{"id":14378,"date":"2026-07-28T15:09:06","date_gmt":"2026-07-28T13:09:06","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/07\/28\/cornouiller-sanguin-cornus-sanguinea\/"},"modified":"2026-07-28T16:12:35","modified_gmt":"2026-07-28T14:12:35","slug":"cornouiller-sanguin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/07\/28\/cornouiller-sanguin\/","title":{"rendered":"Cornouiller sanguin \u2014 Cornus sanguinea"},"content":{"rendered":"<p>Le Cornouiller sanguin (<em>Cornus sanguinea<\/em> L.) est un arbuste caducifoli\u00e9 de la famille des Cornac\u00e9es, imm\u00e9diatement reconnaissable en hiver par ses rameaux d&rsquo;un rouge sang intense \u2014 une adaptation pigmentaire aux <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">anthocyanes<\/a> qui lui a valu son \u00e9pith\u00e8te sp\u00e9cifique. Buissonnant, vigoureux, inf\u00e9od\u00e9 aux haies calcicoles, aux lisi\u00e8res thermophiles et aux for\u00eats alluviales de plaine, le Cornouiller sanguin est l&rsquo;un des arbustes les plus communs du bocage fran\u00e7ais, aussi familier que longtemps n\u00e9glig\u00e9 sur le plan m\u00e9dicinal.<\/p>\n<p>Sa pharmacognosie repose sur un triptyque mol\u00e9culaire original : des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-hydrolysables\/\">tanins ellagiques<\/a> concentr\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9corce, des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a> monoterp\u00e9niques \u2014 principalement le cornin (verb\u00e9naloside) \u2014 dans les feuilles et les jeunes rameaux, et des anthocyanes dans les drupes noires. Ce profil phytochimique unique conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;arbuste des propri\u00e9t\u00e9s astringentes, f\u00e9brifuges, antidiarrh\u00e9iques et, selon des donn\u00e9es pr\u00e9cliniques r\u00e9centes, neuroprotectrices pour le cornin.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;usage m\u00e9dicinal du Cornouiller sanguin est bien moins c\u00e9l\u00e8bre que celui du Cornouiller m\u00e2le (<em>Cornus mas<\/em> L.), dont les fruits tr\u00e8s acides sont traditionnellement utilis\u00e9s en confiture m\u00e9dicinale, <em>Cornus sanguinea<\/em> m\u00e9rite pourtant une attention particuli\u00e8re, notamment pour son irido\u00efde principal, le cornin, dont le potentiel neuroprotecteur est document\u00e9 dans plusieurs \u00e9tudes pr\u00e9cliniques publi\u00e9es entre 2010 et 2023.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Sous-r\u00e8gne :<\/strong> Tracheobionta<\/li>\n<li><strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta (Angiospermes)<\/li>\n<li><strong>Classe :<\/strong> Magnoliopsida (Dicotyl\u00e9dones)<\/li>\n<li><strong>Sous-classe :<\/strong> Rosidae (classification classique) \/ Asteridae (APG IV)<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Cornales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Cornaceae (Cornac\u00e9es)<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Cornus<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Cornus sanguinea<\/em> L., 1753<\/li>\n<li><strong>Synonymes :<\/strong> <em>Swida sanguinea<\/em> (L.) Opiz, <em>Thelycrania sanguinea<\/em> (L.) Fourr.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Cornouiller sanguin, sanguin, bois de chien, fustet sauvage, rouge osier, bloody dogwood (angl.), Roter Hartriegel (all.)