{"id":4889,"date":"2026-03-28T17:46:04","date_gmt":"2026-03-28T16:46:04","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/28\/vigne-vierge\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:10","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:10","slug":"vigne-vierge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/28\/vigne-vierge\/","title":{"rendered":"VIGNE VIERGE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Vigne%20vierge.jpg\" alt=\"Planche botanique VIGNE VIERGE\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Parthenocissus<\/em> spp. (principalement <em>P. quinquefolia<\/em> (L.) Planch. et <em>P. tricuspidata<\/em> (Sieb. &amp; Zucc.) Planch.)<\/p>\n<p>Famille : Vitaceae<\/p>\n<p>La vigne vierge est l&rsquo;une des plantes grimpantes les plus famili\u00e8res des paysages urbains et ruraux d&rsquo;Europe. Ses feuilles palm\u00e9es ou trilob\u00e9es, qui virent au rouge \u00e9carlate en automne, habillent les murs, les fa\u00e7ades et les cl\u00f4tures d&rsquo;un spectacle chromatique saisonnier qui fait partie du patrimoine visuel europ\u00e9en. Plant\u00e9e depuis le XIXe si\u00e8cle pour l&rsquo;ornement des b\u00e2timents, elle couvre aujourd&rsquo;hui des milliers de fa\u00e7ades de la Bretagne \u00e0 la Boh\u00eame, des universit\u00e9s anglaises aux maisons de campagne m\u00e9diterran\u00e9ennes.<\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat m\u00e9dicinal de la vigne vierge est marginal. Elle n&rsquo;a jamais fait partie de la pharmacop\u00e9e officielle et n&rsquo;a pas de tradition herboriste solide en Europe, ce qui est logique puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de plantes nord-am\u00e9ricaines et asiatiques introduites tardivement. Son profil chimique de Vitaceae \u2014 <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polyphenols\/\">polyph\u00e9nols<\/a>, anthocyanes, acides organiques \u2014 lui conf\u00e8re des propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes mesurables in vitro, mais qui n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9es m\u00e9dicalement. La vigne vierge reste une plante ornementale de grand int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique, pas une plante m\u00e9dicinale.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Vitaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Parthenocissus<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ces principales :<\/strong> <em>Parthenocissus quinquefolia<\/em> (L.) Planch. (vigne vierge vraie, \u00e0 cinq folioles) ; <em>Parthenocissus tricuspidata<\/em> (Sieb. &amp; Zucc.) Planch. (vigne vierge de Boston, \u00e0 feuilles trilob\u00e9es)<\/li>\n<li><strong>Synonymes :<\/strong> <em>Ampelopsis quinquefolia<\/em> Michx., <em>Ampelopsis tricuspidata<\/em> Sieb. &amp; Zucc.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Vigne vierge, Vigne vierge \u00e0 cinq feuilles, Vigne vierge de Virginie, Vigne vierge du Japon, Vigne vierge de Boston, Lierre de Boston.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le nom \u00ab vigne vierge \u00bb recouvre en usage courant deux esp\u00e8ces distinctes du genre <em>Parthenocissus<\/em>. <em>P. quinquefolia<\/em>, originaire d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord orientale, poss\u00e8de des feuilles palmaticomp\u00e9es \u00e0 cinq folioles et grimpe par des vrilles \u00e0 ventouses. <em>P. tricuspidata<\/em>, originaire d&rsquo;Asie orientale (Japon, Chine, Cor\u00e9e), poss\u00e8de des feuilles simples trilob\u00e9es et adh\u00e8re aux murs par des vrilles \u00e0 coussinets adh\u00e9sifs. Les deux esp\u00e8ces sont souvent confondues dans l&rsquo;usage courant. Le nom <em>Parthenocissus<\/em> signifie \u00ab lierre vierge \u00bb (du grec <em>parthenos<\/em>, vierge, et <em>kissos<\/em>, lierre).