{"id":4905,"date":"2026-03-28T18:44:08","date_gmt":"2026-03-28T17:44:08","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/28\/lamier-macule\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:10","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:10","slug":"lamier-macule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/28\/lamier-macule\/","title":{"rendered":"LAMIER MACUL\u00c9"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Lamier%20macul%C3%A9.jpg\" alt=\"Planche botanique Lamier macul\u00e9\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Lamium maculatum<\/em> (L.) L.<\/p>\n<p><strong>Famille :<\/strong> Lamiaceae.<\/p>\n<p><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> lamier macul\u00e9, lamier tachet\u00e9, ortie morte tachet\u00e9e, ortie rouge.<\/p>\n<p>Le lamier macul\u00e9 est une lamiac\u00e9e vivace des sous-bois frais, des haies, des lisi\u00e8res ombrag\u00e9es et des jardins humides, reconnaissable entre toutes \u00e0 la tache argent\u00e9e ou blanch\u00e2tre qui orne le centre de ses feuilles. Proche parent du lamier blanc (<em>Lamium album<\/em>) et du lamier pourpre (<em>Lamium purpureum<\/em>), il s&rsquo;en distingue par ce feuillage macul\u00e9, par ses fleurs rose pourpr\u00e9 \u00e0 violac\u00e9 et par son port \u00e9tal\u00e9 formant des tapis denses dans les stations favorables.<\/p>\n<p>Son int\u00e9r\u00eat est principalement botanique, \u00e9cologique et ornemental. Les lamiers dans leur ensemble constituent un genre formateur pour l&rsquo;apprentissage des Lamiac\u00e9es : tige quadrangulaire, feuilles oppos\u00e9es-d\u00e9cuss\u00e9es, fleurs zygomorphes bilabi\u00e9es, verticilles axillaires. Le lamier macul\u00e9 y ajoute une valeur esth\u00e9tique et mellif\u00e8re remarquable. Son usage m\u00e9dicinal, bien plus discret que celui du lamier blanc, reste secondaire et peu document\u00e9. La plante m\u00e9rite cependant une \u00e9tude pharmacognosique comparative au sein du genre.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta<\/li>\n<li><strong>Classe :<\/strong> Magnoliopsida<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Lamiales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Lamiaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Lamium<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Lamium maculatum<\/em> (L.) L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> lamier macul\u00e9, lamier tachet\u00e9, ortie morte tachet\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>Lamium<\/em> d\u00e9rive du grec <em>laimos<\/em> (gorge, gosier), allusion au tube corollaire profond en forme de gueule ouverte. <em>Maculatum<\/em> (tachet\u00e9, macul\u00e9) se rapporte \u00e0 la macule argent\u00e9e qui orne la face sup\u00e9rieure des feuilles \u2014 caract\u00e8re diagnostic de l&rsquo;esp\u00e8ce, bien que son intensit\u00e9 varie selon les populations et les conditions de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Le genre <em>Lamium<\/em> compte une vingtaine d&rsquo;esp\u00e8ces en Eurasie, dont cinq \u00e0 sept sont communes en France. <em>Lamium maculatum<\/em> est parfois subdivis\u00e9 en formes ou vari\u00e9t\u00e9s horticoles (var. <em>album<\/em>, cultivars ornementaux), mais la plante sauvage est taxonomiquement stable. Elle appartient au clade des Lamioideae au sein des Lamiaceae, sous-famille d\u00e9finie par ses nucules \u00e0 surface basale plate et son embryon droit.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace de 15 \u00e0 50 cm, stolonif\u00e8re, formant des tapis denses par multiplication v\u00e9g\u00e9tative. Les tiges sont quadrangulaires (section carr\u00e9e), comme chez toutes les Lamiac\u00e9es, couch\u00e9es-ascendantes puis dress\u00e9es, pubescentes, parfois rouge\u00e2tres \u00e0 la base. Les stolons souterrains assurent une colonisation lat\u00e9rale efficace des stations favorables.