<\/li>\n<li><strong>Statut phytog\u00e9ographique :<\/strong> Esp\u00e8ce eurasiatique des haies calcicoles, lisi\u00e8res foresti\u00e8res, fourr\u00e9s m\u00e9sophiles \u00e0 calcicoles ; \u00e9tage collin\u00e9en, plus rarement montagnard ; tr\u00e8s commune en France sauf dans les r\u00e9gions les plus atlantiques<\/li>\n<li><strong>Statut de conservation :<\/strong> Non menac\u00e9e \u2014 esp\u00e8ce commune, souvent utilis\u00e9e en reboisement et haies bocag\u00e8res<\/li>\n<\/ul>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Cornus sanguinea<\/em> est un arbuste caducifoli\u00e9 de 1 \u00e0 4 m de hauteur, \u00e0 port buissonnant \u00e9tal\u00e9. Les tiges et rameaux constituent son caract\u00e8re le plus remarquable : vert oliv\u00e2tre en \u00e9t\u00e9, ils virent progressivement au rouge vif \u00e0 pourpre intense en automne-hiver, sous l&rsquo;effet de l&rsquo;accumulation d&rsquo;anthocyanes dans les tissus corticaux \u2014 une adaptation \u00e0 la photoinhibition hivernale bien document\u00e9e chez les plantes ligneuses.<\/p>\n<p>Les feuilles sont oppos\u00e9es, d\u00e9cuss\u00e9es, ovales \u00e0 elliptiques (5\u201310 cm de long), \u00e0 marge enti\u00e8re ondul\u00e9e, coriaces, \u00e0 4 \u00e0 6 paires de nervures arqu\u00e9es convergentes vers l&rsquo;apex \u2014 caract\u00e8re diagnostique du genre <em>Cornus<\/em>. La face sup\u00e9rieure est vert sombre, l\u00e9g\u00e8rement pubescente ; la face inf\u00e9rieure est plus claire, apprim\u00e9e-pubescente. Les p\u00e9tioles sont courts, rouge\u00e2tres \u00e0 maturit\u00e9.<\/p>\n<p>Les fleurs, petites (5\u20138 mm), blanches \u00e0 cr\u00e8me, sont group\u00e9es en corymbes denses terminaux (4\u20135 cm de diam\u00e8tre), sans bract\u00e9es involucrales contrairement \u00e0 <em>Cornus florida<\/em> ou <em>Cornus kousa<\/em>. Chaque fleur pr\u00e9sente 4 p\u00e9tales, 4 \u00e9tamines et un disque nectar bien d\u00e9velopp\u00e9. La floraison intervient de mai \u00e0 juin, avec une odeur l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9sagr\u00e9able caract\u00e9ristique.<\/p>\n<p>Les fruits sont des drupes globuleuses (6\u20138 mm), noires \u00e0 maturit\u00e9 (ao\u00fbt\u2013septembre), renfermant un endocarpe osseux biloculaire. La chair est peu \u00e9paisse, d&rsquo;une saveur \u00e2cre et tr\u00e8s am\u00e8re \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat frais. La graine est riche en huile fixe (25\u201335 %) utilis\u00e9e historiquement pour l&rsquo;\u00e9clairage et la fabrication de savon.<\/p>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00e9corce des rameaux<\/strong> et des jeunes tiges constitue la drogue v\u00e9g\u00e9tale la plus utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie traditionnelle. R\u00e9colt\u00e9e au printemps (mont\u00e9e de s\u00e8ve, mars\u2013mai) ou en automne, l&rsquo;\u00e9corce est s\u00e9ch\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ombre \u00e0 35\u201340 \u00b0C. Elle concentre les tanins ellagiques, les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acides-phenoliques\/\">acides ph\u00e9noliques<\/a> et les irido\u00efdes.<\/p>\n<p>Les <strong>feuilles<\/strong> r\u00e9colt\u00e9es en \u00e9t\u00e9 (juin\u2013ao\u00fbt) fournissent une source d&rsquo;irido\u00efdes (cornin\/verb\u00e9naloside) et de <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonoides\/\">flavono\u00efdes<\/a>. Elles entrent dans la composition de tisanes toniques et l\u00e9g\u00e8rement astringentes.<\/p>\n<p>Les <strong>fruits<\/strong> (drupes m\u00fbres, ao\u00fbt\u2013septembre) sont utilis\u00e9s en usage interne (d\u00e9coction, mac\u00e9ration) pour leurs propri\u00e9t\u00e9s astringentes et antidiarrh\u00e9iques. Ils contiennent des anthocyanes (cyanidine-3-glucoside, cyanidine-3-rutinoside), des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acides-organiques\/\">acides organiques<\/a> et une huile fixe.<\/p>\n<p>L&rsquo;<strong>huile des semences<\/strong>, extraite par pression \u00e0 froid des noyaux, \u00e9tait utilis\u00e9e historiquement \u00e0 des fins industrielles (\u00e9clairage) et cosm\u00e9tiques, moins souvent m\u00e9dicinales. Elle contient des acides gras om\u00e9ga-6 (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-linoleique\/\">acide linol\u00e9ique<\/a> \u2248 40 %) et om\u00e9ga-9 (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/lipides\/\">acide ol\u00e9ique<\/a> \u2248 35 %).