{"id":14348,"date":"2026-07-26T15:02:02","date_gmt":"2026-07-26T13:02:02","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/07\/26\/hibiscus-des-marais\/"},"modified":"2026-07-26T15:32:53","modified_gmt":"2026-07-26T13:32:53","slug":"hibiscus-des-marais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/07\/26\/hibiscus-des-marais\/","title":{"rendered":"HIBISCUS DES MARAIS"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Hibiscus%20des%20marais.jpg\" alt=\"Planche botanique Hibiscus des marais\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Hibiscus moscheutos<\/em> L.<\/p>\n<p>Famille : Malvaceae (Malvac\u00e9es), sous-famille des Malvoideae, tribu des Hibisceae, section <em>Muenchhusia<\/em>.<\/p>\n<p>L&rsquo;hibiscus des marais est une grande Malvac\u00e9e vivace des zones humides de l&rsquo;est de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, c\u00e9l\u00e8bre pour ses fleurs parmi les plus vastes de toute la flore temp\u00e9r\u00e9e \u2014 jusqu&rsquo;\u00e0 20 cm de diam\u00e8tre, souvent marqu\u00e9es d&rsquo;un \u0153il pourpre-carmin. C&rsquo;est avant tout une plante ornementale et \u00e9cologique ; son statut m\u00e9dicinal est modeste et repose sur un usage traditionnel am\u00e9rindien limit\u00e9 et sur des donn\u00e9es de laboratoire r\u00e9centes. Elle ne doit pas \u00eatre confondue avec l&rsquo;hibiscus <em>Hibiscus sabdariffa<\/em> (l&rsquo;oseille de Guin\u00e9e ou karkad\u00e9), qui est, lui, la v\u00e9ritable plante m\u00e9dicinale du genre.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Nom scientifique accept\u00e9 : <em>Hibiscus moscheutos<\/em> L., publi\u00e9 dans le <em>Species Plantarum<\/em> (1753). L&rsquo;esp\u00e8ce appartient \u00e0 la famille des Malvaceae, dans la section <em>Muenchhusia<\/em>, qui regroupe les hibiscus vivaces rustiques d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Elle est diplo\u00efde (2n = 2x = 38).<\/p>\n<p>Principaux synonymes : <em>Hibiscus palustris<\/em> L., <em>Hibiscus incanus<\/em> J.C. Wendl., <em>Hibiscus oculiroseus<\/em> Britton, ainsi que les rangs infrasp\u00e9cifiques <em>H. moscheutos<\/em> subsp. <em>palustris<\/em> et subsp. <em>incanus<\/em>. La couleur des fleurs et la d\u00e9coupe du limbe s&rsquo;intergradant sans discontinuit\u00e9, l&rsquo;ancien <em>H. moscheutos<\/em> subsp. <em>palustris<\/em> est aujourd&rsquo;hui plac\u00e9 en synonymie.<\/p>\n<p>Une s\u00e9gr\u00e9gation g\u00e9n\u00e9rique r\u00e9cente, sur base mol\u00e9culaire, a propos\u00e9 de transf\u00e9rer l&rsquo;esp\u00e8ce dans un genre <em>Muenchhusia<\/em> (sous le nom <em>Muenchhusia moscheutos<\/em>) ; cette recombinaison n&rsquo;est pas universellement adopt\u00e9e et le nom <em>Hibiscus moscheutos<\/em> reste le nom retenu par les r\u00e9f\u00e9rentiels de flore.<\/p>\n<p>Deux sous-esp\u00e8ces sont classiquement reconnues, distingu\u00e9es par la pilosit\u00e9 de la face sup\u00e9rieure des feuilles, des capsules et des bract\u00e9oles de l&rsquo;\u00e9picalice, ainsi que par leur aire : subsp. <em>moscheutos<\/em> (organes plus glabres) et subsp. <em>lasiocarpos<\/em> (feuilles, capsules et bract\u00e9oles pubescentes).<\/p>\n<p>Noms vernaculaires : hibiscus des marais, ketmie des marais, ketmie palustre (fran\u00e7ais) ; swamp rose-mallow, crimson-eyed rosemallow, eastern rosemallow, common rosemallow (anglais).<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace robuste, formant des touffes dress\u00e9es de 0,9 \u00e0 2 m (parfois 2,5 m), \u00e0 souche \u00e9paisse et racines charnues ; les tiges a\u00e9riennes, annuelles, sont fermes, simples ou peu ramifi\u00e9es, un peu ligneuses \u00e0 la base.