{"id":637,"date":"2026-03-26T11:24:33","date_gmt":"2026-03-26T10:24:33","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/eryngium-maritime\/"},"modified":"2026-06-24T15:08:37","modified_gmt":"2026-06-24T13:08:37","slug":"eryngium-maritime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/eryngium-maritime\/","title":{"rendered":"ERYNGIUM MARITIME"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Panicaut%20maritime.jpg\" alt=\"Planche botanique Panicaut maritime\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Eryngium maritimum L.<\/em><\/p>\n<p>Famille (classification morphologique traditionnelle) : Apiaceae<\/p>\n<p>ERYNGIUM MARITIME, ou panicaut maritime, est l\u2019une des grandes plantes embl\u00e9matiques des dunes europ\u00e9ennes. Apiac\u00e9e bleut\u00e9e, coriace, \u00e9pineuse et patrimoniale, elle doit \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e avec une retenue \u00e9cologique absolue : on l\u2019\u00e9tudie, on ne la pr\u00e9l\u00e8ve pas.<\/p>\n<hr>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Clade :<\/strong> Angiospermes \u2014 Eudicotyl\u00e9dones \u2014 Ast\u00e9rides<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Apiales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Apiaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Eryngium<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Eryngium maritimum<\/em> L., 1753<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> panicaut maritime, chardon bleu des dunes, \u00e9ryngium maritime, <em>sea holly<\/em> (en.).<\/li>\n<li><strong>Basionyme :<\/strong> <em>Eryngium maritimum<\/em> L. (<em>Species Plantarum<\/em>, 1753).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le genre <em>Eryngium<\/em> est l&rsquo;un des plus vastes de la famille des Apiaceae, avec plus de 250 esp\u00e8ces r\u00e9parties principalement en Am\u00e9rique du Sud, en M\u00e9diterran\u00e9e et en Europe temp\u00e9r\u00e9e. <em>E.&nbsp;maritimum<\/em> est l&rsquo;esp\u00e8ce littorale type, strictement inf\u00e9od\u00e9e aux sables c\u00f4tiers, et constitue l&rsquo;un des taxons les plus embl\u00e9matiques de la flore dunaire europ\u00e9enne. Son port \u00e9pineux et sa teinte glauque bleu argent\u00e9 la rendent imm\u00e9diatement reconnaissable.<\/p>\n<p><strong>Statut de conservation :<\/strong> esp\u00e8ce prot\u00e9g\u00e9e dans de nombreuses r\u00e9gions europ\u00e9ennes et inscrite sur plusieurs listes rouges r\u00e9gionales. Toute cueillette est interdite ou fortement r\u00e9glement\u00e9e selon les l\u00e9gislations locales. La fiche qui suit a une vocation strictement documentaire et scientifique.<\/p>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<figure class=\"botanical-commons-figure botanical-commons-figure--eryngium-maritime botanical-commons-figure--pissenlit-officinal\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/botanical-local-main-16-683x1024-transparentfix-std-transparent.png\" alt=\"ERYNGIUM MARITIME\"><\/figure>\n<h3>A. Morphologie g\u00e9n\u00e9rale<\/h3>\n<p>Plante vivace herbac\u00e9e, robuste, de 20 \u00e0 60 cm de hauteur, \u00e0 port buissonnant et compact. La tige est \u00e9paisse, dress\u00e9e, ramifi\u00e9e dans le tiers sup\u00e9rieur, de couleur bleu-vert \u00e0 glauque argent\u00e9, l\u00e9g\u00e8rement stri\u00e9e. L&rsquo;ensemble de la plante pr\u00e9sente un aspect coriace, presque m\u00e9tallique, qui traduit une adaptation extr\u00eame aux conditions littorales.<\/p>\n<p>Les feuilles basales sont longuement p\u00e9tiol\u00e9es, suborbiculaires \u00e0 r\u00e9niformes, \u00e0 3-5 lobes profonds, \u00e0 marges dent\u00e9es-\u00e9pineuses. Les feuilles caulinaires sont sessiles, embrassantes, progressivement plus petites et plus d\u00e9coup\u00e9es vers le sommet. La texture est \u00e9paisse, cireuse, avec une cuticule bien d\u00e9velopp\u00e9e (protection contre la dessiccation et les embruns sal\u00e9s).