<\/p>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p><strong>Irido\u00efdes monoterp\u00e9niques :<\/strong> Le cornin (verb\u00e9naloside, CAS 87-02-5) est l&rsquo;irido\u00efde principal et le compos\u00e9 le plus pharmacologiquement int\u00e9ressant de <em>Cornus sanguinea<\/em>. Glycoside monoterp\u00e9nique caract\u00e9ristique du genre <em>Cornus<\/em>, il est pr\u00e9sent dans les feuilles et l&rsquo;\u00e9corce \u00e0 des teneurs de 0,5 \u00e0 2 % MS selon la saison. Loganine, sw\u00e9roside et morroniside ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s en proportions mineures. Les irido\u00efdes constituent un marqueur chimiotaxonomique du genre <em>Cornus<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Tanins ellagiques :<\/strong> L&rsquo;\u00e9corce est riche en tanins hydrolysables du type ellagitanins (punicalagine, p\u00e9dunculagine, castalagine et leurs d\u00e9riv\u00e9s). Ces compos\u00e9s, hydrolysables en <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-ellagique\/\">acide ellagique<\/a>, sont responsables de l&rsquo;effet astringent puissant et des propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes document\u00e9es. La teneur en <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins\/\">tanins<\/a> totaux de l&rsquo;\u00e9corce peut atteindre 8\u201315 % MS.<\/p>\n<p><strong>Anthocyanes des fruits :<\/strong> La cyanidine-3-O-glucoside et la cyanidine-3-O-rutinoside sont les anthocyanes majoritaires des drupes. Des traces de pelargonidine et de delphinidine ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9es par LC-MS\/MS. La teneur totale en anthocyanes des fruits frais est de 150 \u00e0 300 mg\/100 g de mati\u00e8re fra\u00eeche.<\/p>\n<p><strong>Acides ph\u00e9noliques :<\/strong> L&rsquo;<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-gallique\/\">acide gallique<\/a> (produit d&rsquo;hydrolyse des tanins), l&rsquo;acide ellagique, l&rsquo;<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a> et l&rsquo;<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-cafeique\/\">acide caf\u00e9ique<\/a> sont pr\u00e9sents dans les feuilles et l&rsquo;\u00e9corce. L&rsquo;acide ellagique est suspect\u00e9 de participer aux effets anti-inflammatoires et neuroprotecteurs.<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes :<\/strong> La <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a>, le <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/kaempferol\/\">kaempf\u00e9rol<\/a> et leurs h\u00e9t\u00e9rosides (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/rutine\/\">rutine<\/a>, isoquercitrine) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s dans les feuilles. Des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proanthocyanidines\/\">proanthocyanidines<\/a> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-condenses\/\">tanins condens\u00e9s<\/a>) de type B2 sont pr\u00e9sentes dans les fruits et l&rsquo;\u00e9corce.<\/p>\n<p><strong>Lipides :<\/strong> L&rsquo;huile des semences contient des triglyc\u00e9rides d&rsquo;acides gras insatur\u00e9s (linol\u00e9ique, ol\u00e9ique), des tocoph\u00e9rols et des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">phytost\u00e9rols<\/a> (\u03b2-sitost\u00e9rol, campest\u00e9rol).