<\/p>\n<p>Les feuilles sont <strong>oppos\u00e9es-d\u00e9cuss\u00e9es<\/strong>, cordiformes \u00e0 ovales-triangulaires, longues de 3 \u00e0 8 cm, \u00e0 marge cr\u00e9nel\u00e9e-dent\u00e9e, \u00e0 p\u00e9tiole bien marqu\u00e9. La face sup\u00e9rieure porte une <strong>macule argent\u00e9e m\u00e9diane<\/strong> longitudinale, parfois \u00e9tendue sur la majeure partie du limbe, parfois r\u00e9duite \u00e0 une bande \u00e9troite. Cette macule r\u00e9sulte d&rsquo;une couche d&rsquo;air pi\u00e9g\u00e9e entre l&rsquo;\u00e9piderme et le parenchyme palissadique, cr\u00e9ant un reflet argent\u00e9 par r\u00e9flexion totale de la lumi\u00e8re. La face inf\u00e9rieure est souvent teint\u00e9e de pourpre et pubescente sur les nervures.<\/p>\n<p>L&rsquo;inflorescence est constitu\u00e9e de <strong>verticilles<\/strong> (verticillastres) de 6 \u00e0 10 fleurs sessiles ou subsessiles, ins\u00e9r\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aisselle des paires de feuilles sup\u00e9rieures. Le calice est tubuleux-campanul\u00e9, \u00e0 5 dents sub\u00e9gales, pubescent. La corolle est bilabi\u00e9e, longue de 20 \u00e0 30 mm, <strong>rose pourpr\u00e9 \u00e0 violac\u00e9<\/strong>, parfois blanche dans certaines formes. La l\u00e8vre sup\u00e9rieure est en casque, vo\u00fbt\u00e9e, pubescente sur le dos. La l\u00e8vre inf\u00e9rieure est trilob\u00e9e, le lobe m\u00e9dian \u00e9tant \u00e9margin\u00e9 et souvent macul\u00e9 de pourpre fonc\u00e9. Quatre \u00e9tamines didynames (deux longues, deux courtes) sont ins\u00e9r\u00e9es sous la l\u00e8vre sup\u00e9rieure. Le style est bifide. Le fruit est constitu\u00e9 de 4 nucules trigones lisses, enferm\u00e9es dans le calice persistant.<\/p>\n<p>La floraison s&rsquo;\u00e9tend d&rsquo;avril \u00e0 septembre, avec un pic printanier marqu\u00e9. La pollinisation est assur\u00e9e principalement par les bourdons (<em>Bombus<\/em> spp.) dont la trompe longue est adapt\u00e9e au tube corollaire profond. La plante produit un nectar abondant, ce qui en fait une ressource mellif\u00e8re appr\u00e9ciable en sous-bois au printemps.<\/p>\n<hr>\n<h3>HABITAT, \u00c9COLOGIE ET R\u00c9PARTITION<\/h3>\n<p>Le lamier macul\u00e9 est une esp\u00e8ce de demi-ombre \u00e0 ombre, caract\u00e9ristique des sous-bois frais, des haies, des lisi\u00e8res humides, des talus ombrag\u00e9s, des foss\u00e9s, des berges de ruisseaux et des jardins naturalis\u00e9s. Il pr\u00e9f\u00e8re les sols riches en humus, frais \u00e0 humides, neutres \u00e0 l\u00e9g\u00e8rement calcaires, bien pourvus en azote. C&rsquo;est une esp\u00e8ce nitrophile mod\u00e9r\u00e9e, souvent associ\u00e9e aux orties, aux circes, aux g\u00e9raniums des bois et aux stellaires.<\/p>\n<p>Sa r\u00e9partition est eurasiatique temp\u00e9r\u00e9e, de l&rsquo;Espagne au Caucase et de la Scandinavie m\u00e9ridionale \u00e0 l&rsquo;Italie du Nord. En France, il est pr\u00e9sent dans presque tous les d\u00e9partements, plus fr\u00e9quent dans les r\u00e9gions \u00e0 climat frais et humide (nord, est, montagne) que dans le Midi m\u00e9diterran\u00e9en sec o\u00f9 il se r\u00e9fugie dans les vallons ombrag\u00e9s et les ripisylves.<\/p>\n<p>\u00c9cologiquement, le lamier macul\u00e9 appartient aux communaut\u00e9s des ourlets nitrophiles frais de la classe des <em>Galio-Urticetea<\/em>. Il tol\u00e8re bien la concurrence des gramin\u00e9es et des grandes herbac\u00e9es, gr\u00e2ce \u00e0 sa strat\u00e9gie stolonif\u00e8re et \u00e0 sa pr\u00e9cocit\u00e9 printani\u00e8re. C&rsquo;est une plante indicatrice de sols riches et frais, souvent utilis\u00e9e comme couvre-sol ornemental dans les jardins ombrag\u00e9s (nombreux cultivars : &lsquo;White Nancy&rsquo;, &lsquo;Beacon Silver&rsquo;, &lsquo;Pink Pewter&rsquo;).<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les <strong>parties a\u00e9riennes fleuries<\/strong> sont les seules \u00e9ventuellement utilisables dans une perspective herboriste, par analogie avec le lamier blanc (<em>Lamium album<\/em>), esp\u00e8ce officinale de r\u00e9f\u00e9rence du genre. Toutefois, le lamier macul\u00e9 n&rsquo;a pas de statut officinal propre et son usage m\u00e9dicinal reste anecdotique et peu document\u00e9.<\/p>\n<p>Les sommit\u00e9s fleuries sont r\u00e9colt\u00e9es au printemps, au d\u00e9but de la floraison, s\u00e9ch\u00e9es \u00e0 l&rsquo;ombre dans un local ventil\u00e9. La drogue s\u00e8che d\u00e9gage une odeur faible, herbac\u00e9e, sans ar\u00f4me marqu\u00e9. La saveur est douce, l\u00e9g\u00e8rement mucilagineuse.