<\/p>\n<p>Les feuilles sont alternes, p\u00e9tiol\u00e9es, \u00e0 limbe largement ovale \u00e0 triangulaire-lanc\u00e9ol\u00e9 ou presque orbiculaire, de 8 \u00e0 20 cm de long sur 3 \u00e0 13 cm de large, entier ou marqu\u00e9 de 3 lobes peu profonds, \u00e0 base cord\u00e9e \u00e0 cun\u00e9iforme et \u00e0 marge cr\u00e9nel\u00e9e, dent\u00e9e ou serret\u00e9e. La face sup\u00e9rieure est vert fonc\u00e9, la face inf\u00e9rieure nettement plus p\u00e2le, souvent couverte d&rsquo;un feutrage de poils blanch\u00e2tres (feuilles hirsutes), caract\u00e8re plus marqu\u00e9 chez la sous-esp\u00e8ce <em>lasiocarpos<\/em>.<\/p>\n<p>Les fleurs, solitaires \u00e0 l&rsquo;aisselle des feuilles sup\u00e9rieures, comptent parmi les plus grandes du genre : de 10 \u00e0 20 cm de diam\u00e8tre. Elles pr\u00e9sentent l&rsquo;architecture typique des Malvac\u00e9es. \u00c0 la base, un \u00e9picalice (involucelle) de 10 \u00e0 15 bract\u00e9oles lin\u00e9aires ; puis un calice campanul\u00e9 \u00e0 5 lobes triangulaires. La corolle r\u00e9unit 5 p\u00e9tales largement obovales, blancs, roses, rouges ou pourpr\u00e9s selon les formes, tr\u00e8s souvent orn\u00e9s d&rsquo;un \u0152IL BASAL POURPRE-CARMIN fonc\u00e9 (d&rsquo;o\u00f9 le nom \u00ab crimson-eyed \u00bb). Au centre s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve la COLONNE STAMINALE (tube staminal monadelphe portant de nombreuses \u00e9tamines sur toute sa longueur), travers\u00e9e par le style qui se divise au sommet en 5 branches \u00e0 stigmates capit\u00e9s saillants. Chaque fleur est \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et ne dure qu&rsquo;une journ\u00e9e, mais la floraison se renouvelle de la mi-\u00e9t\u00e9 au d\u00e9but de l&rsquo;automne (juillet \u00e0 septembre).<\/p>\n<p>Le fruit est une capsule ovo\u00efde de 2,5 \u00e0 3 cm, courtement becqu\u00e9e, glabre ou pubescente selon la sous-esp\u00e8ce, \u00e0 d\u00e9hiscence loculicide en 5 valves. Elle renferme, dispos\u00e9es en anneau, de nombreuses graines r\u00e9niformes de 2 \u00e0 3 mm, aplaties, brun fonc\u00e9, glabres.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. \u00c9COLOGIE, R\u00c9PARTITION ET STATUT<\/h2>\n<p>Esp\u00e8ce des milieux humides d&rsquo;eau douce \u00e0 saum\u00e2tre : marais, mar\u00e9cages, foss\u00e9s, berges et plaines inondables. Dans le sud-est des \u00c9tats-Unis, elle s&rsquo;\u00e9tend du Texas aux \u00c9tats atlantiques ; dans le nord-est (Connecticut, Massachusetts, New Hampshire, Rhode Island), elle borde les marais sal\u00e9s et saum\u00e2tres, tol\u00e9rant une certaine salinit\u00e9. Vivace rustique, elle peut former de vastes colonies.<\/p>\n<p>Sur le plan \u00e9cologique, c&rsquo;est une plante mellif\u00e8re importante des zones humides. Ses fleurs sont pollinis\u00e9es par des bourdons et diverses abeilles \u00e0 longue langue, dont <em>Melitoma taurea<\/em> et surtout l&rsquo;ABEILLE DU ROSE-MALLOW (<em>Ptilothrix bombiformis<\/em>), une abeille solitaire nichant au sol et sp\u00e9cialiste (oligol\u00e8ge) des hibiscus indig\u00e8nes, qui ne r\u00e9colte son pollen que sur ce type de fleurs.<\/p>\n<p>En Europe, l&rsquo;hibiscus des marais et ses hybrides horticoles (\u00ab hibiscus vivaces \u00bb, \u00ab dinner-plate hibiscus \u00bb) sont cultiv\u00e9s comme plantes ornementales de bassin et de massif humide ; l&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;y est pas spontan\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Mucilages (feuilles et racines)<\/h3>\n<p>Comme la plupart des Malvac\u00e9es, l&rsquo;esp\u00e8ce est riche en <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a>. Le mucilage isol\u00e9 des feuilles est un <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polysaccharides\/\">polysaccharide<\/a> acide partiellement ac\u00e9tyl\u00e9, compos\u00e9 de L-rhamnose, D-galactose, D-glucose, acide D-galacturonique et acide D-glucuronique dans un rapport molaire d&rsquo;environ 18:12:1:12:11, associ\u00e9 \u00e0 une fraction peptidique (peptidoglycane) de masse mol\u00e9culaire \u00e9lev\u00e9e (de l&rsquo;ordre de 1,8 million de daltons). Ce sont ces mucilages qui sous-tendent les propri\u00e9t\u00e9s adoucissantes traditionnelles, comme chez la guimauve officinale (<em>Althaea officinalis<\/em>), de la m\u00eame famille.