<\/p>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p><strong>Neuroprotection par le cornin :<\/strong> Le cornin (verb\u00e9naloside) est le compos\u00e9 le plus \u00e9tudi\u00e9 de <em>Cornus sanguinea<\/em> sur le plan pharmacologique. Des \u00e9tudes pr\u00e9cliniques sur des mod\u00e8les murins et cellulaires (2010\u20132023) ont montr\u00e9 que le cornin :<\/p>\n<ul>\n<li>R\u00e9duit la mort neuronale induite par l&rsquo;isch\u00e9mie-reperfusion c\u00e9r\u00e9brale (mod\u00e8les d&rsquo;AVC chez le rat) en inhibant l&rsquo;apoptose neuronale via la r\u00e9duction de l&rsquo;expression de Bax et la stabilisation du rapport Bcl-2\/Bax ;<\/li>\n<li>Active la voie PI3K\/Akt de survie cellulaire dans des neurones corticaux soumis \u00e0 un stress oxydatif ;<\/li>\n<li>Inhibe la neuroinflammation induite par le LPS via la suppression de la production de cytokines pro-inflammatoires (TNF-\u03b1, IL-1\u03b2, IL-6) dans des cultures de microglies ;<\/li>\n<li>Prot\u00e8ge les neurones dopaminergiques dans des mod\u00e8les de maladie de Parkinson induite par la 6-OHDA (6-hydroxydopamine).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Activit\u00e9 antioxydante :<\/strong> Les tanins ellagiques et les anthocyanes des fruits exercent une puissante activit\u00e9 antioxydante (DPPH IC\u2085\u2080 ~ 0,3\u20130,8 mg\/mL pour les extraits aqueux de fruits). L&rsquo;acide ellagique est un capteur de radicaux libres de haute efficacit\u00e9, inhibant la peroxydation lipidique in vitro.<\/p>\n<p><strong>Effet astringent :<\/strong> Les tanins ellagiques se complexent aux <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proteines\/\">prot\u00e9ines<\/a> muqueuses gastro-intestinales, r\u00e9duisant la perm\u00e9abilit\u00e9 et les s\u00e9cr\u00e9tions intestinales. Cet effet astringent justifie l&rsquo;usage antidiarrh\u00e9ique traditionnel des fruits et de l&rsquo;\u00e9corce.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 f\u00e9brifuge :<\/strong> Les irido\u00efdes (cornin, loganine) pr\u00e9sentent une activit\u00e9 anti-inflammatoire mod\u00e9r\u00e9e via l&rsquo;inhibition des COX, coh\u00e9rente avec l&rsquo;usage traditionnel f\u00e9brifuge. Le m\u00e9canisme exact reste partiellement \u00e9lucid\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antimicrobienne :<\/strong> Les extraits d&rsquo;\u00e9corce riches en tanins pr\u00e9sentent une activit\u00e9 bact\u00e9riostatique contre <em>Staphylococcus aureus<\/em> et <em>Streptococcus pyogenes<\/em>, coh\u00e9rente avec l&rsquo;usage vuln\u00e9raire traditionnel.<\/p>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques sur <em>Cornus sanguinea<\/em> restent limit\u00e9es. Les \u00e9tudes publi\u00e9es portent quasi exclusivement sur des mod\u00e8les pr\u00e9cliniques, en particulier pour le cornin.<\/p>\n<p>Une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9tudes chinoises et europ\u00e9ennes (2012\u20132022) publi\u00e9es dans <em>Brain Research<\/em>, <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em> et <em>Phytomedicine<\/em> a document\u00e9 les effets neuroprotecteurs du cornin isol\u00e9 sur des mod\u00e8les animaux d&rsquo;AVC et de maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Ces travaux constituent la base pharmacologique la plus solide disponible pour cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>Des donn\u00e9es ethnobotaniques collect\u00e9es en France (Sarthe, Bourgogne, Limousin), en Italie et dans les Balkans documentent l&rsquo;usage persistant de l&rsquo;\u00e9corce de Cornouiller sanguin comme f\u00e9brifuge et antidiarrh\u00e9ique jusqu&rsquo;au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. L&rsquo;\u00e9corce \u00e9tait utilis\u00e9e comme substitut au quinquina dans les r\u00e9gions non productrices, d&rsquo;o\u00f9 son appellation de \u00ab quinquina des pauvres \u00bb dans certains textes r\u00e9gionaux.<\/p>\n<p>Aucun essai clinique randomis\u00e9 n&rsquo;est disponible. L&rsquo;ESCOP, la Commission E et l&rsquo;EMA n&rsquo;ont pas \u00e9mis de monographie officielle sur <em>Cornus sanguinea<\/em>. <em>Cornus mas<\/em> est l&rsquo;esp\u00e8ce du genre la mieux document\u00e9e cliniquement (m\u00e9tabolisme glucidique).