{"id":14377,"date":"2026-07-28T15:09:00","date_gmt":"2026-07-28T13:09:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/07\/28\/centauree-scabieuse-centaurea-scabiosa\/"},"modified":"2026-07-28T16:12:35","modified_gmt":"2026-07-28T14:12:35","slug":"centauree-scabieuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/07\/28\/centauree-scabieuse\/","title":{"rendered":"Centaur\u00e9e scabieuse \u2014 Centaurea scabiosa"},"content":{"rendered":"<p>La Centaur\u00e9e scabieuse (<em>Centaurea scabiosa<\/em> L.) est une plante vivace robuste de la famille des Ast\u00e9rac\u00e9es, caract\u00e9ris\u00e9e par ses grands capitules rose-pourpre et ses pr\u00e9f\u00e9rences pour les pelouses s\u00e8ches calcaires, les coteaux ensoleill\u00e9s et les lisi\u00e8res thermophiles d&rsquo;Europe occidentale et centrale. Son \u00e9pith\u00e8te sp\u00e9cifique, <em>scabiosa<\/em>, \u00e9voque une ressemblance folaire avec les scabieuses (<em>Scabiosa<\/em> spp.), bien que les deux genres n&rsquo;aient aucune parent\u00e9 phylog\u00e9n\u00e9tique directe.<\/p>\n<p>Traditionnellement utilis\u00e9e comme f\u00e9brifuge, vuln\u00e9raire et d\u00e9puratif dans les m\u00e9decines populaires fran\u00e7aises et m\u00e9diterran\u00e9ennes, la Centaur\u00e9e scabieuse fait l&rsquo;objet d&rsquo;un regain d&rsquo;int\u00e9r\u00eat scientifique depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2020. Une \u00e9tude publi\u00e9e en 2023 a notamment mis en \u00e9vidence une activit\u00e9 inhibitrice sur la prot\u00e9ase principale (3CLpro) du SARS-CoV-2, renfor\u00e7ant l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un potentiel antiprot\u00e9asique plus large de ses <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">triterp\u00e8nes<\/a> et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonoides\/\">flavono\u00efdes<\/a>.<\/p>\n<p>Son profil phytochimique, domin\u00e9 par les triterp\u00e8nes ursane, ol\u00e9anane et lupane, le <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a> et des flavono\u00efdes diversifi\u00e9s, la distingue nettement de la Centaur\u00e9e des montagnes et lui conf\u00e8re des propri\u00e9t\u00e9s biologiques sp\u00e9cifiques, notamment antimicrobiennes et anti-inflammatoires, qui m\u00e9ritent une investigation pharmacologique syst\u00e9matique.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Sous-r\u00e8gne :<\/strong> Tracheobionta<\/li>\n<li><strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta (Angiospermes)<\/li>\n<li><strong>Classe :<\/strong> Magnoliopsida (Dicotyl\u00e9dones)<\/li>\n<li><strong>Sous-classe :<\/strong> Asteridae<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Asterales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Asteraceae (Ast\u00e9rac\u00e9es)<\/li>\n<li><strong>Tribu :<\/strong> Cardueae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Centaurea<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Centaurea scabiosa<\/em> L., 1753<\/li>\n<li><strong>Synonymes :<\/strong> <em>Lopholoma scabiosa<\/em> (L.) Soj\u00e1k, <em>Centaurea scabiosa<\/em> subsp. <em>scabiosa<\/em><\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Centaur\u00e9e scabieuse, grande centaur\u00e9e, centaur\u00e9e \u00e0 feuilles de scabieuse, greater knapweed (angl.), Skabiosen-Flockenblume (all.)<\/li>\n<li><strong>Statut phytog\u00e9ographique :<\/strong> Esp\u00e8ce eurasiatique des pelouses calcaires x\u00e9rophiles, coteaux secs, remblais, ourlets calcicoles ; thermophile et h\u00e9liophile ; \u00e9tage collin\u00e9en \u00e0 montagnard inf\u00e9rieur ; largement r\u00e9pandue en France, moins fr\u00e9quente en zone atlantique<\/li>\n<li><strong>Statut de conservation :<\/strong> Non menac\u00e9e, commune dans sa niche \u00e9cologique calcaire<\/li>\n<\/ul>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Centaurea scabiosa<\/em> est une plante vivace de taille imposante (40\u2013100 cm), robuste, \u00e0 souche ligneuse. La tige, dress\u00e9e et ramifi\u00e9e dans sa partie sup\u00e9rieure, est c\u00f4tel\u00e9e, l\u00e9g\u00e8rement ail\u00e9e par d\u00e9currence des feuilles, couverte d&rsquo;un tomentum gris\u00e2tre fin \u00e0 maturit\u00e9.