<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Parthenocissus quinquefolia<\/em> est une liane vigoureuse pouvant atteindre 15 \u00e0 30 m\u00e8tres. Les feuilles sont palmaticomp\u00e9es, \u00e0 cinq folioles elliptiques-acumin\u00e9es, dent\u00e9es, d&rsquo;un vert fonc\u00e9 lustr\u00e9 virant au rouge vif \u00e0 l&rsquo;automne. Les vrilles portent 5 \u00e0 8 ramifications termin\u00e9es par des ventouses adh\u00e9sives. Les fleurs, petites, verd\u00e2tres, sont r\u00e9unies en cymes compos\u00e9es. Les fruits sont de petites baies globuleuses, bleu-noir, de 6 \u00e0 8 mm, port\u00e9es par des p\u00e9dicelles rouges, en grappes l\u00e2ches.<\/p>\n<p><em>Parthenocissus tricuspidata<\/em> se distingue par ses feuilles simples, largement ovales, \u00e0 trois lobes aigus (parfois enti\u00e8res sur les pousses vigoureuses), luisantes, virant au rouge pourpr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;automne. Ses vrilles portent des coussinets adh\u00e9sifs tr\u00e8s efficaces qui permettent \u00e0 la plante de grimper sur les surfaces les plus lisses, y compris le verre et le m\u00e9tal.<\/p>\n<p>Les deux esp\u00e8ces sont caducifoli\u00e9es, vigoureuses, rustiques, capables de couvrir une fa\u00e7ade enti\u00e8re en quelques ann\u00e9es. Elles fr\u00e9quentent naturellement les lisi\u00e8res foresti\u00e8res, les ravins, les berges de rivi\u00e8res et les \u00e9boulis rocheux dans leur aire d&rsquo;origine. En Europe, elles sont strictement cultiv\u00e9es ou subspontan\u00e9es dans les zones urbaines et p\u00e9riurbaines.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Floraison :<\/strong> juin \u00e0 ao\u00fbt<\/li>\n<li><strong>Habitat :<\/strong> cultiv\u00e9e sur murs, fa\u00e7ades, cl\u00f4tures ; subspontan\u00e9e dans les haies et les friches urbaines<\/li>\n<li><strong>R\u00e9partition :<\/strong> cultiv\u00e9e dans toute l&rsquo;Europe ; originaire d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord (<em>P. quinquefolia<\/em>) et d&rsquo;Asie orientale (<em>P. tricuspidata<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE, CULTURE ET CONSERVATION<\/h3>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique de la vigne vierge est consid\u00e9rable en milieu urbain. Les fa\u00e7ades couvertes de vigne vierge constituent des micro-habitats importants pour les oiseaux (nidification des moineaux, des rougequeues, des troglodytes), les insectes (refuge hivernal pour les coccinelles, les chrysopes), et contribuent \u00e0 l&rsquo;isolation thermique des b\u00e2timents (protection contre la chaleur estivale et le froid hivernal).<\/p>\n<p>La floraison, discr\u00e8te mais abondante, fournit du nectar \u00e0 de nombreux insectes pollinisateurs en d\u00e9but d&rsquo;\u00e9t\u00e9. Les baies, bien que l\u00e9g\u00e8rement toxiques pour l&rsquo;homme, sont consomm\u00e9es sans probl\u00e8me par les oiseaux (merles, \u00e9tourneaux, fauvettes), qui assurent la diss\u00e9mination des graines. La plante contribue ainsi \u00e0 la biodiversit\u00e9 urbaine et \u00e0 la connectivit\u00e9 \u00e9cologique en milieu construit.<\/p>\n<p>La culture est tr\u00e8s facile, la plante \u00e9tant vigoureuse, rustique, tol\u00e9rante \u00e0 la pollution et adapt\u00e9e \u00e0 tous les types de sols. Le seul inconv\u00e9nient est la vigueur de croissance, qui n\u00e9cessite une taille r\u00e9guli\u00e8re pour \u00e9viter l&rsquo;obstruction des goutti\u00e8res, des volets et des fen\u00eatres. Les ventouses de <em>P. tricuspidata<\/em> peuvent endommager les enduits fragiles, mais prot\u00e8gent les ma\u00e7onneries saines de l&rsquo;\u00e9rosion et de l&rsquo;humidit\u00e9.<\/p>\n<p>La vigne vierge n&rsquo;est menac\u00e9e nulle part. <em>P. quinquefolia<\/em> est consid\u00e9r\u00e9e comme potentiellement invasive dans certaines r\u00e9gions d&rsquo;Europe, o\u00f9 elle s&rsquo;\u00e9chappe des jardins et colonise les milieux naturels.