnel justifie la consommation alimentaire sans pr\u00e9tention th\u00e9rapeutique sp\u00e9cifique.<\/p>\n<hr>\n<h3>TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h3>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Acide \u03b1-linol\u00e9nique (ALA)<\/strong><\/td>\n<td>Acide gras om\u00e9ga-3<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, cardioprotecteur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>\u03b2-Carot\u00e8ne<\/strong><\/td>\n<td>Carot\u00e9no\u00efde provitaminique<\/td>\n<td>Antioxydant, provitamine A<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Lut\u00e9ine<\/strong><\/td>\n<td>Carot\u00e9no\u00efde<\/td>\n<td>Protection maculaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Acide folique<\/strong><\/td>\n<td>Vitamine B9<\/td>\n<td>Synth\u00e8se ADN, pr\u00e9vention anomalies neurales<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Lut\u00e9oline<\/strong><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">Flavone<\/a><\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Fer<\/strong><\/td>\n<td>\u00c9l\u00e9ment min\u00e9ral<\/td>\n<td>Transport d&rsquo;oxyg\u00e8ne<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\u0392-carot\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Vitamine c<\/td>\n<td>Vitamine<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Vitamine b9<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Fer<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Potassium<\/td>\n<td>Min\u00e9ral<\/td>\n<td>Diur\u00e9tique de soutien<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Consommation alimentaire fra\u00eeche :<\/strong> rosettes et feuilles en salade, r\u00e9colt\u00e9es au printemps avant la floraison. Saveur douce et agr\u00e9able.<\/li>\n<li><strong>M\u00e9lange de salades sauvages :<\/strong> en association avec d&rsquo;autres verdures printani\u00e8res (pissenlit, porcelle, roquette sauvage).<\/li>\n<li><strong>Aucune pr\u00e9paration gal\u00e9nique m\u00e9dicinale<\/strong> n&rsquo;est document\u00e9e pour cette esp\u00e8ce.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><em>Valerianella eriocarpa<\/em> est une plante comestible de bonne innocuit\u00e9. Aucun effet toxique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9. Le genre <em>Valerianella<\/em> ne contient pas de compos\u00e9s toxiques significatifs. La confusion avec des esp\u00e8ces toxiques est peu probable mais reste possible dans le cadre de la cueillette sauvage, principalement avec les jeunes rosettes de certaines renonculac\u00e9es toxiques ou de Val\u00e9riane rouge (<em>Centranthus ruber<\/em>, non toxique mais diff\u00e9rente). La teneur en irido\u00efdes est trop faible pour poser un probl\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9. La consommation alimentaire r\u00e9guli\u00e8re ne pr\u00e9sente aucun risque connu.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Les m\u00e2ches sont consomm\u00e9es comme salades sauvages depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 dans le bassin m\u00e9diterran\u00e9en. La culture de la m\u00e2che (<em>V. locusta<\/em>) s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e en Europe \u00e0 partir du XVIIe si\u00e8cle, principalement en France, en Allemagne et en Italie. Les esp\u00e8ces sauvages, dont <em>V. eriocarpa<\/em>, ont \u00e9t\u00e9 cueillies de tout temps dans les campagnes m\u00e9diterran\u00e9ennes comme \u00ab herbes de printemps \u00bb. En Provence et en Languedoc, les m\u00e2ches sauvages (\u00ab doucettes \u00bb) \u00e9taient r\u00e9colt\u00e9es dans les vignes et les champs en jach\u00e8re pour pr\u00e9parer des salades vernales toniques et d\u00e9puratives. Le nom \u00ab doucette \u00bb refl\u00e8te la saveur douce et l&rsquo;absence d&rsquo;amertume, pris\u00e9e apr\u00e8s un hiver de l\u00e9gumes cuits. L&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;a pas d&rsquo;histoire m\u00e9dicinale propre, son int\u00e9r\u00eat \u00e9tant purement alimentaire et gastronomique. La distinction des nombreuses esp\u00e8ces de <em>Valerianella<\/em> est un exercice botanique d\u00e9licat, et les cueilleurs traditionnels ne distinguaient g\u00e9n\u00e9ralement pas les esp\u00e8ces entre elles.<\/p>\n<hr>\n<h3>STATUT DE CONSERVATION ET PROTECTION<\/h3>\n<p><em>Valerianella eriocarpa<\/em> n&rsquo;est pas globalement menac\u00e9e dans son aire m\u00e9diterran\u00e9enne. L&rsquo;esp\u00e8ce est commune dans le Midi de la France. Cependant, comme beaucoup de messicoles, elle est en r\u00e9gression dans les r\u00e9gions o\u00f9 l&rsquo;agriculture s&rsquo;est intensifi\u00e9e (herbicides, labour profond). En France septentrionale, l&rsquo;esp\u00e8ce est rare et peut figurer sur des listes rouges r\u00e9gionales de plantes messicoles menac\u00e9es. Les programmes de conservation des messicoles (jach\u00e8res, bandes enherb\u00e9es, agriculture biologique) b\u00e9n\u00e9ficient \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce. Aucune protection r\u00e9glementaire nationale ne s&rsquo;applique.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>La M\u00e2che \u00e0 fruits h\u00e9riss\u00e9s est une plante alimentaire sauvage de la flore m\u00e9diterran\u00e9enne, remarquable par sa valeur nutritionnelle (om\u00e9ga-3, carot\u00e9no\u00efdes, vitamines, min\u00e9raux) plut\u00f4t que par ses propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9dicinales. Sa phytochimie, typique des Valerianella, inclut des nutriments de haute valeur biologique et de faibles quantit\u00e9s d&rsquo;irido\u00efdes sans impact pharmacologique significatif. L&rsquo;esp\u00e8ce s&rsquo;inscrit dans la tradition des salades sauvages m\u00e9diterran\u00e9ennes, patrimoine gastronomique et culturel majeur. La conservation de l&rsquo;esp\u00e8ce passe par le maintien des pratiques agricoles extensives et des milieux ouverts calcaires. Du point de vue de la recherche, une analyse comparative de la composition nutritionnelle des diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de <em>Valerianella<\/em> permettrait de valoriser ce potentiel alimentaire sous-exploit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Pereira C. et al., 2011. Nutritional composition and bioactive properties of commonly consumed wild greens. <em>Food Research International<\/em>, 44(7), 2634-2640.<\/li>\n<li>Barros L. et al., 2010. Tocopherols and fatty acid profiles of <em>Valerianella<\/em> species. <em>Food Chemistry<\/em>, 119(3), 721-725.<\/li>\n<li>Richardson I.B.K., 1976. <em>Valerianella<\/em>. In: Tutin T.G. et al. (eds), <em>Flora Europaea<\/em>, vol. 4. Cambridge Univ. Press.<\/li>\n<li>Plants of the World Online \u2014 Royal Botanic Gardens, Kew : <em>Valerianella eriocarpa<\/em>.<\/li>\n<li>Tela Botanica \u2014 eFlore : Fiche <em>Valerianella eriocarpa<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> S\u00e9datif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Tonique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE La M\u00e2che \u00e0 fruits h\u00e9riss\u00e9s, Valerianella eriocarpa Desv., appartient \u00e0 la famille des Caprifoliaceae sensu lato (anciennement Valerianaceae), genre Valerianella Mill. 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