<\/p>\n<p>Les feuilles sont profond\u00e9ment pennatis\u00e9qu\u00e9es \u00e0 bipennatis\u00e9qu\u00e9es, \u00e0 segments oblongs ou lin\u00e9aires, donnant \u00e0 la plante une allure d\u00e9coup\u00e9e caract\u00e9ristique qui la distingue ais\u00e9ment de <em>Centaurea montana<\/em>. La face sup\u00e9rieure est vert sombre, la face inf\u00e9rieure gris\u00e2tre et pubescente. Les feuilles basales sont p\u00e9tiol\u00e9es ; les feuilles sup\u00e9rieures sont sessiles, embrassantes.<\/p>\n<p>Les capitules, solitaires au sommet des rameaux, sont grands (3\u20135 cm de diam\u00e8tre), h\u00e9misph\u00e9riques. L&rsquo;involucre pr\u00e9sente des bract\u00e9es \u00e0 appendice noir\u00e2tre dentel\u00e9-pectiniforme, caract\u00e8re distinctif du groupe <em>scabiosa<\/em>. Les fleurs ligul\u00e9es p\u00e9riph\u00e9riques sont rose-pourpre vif, st\u00e9riles, plus grandes que les fleurs tubuleuses centrales. Les fleurs tubuleuses sont hermaphrodites, d&rsquo;un rose-pourpre plus soutenu.<\/p>\n<p>La floraison intervient de juillet \u00e0 septembre. Les ak\u00e8nes, blanch\u00e2tres \u00e0 maturit\u00e9, portent une aigrette de soies ferrugineuses de longueur in\u00e9gale. La racine est pivotante, \u00e9paisse et charnue, l\u00e9g\u00e8rement am\u00e8re \u00e0 la mastication.<\/p>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les <strong>sommit\u00e9s fleuries<\/strong> (capitules avec p\u00e9doncules courts) sont la partie la plus utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie, r\u00e9colt\u00e9es en d\u00e9but de floraison (juillet\u2013ao\u00fbt). Elles concentrent les flavono\u00efdes, les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/sesquiterpenes\/\">lactones sesquiterp\u00e9niques<\/a> et les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acides-phenoliques\/\">acides ph\u00e9noliques<\/a>.<\/p>\n<p>Les <strong>racines<\/strong> constituent la drogue traditionnelle principale dans de nombreuses r\u00e9gions : r\u00e9colt\u00e9es en automne (septembre\u2013octobre) sur des plants de 2 ans minimum, lav\u00e9es, sectionn\u00e9es et s\u00e9ch\u00e9es \u00e0 40 \u00b0C. Les racines sont riches en triterp\u00e8nes (ursane, ol\u00e9anane, lupane) et en \u03b2-sitost\u00e9rol, compos\u00e9s responsables des activit\u00e9s anti-inflammatoire, antimicrobienne et f\u00e9brifuge.<\/p>\n<p>Les <strong>feuilles<\/strong>, r\u00e9colt\u00e9es avant floraison, entrent dans la composition de certaines tisanes d\u00e9puratives de la tradition populaire fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Les <strong>parties a\u00e9riennes enti\u00e8res<\/strong> sont utilis\u00e9es dans la pr\u00e9paration de teintures m\u00e8res et d&rsquo;extraits hydroalcooliques destin\u00e9s \u00e0 la phytoth\u00e9rapie clinique.<\/p>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p><strong>Triterp\u00e8nes pentacycliques :<\/strong> Les triterp\u00e8nes constituent le groupe le plus pharmacologiquement actif de <em>Centaurea scabiosa<\/em>. Trois squelettes principaux ont \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9s par RMN et spectrom\u00e9trie de masse : le squelette ursane (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-ursolique\/\">acide ursolique<\/a>, acide 2\u03b1-hydroxyursolique), le squelette ol\u00e9anane (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-oleanolique\/\">acide ol\u00e9anolique<\/a>, acide maslinique) et le squelette lupane (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-betulinique\/\">acide b\u00e9tulinique<\/a>, lup\u00e9ol). Ces compos\u00e9s sont concentr\u00e9s dans les racines et, dans une moindre mesure, dans les tiges.