<\/p>\n<h3>B. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p>Inflorescences en capitules ovo\u00efdes \u00e0 subglobuleux, de 1,5 \u00e0 3 cm, bleu acier \u00e0 bleu am\u00e9thyste, entour\u00e9s de 5-7 bract\u00e9es involucrales rigides, \u00e9pineuses, d\u00e9passant le capitule. Chaque capitule r\u00e9unit de nombreuses petites fleurs hermaphrodites pentam\u00e8res, typiques des Apiaceae mais organis\u00e9es en t\u00eate dense (et non en ombelle). Floraison de juin \u00e0 septembre. Pollinisation entomophile. Fruits : m\u00e9ricarpes ovo\u00efdes couverts d&rsquo;\u00e9cailles.<\/p>\n<h3>C. Syst\u00e8me racinaire et adaptation dunaire<\/h3>\n<p>Le syst\u00e8me racinaire est puissant, pivotant, pouvant atteindre plus d&rsquo;un m\u00e8tre de profondeur dans le sable. Cette architecture permet l&rsquo;ancrage dans les dunes mobiles ou semi-fix\u00e9es et l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau en profondeur. La racine \u00e9paisse, charnue, \u00e9tait historiquement l&rsquo;organe r\u00e9colt\u00e9 (voir section X).<\/p>\n<h3>D. Habitat, \u00e9cologie et r\u00e9partition<\/h3>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce colonise les dunes littorales, les hauts de plage, les sables c\u00f4tiers et les syst\u00e8mes dunaires pr\u00e9serv\u00e9s du littoral atlantique, m\u00e9diterran\u00e9en et de la mer du Nord. Elle exige une lumi\u00e8re maximale, un substrat sableux bien drain\u00e9 et une dynamique c\u00f4ti\u00e8re active. Elle supporte la salinit\u00e9 relative des embruns mais ne tol\u00e8re ni le pi\u00e9tinement excessif ni l&rsquo;artificialisation du trait de c\u00f4te.<\/p>\n<p>Aire de r\u00e9partition : c\u00f4tes de l&rsquo;Europe occidentale et m\u00e9ridionale, de la Scandinavie m\u00e9ridionale \u00e0 la M\u00e9diterran\u00e9e orientale, Afrique du Nord (Maroc, Tunisie), mer Noire. En fort d\u00e9clin dans de nombreux secteurs en raison de l&rsquo;urbanisation littorale, du pi\u00e9tinement touristique et de la destruction des habitats dunaires.<\/p>\n<h3>E. Diff\u00e9renciation avec les esp\u00e8ces proches<\/h3>\n<ul>\n<li><strong><em>Eryngium campestre<\/em> (panicaut champ\u00eatre) :<\/strong> esp\u00e8ce continentale, plus petite, feuilles plus finement d\u00e9coup\u00e9es, verd\u00e2tre (non glauque), capitules plus petits et blanch\u00e2tres, habitat de friches et pelouses s\u00e8ches \u2014 jamais sur dunes littorales.<\/li>\n<li><strong><em>Eryngium alpinum<\/em> (panicaut des Alpes, \u00ab reine des Alpes \u00bb) :<\/strong> esp\u00e8ce montagnarde, bract\u00e9es involucrales tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es et finement divis\u00e9es (aspect de collerette), bleu intense ; \u00e9galement prot\u00e9g\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Autres plantes de dunes :<\/strong> le port \u00e9pineux bleu argent\u00e9 d&rsquo;<em>E.&nbsp;maritimum<\/em>, associ\u00e9 \u00e0 des feuilles larges coriaces et des capitules en t\u00eate, reste tr\u00e8s distinctif et ne pr\u00eate gu\u00e8re \u00e0 confusion en situation littorale.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Usage contemporain :<\/strong> <strong>aucun pr\u00e9l\u00e8vement recommand\u00e9.