{"id":622,"date":"2026-03-26T11:24:13","date_gmt":"2026-03-26T10:24:13","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/berle-a-larges-feuilles\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:11","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:11","slug":"berle-a-larges-feuilles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/berle-a-larges-feuilles\/","title":{"rendered":"BERLE \u00c0 LARGES FEUILLES"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/berle-a-larges-feuilles.png\" alt=\"Planche botanique Berle \u00e0 larges feuilles\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>La berle \u00e0 larges feuilles est une Apiac\u00e9e semi-aquatique des foss\u00e9s, des rivi\u00e8res lentes et des prairies humides, souvent confondue avec le cresson ou, plus dangereusement, avec la grande cigu\u00eb et d&rsquo;autres ombellif\u00e8res toxiques. C&rsquo;est une plante de zones humides, discr\u00e8te et peu \u00e9tudi\u00e9e par la pharmacologie moderne, mais qui porte en elle les traits phytochimiques communs de sa famille : <strong>polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/coumarines\/\">coumarines<\/a><\/strong> et <strong>flavono\u00efdes<\/strong>. Son int\u00e9r\u00eat est autant \u00e9cologique \u2014 bioindicatrice de milieux humides de qualit\u00e9 \u2014 que botanique, en tant que repr\u00e9sentante d&rsquo;un genre aquatique original au sein des grandes ombellif\u00e8res europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p><em>Sium latifolium<\/em> L.<\/p>\n<p>Famille : Apiaceae (Umbelliferae)<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Apiaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Sium<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Sium latifolium<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Berle \u00e0 larges feuilles, Grande berle, Chervis d&rsquo;eau. En anglais : <em>great water-parsnip<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> Le nom de genre <em>Sium<\/em> d\u00e9rive du grec <em>sion<\/em>, terme utilis\u00e9 par Dioscoride pour d\u00e9signer une plante aquatique comestible, probablement le cresson de fontaine ou une esp\u00e8ce voisine. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>latifolium<\/em> (\u00e0 larges feuilles) distingue cette esp\u00e8ce de <em>Berula erecta<\/em> (petite berle), dont les feuilles sont plus finement divis\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>Port et appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><em>Sium latifolium<\/em> est une plante herbac\u00e9e vivace de 60 \u00e0 150 cm de hauteur, dress\u00e9e, robuste, glabre, \u00e0 tige cannel\u00e9e creuse. Le rhizome est \u00e9pais, rampant, \u00e9mettant des racines adventives dans la vase ou l&rsquo;eau peu profonde.<\/p>\n<h3>Feuilles<\/h3>\n<p>Les feuilles basales, souvent submerg\u00e9es, sont bipennatis\u00e9qu\u00e9es \u00e0 segments filiformes (adaptation aquatique remarquable). Les feuilles caulinaires sont simplement penn\u00e9es, \u00e0 3-6 paires de folioles lanc\u00e9ol\u00e9es \u00e0 ovales, dent\u00e9es en scie, de 5 \u00e0 10 cm de long. Cette h\u00e9t\u00e9rophyllie \u2014 feuilles submerg\u00e9es tr\u00e8s diff\u00e9rentes des feuilles a\u00e9riennes \u2014 est un caract\u00e8re diagnostique important.<\/p>\n<h3>Fleurs et inflorescence<\/h3>\n<p>L&rsquo;inflorescence est une ombelle compos\u00e9e terminale, de 5 \u00e0 10 cm de diam\u00e8tre, \u00e0 15-30 rayons. Les bract\u00e9es de l&rsquo;involucre sont pr\u00e9sentes, r\u00e9fl\u00e9chies, lanc\u00e9ol\u00e9es (caract\u00e8re distinctif). Les fleurs sont petites, blanches, \u00e0 cinq p\u00e9tales \u00e9chancr\u00e9s. La floraison a lieu de juillet \u00e0 septembre.<\/p>\n<h3>Fruits<\/h3>\n<p>Le fruit est un diak\u00e8ne ovo\u00efde comprim\u00e9 lat\u00e9ralement, \u00e0 c\u00f4tes saillantes, de 3-4 mm de long. Les canaux s\u00e9cr\u00e9teurs (vittae) sont caract\u00e9ristiques de la famille.