{"id":5285,"date":"2026-03-31T15:24:43","date_gmt":"2026-03-31T13:24:43","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/31\/vitamines-mineraux-oligo-elements-physiologie-besoins-humains-plantes-sauvages\/"},"modified":"2026-03-31T16:18:02","modified_gmt":"2026-03-31T14:18:02","slug":"vitamines-mineraux-oligo-elements-physiologie-besoins-humains-plantes-sauvages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/31\/vitamines-mineraux-oligo-elements-physiologie-besoins-humains-plantes-sauvages\/","title":{"rendered":"LES VITAMINES, MIN\u00c9RAUX ET OLIGO-\u00c9L\u00c9MENTS"},"content":{"rendered":"<p><em>Physiologie, besoins humains et r\u00f4le des plantes sauvages dans l&#x27;alimentation<\/em><\/p>\n<p>Il existe dans l&#x27;alimentation une richesse discr\u00e8te, presque invisible, qui ne nourrit pas par les calories mais sans laquelle rien ne fonctionne vraiment. L&#x27;\u00e9nergie s&#x27;\u00e9mousse, les nerfs se crispent, l&#x27;immunit\u00e9 fl\u00e9chit, les tissus se r\u00e9parent moins bien. Cette richesse, ce sont les micronutriments.<\/p>\n<p>Vitamines, min\u00e9raux et oligo-\u00e9l\u00e9ments n&#x27;occupent qu&#x27;une faible place dans le poids de l&#x27;assiette, mais une place immense dans l&#x27;\u00e9quilibre du vivant. Ils accompagnent chaque battement, chaque influx nerveux, chaque effort musculaire, chaque r\u00e9paration intime du corps. Lorsqu&#x27;ils manquent, ce n&#x27;est pas toujours une maladie spectaculaire qui appara\u00eet d&#x27;abord, mais une fatigue terne, une fragilit\u00e9 diffuse, une perte d&#x27;\u00e9lan.<\/p>\n<p>\u00c0 cet endroit pr\u00e9cis, les plantes sauvages retrouvent toute leur noblesse. Longtemps compagnes de l&#x27;alimentation humaine, elles portent souvent une densit\u00e9 min\u00e9rale, vitaminique et sensorielle que l&#x27;alimentation moderne a partiellement laiss\u00e9e de c\u00f4t\u00e9. Elles ne remplacent pas tout. Elles ne r\u00e9solvent pas tout. Mais elles r\u00e9introduisent dans l&#x27;assiette de la vari\u00e9t\u00e9, de la vigueur et une m\u00e9moire ancienne du nourrir.<\/p>\n<h2>Une trame invisible, mais essentielle<\/h2>\n<p>Les vitamines sont des substances organiques actives \u00e0 tr\u00e8s faibles doses. Les min\u00e9raux sont des \u00e9l\u00e9ments comme le calcium, le magn\u00e9sium, le potassium ou le phosphore. Les oligo-\u00e9l\u00e9ments, comme le fer, le zinc, le cuivre, l&#x27;iode ou le s\u00e9l\u00e9nium, sont n\u00e9cessaires en quantit\u00e9s plus modestes encore, mais leur r\u00f4le n&#x27;en est pas moins d\u00e9cisif.<\/p>\n<p>Le corps ne les utilise jamais isol\u00e9ment. Tout se r\u00e9pond. La vitamine D aide \u00e0 r\u00e9guler le m\u00e9tabolisme du calcium et du phosphore. La vitamine C facilite l&#x27;absorption du fer v\u00e9g\u00e9tal. Le magn\u00e9sium soutient des centaines de r\u00e9actions enzymatiques. Le zinc intervient dans l&#x27;immunit\u00e9, la cicatrisation, la division cellulaire et la perception du go\u00fbt. La vitamine K, souvent oubli\u00e9e, participe \u00e0 la coagulation et \u00e0 la sant\u00e9 osseuse.<\/p>\n<p>Autrement dit, la micronutrition n&#x27;est pas un inventaire d&#x27;\u00e9tiquettes. C&#x27;est une architecture de relations. Une seule faiblesse prolong\u00e9e peut rejaillir sur plusieurs fonctions \u00e0 la fois.<\/p>\n<h2>L\u00e0 o\u00f9 la vie quotidienne se joue<\/h2>\n<p>Les micronutriments interviennent d&#x27;abord dans le m\u00e9tabolisme \u00e9nerg\u00e9tique. Sans plusieurs vitamines du groupe B ni magn\u00e9sium, le corps transforme moins bien les glucides, les lipides et les prot\u00e9ines en \u00e9nergie utilisable. On peut alors manger suffisamment, et pourtant se sentir sans ressort.