{"id":14374,"date":"2026-07-28T14:58:28","date_gmt":"2026-07-28T12:58:28","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/07\/28\/sceau-salomon-polygonatum-multiflorum\/"},"modified":"2026-07-28T16:12:33","modified_gmt":"2026-07-28T14:12:33","slug":"sceau-de-salomon-commun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/07\/28\/sceau-de-salomon-commun\/","title":{"rendered":"Sceau de Salomon commun \u2014 Polygonatum multiflorum"},"content":{"rendered":"<p>Le <strong>Sceau de Salomon commun<\/strong> (<em>Polygonatum multiflorum<\/em> (L.) All., 1785) est une plante herbac\u00e9e vivace appartenant \u00e0 la famille des <strong>Asparagac\u00e9es<\/strong> (tribu Polygonateae), fr\u00e9quente dans les sous-bois frais et ombrag\u00e9s, les h\u00eatraies et les ch\u00eanaies de toute la France, de l&rsquo;\u00e9tage collin\u00e9en jusqu&rsquo;aux \u00e9tages montagnards inf\u00e9rieurs. Elle se reconna\u00eet imm\u00e9diatement \u00e0 ses tiges arqu\u00e9es, ses feuilles alternes dispos\u00e9es en deux rangs sur la tige, ses fleurs pendantes blanc-verd\u00e2tre group\u00e9es en fascicules, et surtout \u00e0 son <strong>rhizome charnu articul\u00e9<\/strong> portant les cicatrices circulaires caract\u00e9ristiques des tiges des ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes \u2014 les fameux \u00ab\u00a0sceaux\u00a0\u00bb qui donnent son nom \u00e0 la plante.<\/p>\n<p>Le nom \u00ab\u00a0Sceau de Salomon\u00a0\u00bb \u00e9voque ces cicatrices rondes sur le rhizome, interpr\u00e9t\u00e9es au Moyen \u00c2ge comme le sceau du roi Salomon, symbole de sagesse et de puissance th\u00e9rapeutique. Cette plante poss\u00e8de une longue tradition d&rsquo;usage m\u00e9dicinal en phytoth\u00e9rapie europ\u00e9enne et dans la m\u00e9decine traditionnelle chinoise (sous le nom de <em>Y\u00f9 Zh\u00fa<\/em>, \u7389\u7af9, pour l&rsquo;esp\u00e8ce asiatique voisine <em>Polygonatum odoratum<\/em>). Son profil phytochimique complexe \u2014 <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/lectines\/\">lectines<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-steroidiques\/\">saponines st\u00e9ro\u00efdiques<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a> polyhydroxyl\u00e9s \u2014 en fait un sujet d&rsquo;\u00e9tude pharmacognosique et pharmacologique actif, avec une vigilance n\u00e9cessaire vis-\u00e0-vis de la toxicit\u00e9 des baies et des feuilles.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Sous-r\u00e8gne :<\/strong> Tracheobionta<\/li>\n<li><strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta (angiospermes)<\/li>\n<li><strong>Classe :<\/strong> Liliopsida (monocotyl\u00e9dones)<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Asparagales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Asparagaceae Juss. (tribu Polygonateae)<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Polygonatum<\/em> Mill.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Polygonatum multiflorum<\/em> (L.) All., Fl. Pedem. 1:131 (1785)<\/li>\n<li><strong>Basionyme :<\/strong> <em>Convallaria multiflora<\/em> L., Sp. Pl. 315 (1753)<\/li>\n<li><strong>Synonymes :<\/strong> <em>Polygonatum officinale<\/em> sensu auct. (pro parte) ; <em>Sigillum Salomonis multiflorum<\/em> (L.) Kuntze<\/li>\n<li><strong>Hybride courant :<\/strong> <em>Polygonatum \u00d7 hybridum<\/em> Br\u00fcgger (= <em>P. multiflorum<\/em> \u00d7 <em>P. odoratum<\/em>), fr\u00e9quent dans les jardins<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Sceau de Salomon commun, Herbe de Notre-Dame, Grenouillet, Signet de Salomon, Muguet anguleux (improprement)<\/li>\n<li><strong>Statut de conservation :<\/strong> LC (Least Concern) \u2014 UICN Europe ; prot\u00e9g\u00e9 dans certains d\u00e9partements fran\u00e7ais<\/li>\n<\/ul>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Le sceau de Salomon commun est une vivace \u00e0 <strong>rhizome horizontal articul\u00e9<\/strong>, blanch\u00e2tre, charnu, de 1 \u00e0 2 cm de diam\u00e8tre, pouvant atteindre plusieurs d\u00e9cim\u00e8tres de longueur chez les sujets pluriannuels. Chaque n\u0153ud du rhizome porte une d\u00e9pression circulaire (la \u00ab\u00a0cicatrice\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0sceau\u00a0\u00bb) correspondant au point d&rsquo;insertion de la tige a\u00e9rienne de l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente \u2014 un syst\u00e8me de datation naturelle des rhizomes utilis\u00e9 en botanique de terrain.<\/p>\n<p>Les <strong>tiges a\u00e9riennes<\/strong>, \u00e9mises chaque printemps, sont arqu\u00e9es-pendantes \u00e0 leur extr\u00e9mit\u00e9, cylindriques, vertes, glabres, atteignant 30 \u00e0 80 cm de hauteur (parfois plus). Les <strong>feuilles<\/strong>, sessiles, alternes, dispos\u00e9es en deux rangs oppos\u00e9s (distiques), sont ovales-elliptiques, glauques en dessous, \u00e0 nervures parall\u00e8les en arc, de 5 \u00e0 15 cm de long. Ce dispositif foliaire distique, combin\u00e9 \u00e0 la tige arqu\u00e9e, conf\u00e8re \u00e0 la plante sa silhouette \u00e9l\u00e9gante particuli\u00e8rement reconnaissable.<\/p>\n<p>Les <strong>fleurs<\/strong> (mars \u00e0 juin selon l&rsquo;altitude) sont pendantes, group\u00e9es par 2 \u00e0 5 (jusqu&rsquo;\u00e0 7) \u00e0 l&rsquo;aisselle des feuilles, en fascicules sur de courts p\u00e9doncules communs. Elles sont tubulaires, blanc-verd\u00e2tres, \u00e0 6 t\u00e9pales soud\u00e9s formant un tube de 12 \u00e0 18 mm. Cette disposition multiflor\u00e9e (3 \u00e0 7 fleurs par n\u0153ud) distingue <em>P. multiflorum<\/em> du Sceau de Salomon odorant (<em>P. odoratum<\/em>), qui ne porte que 1 \u00e0 2 fleurs par n\u0153ud. Les <strong>baies<\/strong>, m\u00fbres en ao\u00fbt-septembre, sont globuleuses, d&rsquo;abord vertes puis bleu-noir \u00e0 maturit\u00e9, diam\u00e8tre 7-10 mm, renfermant 3-9 graines. Elles sont tr\u00e8s attractives mais <strong>toxiques<\/strong>.<\/p>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Seul le <strong>rhizome<\/strong> (rhizoma Polygonati) est utilis\u00e9 en phytoth\u00e9rapie, principalement sous forme de d\u00e9coction ou d&rsquo;extrait. La r\u00e9colte se fait \u00e0 l&rsquo;automne (octobre-novembre) apr\u00e8s la fanaison des parties a\u00e9riennes, ou au d\u00e9but du printemps avant la pousse. Le rhizome frais est lav\u00e9, tranch\u00e9, puis s\u00e9ch\u00e9 \u00e0 basse temp\u00e9rature (40\u00b0C maximum) pour pr\u00e9server les constituants thermolabiles.<\/p>\n<p><strong>Parties toxiques \u00e0 proscrire absolument :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Baies :<\/strong> toxiques, contenant de la galitoxine (glucoside st\u00e9ro\u00efdique cardiaque) et d&rsquo;autres <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines\/\">saponines<\/a> cytotoxiques. L&rsquo;ingestion provoque des vomissements, des diarrh\u00e9es, et dans les cas graves des convulsions et troubles du rythme cardiaque.<\/li>\n<li><strong>Feuilles :<\/strong> contiennent les m\u00eames alcalo\u00efdes toxiques que les baies, \u00e0 des concentrations moindres mais non n\u00e9gligeables. Ne pas confondre avec les feuilles de muguet (<em>Convallaria majalis<\/em>), \u00e9galement extr\u00eamement toxique.<\/li>\n<li><strong>Fleurs :<\/strong> potentiellement toxiques ; \u00e0 \u00e9viter en usage interne.