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li>Aucune partie n&rsquo;est officiellement reconnue comme drogue m\u00e9dicinale<\/li>\n<li>Feuilles, fruits et \u00e9corce : mentions ethnobotaniques marginales<\/li>\n<\/ul>\n<p>La vigne vierge n&rsquo;a pas de partie d\u00e9finie comme drogue officinale. Les quelques usages ethnobotaniques document\u00e9s portent sur les feuilles (en cataplasme), les fruits (en m\u00e9decine am\u00e9rindienne) et l&rsquo;\u00e9corce (d\u00e9coction). Aucune norme de r\u00e9colte, de s\u00e9chage ni de qualit\u00e9 n&rsquo;existe pour cette plante, qui n&rsquo;est pas commercialis\u00e9e \u00e0 des fins m\u00e9dicinales.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Anthocyanes et polyph\u00e9nols<\/h3>\n<p>Les feuilles automnales et les fruits de <em>Parthenocissus<\/em> sont riches en <strong>anthocyanes<\/strong>, pigments responsables de la coloration rouge \u00e0 pourpre. Les compos\u00e9s identifi\u00e9s incluent la <strong>cyanidine<\/strong>, la <strong>delphinidine<\/strong>, la <strong>p\u00e9tunidine<\/strong> et leurs glycosides, profil typique des Vitaceae. Les <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proanthocyanidines\/\">proanthocyanidines<\/a><\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-condenses\/\">tanins condens\u00e9s<\/a>) sont \u00e9galement pr\u00e9sentes en quantit\u00e9 significative dans les feuilles et les tiges.<\/p>\n<h3>B. Stilb\u00e9no\u00efdes<\/h3>\n<p>Comme chez la vigne cultiv\u00e9e (<em>Vitis vinifera<\/em>), on peut attendre la pr\u00e9sence de <strong>stilb\u00e9no\u00efdes<\/strong>, notamment le <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/resveratrol\/\">resv\u00e9ratrol<\/a><\/strong> et ses d\u00e9riv\u00e9s, bien que les donn\u00e9es sp\u00e9cifiques pour <em>Parthenocissus<\/em> soient limit\u00e9es. Le resv\u00e9ratrol est le stilb\u00e8ne le plus \u00e9tudi\u00e9 des Vitaceae, connu pour ses propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes, anti-inflammatoires et cardioprotectrices.<\/p>\n<h3>C. Acides organiques et autres compos\u00e9s<\/h3>\n<p>Les fruits contiennent de l&rsquo;<strong>acide oxalique<\/strong> en quantit\u00e9 notable, ainsi que de l&rsquo;<strong>acide tartrique<\/strong>, de l&rsquo;<strong>acide malique<\/strong> et des <strong>raphides d&rsquo;oxalate de calcium<\/strong>. Ces cristaux d&rsquo;oxalate sont responsables de l&rsquo;irritation buccale et gastrique provoqu\u00e9e par l&rsquo;ingestion des baies. On trouve aussi des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a>, kaempf\u00e9rol), des <strong>saponines<\/strong> et des <strong>sels min\u00e9raux<\/strong>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les anthocyanes et les proanthocyanidines conf\u00e8rent \u00e0 la vigne vierge une activit\u00e9 antioxydante significative, comparable \u00e0 celle d&rsquo;autres Vitaceae. Le pi\u00e9geage des radicaux libres (ROS), l&rsquo;inhibition de la peroxydation lipidique et la protection de l&rsquo;endoth\u00e9lium vasculaire sont les m\u00e9canismes principaux. Ces propri\u00e9t\u00e9s sont bien document\u00e9es pour la vigne cultiv\u00e9e et le raisin, et peuvent \u00eatre raisonnablement extrapol\u00e9es au genre <em>Parthenocissus<\/em>.<\/p>\n<p>Les stilb\u00e9no\u00efdes, s&rsquo;ils sont pr\u00e9sents, ajoutent des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires par inhibition du NF-kB et de la COX-2, ainsi que des effets cardioprotecteurs par activation des sirtuines et am\u00e9lioration de la fonction endoth\u00e9liale.<\/p>\n<p>Cependant, la pr\u00e9sence d&rsquo;<strong>acide oxalique<\/strong> et de <strong>raphides d&rsquo;oxalate de calcium<\/strong> dans les fruits constitue un facteur limitant majeur pour tout usage interne : ces compos\u00e9s sont irritants pour les muqueuses et, \u00e0 forte dose, n\u00e9phrotoxiques. C&rsquo;est probablement la raison pour laquelle la vigne vierge n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9e m\u00e9dicalement malgr\u00e9 un profil polyph\u00e9nolique int\u00e9ressant.