<\/p>\n<p><strong>Phytost\u00e9rols :<\/strong> Le \u03b2-sitost\u00e9rol est le phytost\u00e9rol majoritaire, accompagn\u00e9 de sitost\u00e9rol-\u03b2-D-glucoside (daucost\u00e9rol), de campest\u00e9rol et de stigmast\u00e9rol en proportions mineures. Ces compos\u00e9s modulent le m\u00e9tabolisme lipidique et pr\u00e9sentent des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires document\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Lactones sesquiterp\u00e9niques :<\/strong> Comme pour l&rsquo;ensemble du genre <em>Centaurea<\/em>, des guaianolides et eudesmanolides ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. La scabiosolide et la centaure\u00efne sont les principales lactones caract\u00e9ris\u00e9es dans cette esp\u00e8ce, contribuant au go\u00fbt amer et aux propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires.<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes :<\/strong> <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/luteoline\/\">Luteoline<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a>, hispiduline, linarine et leurs glycosides ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s par HPLC-UV. Les flavono\u00efdes repr\u00e9sentent 0,5 \u00e0 2 % de la masse s\u00e8che des parties a\u00e9riennes.<\/p>\n<p><strong>Acides ph\u00e9noliques :<\/strong> L&rsquo;<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a>, l&rsquo;<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-cafeique\/\">acide caf\u00e9ique<\/a>, l&rsquo;acide f\u00e9rulique et l&rsquo;acide protocat\u00e9chique sont pr\u00e9sents, avec une pr\u00e9dominance de l&rsquo;acide chlorog\u00e9nique dans les feuilles.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polysaccharides\/\">Polysaccharides<\/a> et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a> :<\/strong> Les racines contiennent des polysaccharides acides \u00e0 activit\u00e9 immunostimulatrice potentielle, comparables \u00e0 ceux d\u00e9crits dans d&rsquo;autres Ast\u00e9rac\u00e9es (Echinacea spp.).<\/p>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p><strong>Activit\u00e9 antiprot\u00e9asique anti-SARS-CoV-2 :<\/strong> Une \u00e9tude publi\u00e9e en 2023 (Al-Khafaji et al.) a d\u00e9montr\u00e9 par criblage in vitro et mod\u00e9lisation mol\u00e9culaire que des extraits de <em>Centaurea scabiosa<\/em> inhibent significativement la prot\u00e9ase principale 3CLpro du SARS-CoV-2. Les triterp\u00e8nes ursaniques (acide ursolique, acide 2\u03b1-hydroxyursolique) et les flavono\u00efdes (lut\u00e9oline, hispiduline) se sont montr\u00e9s les inhibiteurs les plus actifs, avec des IC\u2085\u2080 dans la gamme micromolaire. Cette activit\u00e9 est coh\u00e9rente avec les propri\u00e9t\u00e9s antivirales g\u00e9n\u00e9rales des acides triterp\u00e9niques pentacycliques.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antimicrobienne :<\/strong> Les extraits \u00e9thanoliques et les fractions triterp\u00e9niques pr\u00e9sentent des CMI (concentrations minimales inhibitrices) de 60 \u00e0 120 \u00b5g\/mL contre des souches de <em>Staphylococcus aureus<\/em>, <em>Escherichia coli<\/em> et <em>Candida albicans<\/em>. L&rsquo;acide b\u00e9tulinique et l&rsquo;acide ursolique agissent en perturbant l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 membranaire bact\u00e9rienne. Ces donn\u00e9es, publi\u00e9es entre 2018 et 2023, conf\u00e8rent \u00e0 la plante un potentiel antibiotique adjuvant int\u00e9ressant.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-inflammatoire :<\/strong> Les triterp\u00e8nes ursaniques inhibent les enzymes COX-1\/COX-2 et la 5-lipoxyg\u00e9nase in vitro, r\u00e9duisant la synth\u00e8se de prostaglandines et de leucotri\u00e8nes. Le \u03b2-sitost\u00e9rol inhibe la translocation nucl\u00e9aire de NF-\u03baB dans des mod\u00e8les cellulaires. Ces m\u00e9canismes convergents expliquent l&rsquo;usage traditionnel anti-inflammatoire et f\u00e9brifuge.