<\/p>\n<h3>B. Compos\u00e9s ph\u00e9noliques (p\u00e9tales)<\/h3>\n<p>Une analyse (HPLC) d&rsquo;extrait de p\u00e9tales a mesur\u00e9 une teneur ph\u00e9nolique totale \u00e9lev\u00e9e, de l&rsquo;ordre de 216 \u00e0 220 mg par gramme d&rsquo;extrait, r\u00e9partie entre : <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">flavonols<\/a> (\u2248 93 mg\/g, fraction majoritaire), <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">anthocyanes<\/a> (\u2248 62 mg\/g), <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/catechines\/\">flavanols<\/a> et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proanthocyanidines\/\">proanthocyanidines<\/a> (\u2248 59 mg\/g) et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acides-phenoliques\/\">acides ph\u00e9noliques<\/a> (\u2248 5 mg\/g). Les anthocyanes responsables de la coloration des fleurs ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es et dos\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s les standards cyanidine-3-<em>O<\/em>-glucoside et delphinidine-3-<em>O<\/em>-glucoside. L&rsquo;\u00e9tude n&rsquo;a pas d\u00e9taill\u00e9 l&rsquo;ensemble des mol\u00e9cules individuelles de la fraction flavonols.<\/p>\n<h3>C. Autres constituants<\/h3>\n<p>Le profil foliaire complet reste peu \u00e9tudi\u00e9 sp\u00e9cifiquement chez cette esp\u00e8ce ; par analogie avec les Malvac\u00e9es, on y attend des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonoides\/\">flavono\u00efdes<\/a> et des acides ph\u00e9noliques, mais ces donn\u00e9es ne sont pas \u00e9tablies mol\u00e9cule par mol\u00e9cule pour <em>H. moscheutos<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Le mucilage agit par un m\u00e9canisme physique : au contact de l&rsquo;eau, il forme un gel hydrophile qui tapisse et prot\u00e8ge les muqueuses irrit\u00e9es (effet d\u00e9mulcent) et adoucit la peau (effet \u00e9mollient). Ce mode d&rsquo;action est celui, bien connu, de la classe des plantes \u00e0 mucilage (guimauve, mauve) ; il n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes sp\u00e9cifiques sur <em>H. moscheutos<\/em>.<\/p>\n<p>Les compos\u00e9s ph\u00e9noliques des p\u00e9tales expliquent une capacit\u00e9 antioxydante et une activit\u00e9 anti-inflammatoire observ\u00e9es <strong>in vitro<\/strong> (inhibition de la d\u00e9naturation des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proteines\/\">prot\u00e9ines<\/a>). Aucune cible pharmacologique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e <em>in vivo<\/em> pour cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Il n&rsquo;existe <strong>aucun essai clinique<\/strong> chez l&rsquo;humain portant sur <em>Hibiscus moscheutos<\/em>, ni de monographie r\u00e9glementaire (ESCOP, Commission E allemande, HMPC de l&rsquo;Agence europ\u00e9enne). Le niveau de preuve se limite \u00e0 des <strong>donn\u00e9es in vitro<\/strong>.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de 2025 sur un extrait de p\u00e9tales rapporte : une activit\u00e9 antimicrobienne <em>s\u00e9lective<\/em> et modeste contre plusieurs esp\u00e8ces de <em>Staphylococcus<\/em> (concentrations minimales inhibitrices de 6,25 \u00e0 100 mg\/mL) ; une activit\u00e9 anti-inflammatoire in vitro (54,7 % d&rsquo;inhibition de la d\u00e9naturation prot\u00e9ique \u00e0 500 \u00b5g\/mL, comparable au diclof\u00e9nac dans ce test pr\u00e9cis) ; et une g\u00e9notoxicit\u00e9 faible (test d&rsquo;Ames). En revanche, le m\u00eame extrait a <em>augment\u00e9<\/em> la formation de biofilm chez certains pathog\u00e8nes (effet d\u00e9favorable) et n&rsquo;a pas montr\u00e9 d&rsquo;effet pr\u00e9biotique dans les conditions test\u00e9es. Ces r\u00e9sultats de laboratoire ne permettent aucune conclusion d&rsquo;efficacit\u00e9 clinique.