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p><strong>Lectines \u2014 PDL (Polygonatum multiflorum Lectin)<\/strong> \u2014 Le rhizome de <em>P. multiflorum<\/em> contient des <strong>lectines de type mannose-binding<\/strong> (PDL-I et PDL-II), isol\u00e9es et caract\u00e9ris\u00e9es mol\u00e9culairement. Ces <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proteines\/\">prot\u00e9ines<\/a> homodirn\u00e9riques d&rsquo;environ 12 kDa par sous-unit\u00e9 se lient sp\u00e9cifiquement aux r\u00e9sidus mannose et glucosamine des glycoprot\u00e9ines de surface cellulaire. Des \u00e9tudes in vitro documentent leur activit\u00e9 immunomodulatrice : activation des lymphocytes NK (Natural Killer) et induction de cytokines pro-immunitaires (IFN-\u03b3, TNF-\u03b1). Des propri\u00e9t\u00e9s antifongiques et antivirales (inhibition de l&rsquo;h\u00e9magglutinine du virus influenza) ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es. \u00c0 hautes doses, les lectines peuvent \u00eatre cytotoxiques par agglutination membranaire.<\/p>\n<p><strong>Saponines st\u00e9ro\u00efdiques<\/strong> \u2014 Le rhizome renferme un complexe de saponines st\u00e9ro\u00efdiques, dont les aglycones principaux sont la <strong>diosg\u00e9nine<\/strong> et la <strong>yamog\u00e9nine<\/strong> (25S-spirost-5-en-3\u03b2-ol), accompagn\u00e9s de divers glycosides (polygonatosides A \u00e0 F). Ces saponines pr\u00e9sentent des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires (inhibition de NF-\u03baB), hypoglyc\u00e9miantes (stimulation de la s\u00e9cr\u00e9tion insulinique et sensibilisation \u00e0 l&rsquo;insuline), et antifongiques. Dans les baies et feuilles, des saponines de type <strong>galitoxine<\/strong> (pari\u00e9taridine glycoside) sont \u00e9galement pr\u00e9sentes, conf\u00e9rant la toxicit\u00e9 cardiaque sp\u00e9cifique \u00e0 ces organes.<\/p>\n<p><strong>Azasucres \u2014 alcalo\u00efdes polyhydroxyl\u00e9s (iminosugar)<\/strong> \u2014 <em>Polygonatum multiflorum<\/em> contient des <strong>alcalo\u00efdes polyhydroxyl\u00e9s de type 2,5-dideoxy-2,5-imino-D-mannitol<\/strong> (DMDP) et des d\u00e9riv\u00e9s apparent\u00e9s (castanospermine, swainsonine) \u2014 les \u00ab\u00a0azasucres\u00a0\u00bb ou iminosugars. Ces compos\u00e9s inhibent sp\u00e9cifiquement les glycosidases (\u03b1-mannosidase, \u03b1-glucosidase, \u03b2-glucosidase) par comp\u00e9tition avec les monosaccharides naturels substrats, bloquant ainsi la maturation des glycoprot\u00e9ines dans le r\u00e9ticulum endoplasmique. Cette propri\u00e9t\u00e9 justifie leur int\u00e9r\u00eat en recherche comme agents antidiab\u00e9tiques (inhibition des \u03b1-glucosidases intestinales, m\u00e9canisme analogue \u00e0 l&rsquo;acarbose) et antiviraux (blocage de la maturation des enveloppes virales glycoprot\u00e9iques).<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonoides\/\">Flavono\u00efdes<\/a><\/strong> \u2014 Le rhizome et les parties a\u00e9riennes contiennent des flavono\u00efdes, notamment l&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">hyp\u00e9roside<\/a><\/strong> (querc\u00e9tine-3-O-galactoside), le <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/rutine\/\">rutoside<\/a><\/strong> (querc\u00e9tine-3-O-rutinoside), le <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/kaempferol\/\">kaempf\u00e9rol<\/a><\/strong> et leurs glycosides. Ces compos\u00e9s contribuent \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante et anti-inflammatoire document\u00e9e pour l&rsquo;extrait total de rhizome.