{"id":1416,"date":"2026-03-26T11:42:56","date_gmt":"2026-03-26T10:42:56","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/valeriane-dioique\/"},"modified":"2026-06-25T09:28:37","modified_gmt":"2026-06-25T07:28:37","slug":"valeriane-dioique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/valeriane-dioique\/","title":{"rendered":"VAL\u00c9RIANE DIO\u00cfQUE"},"content":{"rendered":"<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>La <em>Valeriana dioica<\/em> L., commun\u00e9ment appel\u00e9e val\u00e9riane dio\u00efque ou petite val\u00e9riane, est une plante vivace de la famille des <strong>Caprifoliaceae<\/strong> (anciennement Valerianaceae). L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>dioica<\/em> fait r\u00e9f\u00e9rence au caract\u00e8re dio\u00efque de la plante, les fleurs m\u00e2les et femelles \u00e9tant port\u00e9es par des individus distincts, caract\u00e8re rare dans le genre <em>Valeriana<\/em>. Cette petite val\u00e9riane des milieux humides est une esp\u00e8ce discr\u00e8te mais \u00e9cologiquement pr\u00e9cieuse, indicatrice de prairies humides et de bas-marais en bon \u00e9tat de conservation. Elle se distingue de la val\u00e9riane officinale par sa taille plus r\u00e9duite et son \u00e9cologie strictement hygrophile.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque est une plante vivace herbac\u00e9e, haute de 15 \u00e0 40 cm. Le rhizome est gr\u00eale, rampant, stolonif\u00e8re, produisant des rosettes de feuilles. La tige est dress\u00e9e, simple, cylindrique, glabre, peu feuill\u00e9e. Les feuilles basales sont p\u00e9tiol\u00e9es, ovales-spatul\u00e9es \u00e0 arrondies, enti\u00e8res ou sinu\u00e9es, formant une rosette bien d\u00e9velopp\u00e9e. Les feuilles caulinaires, au nombre de 2 \u00e0 4 paires, sont oppos\u00e9es, pennatis\u00e9qu\u00e9es \u00e0 lyr\u00e9-pennatis\u00e9qu\u00e9es, le segment terminal \u00e9tant plus grand que les lat\u00e9raux. Le dimorphisme foliaire entre feuilles basales enti\u00e8res et feuilles caulinaires compos\u00e9es est un caract\u00e8re distinctif. Les fleurs sont petites (2-3 mm), tubulaires, \u00e0 5 lobes, blanches \u00e0 ros\u00e9es. Les plantes m\u00e2les portent des fleurs \u00e0 3 \u00e9tamines saillantes, sans pistil fonctionnel. Les plantes femelles portent des fleurs \u00e0 pistil trifide, sans \u00e9tamines. Les inflorescences m\u00e2les sont plus grandes et plus \u00e9tal\u00e9es que les femelles, qui sont plus compactes. Le fruit est un ak\u00e8ne glabre, ovo\u00efde-comprim\u00e9, surmont\u00e9 d&rsquo;un pappus plumeux.<\/p>\n<hr>\n<h3>Habitat naturel et r\u00e9partition g\u00e9ographique<\/h3>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque est une esp\u00e8ce europ\u00e9enne dont l&rsquo;aire couvre l&rsquo;Europe temp\u00e9r\u00e9e, de l&rsquo;Atlantique \u00e0 l&rsquo;Oural, de la Scandinavie m\u00e9ridionale au nord de la M\u00e9diterran\u00e9e. En France, elle est pr\u00e9sente dans une grande partie du territoire, plus commune dans le nord, le centre et l&rsquo;est. Elle affectionne strictement les milieux humides : bas-marais alcalins, prairies tourbeuses, suintements calcaires, bords de ruisseaux, foss\u00e9s humides, clairi\u00e8res mar\u00e9cageuses. Elle exige un sol gorg\u00e9 d&rsquo;eau, basique \u00e0 neutre, riche en calcium. C&rsquo;est une esp\u00e8ce caract\u00e9ristique des communaut\u00e9s de bas-marais alcalins (alliance <em>Caricion davallianae<\/em>). Elle se rencontre de la plaine jusqu&rsquo;\u00e0 environ 2 000 m d&rsquo;altitude.<\/p>\n<hr>\n<h3>Cycle de vie et ph\u00e9nologie<\/h3>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque est une h\u00e9micryptophyte vivace stolonif\u00e8re. La reprise de v\u00e9g\u00e9tation a lieu en mars-avril, les rosettes basales apparaissant d\u00e8s la fin de l&rsquo;hiver. La floraison est pr\u00e9coce, d&rsquo;avril \u00e0 juin, les plantes m\u00e2les fleurissant souvent quelques jours avant les femelles (protandrie). La pollinisation est entomophile, les fleurs attirant les premiers insectes printaniers : mouches, abeilles solitaires, petits col\u00e9opt\u00e8res. Le caract\u00e8re dio\u00efque impose l&rsquo;allogamie obligatoire, maintenant une diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique \u00e9lev\u00e9e. La fructification se d\u00e9roule de mai \u00e0 juillet, les ak\u00e8nes plumeux \u00e9tant dispers\u00e9s par le vent. La multiplication v\u00e9g\u00e9tative par stolons est tr\u00e8s active, permettant la formation de colonies clonales dans les milieux favorables. Les parties a\u00e9riennes meurent en automne, le rhizome hivernant dans le sol humide. La long\u00e9vit\u00e9 des individus est de plusieurs ann\u00e9es, les clones pouvant persister ind\u00e9finiment.