{"id":1422,"date":"2026-03-26T11:43:05","date_gmt":"2026-03-26T10:43:05","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/verveine-de-buenos-aires\/"},"modified":"2026-06-25T09:28:37","modified_gmt":"2026-06-25T07:28:37","slug":"verveine-de-buenos-aires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/verveine-de-buenos-aires\/","title":{"rendered":"VERVEINE DE BUENOS AIRES"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Verveine%20de%20Buenos%20Aires.jpg\" alt=\"Planche botanique VERVEINE DE BUENOS AIRES\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Verbena bonariensis<\/em> L.<\/p>\n<p>Famille : Verbenaceae<\/p>\n<p>La verveine de Buenos Aires est une grande plante herbac\u00e9e vivace originaire d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, devenue l&rsquo;un des ornements les plus populaires des jardins naturalistes contemporains. Ses tiges hautes, rigides et ramifi\u00e9es en cand\u00e9labre portent des ombelles compactes de fleurs lilas-violet qui flottent dans l&rsquo;air \u00e0 un m\u00e8tre de hauteur ou plus, cr\u00e9ant un effet de transparence et de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9 des paysagistes. C&rsquo;est aussi l&rsquo;une des plantes les plus visit\u00e9es par les papillons, ce qui lui vaut le surnom anglais de \u00ab purpletop vervain \u00bb.<\/p>\n<p>Introduite en Europe au XVIIe si\u00e8cle comme plante d&rsquo;ornement, <em>V. bonariensis<\/em> s&rsquo;est naturalis\u00e9e dans de nombreuses r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es chaudes du monde, o\u00f9 elle est parfois consid\u00e9r\u00e9e comme envahissante. D&rsquo;un point de vue phytochimique, elle partage avec les autres Verbena le profil caract\u00e9ristique de la famille : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a><\/strong> (verb\u00e9naline), <strong>flavono\u00efdes<\/strong> et <strong>compos\u00e9s ph\u00e9noliques<\/strong>, avec un usage m\u00e9dicinal limit\u00e9 mais non n\u00e9gligeable dans la m\u00e9decine traditionnelle sud-am\u00e9ricaine.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Verbenaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Verbena<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Verbena bonariensis<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Verveine de Buenos Aires, Verveine br\u00e9silienne, Verveine lilas. (en anglais : Purpletop vervain, Tall verbena).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le genre <em>Verbena<\/em> comprend environ 150 esp\u00e8ces, principalement am\u00e9ricaines. <em>V. bonariensis<\/em> (de <em>bonariensis<\/em>, \u00ab de Buenos Aires \u00bb) est native d&rsquo;Argentine, du Br\u00e9sil m\u00e9ridional, du Paraguay et de l&rsquo;Uruguay. Sa syst\u00e9matique est stable et non controvers\u00e9e. L&rsquo;esp\u00e8ce est parfois plac\u00e9e dans le genre <em>Glandularia<\/em> par certains auteurs sud-am\u00e9ricains, mais la classification APG maintient son rattachement \u00e0 <em>Verbena<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>A. Port et architecture<\/h3>\n<p>Vivace (ou bisannuelle en climat froid) de 80 \u00e0 150 cm, \u00e0 port \u00e9rig\u00e9, raide, a\u00e9rien. Les tiges sont quadrangulaires, rugueuses, peu feuill\u00e9es dans leur partie sup\u00e9rieure, ramifi\u00e9es en cand\u00e9labre dans le tiers terminal, ce qui donne \u00e0 la plante son architecture transparente caract\u00e9ristique.<\/p>\n<h3>B. Appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><strong>Tiges :<\/strong> quadrangulaires, rugueuses-scabres, hispides, vert sombre, souvent teint\u00e9es de pourpre \u00e0 la base. Peu ramifi\u00e9es dans les deux tiers inf\u00e9rieurs.