<\/strong> L&rsquo;int\u00e9r\u00eat actuel d&rsquo;<em>Eryngium maritimum<\/em> est exclusivement celui de l&rsquo;observation botanique, de la photographie naturaliste et de la conservation <em>in situ<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Usage historique (documentaire) :<\/strong> la racine (rhizome pivotant charnu) \u00e9tait autrefois l&rsquo;organe principal de r\u00e9colte, soit \u00e0 des fins alimentaires (racines confites), soit \u00e0 des fins m\u00e9dicinales populaires. Les jeunes pousses ont parfois \u00e9t\u00e9 consomm\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Rappel imp\u00e9ratif :<\/strong> toute cueillette est interdite ou r\u00e9glement\u00e9e dans la plupart des r\u00e9gions o\u00f9 l&rsquo;esp\u00e8ce est pr\u00e9sente. La mention des parties historiquement utilis\u00e9es rel\u00e8ve ici de la seule documentation ethnobotanique.<\/p>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Le profil phytochimique d&rsquo;<em>Eryngium maritimum<\/em> a fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes analytiques ponctuelles, mais reste secondaire par rapport \u00e0 l&rsquo;enjeu de conservation de l&rsquo;esp\u00e8ce. Les donn\u00e9es ci-dessous sont fournies \u00e0 titre de documentation scientifique.<\/p>\n<div class=\"phytochimie-grid\">\n<section class=\"phytochimie-card\">\n<h3 class=\"phytochimie-card-title\">A. Saponosides (saponines triterp\u00e9niques)<\/h3>\n<div class=\"phytochimie-card-body\">\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">Saponines triterp\u00e9niques<\/a> \u2014 m\u00e9tabolites secondaires de d\u00e9fense, caract\u00e9ristiques du genre <em>Eryngium<\/em>.<\/li>\n<li>R\u00f4le \u00e9cologique probable : protection contre les herbivores et les pathog\u00e8nes dans un milieu dunaire expos\u00e9.<\/li>\n<li>Activit\u00e9s biologiques document\u00e9es <em>in vitro<\/em> : h\u00e9molytique, anti-inflammatoire, antimicrobienne (donn\u00e9es pr\u00e9liminaires sur esp\u00e8ces cong\u00e9n\u00e8res).<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/section>\n<section class=\"phytochimie-card\">\n<h3 class=\"phytochimie-card-title\">B. Flavono\u00efdes et <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polyphenols-2\/\">polyph\u00e9nols<\/a><\/h3>\n<div class=\"phytochimie-card-body\">\n<ul>\n<li>Flavono\u00efdes identifi\u00e9s : kaempf\u00e9rol, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a> et leurs glycosides.<\/li>\n<li>Acides ph\u00e9noliques : <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-rosmarinique\/\">acide rosmarinique<\/a> (traces).<\/li>\n<li>R\u00f4le dans la photoprotection et la r\u00e9ponse au stress oxydatif li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exposition solaire et saline intense du milieu dunaire.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/section>\n<section class=\"phytochimie-card\">\n<h3 class=\"phytochimie-card-title\">C. Triterp\u00e8nes<\/h3>\n<div class=\"phytochimie-card-body\">\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/triterpenes\/\">Triterp\u00e8nes<\/a> pentacycliques d\u00e9tect\u00e9s dans les racines et parties a\u00e9riennes.<\/li>\n<li>Squelettes de type ol\u00e9anane et ursane, communs chez les Apiaceae.<\/li>\n<li>Ces compos\u00e9s participent au dossier anti-inflammatoire <em>in vitro<\/em> du genre <em>Eryngium<\/em>, sans validation clinique sp\u00e9cifique pour <em>E.&nbsp;maritimum<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/section>\n<section class=\"phytochimie-card\">\n<h3 class=\"phytochimie-card-title\">D. Acides ph\u00e9noliques sp\u00e9cifiques et huile essentielle<\/h3>\n<div class=\"phytochimie-card-body\">\n<ul>\n<li>Acides caf\u00e9ique, f\u00e9rulique et protocat\u00e9chique rapport\u00e9s dans certaines analyses.<\/li>\n<li>Huile essentielle en traces : compos\u00e9s terp\u00e9niques mineurs (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/monoterpenes\/\">monoterp\u00e8nes<\/a>, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/sesquiterpenes\/\">sesquiterp\u00e8nes<\/a>), rendement tr\u00e8s faible, sans int\u00e9r\u00eat industriel.