<\/p>\n<hr>\n<h3>DONN\u00c9ES CLINIQUES ET \u00c9TUDES PHARMACOLOGIQUES<\/h3>\n<p>Il n&rsquo;existe aucune donn\u00e9e clinique sur la vigne vierge. Aucune monographie officielle ne la concerne. Les \u00e9tudes pharmacologiques sont rares et limit\u00e9es \u00e0 des criblages phytochimiques pr\u00e9liminaires. Quelques travaux ont document\u00e9 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante des extraits de feuilles, avec des r\u00e9sultats significatifs mais non exploit\u00e9s th\u00e9rapeutiquement.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine am\u00e9rindienne, <em>P. quinquefolia<\/em> est mentionn\u00e9e chez certains peuples (Cherokee, Haudenosaunee) pour l&rsquo;usage de la racine en d\u00e9coction comme tonique, diur\u00e9tique ou contre les inflammations, mais ces usages sont peu document\u00e9s et n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s par la recherche moderne.<\/p>\n<hr>\n<h3>TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h3>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Cyanidine glycosides<\/strong><\/td>\n<td>Anthocyanes<\/td>\n<td>Antioxydant, colorant rouge<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Proanthocyanidines<\/strong><\/td>\n<td>Tanins condens\u00e9s<\/td>\n<td>Antioxydant, protecteur vasculaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Resv\u00e9ratrol<\/strong> (pr\u00e9sum\u00e9)<\/td>\n<td>Stilb\u00e9no\u00efde<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, cardioprotecteur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Acide oxalique<\/strong><\/td>\n<td>Acide organique<\/td>\n<td>Irritant (facteur de toxicit\u00e9)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Querc\u00e9tine<\/strong><\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant (extrapolation du profil Vitaceae)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage ethnobotanique marginal)<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Donn\u00e9es cliniques limit\u00e9es ; usage essentiellement traditionnel. <strong>Niveau de preuve :<\/strong> usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Anthocyanes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cyanidine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Delphinidine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>P\u00e9tunidine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Stilb\u00e9no\u00efdes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune forme gal\u00e9nique n&rsquo;est d\u00e9finie ni recommand\u00e9e pour la vigne vierge. L&rsquo;ingestion des baies est d\u00e9conseill\u00e9e en raison de leur teneur en acide oxalique et en raphides irritants. Aucune pr\u00e9paration m\u00e9dicinale standardis\u00e9e n&rsquo;existe dans le commerce.<\/p>\n<p>La vigne vierge ne se pr\u00eate pas \u00e0 un usage phytoth\u00e9rapeutique en l&rsquo;\u00e9tat actuel des connaissances. Son int\u00e9r\u00eat reste strictement ornemental et \u00e9cologique.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Les baies de vigne vierge sont consid\u00e9r\u00e9es comme l\u00e9g\u00e8rement toxiques. L&rsquo;ingestion provoque une irritation buccale et gastrique li\u00e9e aux raphides d&rsquo;oxalate de calcium et \u00e0 l&rsquo;acide oxalique : br\u00fblure buccale, naus\u00e9es, vomissements, diarrh\u00e9e. Les centres antipoison re\u00e7oivent r\u00e9guli\u00e8rement des appels pour ingestion accidentelle de baies de vigne vierge par des enfants. Les quantit\u00e9s n\u00e9cessaires pour provoquer des sympt\u00f4mes graves (atteinte r\u00e9nale) sont heureusement tr\u00e8s sup\u00e9rieures \u00e0 ce qu&rsquo;un enfant ing\u00e8re spontan\u00e9ment, les baies ayant un go\u00fbt \u00e2cre et d\u00e9sagr\u00e9able.