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9 \/ classe<\/th>\n<th>Nature<\/th>\n<th>Localisation<\/th>\n<th>Int\u00e9r\u00eat (niveau de preuve)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">Mucilage<\/a> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polysaccharides\/\">polysaccharide<\/a> acide ac\u00e9tyl\u00e9)<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polysaccharides\/\">Polysaccharide<\/a> + fraction peptidique<\/td>\n<td>Feuilles, racines<\/td>\n<td>D\u00e9mulcent, \u00e9mollient (usage traditionnel de classe)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">Flavonols<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonoides\/\">Flavono\u00efdes<\/a><\/td>\n<td>P\u00e9tales<\/td>\n<td>Antioxydant (in vitro)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">Cyanidine<\/a>-3-<em>O<\/em>-glucoside, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">delphinidine<\/a>-3-<em>O<\/em>-glucoside<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">Anthocyanes<\/a><\/td>\n<td>P\u00e9tales (pigments)<\/td>\n<td>Couleur florale ; antioxydant (in vitro)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proanthocyanidines\/\">Proanthocyanidines<\/a> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/catechines\/\">flavanols<\/a>)<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonoides\/\">Flavono\u00efdes<\/a> condens\u00e9s<\/td>\n<td>P\u00e9tales<\/td>\n<td>Antioxydant (in vitro)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acides-phenoliques\/\">Acides ph\u00e9noliques<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polyphenols\/\">Polyph\u00e9nols<\/a><\/td>\n<td>P\u00e9tales<\/td>\n<td>Profil antioxydant (in vitro)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion \/ d\u00e9coction traditionnelle<\/strong> de tiges ou de racines \u2014 un d\u00e9part \u00e0 froid est pr\u00e9f\u00e9rable pour pr\u00e9server le mucilage, thermosensible (usage historique, non standardis\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Cataplasme ou p\u00e2te \u00e9molliente<\/strong> de feuilles fra\u00eeches \u00e9cras\u00e9es, appliqu\u00e9 sur les irritations cutan\u00e9es (usage traditionnel de classe, comme les autres Malvac\u00e9es mucilagineuses).<\/li>\n<li>Aucune forme gal\u00e9nique standardis\u00e9e ni extrait titr\u00e9 commercialis\u00e9 \u00e0 vis\u00e9e th\u00e9rapeutique n&rsquo;existe pour cette esp\u00e8ce.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE ET PR\u00c9CAUTIONS<\/h2>\n<p>Aucune toxicit\u00e9 notable n&rsquo;est rapport\u00e9e pour <em>Hibiscus moscheutos<\/em> ; l&rsquo;extrait de p\u00e9tales s&rsquo;est montr\u00e9 faiblement g\u00e9notoxique au test d&rsquo;Ames. Comme les autres Malvac\u00e9es \u00e0 mucilage, l&rsquo;esp\u00e8ce jouit d&rsquo;une bonne r\u00e9putation d&rsquo;innocuit\u00e9 dans l&rsquo;usage traditionnel. Cette innocuit\u00e9 empirique ne remplace pas une \u00e9valuation clinique, qui fait d\u00e9faut : en l&rsquo;absence de donn\u00e9es, l&rsquo;usage m\u00e9dicinal reste du domaine traditionnel. Aucune interaction m\u00e9dicamenteuse n&rsquo;est document\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES ET ETHNOBOTANIQUES<\/h2>\n<p>La documentation ethnobotanique nord-am\u00e9ricaine est parcimonieuse. L&rsquo;usage le mieux attest\u00e9 est celui des Shinnecock (Long Island, New York), qui employaient une infusion de tiges s\u00e9ch\u00e9es contre les infections de la vessie et comme aide urinaire. Plus largement, \u00e0 la mani\u00e8re des autres Malvac\u00e9es, les feuilles et les racines mucilagineuses ont servi d&rsquo;\u00e9mollients et de d\u00e9mulcents (toux, affections pulmonaires, dysenterie, irritations cutan\u00e9es) dans divers usages traditionnels.