<\/p>\n<p><strong>Feuilles :<\/strong> les basales oblongues-lanc\u00e9ol\u00e9es, grossi\u00e8rement dent\u00e9es, rugueuses ; les caulinaires progressivement r\u00e9duites, sessiles, semi-embrassantes, subenti\u00e8res. La plante est relativement peu feuillue dans sa moiti\u00e9 sup\u00e9rieure, ce qui cr\u00e9e l&rsquo;effet de transparence appr\u00e9ci\u00e9 en jardin.<\/p>\n<h3>C. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p><strong>Inflorescence :<\/strong> cymes compactes terminales (ombelles apparentes) group\u00e9es en corymbes compos\u00e9s au sommet des tiges et des ramifications. Chaque cyme porte de nombreuses petites fleurs serr\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Fleurs :<\/strong> de 4-5 mm, lilas-violet, tubulaires, \u00e0 5 lobes in\u00e9gaux (corolle zygomorphe). Quatre \u00e9tamines didynames. Calice tubulaire, anguleux, hispide.<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> t\u00e9trak\u00e8ne \u2014 quatre nucules oblongues, brunes, enferm\u00e9es dans le calice persistant.<\/p>\n<p><strong>Floraison :<\/strong> juin \u00e0 octobre (tr\u00e8s longue floraison).<\/p>\n<p><strong>Pollinisation :<\/strong> entomophile \u2014 particuli\u00e8rement attractive pour les l\u00e9pidopt\u00e8res (papillons), les abeilles et les syrphes.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET DISTRIBUTION<\/h3>\n<p><strong>Aire native :<\/strong> Am\u00e9rique du Sud subtropicale et temp\u00e9r\u00e9e chaude \u2014 Argentine (d&rsquo;o\u00f9 le nom <em>bonariensis<\/em>), Br\u00e9sil m\u00e9ridional, Uruguay, Paraguay. Prairies, bords de routes, terrains vagues, berges.<\/p>\n<p><strong>Naturalisation :<\/strong> l&rsquo;esp\u00e8ce s&rsquo;est naturalis\u00e9e dans de nombreuses r\u00e9gions du monde \u00e0 climat temp\u00e9r\u00e9 chaud \u00e0 subtropical : Sud de l&rsquo;Europe (France m\u00e9diterran\u00e9enne, Espagne, Italie, Portugal), Californie, Australie, Afrique du Sud. En France, elle est \u00e9tablie dans le Midi, la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne et la fa\u00e7ade atlantique m\u00e9ridionale, o\u00f9 elle se ress\u00e8me abondamment dans les friches, les bords de routes et les terrains vagues.<\/p>\n<p><strong>Caract\u00e8re invasif :<\/strong> class\u00e9e comme esp\u00e8ce envahissante en Australie, en Afrique du Sud et dans certains \u00c9tats am\u00e9ricains. En France, son caract\u00e8re invasif reste mod\u00e9r\u00e9 et localis\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Sol :<\/strong> tol\u00e9rante \u2014 sols secs \u00e0 frais, acides \u00e0 calcaires, m\u00eame pauvres. R\u00e9siste bien \u00e0 la s\u00e9cheresse estivale une fois \u00e9tablie.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li>Parties a\u00e9riennes (feuilles, sommit\u00e9s fleuries) \u2014 usage en m\u00e9decine traditionnelle sud-am\u00e9ricaine<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;entre dans aucune pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne. En Am\u00e9rique du Sud, les feuilles et sommit\u00e9s fleuries sont utilis\u00e9es en infusion dans la m\u00e9decine populaire (\u00ab yuyos \u00bb), principalement pour des propri\u00e9t\u00e9s digestives et antispasmodiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Irido\u00efdes<\/h3>\n<p>Le genre <em>Verbena<\/em> est caract\u00e9ris\u00e9 par la pr\u00e9sence d&rsquo;<strong>irido\u00efdes glycosyl\u00e9s<\/strong>, dont la <strong>verb\u00e9naline<\/strong> (verb\u00e9naloside) et l&rsquo;<strong>hastatoside<\/strong>. Chez <em>V. bonariensis<\/em>, ces compos\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s dans les parties a\u00e9riennes, \u00e0 des teneurs variables. La verb\u00e9naline est le marqueur phytochimique du genre et le compos\u00e9 le mieux \u00e9tudi\u00e9 pharmacologiquement.