<\/li>\n<li>L&rsquo;ensemble du profil aromatique reste discret compar\u00e9 aux Apiaceae aromatiques classiques (<em>Foeniculum<\/em>, <em>Pimpinella<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/section>\n<\/div>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<div class=\"medical-section-panel\">\n<p>Les m\u00e9canismes pharmacodynamiques d&rsquo;<em>Eryngium maritimum<\/em> sont document\u00e9s de fa\u00e7on fragmentaire, principalement par extrapolation \u00e0 partir d&rsquo;esp\u00e8ces cong\u00e9n\u00e8res (<em>E.&nbsp;campestre<\/em>, <em>E.&nbsp;planum<\/em>). La lecture pharmacologique reste secondaire face \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9ratif de conservation.<\/p>\n<h3>Activit\u00e9s biologiques rapport\u00e9es (donn\u00e9es pr\u00e9liminaires)<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Anti-inflammatoire :<\/strong> inhibition de m\u00e9diateurs pro-inflammatoires (COX-2, cytokines) attribu\u00e9e aux saponines triterp\u00e9niques et aux flavono\u00efdes \u2014 donn\u00e9es <em>in vitro<\/em> uniquement.<\/li>\n<li><strong>Antioxydante :<\/strong> capacit\u00e9 de pi\u00e9geage radicalaire (DPPH, ABTS) li\u00e9e aux <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polyphenols\/\">polyph\u00e9nols<\/a> (querc\u00e9tine, kaempf\u00e9rol, acides ph\u00e9noliques) \u2014 r\u00e9sultats de criblage <em>in vitro<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Antimicrobienne :<\/strong> activit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e sur certaines souches bact\u00e9riennes et fongiques, rapport\u00e9e pour des extraits hydro-alcooliques de racines \u2014 \u00e9tudes pr\u00e9liminaires.<\/li>\n<li><strong>Diur\u00e9tique (historique) :<\/strong> usage traditionnel des racines comme diur\u00e9tique l\u00e9ger \u2014 non valid\u00e9 par des \u00e9tudes pharmacologiques modernes.<\/li>\n<li><strong>Spasmolytique (hypoth\u00e9tique) :<\/strong> par analogie avec d&rsquo;autres <em>Eryngium<\/em>, un effet relaxant sur les muscles lisses a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 \u2014 non d\u00e9montr\u00e9 sp\u00e9cifiquement pour <em>E.&nbsp;maritimum<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Niveau de preuve global :<\/strong> tr\u00e8s faible. Aucune de ces activit\u00e9s n&rsquo;a fait l&rsquo;objet d&rsquo;essais cliniques pour <em>E.&nbsp;maritimum<\/em>. Le dossier pharmacodynamique ne justifie en aucun cas un pr\u00e9l\u00e8vement sur les populations sauvages.<\/p>\n<\/div>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES ET NIVEAU DE PREUVE<\/h2>\n<div class=\"medical-section-panel\">\n<p>Le dossier clinique d&rsquo;<em>Eryngium maritimum<\/em> est essentiellement vide. Il n&rsquo;existe pas d&rsquo;essais cliniques randomis\u00e9s, ni de monographies de la Commission E consacr\u00e9es \u00e0 cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<h3>Synth\u00e8se du niveau de preuve<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Essais cliniques humains :<\/strong> aucun identifi\u00e9 dans la litt\u00e9rature index\u00e9e (PubMed, Cochrane).<\/li>\n<li><strong>\u00c9tudes <em>in vivo<\/em> (animal) :<\/strong> rares, portant sur des esp\u00e8ces cong\u00e9n\u00e8res plut\u00f4t que sur <em>E.&nbsp;maritimum<\/em> lui-m\u00eame.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tudes <em>in vitro<\/em> :<\/strong> quelques criblages d&rsquo;activit\u00e9 antioxydante et antimicrobienne, sans port\u00e9e clinique directe.<\/li>\n<li><strong>Monographies officielles :<\/strong> aucune (ni Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne, ni autre monographie officielle).<\/li>\n<li><strong>Usage traditionnel codifi\u00e9 :<\/strong> mentionn\u00e9 dans la litt\u00e9rature ethnobotanique ancienne (diur\u00e9tique, aphrodisiaque pr\u00e9sum\u00e9) sans continuit\u00e9 d&rsquo;usage contemporaine.