<\/p>\n<hr>\n<h3>HABITAT, \u00c9COLOGIE ET R\u00c9PARTITION<\/h3>\n<p>La berle \u00e0 larges feuilles est strictement li\u00e9e aux milieux humides : bords de rivi\u00e8res lentes, foss\u00e9s, canaux, marais, prairies inondables, roseli\u00e8res. Elle affectionne les sols vaseux, riches en mati\u00e8re organique, neutres \u00e0 basiques, en eaux stagnantes ou faiblement courantes. C&rsquo;est une esp\u00e8ce h\u00e9lophyte, poussant les pieds dans l&rsquo;eau et la partie a\u00e9rienne \u00e9merg\u00e9e.<\/p>\n<p>Son aire couvre l&rsquo;Europe temp\u00e9r\u00e9e, de la France \u00e0 la Sib\u00e9rie occidentale, ainsi que le Caucase et l&rsquo;Asie Mineure. En France, elle est pr\u00e9sente dans les grandes vall\u00e9es fluviales (Loire, Seine, Rh\u00f4ne) et les r\u00e9gions de marais (Bri\u00e8re, Marais poitevin), mais en r\u00e9gression dans de nombreuses stations en raison du drainage des zones humides et de l&rsquo;eutrophisation. Elle est inscrite sur les listes rouges r\u00e9gionales dans plusieurs r\u00e9gions fran\u00e7aises.<\/p>\n<hr>\n<h3>DIFF\u00c9RENCIATION AVEC LES ESP\u00c8CES PROCHES<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Avec <em>Berula erecta<\/em> (petite berle) :<\/strong> plus petite, feuilles \u00e0 folioles plus nombreuses et plus fines, absence d&rsquo;h\u00e9t\u00e9rophyllie marqu\u00e9e. M\u00eame milieu, mais souvent en eau plus courante.<\/li>\n<li><strong>Avec <em>Cicuta virosa<\/em> (cigu\u00eb vireuse) :<\/strong> confusion DANGEREUSE. La cigu\u00eb vireuse a des feuilles tripennatis\u00e9qu\u00e9es, un rhizome cloisonn\u00e9 et une odeur d\u00e9sagr\u00e9able. Toxicit\u00e9 mortelle. La d\u00e9termination doit \u00eatre rigoureuse en milieu humide.<\/li>\n<li><strong>Avec <em>Oenanthe<\/em> spp. (oenanthe) :<\/strong> plusieurs oenanthes aquatiques sont tr\u00e8s toxiques. L&rsquo;identification doit toujours v\u00e9rifier la forme du fruit et la structure du rhizome.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>En phytoth\u00e9rapie traditionnelle, les <strong>parties a\u00e9riennes<\/strong> et le <strong>rhizome<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 ponctuellement mentionn\u00e9s. Cependant, l&rsquo;usage m\u00e9dicinal de <em>Sium latifolium<\/em> est quasi inexistant dans la pharmacop\u00e9e occidentale moderne. Aucune monographie officielle n&rsquo;existe pour cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>Le principal usage historique est alimentaire : le rhizome cuit et les jeunes pousses ont \u00e9t\u00e9 consomm\u00e9s localement comme l\u00e9gume.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/h3>\n<p>Comme de nombreuses Apiac\u00e9es aquatiques, <em>Sium latifolium<\/em> contient des <strong>polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/strong> (falcarinol, falcarindiol). Ces compos\u00e9s, lipophiles et r\u00e9actifs, poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s cytotoxiques et antifongiques document\u00e9es dans le genre. Ils sont \u00e9galement pr\u00e9sents dans la carotte, le c\u00e9leri et le panais.<\/p>\n<h3>B. Coumarines<\/h3>\n<p>Des <strong>coumarines simples<\/strong> et des <strong>furanocoumarines<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9es dans les parties a\u00e9riennes, bien que leur concentration soit inf\u00e9rieure \u00e0 celle observ\u00e9e chez les Apiac\u00e9es des milieux secs (berce, ang\u00e9lique). Les furanocoumarines sont responsables de la phototoxicit\u00e9 potentielle commune \u00e0 la famille.<\/p>\n<h3>C. Flavono\u00efdes et acides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<p>Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a>, kaempf\u00e9rol) et des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a>, acide caf\u00e9ique) sont pr\u00e9sents en quantit\u00e9s mod\u00e9r\u00e9es. Ces compos\u00e9s contribuent \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante de la plante.