<\/p>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Localisation<\/th>\n<th>Activit\u00e9 principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Cornin (verb\u00e9naloside)<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Irido\u00efde<\/a> monoterp\u00e9nique<\/td>\n<td>Feuilles, \u00e9corce<\/td>\n<td>Neuroprotecteur, anti-inflammatoire, f\u00e9brifuge<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Loganine<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Irido\u00efde<\/a> monoterp\u00e9nique<\/td>\n<td>Feuilles, \u00e9corce<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, h\u00e9pato-protecteur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Sw\u00e9roside<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">Irido\u00efde<\/a> monoterp\u00e9nique<\/td>\n<td>\u00c9corce, feuilles<\/td>\n<td>Amer, antidiarrh\u00e9ique, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Punicalagine<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-hydrolysables\/\">Ellagitanin<\/a> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-hydrolysables\/\">tanin hydrolysable<\/a>)<\/td>\n<td>\u00c9corce<\/td>\n<td>Astringent, antioxydant, antimicrobien<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-ellagique\/\">Acide ellagique<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acides-phenoliques\/\">Acide ph\u00e9nolique<\/a> (hydrolyse <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins\/\">tanins<\/a>)<\/td>\n<td>\u00c9corce, fruits<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire, antiprolif\u00e9ratif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">Cyanidine<\/a>-3-O-glucoside<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">Anthocyane<\/a><\/td>\n<td>Fruits (drupes)<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire, vasculoprotecteur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">Cyanidine<\/a>-3-O-rutinoside<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/anthocyanines\/\">Anthocyane<\/a><\/td>\n<td>Fruits<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-agr\u00e9gant plaquettaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">Querc\u00e9tine<\/a> (glycosides)<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavonols\/\">Flavonol<\/a><\/td>\n<td>Feuilles<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-allergique, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-gallique\/\">Acide gallique<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acides-phenoliques\/\">Acide ph\u00e9nolique<\/a><\/td>\n<td>\u00c9corce<\/td>\n<td>Antioxydant, antimicrobien, astringent<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>D\u00e9coction d&rsquo;\u00e9corce :<\/strong> \u00c9corce s\u00e9ch\u00e9e et concass\u00e9e (3\u20135 g pour 250 mL d&rsquo;eau), d\u00e9coction 15\u201320 min \u00e0 fr\u00e9missement, filtration. Usage traditionnel : 2 \u00e0 3 tasses par jour dans les \u00e9tats f\u00e9briles, les diarrh\u00e9es aigu\u00ebs et les convalescences infectieuses. La d\u00e9coction d&rsquo;\u00e9corce extrait efficacement les tanins ellagiques et les irido\u00efdes.<\/p>\n<p><strong>Infusion de feuilles :<\/strong> 2\u20133 g de feuilles s\u00e9ch\u00e9es dans 200 mL d&rsquo;eau bouillante, 10 min, 2 tasses par jour. Indiqu\u00e9e pour les usages toniques et l\u00e9g\u00e8rement f\u00e9brifuges. Moins astringente que la d\u00e9coction d&rsquo;\u00e9corce.<\/p>\n<p><strong>Teinture m\u00e8re d&rsquo;\u00e9corce :<\/strong> Mac\u00e9ration hydroalcoolique (alcool 60 \u00b0) de l&rsquo;\u00e9corce fra\u00eeche ou s\u00e9ch\u00e9e (1:5), 21 jours \u00e0 l&rsquo;abri de la lumi\u00e8re. Dosage : 30\u201350 gouttes dans 100 mL d&rsquo;eau, 2 \u00e0 3 fois par jour. Pr\u00e9paration de choix pour la phytoth\u00e9rapie clinique (conservation am\u00e9lior\u00e9e des irido\u00efdes).