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Conclusion :<\/strong> l&rsquo;absence de donn\u00e9es cliniques, combin\u00e9e au statut prot\u00e9g\u00e9 de l&rsquo;esp\u00e8ce, rend toute recommandation th\u00e9rapeutique irresponsable. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;<em>E.&nbsp;maritimum<\/em> est \u00e9cologique et patrimonial, non pharmacologique.<\/p>\n<\/div>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<div class=\"table-responsive\">\n<table class=\"compounds-table\" style=\"width:100%;border-collapse:collapse;margin:1em 0\">\n<thead>\n<tr style=\"background:#2c5f2d;color:#fff\">\n<th style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Classe chimique<\/th>\n<th style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Compos\u00e9s principaux<\/th>\n<th style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Localisation<\/th>\n<th style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Activit\u00e9s biologiques rapport\u00e9es<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\"><strong>Saponosides<\/strong><\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Saponines triterp\u00e9niques (types ol\u00e9anane, ursane)<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Racines, parties a\u00e9riennes<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Anti-inflammatoire, antimicrobienne, h\u00e9molytique (<em>in vitro<\/em>)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\"><strong>Flavono\u00efdes<\/strong><\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Kaempf\u00e9rol, querc\u00e9tine, glycosides<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Feuilles, parties a\u00e9riennes<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Antioxydante, photoprotectrice (<em>in vitro<\/em>)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\"><strong>Polyph\u00e9nols<\/strong><\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Acide chlorog\u00e9nique, acide rosmarinique<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Feuilles, tiges<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Antioxydante (<em>in vitro<\/em>)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\"><strong>Acides ph\u00e9noliques<\/strong><\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Acides caf\u00e9ique, f\u00e9rulique, protocat\u00e9chique<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Parties a\u00e9riennes<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Antioxydante, anti-inflammatoire (<em>in vitro<\/em>)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\"><strong>Triterp\u00e8nes<\/strong><\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Triterp\u00e8nes pentacycliques (ol\u00e9anane, ursane)<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Racines<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Anti-inflammatoire (<em>in vitro<\/em>)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\"><strong>Huile essentielle<\/strong><\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Monoterp\u00e8nes, sesquiterp\u00e8nes (traces)<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Parties a\u00e9riennes<\/td>\n<td style=\"padding:8px;border:1px solid #ddd\">Rendement tr\u00e8s faible, sans int\u00e9r\u00eat industriel<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p><em>Tableau \u00e0 vocation documentaire. Les activit\u00e9s biologiques mentionn\u00e9es rel\u00e8vent exclusivement de donn\u00e9es <em>in vitro<\/em> ou d&rsquo;extrapolations \u00e0 partir d&rsquo;esp\u00e8ces cong\u00e9n\u00e8res. Aucune ne justifie un pr\u00e9l\u00e8vement sur des populations sauvages prot\u00e9g\u00e9es.