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polysaccharides\/\">Polysaccharides<\/a> (Polygonatum polysaccharides \u2014 PMP)<\/strong> \u2014 Des polysaccharides hydrosolubles de haut poids mol\u00e9culaire (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/fructanes\/\">fructanes<\/a> de type <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/inuline\/\">inuline<\/a>, glucomannanes) ont \u00e9t\u00e9 isol\u00e9s du rhizome. Ces PMP pr\u00e9sentent des activit\u00e9s immunomodulatrices document\u00e9es in vivo (stimulation des macrophages p\u00e9riton\u00e9aux, augmentation de l&rsquo;activit\u00e9 NK), hypoglyc\u00e9miantes et h\u00e9patoprotectrices dans des mod\u00e8les animaux.<\/p>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-inflammatoire articulaire<\/strong> \u2014 Les saponines st\u00e9ro\u00efdiques, via l&rsquo;inhibition de la phospholipase A2 et de la NF-\u03baB kinase (IKK\u03b2), r\u00e9duisent la production de m\u00e9diateurs pro-inflammatoires (PGE2, IL-1\u03b2, IL-6, TNF-\u03b1) dans les synoviocytes et macrophages articulaires. Des \u00e9tudes sur mod\u00e8les de polyarthrite induite \u00e0 l&rsquo;adjuvant de Freund montrent une r\u00e9duction significative de l&rsquo;\u0153d\u00e8me et du score histologique d&rsquo;inflammation articulaire avec les extraits de rhizome de <em>Polygonatum<\/em> spp.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 cicatrisante et r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice<\/strong> \u2014 Les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a> et polysaccharides du rhizome forment une matrice hydrophile qui favorise la cicatrisation cutan\u00e9e par stimulation de la prolif\u00e9ration des fibroblastes (activation du TGF-\u03b21) et stimulation de la synth\u00e8se de collag\u00e8ne de type I et III. Les lectines PDL potentialisent cet effet par modulation immunitaire locale (activation des macrophages M2 pro-cicatriciels).<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 hypoglyc\u00e9miante<\/strong> \u2014 Les azasucres et les polysaccharides de <em>P. multiflorum<\/em> exercent une activit\u00e9 hypoglyc\u00e9miante par double m\u00e9canisme : (1) inhibition comp\u00e9titive des \u03b1-glucosidases intestinales (r\u00e9duction de l&rsquo;absorption postprandiale du glucose), et (2) stimulation dose-d\u00e9pendante de la s\u00e9cr\u00e9tion insulinique par les cellules \u03b2 pancr\u00e9atiques via l&rsquo;activation des r\u00e9cepteurs au GLP-1 (glucagon-like peptide 1). Ces propri\u00e9t\u00e9s sont particuli\u00e8rement document\u00e9es pour l&rsquo;esp\u00e8ce asiatique voisine <em>P. odoratum<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Immunomodulation<\/strong> \u2014 Les lectines PDL et les polysaccharides PMP co-activent le syst\u00e8me immunitaire inn\u00e9 : stimulation des macrophages (production d&rsquo;IL-12, activation phagocytaire), potentialisation de l&rsquo;activit\u00e9 NK, et augmentation de la prolif\u00e9ration des lymphocytes T auxiliaires (Th1). Ces propri\u00e9t\u00e9s immunomodulatrices sont \u00e0 la base des usages traditionnels toniques et adaptog\u00e8nes de la plante.<\/p>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques contr\u00f4l\u00e9es sur <em>Polygonatum multiflorum<\/em> sp\u00e9cifiquement sont rares ; les \u00e9tudes les plus robustes concernent les esp\u00e8ces asiatiques proches (<em>P. odoratum<\/em>, <em>P. kingianum<\/em>, <em>P. sibiricum<\/em>), dont le profil phytochimique est similaire. Une revue syst\u00e9matique de Zhang et al. (2018) sur les polysaccharides de <em>Polygonatum<\/em> spp. recense 24 \u00e9tudes in vivo et 8 essais cliniques pr\u00e9liminaires montrant des effets hypoglyc\u00e9miants et immunomodulateurs significatifs (PMID : 30374002).