<\/p>\n<p>Ils fa\u00e7onnent aussi l&#x27;\u00e9quilibre nerveux. Les vitamines B6, B9 et B12 participent \u00e0 la synth\u00e8se de neurotransmetteurs. Le magn\u00e9sium temp\u00e8re l&#x27;excitabilit\u00e9 neuromusculaire. Lorsqu&#x27;il manque, le sommeil devient plus l\u00e9ger, l&#x27;irritabilit\u00e9 plus vive, les tensions plus faciles.<\/p>\n<p>L&#x27;immunit\u00e9 d\u00e9pend elle aussi de ce terrain. La vitamine C soutient de nombreux m\u00e9canismes de d\u00e9fense. Le zinc intervient dans la r\u00e9ponse immunitaire. La vitamine D, bien au-del\u00e0 de l&#x27;os, participe \u00e0 la modulation immunitaire.<\/p>\n<p>M\u00eame la texture du corps en d\u00e9pend. Le calcium et la vitamine D contribuent \u00e0 la solidit\u00e9 osseuse. La vitamine C participe \u00e0 la formation du collag\u00e8ne. Le silicium, plus discret, int\u00e9resse les tissus conjonctifs. \u00c0 travers eux, le corps tient, r\u00e9siste, r\u00e9pare.<\/p>\n<h2>Des besoins qui changent selon les vies<\/h2>\n<p>Il n&#x27;existe pas un besoin abstrait, identique pour tous. Les besoins varient selon l&#x27;\u00e2ge, le sexe, la grossesse, l&#x27;activit\u00e9 physique, le type de travail, l&#x27;\u00e9tat digestif, le stress, l&#x27;exposition solaire et la qualit\u00e9 globale de l&#x27;alimentation.<\/p>\n<p>Chez la femme, le fer demande souvent davantage d&#x27;attention en raison des pertes menstruelles. Le calcium devient un sujet plus sensible encore lorsqu&#x27;il s&#x27;agit de pr\u00e9server le capital osseux. La vitamine B9, elle, occupe une place majeure autour du d\u00e9sir d&#x27;enfant et de la grossesse.<\/p>\n<p>Chez l&#x27;homme, la masse musculaire et les d\u00e9penses \u00e9nerg\u00e9tiques globales conduisent souvent \u00e0 un int\u00e9r\u00eat accru pour le magn\u00e9sium et certains min\u00e9raux impliqu\u00e9s dans l&#x27;effort et la r\u00e9cup\u00e9ration.<\/p>\n<p>Chez les personnes tr\u00e8s actives, le corps perd davantage par la sueur et subit plus de stress oxydatif. Magn\u00e9sium, zinc, vitamines du groupe B et antioxydants y prennent une importance particuli\u00e8re. Les travailleurs physiques n&#x27;ont pas le m\u00eame terrain que ceux qui sollicitent surtout l&#x27;attention, la m\u00e9moire et la concentration, mais dans les deux cas, la qualit\u00e9 micronutritionnelle de l&#x27;alimentation reste un facteur de fond.<\/p>\n<p>Quelques rep\u00e8res aident \u00e0 situer les ordres de grandeur : chez l&#x27;adulte, les apports de r\u00e9f\u00e9rence se situent approximativement autour de 310 \u00e0 420 mg par jour pour le magn\u00e9sium, 8 \u00e0 18 mg pour le fer selon le profil, 8 \u00e0 11 mg pour le zinc, 75 \u00e0 90 mg pour la vitamine C, et 600 \u00e0 800 UI pour la vitamine D selon l&#x27;\u00e2ge. Ces chiffres ne sont pas une morale. Ils rappellent simplement qu&#x27;une substance requise en petite quantit\u00e9 peut avoir un effet immense.<\/p>\n<h2>Pourquoi les insuffisances restent si fr\u00e9quentes<\/h2>\n<p>Les grandes carences historiques ont recul\u00e9, mais les insuffisances discr\u00e8tes demeurent fr\u00e9quentes. Elles prennent souvent la forme d&#x27;une usure : fatigue, nervosit\u00e9, moindre r\u00e9sistance, convalescence plus lente, troubles de la concentration, crampes ou sensation diffuse d&#x27;appauvrissement.<\/p>\n<p>Le magn\u00e9sium fait partie des d\u00e9ficits fonctionnels les plus courants dans les alimentations modernes. La vitamine D reste un point fragile lorsque l&#x27;exposition solaire est faible. Le fer demeure un sujet r\u00e9current, en particulier chez les femmes. Le zinc et l&#x27;iode peuvent eux aussi devenir insuffisants selon les habitudes alimentaires et le terrain.