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La composition chimique de la val\u00e9riane dio\u00efque est moins \u00e9tudi\u00e9e que celle de la val\u00e9riane officinale. Le rhizome contient probablement des <strong>valepotriates<\/strong> et de l&rsquo;<strong>acide val\u00e9r\u00e9nique<\/strong> en concentrations inf\u00e9rieures \u00e0 celles de <em>V. officinalis<\/em>. L&rsquo;<strong>acide isoval\u00e9rique<\/strong>, responsable de l&rsquo;odeur caract\u00e9ristique des val\u00e9rianes, est vraisemblablement pr\u00e9sent. Les parties a\u00e9riennes contiennent des <strong>flavono\u00efdes<\/strong>, des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a> glycosyl\u00e9s<\/strong>. Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a> monoterp\u00e9niques<\/strong> (actinidine) sont probablement pr\u00e9sents. La teneur en principes actifs s\u00e9datifs est consid\u00e9r\u00e9e comme inf\u00e9rieure \u00e0 celle de la val\u00e9riane officinale, ce qui a limit\u00e9 son exploitation pharmaceutique. Aucune \u00e9tude phytochimique approfondie n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e sp\u00e9cifiquement sur <em>V. dioica<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucun usage m\u00e9dicinal moderne. En m\u00e9decine populaire, toutes les val\u00e9rianes \u00e9taient utilis\u00e9es de mani\u00e8re plus ou moins interchangeable comme s\u00e9datifs et antispasmodiques. La val\u00e9riane dio\u00efque a pu \u00eatre r\u00e9colt\u00e9e occasionnellement \u00e0 cette fin, mais la val\u00e9riane officinale, plus grande et plus abondante, \u00e9tait toujours pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e. Les valepotriates et l&rsquo;acide val\u00e9r\u00e9nique, s&rsquo;ils sont pr\u00e9sents, conf\u00e9reraient th\u00e9oriquement des propri\u00e9t\u00e9s anxiolytiques et s\u00e9datives, mais \u00e0 des niveaux probablement insuffisants pour un usage th\u00e9rapeutique efficace. L&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;est mentionn\u00e9e dans aucune pharmacop\u00e9e moderne.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Donn\u00e9es cliniques limit\u00e9es ; usage essentiellement traditionnel. <strong>Niveau de preuve :<\/strong> usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Acide val\u00e9r\u00e9nique<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/terpenes\/\">Sesquiterp\u00e8ne<\/a><\/td>\n<td>S\u00e9datif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/valepotriates\/\">Val\u00e9potriates<\/a><\/td>\n<td>Irido\u00efdes<\/td>\n<td>S\u00e9datifs, spasmolytiques<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Huile essentielle<\/td>\n<td>Terp\u00e8nes<\/td>\n<td>S\u00e9dative<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune transformation commerciale. Les plants peuvent \u00eatre produits en p\u00e9pini\u00e8re pour la restauration \u00e9cologique des zones humides. La multiplication en p\u00e9pini\u00e8re se fait par division de stolons en godets maintenus en culture inond\u00e9e. La production de semences est possible mais plus al\u00e9atoire en raison de la dio\u00e9cie (n\u00e9cessit\u00e9 de pollinisation crois\u00e9e entre pieds m\u00e2les et femelles). Les conservatoires botaniques maintiennent des collections de cette esp\u00e8ce dans le cadre des programmes de conservation de la flore des zones humides. Aucune pr\u00e9paration m\u00e9dicinale standardis\u00e9e ne contient cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h3>Aspects \u00e9cologiques et environnementaux<\/h3>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque est un bio-indicateur de premier ordre pour les