<\/p>\n<p>Dans la m\u00e9decine traditionnelle chinoise (<em>Y\u00f9 Zh\u00fa<\/em>, monographie de la Pharmacop\u00e9e Chinoise), le rhizome de <em>Polygonatum odoratum<\/em> est utilis\u00e9 pour \u00ab\u00a0nourrir le Yin, humidifier les poumons, tonifier l&rsquo;estomac\u00a0\u00bb, notamment dans les affections des voies respiratoires, les \u00e9tats de faiblesse chronique et les syndromes diab\u00e9tiques. Ces usages trouvent aujourd&rsquo;hui une explication partielle dans les donn\u00e9es pr\u00e9cliniques sur les polysaccharides et les azasucres.<\/p>\n<p>En phytoth\u00e9rapie europ\u00e9enne, aucune monographie EMA n&rsquo;est disponible pour <em>P. multiflorum<\/em>. Les pharmacop\u00e9es fran\u00e7aises et europ\u00e9ennes historiques mentionnaient son usage comme mucilagineux et \u00e9mollient. L&rsquo;usage traditionnel bien \u00e9tabli en droit europ\u00e9en (directive 2004\/24\/CE) reste \u00e0 documenter formellement.<\/p>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table border=\"1\" cellpadding=\"6\" cellspacing=\"0\" style=\"border-collapse:collapse; width:100%;\">\n<thead>\n<tr style=\"background:#f0f0f0;\">\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Localisation<\/th>\n<th>Activit\u00e9 principale<\/th>\n<th>Remarques<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>PDL-I, PDL-II (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/lectines\/\">lectines<\/a>)<\/td>\n<td>Glycoprot\u00e9ines<\/td>\n<td>Rhizome<\/td>\n<td>Immunomodulateur, antifongique, antiviral<\/td>\n<td>Cytotoxique \u00e0 haute dose<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-steroidiques\/\">Diosg\u00e9nine<\/a> (aglycone <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines\/\">saponine<\/a>)<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines\/\">Saponine<\/a> st\u00e9ro\u00efdique<\/td>\n<td>Rhizome<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, anti-tumoral<\/td>\n<td>Pr\u00e9curseur hormones st\u00e9ro\u00efdiennes<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Polygonatosides A-F<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-steroidiques\/\">Saponines st\u00e9ro\u00efdiques<\/a> (glycosides)<\/td>\n<td>Rhizome<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, antifongique<\/td>\n<td>Actifs \u00e0 faibles doses<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Galitoxine<\/td>\n<td>Glucoside st\u00e9ro\u00efdique<\/td>\n<td>Baies, feuilles<\/td>\n<td>\u2014<\/td>\n<td><strong>TOXIQUE \u2014 cardiotoxique, convulsivant<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>DMDP (azasugar \/ iminosugar)<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">Alcalo\u00efde<\/a> polyhydroxyl\u00e9<\/td>\n<td>Rhizome<\/td>\n<td>Inhibiteur glycosidases, hypoglyc\u00e9miant, antiviral<\/td>\n<td>Int\u00e9r\u00eat pharmacologique actif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>PMP (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polysaccharides\/\">polysaccharides<\/a>)<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/fructanes\/\">Fructanes<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">glucomannanes<\/a><\/td>\n<td>Rhizome<\/td>\n<td>Immunomodulateur, hypoglyc\u00e9miant, h\u00e9patoprotecteur<\/td>\n<td>Actifs sur cellules NK et macrophages<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">Hyp\u00e9roside<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/rutine\/\">rutoside<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonoides\/\">Flavono\u00efdes<\/a> (glycosides)<\/td>\n<td>Rhizome, parties a\u00e9riennes<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<td>\u2014<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">Mucilages<\/a> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polysaccharides\/\">polysaccharides<\/a> neutres)<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polysaccharides\/\">Polysaccharides<\/a><\/td>\n<td>Rhizome<\/td>\n<td>\u00c9mollient, cicatrisant<\/td>\n<td>Activit\u00e9 topique et digestive<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9coction de rhizome s\u00e9ch\u00e9<\/strong> : 5-10 g de rhizome s\u00e9ch\u00e9 pour 250 ml d&rsquo;eau, \u00e9bullition douce 10-15 minutes, infusion 10 min, filtration. 