<\/p>\n<p><strong>Extrait sec de feuilles (cornin standardis\u00e9) :<\/strong> Des extraits titr\u00e9s en verb\u00e9naloside\/cornin (0,5\u20132 % par HPLC) font l&rsquo;objet de recherches acad\u00e9miques pour des applications neuroprotectrices. Aucune formulation commerciale standardis\u00e9e n&rsquo;est disponible \u00e0 large \u00e9chelle \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p><strong>Mac\u00e9ration de fruits :<\/strong> Drupes m\u00fbres mac\u00e9r\u00e9es dans l&rsquo;alcool (45 \u00b0, 1:4, 21 jours), usage traditionnel comme antidiarrh\u00e9ique et astringent digestif. La mac\u00e9ration alcoolique pr\u00e9serve mieux les anthocyanes que l&rsquo;eau chaude.<\/p>\n<p><strong>Usage externe :<\/strong> D\u00e9coction concentr\u00e9e d&rsquo;\u00e9corce (50 g\/L) en compresses, bains de bouche ou gargarismes (aphtes, gingivites, pharyngites). L&rsquo;effet astringent des tanins ellagiques est rapide et bien tol\u00e9r\u00e9 par les muqueuses.<\/p>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le Cornouiller sanguin pr\u00e9sente un profil toxicologique globalement favorable, avec quelques points de vigilance sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p><strong>Fruits crus :<\/strong> Les drupes fra\u00eeches sont peu agr\u00e9ables \u00e0 consommer en raison de leur amertume et de leur \u00e2cret\u00e9 intenses. \u00c0 forte dose, elles peuvent provoquer des naus\u00e9es, des vomissements et des diarrh\u00e9es. La toxicit\u00e9 aigu\u00eb reste faible ; aucun cas d&rsquo;intoxication grave n&rsquo;est rapport\u00e9 dans la litt\u00e9rature m\u00e9dicale pour les fruits de <em>C. sanguinea<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Tanins \u00e0 haute dose :<\/strong> Une consommation excessive de pr\u00e9parations riches en tanins (d\u00e9coctions d&rsquo;\u00e9corce concentr\u00e9es) peut provoquer des irritations gastro-intestinales, une constipation, et r\u00e9duire l&rsquo;absorption des prot\u00e9ines et des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mineraux\/\">min\u00e9raux<\/a> (fer, zinc). Les cures prolong\u00e9es sont d\u00e9conseill\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Irido\u00efdes :<\/strong> Le cornin et la loganine sont g\u00e9n\u00e9ralement bien tol\u00e9r\u00e9s aux doses pharmacologiques test\u00e9es dans les \u00e9tudes pr\u00e9cliniques. Aucune h\u00e9patotoxicit\u00e9 n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e. Des travaux sur la loganine (esp\u00e8ce <em>Cornus officinalis<\/em>) ont confirm\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 h\u00e9patique aux doses th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p><strong>Contre-indications :<\/strong> Grossesse et allaitement : absence de donn\u00e9es, d\u00e9conseill\u00e9 par pr\u00e9caution. Constipation chronique : les tanins astringents sont contre-indiqu\u00e9s. D\u00e9ficit en fer : \u00e9viter les cures prolong\u00e9es (tanins ch\u00e9latants).<\/p>\n<p><strong>Interactions m\u00e9dicamenteuses :<\/strong> Les tanins r\u00e9duisent l&rsquo;absorption des m\u00e9dicaments basiques (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a>, t\u00e9tracyclines, fer). Un intervalle de 2 heures entre la prise de m\u00e9dicaments oraux et les pr\u00e9parations tanniques est recommand\u00e9.<\/p>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>L&rsquo;usage m\u00e9dicinal du Cornouiller sanguin est attest\u00e9 d\u00e8s l&rsquo;Antiquit\u00e9 dans les \u00e9crits de Dioscoride (<em>De Materia Medica<\/em>), qui mentionne les \u00ab cornus \u00bb comme astringents et f\u00e9brifuges. Au Moyen \u00c2ge, les textes m\u00e9dicaux des \u00e9coles de Salerne et de Montpellier distinguent mal les diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de cornouillers, mais les propri\u00e9t\u00e9s astringentes sont unanimement reconnues.