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 f\u00e9brifuge :<\/strong> L&rsquo;inhibition de la COX-2 et la r\u00e9duction de la prostaglandine E\u2082 hypothalamique constituent le m\u00e9canisme le plus probable de l&rsquo;effet f\u00e9brifuge traditionnel. Le \u03b2-sitost\u00e9rol contribue \u00e0 la r\u00e9duction de la r\u00e9ponse f\u00e9brile par des m\u00e9canismes encore partiellement \u00e9lucid\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 d\u00e9purative (h\u00e9patoprotectrice) :<\/strong> L&rsquo;acide ursolique et l&rsquo;acide ol\u00e9anolique exercent des effets h\u00e9patoprotecteurs document\u00e9s in vitro (r\u00e9duction du stress oxydatif h\u00e9patique, inhibition de la fibrose h\u00e9patique dans des mod\u00e8les murins). Ces donn\u00e9es valident partiellement l&rsquo;usage traditionnel d\u00e9puratif.<\/p>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques humaines sur <em>Centaurea scabiosa<\/em> restent tr\u00e8s limit\u00e9es. La majorit\u00e9 des preuves provient d&rsquo;\u00e9tudes in vitro et de mod\u00e8les animaux, avec quelques \u00e9tudes ethnopharmacologiques documentant l&rsquo;usage traditionnel.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude la plus r\u00e9cente et la plus notable est celle d&rsquo;Al-Khafaji et al. (2023, <em>Frontiers in Chemistry<\/em>), qui a combin\u00e9 criblage enzymatique et docking mol\u00e9culaire pour \u00e9valuer l&rsquo;inhibition de la 3CLpro du SARS-CoV-2 par des extraits de <em>C. scabiosa<\/em>. Les r\u00e9sultats montrent une inhibition dose-d\u00e9pendante significative (IC\u2085\u2080 ~ 45\u201380 \u00b5g\/mL pour les fractions enrichies en triterp\u00e8nes).<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes ethnobotaniques men\u00e9es dans le sud de la France, en Italie centrale et dans les Balkans documentent l&rsquo;usage persistant de la plante comme f\u00e9brifuge, traitement des plaies et d\u00e9puratif. Une \u00e9tude turque (Korkmaz, 2018) a \u00e9valu\u00e9 l&rsquo;activit\u00e9 antimicrobienne d&rsquo;extraits de <em>C. scabiosa<\/em> contre 12 souches pathog\u00e8nes, confirmant les CMI de 60\u2013120 \u00b5g\/mL.<\/p>\n<p>Aucune \u00e9tude clinique randomis\u00e9e n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e. La plante n&rsquo;est pas mentionn\u00e9e dans les monographies officielles de l&rsquo;ESCOP, de la Commission E ou de l&rsquo;EMA.<\/p>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Localisation<\/th>\n<th>Activit\u00e9 principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-ursolique\/\">Acide ursolique<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">Triterp\u00e8ne<\/a> ursane<\/td>\n<td>Racines, tiges<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, antimicrobien, anti-SARS-CoV-2 3CLpro<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-oleanolique\/\">Acide ol\u00e9anolique<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">Triterp\u00e8ne<\/a> ol\u00e9anane<\/td>\n<td>Racines<\/td>\n<td>H\u00e9patoprotecteur, anti-inflammatoire, antiviral<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-betulinique\/\">Acide b\u00e9tulinique<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">Triterp\u00e8ne<\/a> lupane<\/td>\n<td>Racines, \u00e9corce<\/td>\n<td>Antimicrobien, apoptose tumorale in vitro<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">Phytost\u00e9rol<\/a><\/td>\n<td>Parties a\u00e9riennes, racines<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, hypocholest\u00e9rol\u00e9miant, f\u00e9brifuge<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/luteoline\/\">Lut\u00e9oline<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">Flavone<\/a><\/td>\n<td>Fleurs, feuilles<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire, inhibition 3CLpro<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">Hispiduline<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">Flavone<\/a> m\u00e9thyl\u00e9e<\/td>\n<td>Fleurs, tiges<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, neuroprotecteur, antimicrobien<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Scabiosolide<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/sesquiterpenes\/\">Lactone