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Irido\u00efdes<\/h3>\n<p>Comme de nombreuses Lamiac\u00e9es, le lamier macul\u00e9 contient des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/iridoides\/\">irido\u00efdes<\/a><\/strong> glycosyl\u00e9s, compos\u00e9s terp\u00e9niques cycliques caract\u00e9ristiques de l&rsquo;ordre des Lamiales. Les irido\u00efdes du genre <em>Lamium<\/em> incluent le lamalbide, le caryoptoside et des d\u00e9riv\u00e9s apparent\u00e9s, contribuant \u00e0 l&rsquo;amertume mod\u00e9r\u00e9e de la plante et \u00e0 des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires et antimicrobiennes d\u00e9montr\u00e9es in vitro.<\/p>\n<h3>B. Flavono\u00efdes et polyph\u00e9nols<\/h3>\n<p>Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a>, kaempf\u00e9rol, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a> et leurs glycosides) et des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-rosmarinique\/\">acide rosmarinique<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a>, acide caf\u00e9ique) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. L&rsquo;acide rosmarinique, abondant chez les Lamiac\u00e9es, conf\u00e8re des propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes et anti-inflammatoires significatives. Le profil polyph\u00e9nolique du lamier macul\u00e9 est qualitativement proche de celui du lamier blanc, bien que les concentrations puissent varier.<\/p>\n<h3>C. Tanins et mucilages<\/h3>\n<p>Des <strong>tanins<\/strong> (cat\u00e9chiques et galliques) et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong> ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s, contribuant respectivement aux propri\u00e9t\u00e9s astringentes l\u00e9g\u00e8res et aux effets \u00e9mollients de la plante. Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">saponines triterp\u00e9niques<\/a><\/strong> en faible concentration compl\u00e8tent le profil.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Par extrapolation du lamier blanc et des donn\u00e9es phytochimiques disponibles, le lamier macul\u00e9 peut \u00eatre cr\u00e9dit d&rsquo;un profil pharmacodynamique modeste mais coh\u00e9rent :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Anti-inflammatoire l\u00e9ger :<\/strong> l&rsquo;acide rosmarinique et les flavono\u00efdes inhibent la cyclooxyg\u00e9nase (COX) et la lipoxyg\u00e9nase (LOX) in vitro, r\u00e9duisant la production de prostaglandines et de leucotri\u00e8nes pro-inflammatoires.<\/li>\n<li><strong>Antioxydant :<\/strong> le pool polyph\u00e9nolique (acide rosmarinique, flavono\u00efdes) conf\u00e8re une activit\u00e9 de pi\u00e9geage des radicaux libres significative in vitro.<\/li>\n<li><strong>Astringent l\u00e9ger :<\/strong> les tanins contractent les prot\u00e9ines des tissus superficiels, r\u00e9duisant les s\u00e9cr\u00e9tions et l&rsquo;inflammation des muqueuses.<\/li>\n<li><strong>\u00c9mollient :<\/strong> les mucilages forment un gel protecteur sur les muqueuses irrit\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces m\u00e9canismes restent th\u00e9oriques pour l&rsquo;esp\u00e8ce <em>maculatum<\/em> sp\u00e9cifiquement, la plupart des \u00e9tudes pharmacologiques du genre portant sur <em>L. album<\/em>. L&rsquo;extrapolation est raisonnable mais non formellement valid\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Astringent<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Il n&rsquo;existe pas de donn\u00e9es cliniques sp\u00e9cifiques au lamier macul\u00e9. Les donn\u00e9es disponibles concernent le lamier blanc, pour lequel des usages traditionnels sont document\u00e9s dans les troubles gyn\u00e9cologiques mineurs (leucorrh\u00e9es, m\u00e9norragies l\u00e9g\u00e8res), les affections respiratoires b\u00e9nignes et les inflammations cutan\u00e9es superficielles.<\/p>\n<p>Le lamier macul\u00e9, n&rsquo;ayant pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes cliniques propres, ne peut pr\u00e9tendre \u00e0 des indications th\u00e9rapeutiques valid\u00e9es. Son usage reste celui d&rsquo;une plante de comparaison botanique et d&rsquo;un substitut occasionnel du lamier blanc dans les traditions herboristes r\u00e9gionales.