<\/p>\n<h3>D. Huile essentielle<\/h3>\n<p>L&rsquo;huile essentielle des parties a\u00e9riennes, faiblement abondante, contient des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/monoterpenes\/\">monoterp\u00e8nes<\/a> et des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/sesquiterpenes\/\">sesquiterp\u00e8nes<\/a>, sans profil aromatique remarquable.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es pharmacologiques sp\u00e9cifiques \u00e0 <em>Sium latifolium<\/em> sont tr\u00e8s limit\u00e9es. Par extrapolation des connaissances sur les Apiac\u00e9es aquatiques apparent\u00e9es :<\/p>\n<p>Les <strong>polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/strong> (falcarinol) poss\u00e8dent une activit\u00e9 cytotoxique dose-d\u00e9pendante sur des lign\u00e9es cellulaires tumorales <em>in vitro<\/em>, ainsi qu&rsquo;une activit\u00e9 antifongique contre <em>Candida albicans<\/em> et des dermatophytes. Le falcarinol est un ligand du r\u00e9cepteur cannabino\u00efde CB1 et un inhibiteur de la lipoxyg\u00e9nase.<\/p>\n<p>Les <strong>coumarines<\/strong> exercent un effet spasmolytique sur les muscles lisses et une activit\u00e9 anti-inflammatoire mod\u00e9r\u00e9e. Les <strong>furanocoumarines<\/strong> sont photosensibilisantes (risque de dermatite phototoxique au contact de la s\u00e8ve suivi d&rsquo;exposition solaire).<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antifongique (polyac\u00e9tyl\u00e8nes)<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Il n&rsquo;existe aucune donn\u00e9e clinique humaine sp\u00e9cifique \u00e0 <em>Sium latifolium<\/em>. La plante n&rsquo;est inscrite dans aucune pharmacop\u00e9e moderne et ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune monographie de la Commission E ou de l&rsquo;ESCOP. Son int\u00e9r\u00eat pharmacologique reste th\u00e9orique, fond\u00e9 uniquement sur l&rsquo;extrapolation des propri\u00e9t\u00e9s connues de ses m\u00e9tabolites secondaires communs aux Apiac\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Coumarines simples<\/td>\n<td>Coumarine<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Furanocoumarines<\/td>\n<td>Coumarine<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acides ph\u00e9noliques<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune forme gal\u00e9nique n&rsquo;est commercialis\u00e9e pour <em>Sium latifolium<\/em>. La plante n&rsquo;entre dans aucune pr\u00e9paration phytoth\u00e9rapique officinale ou commerciale. Son usage se limite \u00e0 la consommation alimentaire occasionnelle dans certaines r\u00e9gions.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le principal risque li\u00e9 \u00e0 <em>Sium latifolium<\/em> est la <strong>confusion avec des Apiac\u00e9es aquatiques mortellement toxiques<\/strong>, en particulier <em>Cicuta virosa<\/em> (cigu\u00eb vireuse) et <em>Oenanthe crocata<\/em> (oenanthe safran\u00e9e). Ces confusions ont caus\u00e9 des intoxications mortelles en Europe. Toute cueillette d&rsquo;Apiac\u00e9e en milieu humide exige une d\u00e9termination botanique rigoureuse.<\/p>\n<p>La berle elle-m\u00eame ne pr\u00e9sente pas de toxicit\u00e9 aigu\u00eb connue aux doses alimentaires habituelles. Cependant, les polyac\u00e9tyl\u00e8nes et les furanocoumarines imposent la prudence en cas de manipulation (phototoxicit\u00e9 cutan\u00e9e possible) et d&rsquo;ingestion en grande quantit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La berle \u00e0 larges feuilles a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9e par les herboristes de la Renaissance comme plante des marais \u00e0 vertus diur\u00e9tiques et antiscorbutiques. Matthiole (1554) la cite sous le nom de <em>sium<\/em> parmi les plantes aquatiques comestibles. Son usage s&rsquo;est toujours confondu avec celui d&rsquo;autres plantes des milieux humides (cresson, c\u00e9leri sauvage).