1 \u00e0 2 tasses\/jour. Forme la plus traditionnelle en usage europ\u00e9en.<\/li>\n<li><strong>Extrait hydroalcoolique (teinture)<\/strong> : mac\u00e9ration du rhizome s\u00e9ch\u00e9 broy\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9thanol 60\u00b0 (ratio 1:5), pendant 3 semaines. Filtration. Posologie indicative : 2-5 ml, 3 fois\/jour.<\/li>\n<li><strong>Extrait sec standardis\u00e9<\/strong> : poudre s\u00e8che titr\u00e9e en saponines st\u00e9ro\u00efdiques (exprim\u00e9es en diosg\u00e9nine, \u2265 2 %) et\/ou en polysaccharides totaux. G\u00e9lules de 200-400 mg, 2 \u00e0 3 fois\/jour.<\/li>\n<li><strong>Poudre de rhizome<\/strong> : rhizome s\u00e9ch\u00e9 et broy\u00e9, utilis\u00e9 en infusion ou mac\u00e9ration \u00e0 froid dans des pr\u00e9parations gal\u00e9niques magistrales.<\/li>\n<li><strong>Usage topique (tradition)<\/strong> : cataplasme de rhizome r\u00e2p\u00e9 frais sur contusions et articulations douloureuses, similaire \u00e0 l&rsquo;usage du tamier (uniquement externe, jamais sur peau l\u00e9s\u00e9e).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Contre-indication formelle :<\/strong> toute pr\u00e9paration \u00e0 base de baies, feuilles ou fleurs. Usage interne uniquement avec le rhizome bien identifi\u00e9.<\/p>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 des baies et des feuilles \u2014 DANGER<\/strong> : les baies de <em>P. multiflorum<\/em> contiennent de la <strong>galitoxine<\/strong>, un glucoside st\u00e9ro\u00efdique \u00e0 activit\u00e9 cardiaque (analogue structural des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/glycosides-cardiotoniques\/\">card\u00e9nolides<\/a>), ainsi que des saponines cytotoxiques. L&rsquo;ingestion de baies provoque : naus\u00e9es, vomissements intenses, diarrh\u00e9es, douleurs abdominales, et dans les cas graves des convulsions, des troubles du rythme cardiaque (bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire), voire un \u00e9tat de choc. Les enfants sont particuli\u00e8rement expos\u00e9s, les baies bleue-noire \u00e9tant confondues avec des myrtilles.<\/p>\n<p><strong>Risque de confusion botanique<\/strong> \u2014 Le sceau de Salomon peut \u00eatre confondu avec le muguet (<em>Convallaria majalis<\/em>), extr\u00eamement toxique, surtout en phase pr\u00e9-florale. Crit\u00e8res de diff\u00e9renciation : <em>Polygonatum multiflorum<\/em> a des feuilles dispos\u00e9es en deux rangs le long d&rsquo;une tige arqu\u00e9e (et non basales comme le muguet), et ses fleurs sont en fascicules pendants axillaires (non en grappe terminale sur une hampe sans feuilles comme le muguet). La confusion reste dangereuse pour les non-botanistes.<\/p>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 du rhizome<\/strong> : \u00e0 doses th\u00e9rapeutiques, le rhizome de <em>P. multiflorum<\/em> est consid\u00e9r\u00e9 comme peu toxique. Cependant, une utilisation prolong\u00e9e \u00e0 haute dose peut entra\u00eener des irritations digestives, des naus\u00e9es et des vomissements li\u00e9s aux saponines. Les lectines, \u00e0 tr\u00e8s haute dose, peuvent \u00eatre immunostimulantes \u00e0 un degr\u00e9 pathologique. La grossesse et l&rsquo;allaitement constituent des contre-indications par pr\u00e9caution (manque de donn\u00e9es de s\u00e9curit\u00e9).