<\/p>\n<hr>\n<h3>TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h3>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Acide rosmarinique<\/strong><\/td>\n<td>Ester d&rsquo;acide ph\u00e9nolique<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lamalbide<\/td>\n<td>Irido\u00efde glycosyl\u00e9<\/td>\n<td>Anti-inflammatoire, amer<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Querc\u00e9tine, kaempf\u00e9rol<\/td>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Antioxydant, veinoprotecteur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-condenses\/\">Tanins cat\u00e9chiques<\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polyphenols\/\">Polyph\u00e9nols<\/a> condens\u00e9s<\/td>\n<td>Astringent<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Mucilages<\/td>\n<td>Polysaccharides<\/td>\n<td>\u00c9mollient<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saponines triterp\u00e9niques<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">Triterp\u00e8nes<\/a><\/td>\n<td>Tensioactif, expectorant l\u00e9ger<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acides ph\u00e9noliques<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Tanins<\/td>\n<td>Tanin<\/td>\n<td>Astringent, antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune forme gal\u00e9nique officinale n&rsquo;est sp\u00e9cifiquement pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 partir du lamier macul\u00e9. Par analogie avec le lamier blanc, les formes suivantes sont th\u00e9oriquement envisageables :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Infusion :<\/strong> 1 \u00e0 2 cuill\u00e8res \u00e0 caf\u00e9 de sommit\u00e9s fleuries s\u00e9ch\u00e9es pour 200 ml d&rsquo;eau (d\u00e9part \u00e0 froid), infusion de 10 minutes. Usage interne pour les affections b\u00e9nignes des voies respiratoires.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9coction l\u00e9g\u00e8re :<\/strong> pour compresses ou bains locaux dans les inflammations cutan\u00e9es mineures.<\/li>\n<li><strong>Teinture-m\u00e8re :<\/strong> non officinale pour cette esp\u00e8ce, mais r\u00e9alisable sur le m\u00eame mod\u00e8le que <em>L. album<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En pratique, le lamier macul\u00e9 est surtout consomm\u00e9 comme plante alimentaire de cueillette sauvage (jeunes pousses en salade, feuilles cuites en l\u00e9gume vert) plut\u00f4t que comme m\u00e9dicinale.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le lamier macul\u00e9 est consid\u00e9r\u00e9 comme <strong>non toxique<\/strong> aux doses alimentaires et aux doses d&rsquo;usage traditionnel en infusion. Aucun cas d&rsquo;intoxication n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 dans la litt\u00e9rature. La plante est comestible et consomm\u00e9e dans plusieurs traditions culinaires europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p>Les pr\u00e9cautions g\u00e9n\u00e9rales s&rsquo;appliquent n\u00e9anmoins : \u00e9viter l&rsquo;usage m\u00e9dicinal prolong\u00e9 sans avis qualifi\u00e9, prudence pendant la grossesse et l&rsquo;allaitement (par d\u00e9faut de donn\u00e9es), et vigilance quant aux interactions potentielles chez les patients sous traitement anticoagulant (tanins) ou anti-inflammatoire.<\/p>\n<p>La confusion avec les vrais orties (<em>Urtica<\/em> spp.) est impossible d\u00e8s lors que l&rsquo;on touche la plante : les lamiers sont d\u00e9pourvus de poils urticants. Toutefois, la confusion entre esp\u00e8ces de <em>Lamium<\/em> est fr\u00e9quente et sans cons\u00e9quence, toutes \u00e9tant non toxiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Les lamiers dans leur ensemble ont une longue histoire d&rsquo;usage populaire en Europe, essentiellement centr\u00e9e sur le lamier blanc, seule esp\u00e8ce ayant acquis un statut officinal. Le lamier macul\u00e9 appara\u00eet rarement de mani\u00e8re distincte dans les textes anciens, \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement assimil\u00e9 au lamier blanc ou trait\u00e9 comme vari\u00e9t\u00e9 ornementale.<\/p>\n<p>Dans les traditions populaires d&rsquo;Europe centrale et orientale, les parties a\u00e9riennes des lamiers (sans distinction d&rsquo;esp\u00e8ce) \u00e9taient employ\u00e9es en infusion pour les leucorrh\u00e9es, les r\u00e8gles douloureuses, les catarrhes bronchiques et les inflammations buccales. Les jeunes pousses \u00e9taient consomm\u00e9es cuites comme substitut des \u00e9pinards dans les p\u00e9riodes de disette ou comme verdure printani\u00e8re.