<\/p>\n<h3>B. Flavono\u00efdes<\/h3>\n<p>Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">flavones<\/a><\/strong> et <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">flavonols<\/a><\/strong> sont pr\u00e9sents : d\u00e9riv\u00e9s de la <strong>lut\u00e9oline<\/strong>, de l&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a><\/strong> et de la <strong>scutellar\u00e9ine<\/strong>. Ces compos\u00e9s contribuent \u00e0 la coloration et \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante des parties a\u00e9riennes.<\/p>\n<h3>C. Acides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<p>Le profil ph\u00e9nolique comprend de l&rsquo;<strong>acide verbascosidique<\/strong> (act\u00e9oside), ph\u00e9nyl\u00e9thano\u00efde glycosyl\u00e9 puissamment antioxydant et anti-inflammatoire, caract\u00e9ristique des Verbenaceae et des Lamiaceae. L&rsquo;<strong>acide caf\u00e9ique<\/strong> et l&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong> compl\u00e8tent le tableau.<\/p>\n<h3>D. Huile essentielle<\/h3>\n<p>Les parties a\u00e9riennes contiennent une <strong>huile essentielle<\/strong> en faible quantit\u00e9, \u00e0 dominante sesquiterp\u00e9nique. La composition varie selon l&rsquo;origine g\u00e9ographique.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Activit\u00e9 antispasmodique<\/strong> : les irido\u00efdes (verb\u00e9naline) et les flavono\u00efdes exercent un effet relaxant sur le muscle lisse digestif, bien document\u00e9 pour le genre <em>Verbena<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Activit\u00e9 anti-inflammatoire<\/strong> : l&rsquo;act\u00e9oside inhibe la production de TNF-\u03b1, d&rsquo;IL-6 et la voie NF-\u03baB in vitro. C&rsquo;est l&rsquo;un des anti-inflammatoires naturels les plus puissants identifi\u00e9s dans la famille.<\/li>\n<li><strong>Activit\u00e9 antioxydante<\/strong> : li\u00e9e \u00e0 la synergie act\u00e9oside + flavono\u00efdes + acides ph\u00e9noliques.<\/li>\n<li><strong>Activit\u00e9 s\u00e9dative l\u00e9g\u00e8re<\/strong> : la verb\u00e9naline poss\u00e8de un effet s\u00e9datif doux d\u00e9montr\u00e9 chez l&rsquo;animal, coh\u00e9rent avec l&rsquo;usage relaxant traditionnel des verveines.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucun essai clinique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 conduit sp\u00e9cifiquement sur <em>V. bonariensis<\/em>. Les donn\u00e9es cliniques du genre reposent principalement sur <em>V. officinalis<\/em> (verveine officinale), qui poss\u00e8de une monographie europ\u00e9enne. L&rsquo;extrapolation \u00e0 <em>V. bonariensis<\/em> est raisonnable pour les propri\u00e9t\u00e9s li\u00e9es aux irido\u00efdes communs, mais doit rester prudente.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Verb\u00e9naline<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Irido\u00efde<\/a><\/td>\n<td>S\u00e9datif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Verbascoside<\/td>\n<td>Ph\u00e9nylpropano\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavonols<\/td>\n<td>Antioxydants<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion :<\/strong> sommit\u00e9s fleuries s\u00e9ch\u00e9es (2-4 g par tasse) \u2014 usage traditionnel sud-am\u00e9ricain.<\/li>\n<li><strong>Horticulture :<\/strong> principal usage en Europe \u2014 plante ornementale de jardin, massifs, prairies fleuries.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Aucune toxicit\u00e9 significative n&rsquo;est rapport\u00e9e pour <em>V. bonariensis<\/em>. Le genre <em>Verbena<\/em> est consid\u00e9r\u00e9 comme s\u00fbr aux doses traditionnelles. Par pr\u00e9caution, l&rsquo;usage est d\u00e9conseill\u00e9 pendant la grossesse (activit\u00e9 ut\u00e9rotonique potentielle des irido\u00efdes, par analogie avec <em>V. officinalis<\/em>).