<\/p>\n<p>Dans la tradition fran\u00e7aise des XVI<sup>e<\/sup>\u2013XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles, l&rsquo;\u00e9corce de Cornouiller sanguin \u00e9tait prescrite comme succ\u00e9dan\u00e9 du quinquina (<em>Cinchona<\/em> spp.) dans les r\u00e9gions qui n&rsquo;avaient pas acc\u00e8s aux importations coloniales d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. Le terme de \u00ab quinquina indig\u00e8ne \u00bb lui est parfois attribu\u00e9 dans les formulaires de m\u00e9decine populaire du Dauphin\u00e9 et de la Bourgogne.<\/p>\n<p>Aux XVIII<sup>e<\/sup> et XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles, les graines du Cornouiller sanguin \u00e9taient press\u00e9es pour extraire une huile utilis\u00e9e dans les lampes et dans la fabrication de savon \u2014 un usage non m\u00e9dicinal mais \u00e9conomiquement important dans les campagnes fran\u00e7aises avant l&rsquo;av\u00e8nement du p\u00e9trole.<\/p>\n<p>Dans les r\u00e9gions viticoles, une d\u00e9coction concentr\u00e9e d&rsquo;\u00e9corce de Cornouiller sanguin \u00e9tait appliqu\u00e9e sur les vignes comme traitement empirique anti-parasitaire \u2014 un usage \u00e9galement rapport\u00e9 pour le bois de chien dans la tradition agricole anglaise.<\/p>\n<p>L&rsquo;herboriste Maria Treben mentionne les cornouillers comme plantes astringentes de premier recours dans les diarrh\u00e9es et les gastroent\u00e9rites, pratique coh\u00e9rente avec les usages traditionnels document\u00e9s \u00e0 travers l&rsquo;Europe.<\/p>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Cornus sanguinea<\/em> se distingue des autres plantes m\u00e9dicinales fran\u00e7aises par l&rsquo;originalit\u00e9 de son irido\u00efde principal \u2014 le cornin \u2014, dont le potentiel neuroprotecteur constitue le champ de recherche le plus novateur et le plus prometteur. Aucune autre plante m\u00e9dicinale fran\u00e7aise commune ne pr\u00e9sente un profil neuroprotecteur aussi bien document\u00e9 au niveau pr\u00e9clinique dans les pathologies isch\u00e9miques et neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives.<\/p>\n<p>Sur le plan de la phytoth\u00e9rapie traditionnelle, l&rsquo;usage astringent et antidiarrh\u00e9ique de l&rsquo;\u00e9corce est solidement \u00e9tay\u00e9 par la pharmacologie des tanins ellagiques, dont l&rsquo;activit\u00e9 astringente est un des ph\u00e9nom\u00e8nes les mieux caract\u00e9ris\u00e9s en pharmacognosie. De m\u00eame, l&rsquo;usage f\u00e9brifuge, document\u00e9 empiriquement depuis des si\u00e8cles, trouve une explication m\u00e9canistique dans les propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires des irido\u00efdes et de l&rsquo;acide ellagique.<\/p>\n<p>La principale opportunit\u00e9 pour la recherche future r\u00e9side dans la valorisation du cornin : cet irido\u00efde, disponible dans une plante commune et non menac\u00e9e, pourrait constituer une source naturelle locale de mol\u00e9cule neuroprotectrice, \u00e0 condition que les donn\u00e9es pr\u00e9cliniques prometteuses soient confirm\u00e9es par des \u00e9tudes cliniques chez l&rsquo;homme. La standardisation d&rsquo;extraits de feuilles de <em>Cornus sanguinea<\/em> en cornin repr\u00e9sente un d\u00e9fi analytique et gal\u00e9nique r\u00e9alisable avec les technologies actuelles.<\/p>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Li L. et al. (2012). \u00ab Cornin protects against cerebral ischemia\/reperfusion injury by inhibiting neuronal apoptosis \u00bb. <em>Brain Research<\/em>, 1436, 80\u201388. https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brainres.2011.11.062<\/li>\n<li>Zhang X. et al. (2019). \u00ab Neuroprotective effects of cornin on Parkinson&rsquo;s disease model in vitro \u00bb. <em>Phytomedicine<\/em>, 55, 294\u2013302.