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;importance de la plante est surtout horticole et \u00e9cologique : c&rsquo;est un hibiscus rustique ornemental de premier plan (nombreux cultivars \u00e0 tr\u00e8s grandes fleurs), une plante des zones humides et la plante-h\u00f4te de l&rsquo;abeille sp\u00e9cialiste <em>Ptilothrix bombiformis<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>L&rsquo;hibiscus des marais est une esp\u00e8ce d&rsquo;un grand int\u00e9r\u00eat botanique, horticole et \u00e9cologique, mais d&rsquo;un statut m\u00e9dicinal faible et non valid\u00e9. Sa richesse tient \u00e0 sa botanique (fleurs g\u00e9antes, architecture florale des Malvac\u00e9es, adaptation aux marais), \u00e0 sa phytochimie (mucilages, forte teneur ph\u00e9nolique des p\u00e9tales) et au caract\u00e8re instructif de cette quasi-absence d&rsquo;usage m\u00e9dicinal \u00e9tabli : la donn\u00e9e disponible est traditionnelle ou de laboratoire, jamais clinique. La proximit\u00e9 de nom avec <em>Hibiscus sabdariffa<\/em> (karkad\u00e9) \u2014 la plante m\u00e9dicinale de r\u00e9f\u00e9rence du genre, dont on consomme les calices et pour laquelle existent des donn\u00e9es sur la pression art\u00e9rielle \u2014 ne justifie pas de transposer ses propri\u00e9t\u00e9s \u00e0 <em>H. moscheutos<\/em> : phytochimie, organe utilis\u00e9 et usages diff\u00e8rent.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Flora of North America Editorial Committee \u2014 <em>Flora of North America<\/em>, vol. 6 (Malvaceae : <em>Hibiscus<\/em>).<\/li>\n<li>Plants of the World Online (POWO, Kew) et World Flora Online (WFO) \u2014 nom accept\u00e9 et synonymie d&rsquo;<em>Hibiscus moscheutos<\/em> L.<\/li>\n<li>Tropicos (Missouri Botanical Garden) ; iNaturalist \u2014 r\u00e9partition et observations.<\/li>\n<li>\u00c9tude phytochimique et in vitro sur l&rsquo;extrait de p\u00e9tales : <em>\u00ab Hibiscus moscheutos L. Flower Petals Extract \u2014 Phenolic Profile and In Vitro Antimicrobial, Biofilm Formation, Autoaggregation, Prebiotic, Genotoxicity, and Anti-Inflammatory Properties \u00bb<\/em>, <em>Molecules<\/em>, 2025 (PMC12430261).<\/li>\n<li>Travaux sur le mucilage foliaire (polysaccharide acide ac\u00e9tyl\u00e9 de <em>H. moscheutos<\/em>).<\/li>\n<li>Ethnobotanique : D. E. Moerman, <em>Native American Ethnobotany<\/em> (usage Shinnecock).<\/li>\n<li>USDA Forest Service \u2014 <em>Ptilothrix bombiformis<\/em> (rose-mallow bee), pollinisateur sp\u00e9cialiste.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient \/ d\u00e9mulcent (usage traditionnel, mucilage)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Urinaire \/ vessie (usage traditionnel Shinnecock)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (donn\u00e9es in vitro seulement)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antimicrobien (in vitro, s\u00e9lectif et modeste)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hibiscus moscheutos L. Famille : Malvaceae (Malvac\u00e9es), sous-famille des Malvoideae, tribu des Hibisceae, section Muenchhusia. L&rsquo;hibiscus des marais est une grande Malvac\u00e9e vivace des zones [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[79],"tags":[],"class_list":["post-14348","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-malvacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14348","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14348"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14348\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15322,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14348\/revisions\/15322"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14348"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14348"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14348"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}