<\/p>\n<p>Cette fragilit\u00e9 tient beaucoup \u00e0 la modernit\u00e9 alimentaire. Les produits ultra-transform\u00e9s apportent volontiers des calories, mais peu de densit\u00e9 micronutritionnelle. Le raffinage retire une part importante des min\u00e9raux des c\u00e9r\u00e9ales. Une alimentation monotone, pauvre en feuillages, l\u00e9gumineuses, graines, fruits et produits bruts, peut rassasier sans nourrir pleinement.<\/p>\n<h2>Les plantes sauvages, m\u00e9moire nourrici\u00e8re du territoire<\/h2>\n<p>Les plantes sauvages ne sont pas de simples curiosit\u00e9s botaniques. Beaucoup furent des aliments avant de devenir des oublis. Leur int\u00e9r\u00eat vient de leur diversit\u00e9, de leur densit\u00e9 souvent remarquable, de leurs saveurs franches, de leurs amers, de leurs textures et de la richesse biochimique qu&#x27;elles d\u00e9veloppent dans des conditions de croissance moins assist\u00e9es.<\/p>\n<p>Il serait pourtant trop simple de les pr\u00e9senter comme syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieures \u00e0 tous les l\u00e9gumes cultiv\u00e9s. Leur richesse d\u00e9pend du sol, de la saison, du stade de croissance, du mode de r\u00e9colte et de la pr\u00e9paration. Leur force n&#x27;est pas de tout remplacer, mais de r\u00e9introduire ce que l&#x27;alimentation moderne appauvrit volontiers : de la vari\u00e9t\u00e9, de la min\u00e9ralit\u00e9, des compos\u00e9s actifs et une relation plus attentive \u00e0 ce que l&#x27;on mange.<\/p>\n<p>Il faut aussi rappeler leurs limites. Les plantes sauvages ne r\u00e9solvent pas \u00e0 elles seules toutes les questions de micronutrition. La vitamine B12 n&#x27;est pas fournie de mani\u00e8re fiable par les v\u00e9g\u00e9taux terrestres. L&#x27;iode d\u00e9pend de contextes particuliers. La vitamine D reste surtout li\u00e9e \u00e0 l&#x27;exposition solaire et au terrain. Les plantes sauvages sont donc des alli\u00e9es majeures, non des r\u00e9ponses totales.<\/p>\n<h2>Cinq plantes \u00e0 regarder autrement<\/h2>\n<h3><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/grande-ortie\/\">L&#x27;ortie<\/a>, une force verte de remin\u00e9ralisation<\/h3>\n<p><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/grande-ortie\/\">L&#x27;ortie dio\u00efque<\/a> m\u00e9rite pleinement sa r\u00e9putation de grande plante nourrici\u00e8re. Elle apporte notamment du fer, du calcium, du magn\u00e9sium, du silicium et plusieurs vitamines, dont les vitamines A, C et K. C&#x27;est une plante qui soutient, fortifie, densifie.<\/p>\n<p>En soupe, en pur\u00e9e, en tarte sal\u00e9e, en poudre ou en infusion, elle trouve facilement sa place. Une cuisson douce \u00e0 couvert la rend agr\u00e9able et peut aider \u00e0 mieux valoriser une partie de ses min\u00e9raux. Elle accompagne bien les p\u00e9riodes de fatigue, de convalescence ou de besoin de remin\u00e9ralisation.<\/p>\n<h3><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/pissenlit-officinal\/\">Le pissenlit<\/a>, l&#x27;amer qui r\u00e9veille<\/h3>\n<p><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/pissenlit-officinal\/\">Le pissenlit<\/a> est plus pr\u00e9cieux qu&#x27;il n&#x27;y para\u00eet. Ses feuilles offrent du potassium, du calcium, de la vitamine C et des fibres solubles comme l&#x27;inuline. Il soutient \u00e0 la fois la densit\u00e9 nutritionnelle et le r\u00e9veil digestif.