<\/em><\/p>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<div class=\"medical-section-panel\">\n<p><strong>Aucune forme gal\u00e9nique active n&rsquo;est recommand\u00e9e pour <em>Eryngium maritimum<\/em>.<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce \u00e9tant patrimoniale et prot\u00e9g\u00e9e dans de nombreuses juridictions, toute transformation en pr\u00e9paration gal\u00e9nique (teinture-m\u00e8re, extrait sec, poudre, d\u00e9coction, etc.) supposerait un pr\u00e9l\u00e8vement de mati\u00e8re v\u00e9g\u00e9tale qui est soit interdit, soit \u00e9cologiquement irresponsable.<\/p>\n<h3>Mentions historiques (documentation ethnobotanique)<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Racines confites (\u00ab \u00e9ryngos \u00bb) :<\/strong> les racines d&rsquo;<em>E.&nbsp;maritimum<\/em> \u00e9taient pel\u00e9es, tranch\u00e9es et confites dans le sucre, notamment en Angleterre aux XVI<sup>e<\/sup> et XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles (Colchester \u00e9tait un centre de production r\u00e9put\u00e9). Elles \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme aphrodisiaques et toniques. Shakespeare y fait allusion dans <em>Les Joyeuses Comm\u00e8res de Windsor<\/em> (acte V, sc\u00e8ne 5).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9coction de racine :<\/strong> usage populaire ancien comme diur\u00e9tique et \u00ab r\u00e9solutif \u00bb, dans la m\u00e9decine des littoraux atlantiques et m\u00e9diterran\u00e9ens.<\/li>\n<li><strong>Jeunes pousses :<\/strong> consomm\u00e9es crues ou blanchies dans certaines traditions littorales, \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un l\u00e9gume de cueillette.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces mentions sont donn\u00e9es \u00e0 titre documentaire et historique. <strong>Elles ne constituent en aucun cas un encouragement \u00e0 la cueillette ou \u00e0 la pr\u00e9paration.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE, CONSERVATION ET PRUDENCES<\/h2>\n<div class=\"medical-section-panel\">\n<h3>A. Toxicit\u00e9 intrins\u00e8que<\/h3>\n<p>La toxicit\u00e9 pharmacologique propre d&rsquo;<em>Eryngium maritimum<\/em> est mal document\u00e9e. Les saponines triterp\u00e9niques pr\u00e9sentes dans le genre <em>Eryngium<\/em> poss\u00e8dent une activit\u00e9 h\u00e9molytique <em>in vitro<\/em>, mais les donn\u00e9es de toxicit\u00e9 orale chez l&rsquo;humain sont insuffisantes pour \u00e9tablir un profil toxicologique pr\u00e9cis. L&rsquo;usage alimentaire historique (racines confites) sugg\u00e8re une toxicit\u00e9 aigu\u00eb faible aux doses traditionnelles.<\/p>\n<h3>B. Imp\u00e9ratif \u00e9cologique : ne pas cueillir<\/h3>\n<p><strong>Le v\u00e9ritable enjeu toxicologique de cette fiche est \u00e9cologique, non pharmacologique.<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><em>Eryngium maritimum<\/em> est inscrit sur les listes rouges r\u00e9gionales de nombreux pays et r\u00e9gions d&rsquo;Europe (France : prot\u00e9g\u00e9 dans plusieurs r\u00e9gions, notamment Bretagne, Normandie, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine).<\/li>\n<li>L&rsquo;esp\u00e8ce est menac\u00e9e par la destruction des habitats dunaires (urbanisation, artificialisation du littoral), le pi\u00e9tinement touristique, le nettoyage m\u00e9canique des plages et les pr\u00e9l\u00e8vements.<\/li>\n<li>Toute cueillette, m\u00eame ponctuelle, affaiblit des populations d\u00e9j\u00e0 fragiles et contribue \u00e0 l&rsquo;\u00e9rosion de la biodiversit\u00e9 littorale.