<\/p>\n<p>L&rsquo;usage ornemental du lamier macul\u00e9 est plus r\u00e9cent (XIX<sup>e<\/sup>-XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle) et correspond au d\u00e9veloppement du jardinage naturaliste et des couvre-sols d&rsquo;ombre. Plusieurs cultivars \u00e0 feuillage enti\u00e8rement argent\u00e9 sont devenus des classiques des jardins anglais et des am\u00e9nagements paysagers contemporains.<\/p>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS ET DISTINCTIONS<\/h3>\n<ul>\n<li><strong><em>Lamium album<\/em> (lamier blanc) :<\/strong> fleurs blanches (jamais rose-pourpr\u00e9), feuilles sans macule argent\u00e9e ou avec une macule moins marqu\u00e9e. C&rsquo;est l&rsquo;esp\u00e8ce officinale de r\u00e9f\u00e9rence du genre.<\/li>\n<li><strong><em>Lamium purpureum<\/em> (lamier pourpre) :<\/strong> annuel (non vivace), de petite taille, \u00e0 feuilles sup\u00e9rieures teint\u00e9es de pourpre et fleurs rose vif plus petites. Pas de macule argent\u00e9e.<\/li>\n<li><strong><em>Lamium galeobdolon<\/em> (lamier jaune) :<\/strong> fleurs jaunes, souvent \u00e0 feuillage macul\u00e9 d&rsquo;argent (source de confusion possible), mais la couleur florale jaune est imm\u00e9diatement discriminante.<\/li>\n<li><strong><em>Urtica dioica<\/em> (ortie dio\u00efque) :<\/strong> confusion visuelle fr\u00e9quente \u00e0 distance, mais les orties poss\u00e8dent des poils urticants et des fleurs tr\u00e8s diff\u00e9rentes (petites, verd\u00e2tres, en grappes pendantes).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le crit\u00e8re le plus fiable pour identifier le lamier macul\u00e9 reste l&rsquo;association de trois caract\u00e8res : feuilles \u00e0 macule argent\u00e9e + fleurs bilabi\u00e9es rose-pourpr\u00e9 + tige quadrangulaire non urticante.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Lamium maculatum<\/em> est une Lamiac\u00e9e vivace stolonif\u00e8re des sous-bois frais, \u00e0 feuillage macul\u00e9 d&rsquo;argent et \u00e0 fleurs bilabi\u00e9es rose-pourpr\u00e9. Son profil phytochimique, domin\u00e9 par l&rsquo;acide rosmarinique, les irido\u00efdes et les flavono\u00efdes, est qualitativement coh\u00e9rent avec celui du lamier blanc mais quantitativement moins document\u00e9. La plante ne poss\u00e8de pas de statut officinal propre et son usage m\u00e9dicinal reste anecdotique.<\/p>\n<p>Son int\u00e9r\u00eat principal est botanique (esp\u00e8ce formatrice pour l&rsquo;apprentissage des Lamiac\u00e9es, morphologie foliaire remarquable), \u00e9cologique (couvre-sol mellif\u00e8re de sous-bois, indicateur de sols riches et frais) et ornemental (nombreux cultivars horticoles). Elle illustre la richesse du genre <em>Lamium<\/em> et la continuit\u00e9 entre plantes alimentaires, ornementales et m\u00e9dicinales mineures au sein des Lamiaceae.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Plants of the World Online (POWO), Royal Botanic Gardens, Kew. <em>Lamium maculatum<\/em> (L.) L.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>. Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Bruneton J. <em>Pharmacognosie \u2014 Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>. 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2016.<\/li>\n<li>Tela Botanica \u2014 <em>Lamium maculatum<\/em>.<\/li>\n<li>Alipieva K. et al. \u00ab Iridoids and phenylethanoids from <em>Lamium<\/em> species \u00bb. <em>Phytochemistry<\/em>, 2003.<\/li>\n<li>Yal\u00e7\u0131n F.N. et al. \u00ab Biological activities of <em>Lamium<\/em> species \u00bb. <em>Pharmaceutical Biology<\/em>, 2007.<\/li>\n<li>Fournier P. <em>Le Livre des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>. Lechevalier, 1947-1948.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Astringent (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lamium maculatum (L.) L. Famille : Lamiaceae. Noms vernaculaires : lamier macul\u00e9, lamier tachet\u00e9, ortie morte tachet\u00e9e, ortie rouge. 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