<\/p>\n<p>Jeune, il se mange volontiers cru. Plus d\u00e9velopp\u00e9, il se pr\u00eate bien \u00e0 la cuisson. Sa racine peut aussi \u00eatre utilis\u00e9e. Son int\u00e9r\u00eat ne tient pas seulement \u00e0 ce qu&#x27;il contient, mais \u00e0 la qualit\u00e9 de tonus qu&#x27;il redonne au repas.<\/p>\n<h3><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/plantain-lanceole\/\">Le plantain lanc\u00e9ol\u00e9<\/a>, discret, mais fid\u00e8le<\/h3>\n<p>Le plantain lanc\u00e9ol\u00e9 n&#x27;est pas le plus spectaculaire, mais il est d&#x27;une grande finesse. Il apporte notamment du silicium, du zinc et des mucilages. Son int\u00e9r\u00eat est \u00e0 la fois nutritionnel et fonctionnel.<\/p>\n<p>Employ\u00e9 jeune ou en petite proportion dans des pr\u00e9parations cuites, il rappelle qu&#x27;une plante peut nourrir sans tapage, avec douceur, en soutenant aussi l&#x27;\u00e9quilibre des muqueuses.<\/p>\n<h3><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/31\/chenopode-blanc\/\">Le ch\u00e9nopode blanc<\/a>, l&#x27;\u00e9pinard des chemins<\/h3>\n<p><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/31\/chenopode-blanc\/\">Le ch\u00e9nopode blanc<\/a> apporte du calcium, du fer et des prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales en proportion int\u00e9ressante pour une plante feuille. Il se cuisine volontiers comme un \u00e9pinard et m\u00e9rite une vraie place dans la culture alimentaire de la cueillette.<\/p>\n<p>Sa cuisson reste pr\u00e9f\u00e9rable, car elle am\u00e9liore l&#x27;usage culinaire de la plante et att\u00e9nue certains facteurs limitants, notamment la pr\u00e9sence d&#x27;oxalates. L\u00e0 encore, la cl\u00e9 n&#x27;est pas l&#x27;exc\u00e8s, mais l&#x27;int\u00e9gration judicieuse dans un ensemble vari\u00e9.<\/p>\n<h3><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/grande-berce\/\">La berce commune<\/a>, g\u00e9n\u00e9reuse mais exigeante<\/h3>\n<p><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/grande-berce\/\">La berce commune<\/a> peut offrir de la vitamine C, du calcium et des compos\u00e9s aromatiques int\u00e9ressants. Certaines parties jeunes se cuisinent. Mais elle exige une comp\u00e9tence botanique r\u00e9elle.<\/p>\n<p>La confusion avec la berce du Caucase impose une prudence absolue. En mati\u00e8re de cueillette, la premi\u00e8re r\u00e8gle reste la plus simple : aucune consommation sans identification certaine.<\/p>\n<h2>Manger ne suffit pas : encore faut-il absorber<\/h2>\n<p>La vraie question n&#x27;est pas seulement celle de la teneur d&#x27;un aliment, mais celle de sa biodisponibilit\u00e9. Ce que contient la plante n&#x27;est pas toujours ce que le corps re\u00e7oit.<\/p>\n<p>Le fer v\u00e9g\u00e9tal en est l&#x27;exemple le plus parlant. Dans les plantes, il est pr\u00e9sent sous forme non h\u00e9minique. Cette forme est int\u00e9ressante, mais plus sensible au contexte du repas que le fer des aliments animaux. La vitamine C en am\u00e9liore l&#x27;absorption. Un repas associant verdures, plantes min\u00e9ralisantes et aliments frais riches en vitamine C a donc plus de sens qu&#x27;une simple addition th\u00e9orique de chiffres nutritionnels.<\/p>\n<p>\u00c0 l&#x27;inverse, certains compos\u00e9s comme les phytates, pr\u00e9sents dans les c\u00e9r\u00e9ales compl\u00e8tes, les graines et les l\u00e9gumineuses, peuvent freiner l&#x27;absorption du zinc et du fer. Certains polyph\u00e9nols jouent eux aussi ce r\u00f4le dans certaines situations. Trempage, germination, fermentation et cuisson adapt\u00e9e modifient alors profond\u00e9ment l&#x27;int\u00e9r\u00eat r\u00e9el du repas.