sesquiterp\u00e9nique<\/a><\/td>\n<td>Fleurs, tiges<\/td>\n<td>Amer, anti-inflammatoire, anti-allergique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">Acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acides-phenoliques\/\">Acide ph\u00e9nolique<\/a><\/td>\n<td>Feuilles<\/td>\n<td>Antioxydant, antimicrobien<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>D\u00e9coction de racine :<\/strong> Racines s\u00e9ch\u00e9es et coup\u00e9es (2\u20134 g pour 250 mL), d\u00e9coction 15 min, filtration. Usage traditionnel : 2 \u00e0 3 tasses par jour dans les \u00e9tats f\u00e9briles, les infections l\u00e9g\u00e8res et comme d\u00e9puratif printanier. La d\u00e9coction extrait efficacement les triterp\u00e8nes peu solubles dans l&rsquo;eau froide.<\/p>\n<p><strong>Infusion de sommit\u00e9s fleuries :<\/strong> 1,5\u20132 g de capitules s\u00e9ch\u00e9s dans 150 mL d&rsquo;eau fr\u00e9missante, 10 min d&rsquo;infusion, 2 \u00e0 3 fois par jour. Indiqu\u00e9e pour les troubles digestifs, la convalescence infectieuse et l&rsquo;usage vuln\u00e9raire (voie interne).<\/p>\n<p><strong>Teinture m\u00e8re :<\/strong> Mac\u00e9ration hydroalcoolique (alcool 55\u201365 \u00b0) des parties a\u00e9riennes fra\u00eeches ou des racines s\u00e9ch\u00e9es (1:10). Dosage : 30 \u00e0 50 gouttes, 2 \u00e0 3 fois par jour. La teinture de racine maximise l&rsquo;extraction des triterp\u00e8nes et du \u03b2-sitost\u00e9rol.<\/p>\n<p><strong>Extrait sec standardis\u00e9 :<\/strong> Extraits titr\u00e9s en acide ursolique (minimum 2 % par HPLC) ou en triterp\u00e8nes totaux. Dosage indicatif : 300\u2013600 mg\/jour d&rsquo;extrait sec, en 2\u20133 prises. Format principalement utilis\u00e9 dans la recherche pharmacologique.<\/p>\n<p><strong>Usage externe :<\/strong> D\u00e9coction concentr\u00e9e (30\u201350 g\/L) en compresses, cataplasmes, ou bains de bouche. Indiqu\u00e9 pour les plaies, les ulc\u00e8res cutan\u00e9s, les gingivites (usage vuln\u00e9raire et astringent traditionnel). Les triterp\u00e8nes et les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins\/\">tanins<\/a> contribuent \u00e0 l&rsquo;effet cicatrisant.<\/p>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La Centaur\u00e9e scabieuse pr\u00e9sente un profil de s\u00e9curit\u00e9 globalement favorable, bien que les \u00e9tudes toxicologiques sp\u00e9cifiques soient rares.<\/p>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 aigu\u00eb :<\/strong> Aucune \u00e9tude de toxicit\u00e9 aigu\u00eb formelle n&rsquo;est publi\u00e9e pour <em>C. scabiosa<\/em> sp\u00e9cifiquement. Par analogie avec les autres esp\u00e8ces de <em>Centaurea<\/em> et les donn\u00e9es disponibles sur les triterp\u00e8nes purifi\u00e9s, la toxicit\u00e9 aigu\u00eb est consid\u00e9r\u00e9e comme faible aux doses phytoth\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p><strong>Allergies aux Ast\u00e9rac\u00e9es :<\/strong> Comme pour toutes les plantes de la famille, un risque d&rsquo;allergie crois\u00e9e existe chez les sujets sensibilis\u00e9s (14\u201330 % des patients allergiques aux pollens de compos\u00e9es). Les lactones sesquiterp\u00e9niques sont les principaux hapt\u00e8nes impliqu\u00e9s dans les dermites de contact allergiques.<\/p>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 des lactones sesquiterp\u00e9niques :<\/strong> \u00c0 hautes doses non th\u00e9rapeutiques, les guaianolides peuvent provoquer des irritations gastro-intestinales (naus\u00e9es, crampes). Ces effets disparaissent \u00e0 l&rsquo;arr\u00eat de la plante.<\/p>\n<p><strong>Contre-indications :<\/strong> Allergie aux Ast\u00e9rac\u00e9es. Grossesse et allaitement : d\u00e9conseill\u00e9 par pr\u00e9caution. Obstruction biliaire. L&rsquo;acide b\u00e9tulinique, \u00e0 des concentrations \u00e9lev\u00e9es, pr\u00e9sente une activit\u00e9 pro-apoptotique in vitro sur des cellules normales, mais cet effet n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 in vivo aux doses phytoth\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p><strong>Interactions m\u00e9dicamenteuses :<\/strong> Le \u03b2-sitost\u00e9rol peut interf\u00e9rer avec l&rsquo;absorption des phytost\u00e9rols exog\u00e8nes. L&rsquo;acide ursolique peut potentialiser l&rsquo;effet anti-inflammatoire des AINS (risque d&rsquo;augmentation de l&rsquo;effet).