bas-marais alcalins et les prairies humides \u00e0 nappe affleurante. Sa pr\u00e9sence signale des conditions hydrologiques et physico-chimiques sp\u00e9cifiques : nappe phr\u00e9atique affleurante, eau riche en calcium, sol organique, oligotrophie \u00e0 m\u00e9sotrophie. Elle fait partie des communaut\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales des bas-marais alcalins (habitat prioritaire 7230 selon la directive Habitats). Ses fleurs pr\u00e9coces constituent une ressource nectarif\u00e8re pour les pollinisateurs printaniers des zones humides. Son caract\u00e8re dio\u00efque en fait un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9tude pour la biologie de la reproduction et la g\u00e9n\u00e9tique des populations. La r\u00e9gression des zones humides menace directement ses populations.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Toxicit\u00e9 non document\u00e9e ; en l\u2019absence de donn\u00e9es, s\u2019abstenir de tout usage interne non encadr\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;usage ethnobotanique de la val\u00e9riane dio\u00efque est anecdotique. Dans les r\u00e9gions o\u00f9 elle \u00e9tait commune, les montagnards et les paysans pouvaient la r\u00e9colter en m\u00eame temps que la val\u00e9riane officinale sans toujours distinguer les esp\u00e8ces. L&rsquo;odeur des racines attirait les chats et les rongeurs, propri\u00e9t\u00e9 partag\u00e9e avec toutes les val\u00e9rianes. Les prairies humides \u00e0 val\u00e9riane dio\u00efque \u00e9taient valoris\u00e9es comme prairies de fauche tardive dans les syst\u00e8mes pastoraux traditionnels des zones humides. L&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;a pas d&rsquo;usage ornemental notable, bien qu&rsquo;elle puisse \u00eatre cultiv\u00e9e dans les jardins de marais et les jardins de tourbi\u00e8res.<\/p>\n<hr>\n<h3>Culture et exigences agronomiques<\/h3>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque peut \u00eatre cultiv\u00e9e dans les jardins humides, les berges de bassins et les prairies de marais. La multiplication se fait par division des stolons au printemps ou par semis. Les graines sont sem\u00e9es en surface sur un substrat humide, la germination intervenant en 3 \u00e0 6 semaines. Le sol doit \u00eatre constamment humide, basique \u00e0 neutre, riche en calcium. L&rsquo;exposition va du plein soleil \u00e0 la mi-ombre. L&rsquo;arrosage doit \u00eatre abondant, le sol ne devant jamais s\u00e9cher. L&rsquo;espacement recommand\u00e9 est de 15 \u00e0 25 cm. La plante se naturalise facilement dans les conditions favorables gr\u00e2ce \u00e0 ses stolons. La rusticit\u00e9 est excellente (-25 \u00b0C). Son int\u00e9r\u00eat en jardinage est principalement \u00e9cologique : cr\u00e9ation de prairies humides, restauration de bas-marais, am\u00e9nagement de zones tampons le long des cours d&rsquo;eau.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut de conservation et r\u00e9glementation<\/h3>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque est prot\u00e9g\u00e9e dans plusieurs r\u00e9gions de France o\u00f9 elle est devenue rare : \u00cele-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Picardie. Elle figure sur des listes rouges r\u00e9gionales avec des statuts de \u00ab Vuln\u00e9rable \u00bb \u00e0 \u00ab En danger \u00bb. Dans les r\u00e9gions du nord et de l&rsquo;est de la France, elle est encore relativement commune. En Angleterre, elle est class\u00e9e \u00ab Near Threatened \u00bb. En Belgique et aux Pays-Bas, elle est en d\u00e9clin marqu\u00e9. Les principales menaces sont le drainage des zones humides, l&rsquo;eutrophisation, l&rsquo;abandon de la fauche traditionnelle et le boisement spontan\u00e9 des bas-marais. La conservation de la val\u00e9riane dio\u00efque passe par la protection et la restauration des bas-marais alcalins, habitats parmi les plus menac\u00e9s d&rsquo;Europe.