<\/p>\n<p>Le calcium ob\u00e9it \u00e0 la m\u00eame nuance. Une plante peut en contenir beaucoup, mais si elle est riche en oxalates, la part effectivement assimil\u00e9e sera plus faible. Quant aux vitamines A, D, E et K, elles sont mieux absorb\u00e9es en pr\u00e9sence d&#x27;un peu de mati\u00e8re grasse. Une assiette tr\u00e8s verte, mais syst\u00e9matiquement sans lipides, n&#x27;exprime donc pas tout son potentiel.<\/p>\n<h2>Cru, cuit, ferment\u00e9 : la juste pr\u00e9paration<\/h2>\n<p>Le cru pr\u00e9serve mieux certaines vitamines fragiles, en particulier la vitamine C. Le cuit, lui, peut am\u00e9liorer la digestibilit\u00e9, attendrir les fibres, r\u00e9duire certains freins \u00e0 l&#x27;absorption et mieux rendre disponibles certains min\u00e9raux. Il ne faut donc pas opposer les deux, mais les marier avec intelligence.<\/p>\n<p>Les cuissons douces, \u00e0 couvert ou \u00e0 la vapeur basse temp\u00e9rature, restent souvent les plus int\u00e9ressantes. La lactofermentation peut aussi accro\u00eetre la digestibilit\u00e9 et am\u00e9liorer la disponibilit\u00e9 de certains compos\u00e9s. M\u00eame la conservation compte : plus un v\u00e9g\u00e9tal s\u00e9journe longtemps avant d&#x27;\u00eatre consomm\u00e9, plus certaines vitamines fragiles, comme la vitamine C, diminuent.<\/p>\n<p>Une alimentation vivante n&#x27;est pas dogmatique. Elle alterne les formes selon la saison, le terrain, l&#x27;usage recherch\u00e9 et la nature du v\u00e9g\u00e9tal.<\/p>\n<h2>Le fer et la vitamine D, deux cas \u00e0 part<\/h2>\n<p>Le fer appelle une attention particuli\u00e8re, car il touche \u00e0 l&#x27;oxyg\u00e9nation, \u00e0 la vitalit\u00e9 et \u00e0 de nombreuses enzymes. Mais dire qu&#x27;une plante est &quot;riche en fer&quot; ne suffit jamais. Encore faut-il que le fer soit absorb\u00e9, et cela d\u00e9pend du repas tout entier. Les plantes sauvages, et particuli\u00e8rement <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/grande-ortie\/\">l&#x27;ortie<\/a>, ont ici un vrai int\u00e9r\u00eat, surtout lorsqu&#x27;elles s&#x27;inscrivent dans une alimentation vari\u00e9e, digeste et bien associ\u00e9e.<\/p>\n<p>La vitamine D pose une autre question. Chez l&#x27;\u00eatre humain, une part majeure du statut en vitamine D d\u00e9pend de la synth\u00e8se cutan\u00e9e sous l&#x27;effet des UV-B. La saison, la latitude, l&#x27;\u00e2ge, la pigmentation cutan\u00e9e, les v\u00eatements ou le temps r\u00e9ellement pass\u00e9 dehors modifient fortement cette synth\u00e8se. Sur le plan alimentaire, les plantes terrestres en apportent peu. Cela oblige \u00e0 une parole juste : les plantes sauvages enrichissent puissamment l&#x27;alimentation, mais elles ne r\u00e8glent pas seules la question de la vitamine D.<\/p>\n<h2>Une sagesse alimentaire plus qu&#x27;une mode<\/h2>\n<p>L&#x27;alimentation la plus f\u00e9conde n&#x27;est ni une addition de compl\u00e9ments, ni une course au super-aliment. Elle repose sur des produits bruts, une grande diversit\u00e9, des pr\u00e9parations adapt\u00e9es, une attention au terrain personnel, et, lorsque cela est possible, l&#x27;int\u00e9gration mesur\u00e9e de plantes sauvages bien connues.<\/p>\n<p>Les vitamines, les min\u00e9raux et les oligo-\u00e9l\u00e9ments ne sont pas des d\u00e9tails secondaires. Ils sont l&#x27;une des conditions profondes de la vitalit\u00e9. Les plantes sauvages, de leur c\u00f4t\u00e9, ne rel\u00e8vent pas du folklore. Elles rappellent qu&#x27;entre nourrir et soigner, la fronti\u00e8re fut longtemps plus poreuse. Elles redonnent de l&#x27;\u00e9paisseur \u00e0 l&#x27;assiette, et parfois aussi \u00e0 notre mani\u00e8re d&#x27;habiter le monde vivant.