<\/p>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La Centaur\u00e9e scabieuse est l&rsquo;une des esp\u00e8ces du genre <em>Centaurea<\/em> les mieux document\u00e9es dans l&rsquo;ethnobotanique fran\u00e7aise. Son usage comme f\u00e9brifuge est attest\u00e9 depuis le Moyen \u00c2ge dans les r\u00e9gions de pelouses calcaires de la France m\u00e9ridionale, du Languedoc aux Causses.<\/p>\n<p>Dans la tradition populaire du Quercy et du P\u00e9rigord, la d\u00e9coction de racine de centaur\u00e9e scabieuse \u00e9tait prescrite comme \u00ab fi\u00e8vre des champs \u00bb \u2014 un f\u00e9brifuge v\u00e9g\u00e9tal utilis\u00e9 en remplacement du quinquina dans les fi\u00e9vres estivales. Cette utilisation est coh\u00e9rente avec l&rsquo;activit\u00e9 anti-COX-2 des triterp\u00e8nes, m\u00e9canisme commun \u00e0 plusieurs f\u00e9brifuges v\u00e9g\u00e9taux traditionnels.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine folk du Midi de la France et de la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique, la plante \u00e9tait \u00e9galement utilis\u00e9e en usage externe comme vuln\u00e9raire, notamment dans les plaies contuses et les ulc\u00e8res de jambe. Les d\u00e9coctions concentr\u00e9es de racine \u00e9taient appliqu\u00e9es en compresses ou en bains de si\u00e8ge.<\/p>\n<p>L&rsquo;usage d\u00e9puratif printanier est document\u00e9 dans plusieurs r\u00e9gions de France, o\u00f9 la plante entrait dans des m\u00e9langes de \u00ab plantes am\u00e8res \u00bb consomm\u00e9s en cure printani\u00e8re pour \u00ab purifier le sang \u00bb.<\/p>\n<p>En Italie centrale et dans les Balkans, une \u00e9tude ethnobotanique comparative (Guarrera et al., 2008) place <em>C. scabiosa<\/em> parmi les plantes f\u00e9brifuges les plus utilis\u00e9es de la pharmacop\u00e9e populaire rurale, au m\u00eame titre que l&rsquo;ang\u00e9lique et la gentiane.<\/p>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Centaurea scabiosa<\/em> pr\u00e9sente un profil phytochimique domin\u00e9 par les triterp\u00e8nes pentacycliques \u2014 une classe mol\u00e9culaire aux activit\u00e9s biologiques diversifi\u00e9es et bien document\u00e9es dans la litt\u00e9rature pharmacologique internationale. La convergence entre l&rsquo;usage traditionnel f\u00e9brifuge et antimicrobien et les donn\u00e9es biologiques r\u00e9centes (inhibition 3CLpro, CMI antimicrobiennes, anti-inflammatoire) constitue un argument solide en faveur d&rsquo;une investigation clinique structur\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;activit\u00e9 antiprot\u00e9asique anti-SARS-CoV-2 document\u00e9e en 2023 repr\u00e9sente la donn\u00e9e la plus nouvelle et la plus originale de la pharmacologie de cette esp\u00e8ce. M\u00eame si les donn\u00e9es in vitro ne peuvent \u00eatre directement transpos\u00e9es \u00e0 la clinique, elles soulignent l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des triterp\u00e8nes ursaniques comme agents antiviraux potentiels, une piste de recherche active depuis la pand\u00e9mie de COVID-19.<\/p>\n<p>La principale faiblesse reste l&rsquo;absence totale d&rsquo;essais cliniques. La standardisation des extraits en triterp\u00e8nes pentacycliques, d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9e pour d&rsquo;autres esp\u00e8ces (<em>Centella asiatica<\/em>, <em>Terminalia arjuna<\/em>), repr\u00e9sente une priorit\u00e9 pour la valorisation pharmaceutique de cette esp\u00e8ce fran\u00e7aise sous-exploit\u00e9e.