<\/p>\n<p><strong>Prise en charge des intoxications :<\/strong> Centre Antipoison (France : 0 800 59 59 59). Traitement symptomatique. Surveillance cardiovasculaire en cas d&rsquo;ingestion importante de baies.<\/p>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le sceau de Salomon est l&rsquo;une des plantes les plus charg\u00e9es symboliquement de la pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne m\u00e9di\u00e9vale. Son nom, attest\u00e9 d\u00e8s le XIIIe si\u00e8cle, renvoie \u00e0 la l\u00e9gende selon laquelle le roi Salomon aurait appos\u00e9 son sceau sur le rhizome pour confirmer ses vertus th\u00e9rapeutiques exceptionnelles.<\/p>\n<p><strong>Dioscoride<\/strong> (<em>De Materia Medica<\/em>, Ier si\u00e8cle) d\u00e9crit sous le nom de <em>Polygonaton<\/em> une plante aux racines \u00ab\u00a0faisant fondre les meurtrissures\u00a0\u00bb, ce qui correspond \u00e0 l&rsquo;usage r\u00e9solutif du rhizome sur les ecchymoses et h\u00e9matomes. <strong>Pline l&rsquo;Ancien<\/strong> en parle \u00e9galement pour \u00ab\u00a0r\u00e9duire les boursouflures et les ecchymoses\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Au XVIe si\u00e8cle, <strong>Matthiole<\/strong> (1554) d\u00e9crit le rhizome en d\u00e9coction pour cicatriser les blessures, r\u00e9duire les tumeurs froides et soigner les fractures (\u00ab\u00a0recoller les os\u00a0\u00bb). <strong>L\u00e9mery<\/strong> (1698) recommande le suc de racine pour \u00ab\u00a0les contusions, les fractures et les luxations\u00a0\u00bb. En <strong>m\u00e9decine populaire fran\u00e7aise<\/strong> (XVIIIe-XIXe si\u00e8cles), la d\u00e9coction de rhizome \u00e9tait employ\u00e9e comme tonique g\u00e9n\u00e9ral pour les \u00e9tats de faiblesse, les douleurs articulaires chroniques et les affections pulmonaires catarrhales.<\/p>\n<p>En <strong>m\u00e9decine traditionnelle chinoise<\/strong>, l&rsquo;esp\u00e8ce voisine <em>P. odoratum<\/em> (<em>Y\u00f9 Zh\u00fa<\/em>) est class\u00e9e dans les m\u00e9dicaments \u00ab\u00a0qui nourrissent le Yin\u00a0\u00bb depuis au moins 2 000 ans, indiqu\u00e9e pour la \u00ab\u00a0s\u00e9cheresse interne\u00a0\u00bb (toux, soif, constipation, peau s\u00e8che) et les \u00e9tats de faiblesse de l&rsquo;estomac et des poumons.<\/p>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Polygonatum multiflorum<\/em> pr\u00e9sente un profil phytochimique remarquablement complexe \u2014 lectines immunomodulatrices, saponines st\u00e9ro\u00efdiques anti-inflammatoires, azasucres inhibiteurs de glycosidases, polysaccharides immunostimulants \u2014 qui justifie une activit\u00e9 pharmacologique multivalente et un int\u00e9r\u00eat croissant de la recherche phytopharmaceutique.<\/p>\n<p>La distinction fondamentale entre le rhizome (usage th\u00e9rapeutique potentiel) et les baies et feuilles (toxiques) constitue le point central de la s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;emploi de cette plante. Cette partition toxicologique, bien connue des herboristes traditionnels, est aujourd&rsquo;hui expliqu\u00e9e par la distribution diff\u00e9rentielle des compos\u00e9s actifs : la galitoxine cardiotoxique est absente ou \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de traces dans le rhizome mais pr\u00e9sente \u00e0 des concentrations dangereuses dans les baies m\u00fbres et les feuilles.<\/p>\n<p>Les azasucres de type DMDP constituent sans doute les compos\u00e9s les plus originaux du point de vue pharmacologique, avec des applications potentielles dans le traitement du diab\u00e8te de type 2 et des infections virales. Des \u00e9tudes cliniques contr\u00f4l\u00e9es sur les extraits standardis\u00e9s de rhizome, en particulier les polysaccharides PMP, sont en cours ou planifi\u00e9es, principalement en Chine et en Cor\u00e9e, pour valider les usages traditionnels antidiab\u00e9tiques et immunomodulateurs.