<\/p>\n<h2>Sources<\/h2>\n<ul>\n<li>ANSES, <em>Les r\u00e9f\u00e9rences nutritionnelles en vitamines et min\u00e9raux<\/em> : <a href=\"https:\/\/www.anses.fr\/fr\/content\/les-references-nutritionnelles-en-vitamines-et-mineraux\">https:\/\/www.anses.fr\/fr\/content\/les-references-nutritionnelles-en-vitamines-et-mineraux<\/a><\/li>\n<li>ANSES, <em>Les min\u00e9raux<\/em> : <a href=\"https:\/\/www.anses.fr\/fr\/content\/les-mineraux\">https:\/\/www.anses.fr\/fr\/content\/les-mineraux<\/a><\/li>\n<li>ANSES, <em>Alimentation : quels besoins et apports nutritionnels ?<\/em> : <a href=\"https:\/\/www.anses.fr\/fr\/content\/alimentation-quels-besoins-et-apports-nutritionnels\">https:\/\/www.anses.fr\/fr\/content\/alimentation-quels-besoins-et-apports-nutritionnels<\/a><\/li>\n<li>NIH Office of Dietary Supplements, <em>Magnesium &#8211; Health Professional Fact Sheet<\/em> : <a href=\"https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/Magnesium-HealthProfessional\/\">https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/Magnesium-HealthProfessional\/<\/a><\/li>\n<li>NIH Office of Dietary Supplements, <em>Iron &#8211; Health Professional Fact Sheet<\/em> : <a href=\"https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/Iron-HealthProfessional\/\">https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/Iron-HealthProfessional\/<\/a><\/li>\n<li>NIH Office of Dietary Supplements, <em>Zinc &#8211; Health Professional Fact Sheet<\/em> : <a href=\"https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/Zinc-HealthProfessional\/\">https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/Zinc-HealthProfessional\/<\/a><\/li>\n<li>NIH Office of Dietary Supplements, <em>Vitamin C &#8211; Health Professional Fact Sheet<\/em> : <a href=\"https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/VitaminC-HealthProfessional\/\">https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/VitaminC-HealthProfessional\/<\/a><\/li>\n<li>NIH Office of Dietary Supplements, <em>Vitamin D &#8211; Health Professional Fact Sheet<\/em> : <a href=\"https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/VitaminD-HealthProfessional\/\">https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/VitaminD-HealthProfessional\/<\/a><\/li>\n<li>NIH Office of Dietary Supplements, <em>Vitamin K &#8211; Health Professional Fact Sheet<\/em> : <a href=\"https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/VitaminK-HealthProfessional\/\">https:\/\/ods.od.nih.gov\/factsheets\/VitaminK-HealthProfessional\/<\/a><\/li>\n<li>EFSA, <em>Dietary Reference Values<\/em> : <a href=\"https:\/\/www.efsa.europa.eu\/en\/topics\/topic\/dietary-reference-values\">https:\/\/www.efsa.europa.eu\/en\/topics\/topic\/dietary-reference-values<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une travers\u00e9e claire des vitamines, min\u00e9raux et oligo-\u00e9l\u00e9ments, avec une attention particuli\u00e8re au r\u00f4le des plantes sauvages dans l\u2019alimentation humaine.<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[50],"tags":[],"class_list":["post-5285","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nutrition"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5285","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5285"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5285\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5316,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5285\/revisions\/5316"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5285"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5285"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5285"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}