<\/li>\n<li>Wang C. et al. (2022). \u00ab Verbenalin\/cornin suppresses neuroinflammation via PI3K\/Akt pathway in microglial cells \u00bb. <em>Journal of Neuroinflammation<\/em>, 19(1), 78.<\/li>\n<li>Dallaire M.J. et al. (2021). \u00ab Ellagitannins from <em>Cornus sanguinea<\/em> bark: extraction, characterization and antioxidant activity \u00bb. <em>Natural Product Communications<\/em>, 16(4), 1\u20139.<\/li>\n<li>Guarrera P.M. (2005). \u00ab Traditional phytotherapy in Central Italy (Marche, Abruzzo, and Latium) \u00bb. <em>Fitoterapia<\/em>, 76(1), 1\u201325.<\/li>\n<li>Bruneton J. (2016). <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d. Tec &amp; Doc, Paris.<\/li>\n<li>Wichtl M. (2004). <em>Herbal Drugs and Phytopharmaceuticals<\/em>. Medpharm Scientific Publishers, Stuttgart.<\/li>\n<li>Dioscoride (env. 65 ap. J.-C.). <em>De Materia Medica<\/em>, livre I. (Trad. Matthiole, 1565).<\/li>\n<li>Pottier J. (1989). \u00ab Les cornouillers (genre <em>Cornus<\/em>) : pharmacognosie et ethnobotanique \u00bb. <em>Plantes m\u00e9dicinales et phytoth\u00e9rapie<\/em>, 23(3), 178\u2013195.<\/li>\n<li>Kolniak-Ostek J. et al. (2020). \u00ab Phenolic compounds and antioxidant activity of cornelian cherry (<em>Cornus mas<\/em> L.) and dogwood (<em>Cornus sanguinea<\/em> L.) fruits \u00bb. <em>LWT &#8211; Food Science and Technology<\/em>, 130, 109609.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Neuroprotecteur (cornin) :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2605\u2606 (donn\u00e9es pr\u00e9cliniques solides, multiples mod\u00e8les isch\u00e9miques et neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratifs ; validation clinique manquante)<\/li>\n<li><strong>Astringent \/ antidiarrh\u00e9ique :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2605\u2606 (tanins ellagiques \u00e0 haute concentration ; m\u00e9canisme bien \u00e9tabli, usage traditionnel tr\u00e8s document\u00e9)<\/li>\n<li><strong>Antioxydant :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2605\u2606 (tanins ellagiques, anthocyanes, acide ellagique \u2014 profil antioxydant puissant)<\/li>\n<li><strong>F\u00e9brifuge :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (usage traditionnel solide, m\u00e9canisme anti-COX plausible via irido\u00efdes)<\/li>\n<li><strong>Anti-inflammatoire :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (cornin, acide ellagique \u2014 donn\u00e9es pr\u00e9cliniques convergentes)<\/li>\n<li><strong>Antimicrobien (usage externe) :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2606\u2606 (tanins actifs sur cocci gram+, usage vuln\u00e9raire traditionnel coh\u00e9rent)<\/li>\n<li><strong>Profil de s\u00e9curit\u00e9 :<\/strong> \u2605\u2605\u2605\u2605\u2606 (bonne tol\u00e9rance g\u00e9n\u00e9rale ; vigilance sur les associations m\u00e9dicamenteuses avec les tanins)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea L.) est un arbuste caducifoli\u00e9 de la famille des Cornac\u00e9es, imm\u00e9diatement reconnaissable en hiver par ses rameaux d&rsquo;un rouge sang [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[149,36,15],"tags":[],"class_list":["post-14378","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cornacees","category-plantes-medicinales","category-proprietes-medicinales"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14378","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14378"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14378\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15334,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14378\/revisions\/15334"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14378"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14378"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}