<\/p>\n<hr>\n<h3>Anecdotes et curiosit\u00e9s historiques<\/h3>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque est l&rsquo;une des rares plantes europ\u00e9ennes strictement dio\u00efques, un trait de biologie reproductive qui reste peu commun chez les plantes \u00e0 fleurs (seulement 5-6 % des esp\u00e8ces sont dio\u00efques). Linn\u00e9 la d\u00e9crivit en 1753, reconnaissant imm\u00e9diatement ce caract\u00e8re distinctif. La dio\u00e9cie chez les val\u00e9rianes est interpr\u00e9t\u00e9e comme une adaptation pour \u00e9viter l&rsquo;autof\u00e9condation et maintenir une diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique \u00e9lev\u00e9e. Les populations de val\u00e9riane dio\u00efque pr\u00e9sentent souvent un sex-ratio biais\u00e9 en faveur des femelles, un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tudi\u00e9 par les \u00e9cologues de la reproduction. Le dimorphisme sexuel est marqu\u00e9 : les plantes m\u00e2les sont souvent plus grandes avec des inflorescences plus l\u00e2ches, les femelles plus compactes. L&rsquo;odeur des racines, comme chez toutes les val\u00e9rianes, attire les chats de mani\u00e8re presque irr\u00e9sistible.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions possibles<\/h3>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque peut \u00eatre confondue avec d&rsquo;autres val\u00e9rianes. La <em>Valeriana officinalis<\/em> (val\u00e9riane officinale) est beaucoup plus grande (60-150 cm), avec des feuilles toutes pennatis\u00e9qu\u00e9es et des fleurs bisexu\u00e9es. La <em>Valeriana tripteris<\/em> (val\u00e9riane tript\u00e8re) a des feuilles basales cordiformes et un habitat rocheux. La <em>Valeriana montana<\/em> (val\u00e9riane des montagnes) poss\u00e8de des feuilles toutes enti\u00e8res et un habitat montagnard. Le <em>Centranthus ruber<\/em> (centranthe rouge) a des fleurs rouges ou roses \u00e9peronn\u00e9es. Le <em>Valerianella locusta<\/em> (m\u00e2che), bien que de la m\u00eame famille, est une petite annuelle tr\u00e8s diff\u00e9rente. Le crit\u00e8re le plus fiable de la val\u00e9riane dio\u00efque est la combinaison de feuilles basales enti\u00e8res, de feuilles caulinaires pennatis\u00e9qu\u00e9es, de fleurs dio\u00efques et d&rsquo;un habitat strictement hygrophile.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>La val\u00e9riane dio\u00efque est une esp\u00e8ce embl\u00e9matique des zones humides europ\u00e9ennes en bon \u00e9tat de conservation. Sa r\u00e9gression est un signal d&rsquo;alarme pour la sant\u00e9 de ces \u00e9cosyst\u00e8mes fragiles. Les perspectives de recherche portent sur la compr\u00e9hension de sa biologie reproductive (dio\u00e9cie, sex-ratio, pollinisation), sa phytochimie (comparaison avec la val\u00e9riane officinale), et son utilisation comme indicateur de l&rsquo;\u00e9tat de conservation des bas-marais. La restauration des zones humides, enjeu majeur de la d\u00e9cennie \u00e0 venir, devrait b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 cette esp\u00e8ce. La val\u00e9riane dio\u00efque nous rappelle que la biodiversit\u00e9 des zones humides repose sur un \u00e9quilibre hydrologique d\u00e9licat, dont la pr\u00e9servation est une responsabilit\u00e9 collective.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Valeriana%20dioica\">Plants of the World Online, Kew : <em>Valeriana dioica<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Valeriana+dioica\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Valeriana dioica<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> S\u00e9datif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE La Valeriana dioica L., commun\u00e9ment appel\u00e9e val\u00e9riane dio\u00efque ou petite val\u00e9riane, est une plante vivace de la famille des Caprifoliaceae (anciennement [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[99],"tags":[],"class_list":["post-1416","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-valerianacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1416","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1416"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1416\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14244,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1416\/revisions\/14244"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1416"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1416"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1416"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}