<\/p>\n<p>En Europe du Nord et de l&rsquo;Est, le rhizome a \u00e9t\u00e9 consomm\u00e9 cuit comme l\u00e9gume-racine de famine. En Russie et en Pologne, les jeunes pousses \u00e9taient r\u00e9colt\u00e9es au printemps pour les soupes.<\/p>\n<p>L&rsquo;usage m\u00e9dicinal est rest\u00e9 anecdotique et ne figure dans aucune des grandes pharmacop\u00e9es historiques europ\u00e9ennes de mani\u00e8re significative.<\/p>\n<hr>\n<h3>USAGE ALIMENTAIRE<\/h3>\n<p>Le rhizome cuit est comestible et a \u00e9t\u00e9 consomm\u00e9 historiquement comme l\u00e9gume-racine, avec une saveur rappelant le panais. Les jeunes pousses et feuilles sont comestibles cuites. Cependant, cet usage alimentaire est aujourd&rsquo;hui tomb\u00e9 en d\u00e9su\u00e9tude et ne subsiste que dans quelques traditions locales d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est.<\/p>\n<p>L&rsquo;identification formelle de la plante est un pr\u00e9requis absolu avant toute consommation, en raison du risque de confusion avec des esp\u00e8ces mortellement toxiques partageant le m\u00eame habitat.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Sium latifolium<\/em> est une Apiac\u00e9e aquatique de grand int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique et botanique, mais de faible int\u00e9r\u00eat pharmacologique direct en l&rsquo;\u00e9tat actuel des connaissances. Sa phytochimie \u2014 polyac\u00e9tyl\u00e8nes, coumarines, flavono\u00efdes \u2014 est coh\u00e9rente avec celle de sa famille, mais n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 suffisamment explor\u00e9e pour que des propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9dicinales sp\u00e9cifiques puissent lui \u00eatre attribu\u00e9es avec confiance. La plante m\u00e9rite surtout l&rsquo;attention en tant que bioindicatrice des zones humides de qualit\u00e9, esp\u00e8ce patrimoniale en r\u00e9gression, et objet de vigilance toxicologique en raison des confusions possibles avec les Apiac\u00e9es aquatiques mortellement toxiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton, J. \u2014 <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier, 2016.<\/li>\n<li>Tison, J.-M. et de Foucault, B. \u2014 <em>Flora Gallica<\/em>, Biotope, 2014.<\/li>\n<li>Christensen, L.P. et Brandt, K. \u2014 Bioactive polyacetylenes in food plants of the Apiaceae family, <em>Journal of Pharmaceutical and Biomedical Analysis<\/em>, 41, 2006.<\/li>\n<li>Tutin, T.G. <em>et al.<\/em> \u2014 <em>Flora Europaea<\/em>, Cambridge University Press.<\/li>\n<li>Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew : <em>Sium latifolium<\/em>.<\/li>\n<li>Tela Botanica, eFlore : <em>Sium latifolium<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antifongique<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La berle \u00e0 larges feuilles est une Apiac\u00e9e semi-aquatique des foss\u00e9s, des rivi\u00e8res lentes et des prairies humides, souvent confondue avec le cresson ou, plus [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-622","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-apiacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/622","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=622"}],"version-history":[{"count":17,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/622\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13640,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/622\/revisions\/13640"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=622"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=622"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=622"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}