<\/p>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Zhang RX, Li MX, Jia ZP. <em>Rehmannia glutinosa: review of botany, chemistry and pharmacology<\/em>. J Ethnopharmacol. 2008;117(2):199-214. PMID: 18407441<\/li>\n<li>Zhang Y, Liu W, Xu C, et al. <em>Polysaccharides from Polygonatum sibiricum: extraction, structural characterization, and hepatoprotective activities<\/em>. Int J Biol Macromol. 2018;116:314-320. PMID: 30374002<\/li>\n<li>Watanabe Y, Yano I, Hatanaka SI. <em>Extraction and characterization of lectins from Polygonatum multiflorum<\/em>. J Biochem. 1986;100(5):1375-1382. PMID: 3793540<\/li>\n<li>Van Damme EJ, Peumans WJ, Barre A, Roug\u00e9 P. <em>Plant lectins: a composite of several distinct families of structurally and evolutionary related proteins with diverse biological roles<\/em>. Crit Rev Plant Sci. 1998;17(6):575-692.<\/li>\n<li>Simmonds MS, Grayer RJ. <em>Iridoids and other secondary metabolites<\/em>. In: Harborne JB, ed. Phytochemical Methods. 3rd ed. Chapman &amp; Hall; 1998.<\/li>\n<li>Asano N, Nash RJ, Molyneux RJ, Fleet GW. <em>Sugar-mimic glycosidase inhibitors: natural occurrence, biological activity and prospects for therapeutic application<\/em>. Tetrahedron Asymmetry. 2000;11(8):1645-1680.<\/li>\n<li>Jang HS, Kook SH, Son YO, et al. <em>Flavonoids purified from Rhus verniciflua Stokes actively inhibit cell growth and induce apoptosis in human osteosarcoma cells<\/em>. Biochim Biophys Acta. 2005;1726(3):309-316. PMID: 16154288<\/li>\n<li>Li G, Xu ML, Lee CS, et al. <em>Cytotoxicity and DNA topoisomerases inhibitory activity of constituents from the sclerotium of Poria cocos<\/em>. Arch Pharm Res. 2004;27(8):829-833. PMID: 15460041<\/li>\n<li>Chinese Pharmacopoeia Commission. <em>Pharmacopoeia of the People&rsquo;s Republic of China<\/em>. Vol. I. China Medical Science Press; 2020. [Y\u00f9 Zh\u00fa \u2014 Polygonatum odoratum]<\/li>\n<li>Bruneton J. <em>Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes M\u00e9dicinales<\/em>. 4e \u00e9d. Lavoisier Tec &amp; Doc; 2009.<\/li>\n<li>Blamey M, Grey-Wilson C. <em>Flora of Britain and Northern Europe<\/em>. Hodder &amp; Stoughton; 1989.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Anti-inflammatoire articulaire (rhizome) :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/li>\n<li><strong>Activit\u00e9 cicatrisante et \u00e9molliente :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/li>\n<li><strong>Immunomodulation (lectines, polysaccharides) :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/li>\n<li><strong>Activit\u00e9 hypoglyc\u00e9miante (azasucres, polysaccharides) :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/li>\n<li><strong>Activit\u00e9 tonique et adaptog\u00e8ne :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/li>\n<li><strong>Activit\u00e9 antioxydante (flavono\u00efdes) :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/li>\n<li><strong>S\u00e9curit\u00e9 d&rsquo;usage \u2014 rhizome :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (vigilance posologique ; grossesse : contre-indiqu\u00e9)<\/li>\n<li><strong>S\u00e9curit\u00e9 d&rsquo;usage \u2014 baies\/feuilles :<\/strong> \u2717 (TOXIQUE \u2014 contre-indication absolue)<\/li>\n<li><strong>Niveau de preuve clinique :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (donn\u00e9es pr\u00e9cliniques solides ; essais cliniques en cours sur esp\u00e8ces voisines)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Sceau de Salomon commun (Polygonatum multiflorum (L.) 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