<\/li>\n<li>La plante joue un r\u00f4le fonctionnel dans la fixation des dunes et le maintien de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me dunaire : sa disparition a des effets en cascade sur l&rsquo;ensemble de la communaut\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale et animale associ\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>C. Cadre r\u00e9glementaire<\/h3>\n<ul>\n<li>France : protection r\u00e9gionale dans de nombreuses r\u00e9gions ; arr\u00eat\u00e9s pr\u00e9fectoraux de protection de biotope fr\u00e9quents sur les sites dunaires.<\/li>\n<li>Directive Habitats (UE) : l&rsquo;esp\u00e8ce contribue \u00e0 la caract\u00e9risation de l&rsquo;habitat Natura 2000 \u00ab Dunes embryonnaires et dunes blanches \u00bb (codes 2110 et 2120).<\/li>\n<li>Convention de Berne : non list\u00e9e en annexe, mais b\u00e9n\u00e9ficie de protections nationales et r\u00e9gionales dans l&rsquo;ensemble de son aire.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>En r\u00e9sum\u00e9 : le risque principal associ\u00e9 \u00e0 <em>E.&nbsp;maritimum<\/em> n&rsquo;est pas un risque pour la sant\u00e9 humaine, mais un risque pour la survie de l&rsquo;esp\u00e8ce et de son habitat.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES, ETHNOBOTANIQUES ET ALIMENTAIRES<\/h2>\n<p>L&rsquo;histoire des usages d&rsquo;<em>Eryngium maritimum<\/em> est riche mais appartient au pass\u00e9. Elle est pr\u00e9sent\u00e9e ici comme un t\u00e9moignage ethnobotanique, sans aucune incitation \u00e0 la reproduction de ces pratiques.<\/p>\n<h3>Usages m\u00e9dicinaux anciens<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Antiquit\u00e9 :<\/strong> Dioscoride et Pline l&rsquo;Ancien mentionnent les racines d&rsquo;<em>Eryngium<\/em> comme diur\u00e9tiques, emm\u00e9nagogues et antidotes de certains poisons. L&rsquo;identification exacte de l&rsquo;esp\u00e8ce chez les auteurs antiques reste discut\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>M\u00e9decine m\u00e9di\u00e9vale et Renaissance :<\/strong> la racine \u00e9tait employ\u00e9e comme tonique, diur\u00e9tique et aphrodisiaque pr\u00e9sum\u00e9. Culpeper (XVII<sup>e<\/sup> s.) la recommande contre les coliques et les obstructions h\u00e9patiques.<\/li>\n<li><strong>M\u00e9decine populaire littorale :<\/strong> d\u00e9coctions de racine utilis\u00e9es dans les communaut\u00e9s c\u00f4ti\u00e8res atlantiques comme diur\u00e9tique, contre les affections urinaires et comme \u00ab d\u00e9puratif \u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Usages alimentaires historiques<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Racines confites (\u00ab \u00e9ryngos \u00bb) :<\/strong> sp\u00e9cialit\u00e9 document\u00e9e d\u00e8s le XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle en Angleterre. Les racines \u00e9taient d\u00e9terr\u00e9es, pel\u00e9es, bouillies puis confites dans du sirop de sucre. Colchester (Essex) \u00e9tait un centre de production fameux. Les <em>eryngos<\/em> \u00e9taient vendues comme confiseries toniques et r\u00e9put\u00e9es aphrodisiaques.<\/li>\n<li><strong>Jeunes pousses :<\/strong> consomm\u00e9es comme l\u00e9gume de cueillette dans certaines traditions littorales m\u00e9diterran\u00e9ennes et atlantiques, cuites ou en salade.<\/li>\n<li><strong>Racines r\u00f4ties ou bouillies :<\/strong> consomm\u00e9es en p\u00e9riode de disette dans certaines communaut\u00e9s c\u00f4ti\u00e8res.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Ces usages ne sont plus praticables ni souhaitables.<\/strong> La rar\u00e9faction de l&rsquo;esp\u00e8ce et son statut prot\u00e9g\u00e9 rendent toute cueillette inacceptable d&rsquo;un point de vue \u00e9cologique et, dans de nombreux cas, ill\u00e9gale.<\/p>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Eryngium maritimum<\/em> L. est une Apiaceae littorale d&rsquo;une valeur botanique et patrimoniale exceptionnelle. Son profil phytochimique \u2014 saponosides triterp\u00e9niques, flavono\u00efdes (kaempf\u00e9rol, querc\u00e9tine), polyph\u00e9nols, acides ph\u00e9noliques, triterp\u00e8nes \u2014 la rattache au dossier g\u00e9n\u00e9ral du genre <em>Eryngium<\/em>, qui pr\u00e9sente des activit\u00e9s anti-inflammatoires et antioxydantes document\u00e9es <em>in vitro<\/em>.