<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>En Am\u00e9rique du Sud, <em>V. bonariensis<\/em> est utilis\u00e9e en m\u00e9decine populaire comme digestif, antispasmodique et f\u00e9brifuge. Au Paraguay et en Argentine, elle entre dans la composition du \u00ab terer\u00e9 \u00bb (infusion froide de yerba mate additionn\u00e9e de plantes m\u00e9dicinales). L&rsquo;introduction en Europe au XVIIe si\u00e8cle \u00e9tait purement ornementale. La plante a connu un renouveau spectaculaire dans les ann\u00e9es 1990-2000 gr\u00e2ce au mouvement du jardin naturaliste (Piet Oudolf, Gilles Cl\u00e9ment), qui a fait de sa silhouette transparente et de sa couleur lilas un marqueur esth\u00e9tique du \u00ab nouveau jardin vivace \u00bb.<\/p>\n<hr>\n<h3>INT\u00c9R\u00caT \u00c9COLOGIQUE<\/h3>\n<p>L&rsquo;attractivit\u00e9 de <em>V. bonariensis<\/em> pour les pollinisateurs, en particulier les papillons, est remarquable et bien document\u00e9e. En jardin, elle constitue l&rsquo;une des meilleures plantes nectarif\u00e8res estivales et automnales pour les l\u00e9pidopt\u00e8res diurnes (Vanesses, Pi\u00e9rides, Lyc\u00e8nes). Sa longue floraison (4-5 mois) prolonge la ressource nectarif\u00e8re bien au-del\u00e0 de la plupart des vivaces indig\u00e8nes.<\/p>\n<p>Le revers de cette attractivit\u00e9 est son potentiel invasif dans les r\u00e9gions \u00e0 climat favorable, o\u00f9 elle peut former des peuplements denses le long des routes et dans les friches, en comp\u00e9tition avec la flore indig\u00e8ne.<\/p>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS POSSIBLES<\/h3>\n<ul>\n<li><strong><em>Verbena officinalis<\/em><\/strong> (verveine officinale) \u2014 beaucoup plus petite, fleurs lilas p\u00e2les en \u00e9pis gr\u00eales, sans l&rsquo;architecture en cand\u00e9labre.<\/li>\n<li><strong><em>Verbena rigida<\/em><\/strong> \u2014 port plus bas, feuilles rigides fortement dent\u00e9es, fleurs en t\u00eates denses.<\/li>\n<li><strong><em>Verbena hastata<\/em><\/strong> \u2014 nord-am\u00e9ricaine, \u00e9pis floraux en cand\u00e9labres mais fleurs plus petites et bleues.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Verbena bonariensis<\/em> est une plante d&rsquo;abord ornementale et \u00e9cologique (ressource nectarif\u00e8re majeure pour les papillons), secondairement m\u00e9dicinale (usage traditionnel sud-am\u00e9ricain comme digestif et antispasmodique). Son profil chimique \u2014 irido\u00efdes, act\u00e9oside, flavono\u00efdes \u2014 est coh\u00e9rent avec les propri\u00e9t\u00e9s attribu\u00e9es par la tradition. L&rsquo;esp\u00e8ce illustre la convergence entre biodiversit\u00e9 fonctionnelle (\u00e9cologie des pollinisateurs), esth\u00e9tique paysag\u00e8re et chimie des Verbenaceae.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens Kew \u2014 <em>Verbena bonariensis<\/em><\/li>\n<li>Tela Botanica, eFlore \u2014 <em>Verbena bonariensis<\/em><\/li>\n<li>Bruneton J., <em>Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5e \u00e9d., Lavoisier, 2016<\/li>\n<li>Speranza J. et al., \u00ab Phytochemical study of <em>Verbena bonariensis<\/em> \u00bb, <em>Biochemical Systematics and Ecology<\/em>, 2010<\/li>\n<li>Alipieva K. et al., \u00ab Verbascoside \u2014 a review of its occurrence, (bio)synthesis and pharmacological significance \u00bb, <em>Biotechnology Advances<\/em>, 2014<\/li>\n<li>Oudolf P. &amp; Kingsbury N., <em>Planting: A New Perspective<\/em>, Timber Press, 2013<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> S\u00e9datif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Verbena bonariensis L. 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