<\/p>\n<p>Le contact cutan\u00e9 avec la s\u00e8ve peut provoquer une irritation chez les personnes sensibles. Les feuilles ne sont pas toxiques au toucher, ce qui permet la manipulation de la plante en jardinage sans pr\u00e9caution particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, la vigne vierge n&rsquo;est pas une plante dangereuse, mais ses baies ne doivent pas \u00eatre consomm\u00e9es. La meilleure pr\u00e9vention consiste \u00e0 informer les enfants et \u00e0 tailler les grappes de fruits \u00e0 port\u00e9e de main dans les espaces fr\u00e9quent\u00e9s par les jeunes enfants.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La vigne vierge n&rsquo;a pas d&rsquo;histoire m\u00e9dicinale en Europe, o\u00f9 elle n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 introduite qu&rsquo;au XVIIe si\u00e8cle pour <em>P. quinquefolia<\/em> et au XIXe si\u00e8cle pour <em>P. tricuspidata<\/em>. Son usage est presque exclusivement ornemental. La plante a \u00e9t\u00e9 massivement utilis\u00e9e pour habiller les fa\u00e7ades des b\u00e2timents universitaires (d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;expression am\u00e9ricaine <em>Ivy League<\/em>, bien que ce soient plut\u00f4t des lierres et des vignes vierges qui couvrent les murs de ces universit\u00e9s).<\/p>\n<p>En Am\u00e9rique du Nord, les peuples autochtones ont utilis\u00e9 <em>P. quinquefolia<\/em> de mani\u00e8re limit\u00e9e : d\u00e9coction de racine comme tonique, cataplasme de feuilles sur les inflammations, fruits comme colorant. Ces usages sont peu document\u00e9s et n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s par la m\u00e9decine coloniale puis am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p>En Asie orientale, <em>P. tricuspidata<\/em> est parfois mentionn\u00e9e dans les pharmacop\u00e9es traditionnelles chinoises et japonaises pour des usages anti-inflammatoires mineurs, mais sans la reconnaissance accord\u00e9e \u00e0 la vigne cultiv\u00e9e (<em>Vitis vinifera<\/em>) ou \u00e0 d&rsquo;autres Vitaceae m\u00e9dicinales.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Parthenocissus<\/em> spp. ne sont pas des plantes m\u00e9dicinales. Leur profil chimique de Vitaceae (anthocyanes, proanthocyanidines, stilb\u00e9no\u00efdes potentiels) leur conf\u00e8re des propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes r\u00e9elles, mais l&rsquo;absence totale de tradition m\u00e9dicinale europ\u00e9enne, la pr\u00e9sence d&rsquo;acide oxalique et de raphides irritants dans les fruits, et la disponibilit\u00e9 de Vitaceae m\u00e9dicinales bien sup\u00e9rieures (vigne rouge, raisin) rendent tout usage phytoth\u00e9rapeutique injustifi\u00e9.<\/p>\n<p>La valeur de la vigne vierge est ornementale, \u00e9cologique et paysag\u00e8re. C&rsquo;est l&rsquo;une des rares plantes capables de transformer une fa\u00e7ade urbaine en un paysage vivant, changeant au fil des saisons, abritant une faune diversifi\u00e9e et contribuant au bien-\u00eatre des citadins. Cette valeur, pour n&rsquo;\u00eatre pas m\u00e9dicinale, n&rsquo;en est pas moins consid\u00e9rable.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Wen J. \u2014 Vitaceae, in Flora of North America, vol. 12, Oxford University Press, 2016.<\/li>\n<li>Renault-Braga E. et al. \u2014 Polyphenolic composition and antioxidant activity of <em>Parthenocissus<\/em> species, <em>J. Agric. Food Chem.<\/em>, 2012.<\/li>\n<li>Moerman D.E. \u2014 <em>Native American Ethnobotany<\/em>, Timber Press, 1998.<\/li>\n<li>Plants of the World Online, Kew : <em>Parthenocissus quinquefolia<\/em>, <em>P. tricuspidata<\/em><\/li>\n<li>Tela Botanica, eFlore : <em>Parthenocissus quinquefolia<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Tonique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parthenocissus spp. (principalement P. quinquefolia (L.) Planch. et P. tricuspidata (Sieb. &amp; Zucc.) Planch.) 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