<\/p>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Al-Khafaji A.S. et al. (2023). \u00ab Inhibitory activity of <em>Centaurea scabiosa<\/em> extracts against SARS-CoV-2 main protease: an in vitro and molecular docking study \u00bb. <em>Frontiers in Chemistry<\/em>, 11, 1148732. https:\/\/doi.org\/10.3389\/fchem.2023.1148732<\/li>\n<li>Korkmaz M. et al. (2018). \u00ab Antimicrobial activity of <em>Centaurea scabiosa<\/em> L. extracts \u00bb. <em>Journal of Applied Pharmaceutical Science<\/em>, 8(5), 112\u2013118.<\/li>\n<li>Guarrera P.M. et al. (2008). \u00ab Folk phytotherapy of the Albanesi (Arbereshe) communities of Lucania, Italy \u00bb. <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 118(2), 327\u2013337.<\/li>\n<li>Csupor D. et al. (2016). \u00ab The genus <em>Centaurea<\/em> \u00bb. <em>Phytochemistry Letters<\/em>, 17, 189\u2013214.<\/li>\n<li>Zengin G. et al. (2019). \u00ab Chemical characterization and biological activities of <em>Centaurea<\/em> species \u00bb. <em>Industrial Crops and Products<\/em>, 135, 341\u2013349.<\/li>\n<li>Flamini G. et al. (2002). \u00ab Phytochemistry of the genus <em>Centaurea<\/em> \u00bb. <em>Studies in Natural Products Chemistry<\/em>, 27, 543\u2013664.<\/li>\n<li>Bruneton J. (2016). <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d. Tec &amp; Doc, Paris.<\/li>\n<li>Wichtl M. (2004). <em>Herbal Drugs and Phytopharmaceuticals<\/em>. Medpharm Scientific Publishers, Stuttgart.<\/li>\n<li>Kumarasamy Y. et al. (2003). \u00ab Biological activity of triterpenes from <em>Centaurea<\/em> species \u00bb. <em>Phytochemistry<\/em>, 62(4), 673\u2013678.<\/li>\n<li>Schinella G.R. et al. (2007). \u00ab Antioxidant and anti-inflammatory activities of triterpenic acids from <em>Centaurea<\/em> \u00bb. <em>Planta Medica<\/em>, 73(9), 875\u2013881.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Antimicrobien :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (CMI 60\u2013120 \u00b5g\/mL document\u00e9es in vitro ; plusieurs souches pathog\u00e8nes)<\/li>\n<li><strong>Antiprot\u00e9asique \/ antiviral (SARS-CoV-2) :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (donn\u00e9es in vitro et docking mol\u00e9culaire 2023 ; validation clinique absente)<\/li>\n<li><strong>Anti-inflammatoire :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2605\u2606 (triterp\u00e8nes ursaniques et \u03b2-sitost\u00e9rol \u2014 m\u00e9canismes multiples bien caract\u00e9ris\u00e9s)<\/li>\n<li><strong>F\u00e9brifuge :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (usage traditionnel bien document\u00e9, m\u00e9canisme COX-2 coh\u00e9rent)<\/li>\n<li><strong>Vuln\u00e9raire (usage externe) :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (triterp\u00e8nes cicatrisants, astringents ; usage traditionnel attest\u00e9)<\/li>\n<li><strong>D\u00e9puratif \/ h\u00e9patoprotecteur :<\/strong> \u2605\u2605\u2606\u2606\u2606 (acide ursolique et ol\u00e9anolique ; donn\u00e9es pr\u00e9cliniques, essais cliniques absents)<\/li>\n<li><strong>Profil de s\u00e9curit\u00e9 :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (risque allergique Ast\u00e9rac\u00e9es ; tol\u00e9rance globalement acceptable)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Centaur\u00e9e scabieuse (Centaurea scabiosa L.) est une plante vivace robuste de la famille des Ast\u00e9rac\u00e9es, caract\u00e9ris\u00e9e par ses grands capitules rose-pourpre et ses pr\u00e9f\u00e9rences [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[56,36,15],"tags":[],"class_list":["post-14377","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-asteracees","category-plantes-medicinales","category-proprietes-medicinales"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14377","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14377"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14377\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15333,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14377\/revisions\/15333"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14377"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14377"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14377"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}