<\/p>\n<p>Cependant, le niveau de preuve pharmacologique et clinique propre \u00e0 <em>E.&nbsp;maritimum<\/em> est tr\u00e8s faible : aucun essai clinique, pas de monographie officielle, pas d&rsquo;usage th\u00e9rapeutique codifi\u00e9 contemporain. L&rsquo;histoire riche des <em>\u00e9ryngos<\/em> et des usages m\u00e9dicinaux anciens ne change pas cette r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;enseignement principal de cette fiche est \u00e9cologique : <em>E.&nbsp;maritimum<\/em> est une esp\u00e8ce structurante des \u00e9cosyst\u00e8mes dunaires europ\u00e9ens, en d\u00e9clin dans la majeure partie de son aire, prot\u00e9g\u00e9e dans de nombreuses r\u00e9gions. Son importance actuelle tient \u00e0 la conservation <em>in situ<\/em>, \u00e0 la restauration des habitats dunaires et \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation naturaliste \u2014 non \u00e0 l&rsquo;exploitation phytoth\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;attitude pharmacognosique responsable face \u00e0 <em>Eryngium maritimum<\/em> est l&rsquo;\u00e9tude, l&rsquo;admiration et la protection \u2014 jamais le pr\u00e9l\u00e8vement.<\/strong><\/p>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE ET SOURCES<\/h2>\n<ul>\n<li>POWO \u2014 Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew : <a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Eryngium%20maritimum\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Eryngium maritimum<\/em> L.<\/a><\/li>\n<li>Tutin, T.G. <em>et al.<\/em> (\u00e9ds.), <em>Flora Europaea<\/em>, vol. 2 : <em>Rosaceae to Umbelliferae<\/em>. Cambridge University Press, 1968. \u2014 Traitement syst\u00e9matique de r\u00e9f\u00e9rence pour <em>Eryngium maritimum<\/em>.<\/li>\n<li>PubMed \/ National Library of Medicine : recherches index\u00e9es sous \u00ab <em>Eryngium maritimum<\/em> \u00bb \u2014 \u00e9tudes phytochimiques et biologiques.<\/li>\n<li>Erdelmeier, C.A.J., Sticher, O. (1985). Coumarin derivatives from <em>Eryngium campestre<\/em>. <em>Planta Medica<\/em>, 51(5), 407-409. \u2014 Donn\u00e9es phytochimiques sur le genre <em>Eryngium<\/em> (esp\u00e8ce cong\u00e9n\u00e8re).<\/li>\n<li>Kartnig, T., Wolf, J. (1993). Flavonoids from the aboveground parts of <em>Eryngium campestre<\/em>. <em>Planta Medica<\/em>, 59(S1), A671. \u2014 Profil flavono\u00efdique du genre.<\/li>\n<li>K\u00fcpeli, E., Kartal, M., Aslan, S., Yesilada, E. (2006). Comparative evaluation of the anti-inflammatory and antinociceptive activity of Turkish <em>Eryngium<\/em> species. <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>, 107(1), 32-37.<\/li>\n<li>UICN \u2014 Union internationale pour la conservation de la nature : \u00e9valuations des habitats dunaires et des esp\u00e8ces littorales en Europe.<\/li>\n<li>Directive Habitats 92\/43\/CEE \u2014 Habitats Natura 2000 : codes 2110 (dunes embryonnaires) et 2120 (dunes blanches \u00e0 <em>Ammophila<\/em>).<\/li>\n<li>Conservatoire botanique national (France) \u2014 donn\u00e9es de r\u00e9partition et de statut de protection r\u00e9gional d&rsquo;<em>Eryngium maritimum<\/em>.<\/li>\n<li>Shakespeare, W. <em>The Merry Wives of Windsor<\/em>, acte V, sc\u00e8ne 5 \u2014 allusion litt\u00e9raire aux <em>eryngos<\/em> confits.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> D\u00e9puratif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Remin\u00e9ralisant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Eryngium maritimum L. 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