{"id":643,"date":"2026-03-26T11:24:43","date_gmt":"2026-03-26T10:24:43","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/maceron\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:11","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:11","slug":"maceron","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/maceron\/","title":{"rendered":"MAC\u00c9RON"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Mac%C3%A9ron.jpg\" alt=\"Planche botanique Mac\u00e9ron\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>Le maceron est une grande Apiac\u00e9e m\u00e9diterran\u00e9enne jadis cultiv\u00e9e comme l\u00e9gume et plante aromatique, aujourd&rsquo;hui tomb\u00e9e dans un oubli presque complet \u2014 remplac\u00e9e par le c\u00e9leri \u00e0 partir du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Pourtant, cette ombellif\u00e8re robuste \u00e0 fleurs jaune verd\u00e2tre et \u00e0 fruits noirs luisants fut un l\u00e9gume majeur des jardins monastiques m\u00e9di\u00e9vaux, appr\u00e9ci\u00e9e pour ses p\u00e9tioles charnus, sa racine cuite et ses graines aromatiques. Sa phytochimie, marqu\u00e9e par des <strong>furanocoumarines<\/strong>, des <strong>phtalides<\/strong> et une huile essentielle riche en <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/sesquiterpenes\/\">sesquiterp\u00e8nes<\/a><\/strong>, en fait un repr\u00e9sentant typique de la diversit\u00e9 biochimique des Apiac\u00e9es europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p><em>Smyrnium olusatrum<\/em> L.<\/p>\n<p>Famille : Apiaceae (Umbelliferae)<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Apiaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Smyrnium<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Smyrnium olusatrum<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Maceron, Maceron potager, Gros persil, Persil de cheval, Ache de Smyrne. En anglais : <em>alexanders<\/em>, <em>horse parsley<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> Le nom de genre <em>Smyrnium<\/em> d\u00e9rive du grec <em>smyrna<\/em> (myrrhe), par allusion \u00e0 l&rsquo;ar\u00f4me r\u00e9sineux des graines. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>olusatrum<\/em> vient du latin <em>olus atrum<\/em> (l\u00e9gume noir), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la couleur sombre des fruits m\u00fbrs. Le nom anglais <em>alexanders<\/em> est une corruption de <em>olusatrum<\/em> via le latin m\u00e9di\u00e9val <em>alexandrinum<\/em>, la plante \u00e9tant associ\u00e9e \u00e0 Alexandrie d&rsquo;\u00c9gypte.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>Port et appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><em>Smyrnium olusatrum<\/em> est une plante herbac\u00e9e bisannuelle robuste, de 50 \u00e0 150 cm de hauteur. La tige est \u00e9paisse, creuse, cannel\u00e9e, glabre, vert sombre, souvent teint\u00e9e de pourpre \u00e0 la base. La racine est pivotante, charnue, \u00e0 chair blanch\u00e2tre, d\u00e9gageant un ar\u00f4me interm\u00e9diaire entre le c\u00e9leri et le persil.<\/p>\n<h3>Feuilles<\/h3>\n<p>Les feuilles basales sont grandes, bi- \u00e0 tripennatis\u00e9qu\u00e9es, \u00e0 segments ovales dent\u00e9s, d&rsquo;un vert sombre et luisant. Les feuilles sup\u00e9rieures sont plus simples, tern\u00e9es, avec des p\u00e9tioles engainants souvent jaun\u00e2tres. Toute la plante d\u00e9gage une odeur forte, aromatique, r\u00e9sineuse, interm\u00e9diaire entre le c\u00e9leri et la liv\u00e8che.<\/p>\n<h3>Fleurs et inflorescence<\/h3>\n<p>Les ombelles sont compos\u00e9es, terminales et lat\u00e9rales, \u00e0 fleurs jaune verd\u00e2tre \u2014 caract\u00e8re distinctif parmi les Apiac\u00e9es europ\u00e9ennes, o\u00f9 la majorit\u00e9 des esp\u00e8ces ont des fleurs blanches ou roses. Les bract\u00e9es de l&rsquo;involucre sont absentes ou tr\u00e8s r\u00e9duites. La floraison est pr\u00e9coce : avril \u00e0 juin.<\/p>\n<h3>Fruits<\/h3>\n<p>Le fruit est un diak\u00e8ne globuleux, noir et luisant \u00e0 maturit\u00e9, de 7-8 mm de diam\u00e8tre, \u00e0 c\u00f4tes saillantes. Sa couleur noire est un caract\u00e8re diagnostique imm\u00e9diat. Les graines ont une saveur poivr\u00e9e et aromatique.<\/p>\n<hr>\n<h3>HABITAT, \u00c9COLOGIE ET R\u00c9PARTITION<\/h3>\n<p>Le maceron est une esp\u00e8ce m\u00e9diterran\u00e9enne-atlantique. Il pousse spontan\u00e9ment dans les haies, les talus, les friches, les pieds de murs et les ruines, souvent \u00e0 proximit\u00e9 de la mer ou d&rsquo;anciennes habitations. Il affectionne les sols riches, frais, neutres \u00e0 calcaires. C&rsquo;est une plante nitrophile, souvent associ\u00e9e aux activit\u00e9s humaines pass\u00e9es (anciens jardins, monast\u00e8res, ports).<\/p>\n<p>Son aire naturelle couvre le bassin m\u00e9diterran\u00e9en et les c\u00f4tes atlantiques de l&rsquo;Europe, du Portugal aux \u00celes Britanniques. En France, il est commun sur le littoral atlantique et m\u00e9diterran\u00e9en, et subspontan\u00e9 dans l&rsquo;int\u00e9rieur pr\u00e8s des anciennes abbayes et des ports fluviaux. En Angleterre et en Irlande, sa pr\u00e9sence marque souvent l&#8217;emplacement de monast\u00e8res m\u00e9di\u00e9vaux disparus.<\/p>\n<hr>\n<h3>DIFF\u00c9RENCIATION AVEC LES ESP\u00c8CES PROCHES<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Avec <em>Smyrnium perfoliatum<\/em> (maceron \u00e0 feuilles perfoli\u00e9es) :<\/strong> feuilles caulinaires sup\u00e9rieures simples, embrassantes, arrondies, perfoli\u00e9es. Aspect tr\u00e8s diff\u00e9rent.<\/li>\n<li><strong>Avec <em>Apium graveolens<\/em> (c\u00e9leri sauvage) :<\/strong> plus petit, feuilles \u00e0 folioles plus arrondies, fleurs blanches, fruits beaucoup plus petits.<\/li>\n<li><strong>Avec <em>Levisticum officinale<\/em> (liv\u00e8che) :<\/strong> vivace, feuilles plus finement d\u00e9coup\u00e9es, fleurs jaune p\u00e2le. M\u00eame famille aromatique mais port diff\u00e9rent.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>P\u00e9tioles et jeunes tiges :<\/strong> consomm\u00e9s blanchis comme le c\u00e9leri.<\/li>\n<li><strong>Racine :<\/strong> cuite comme l\u00e9gume-racine.<\/li>\n<li><strong>Graines (fruits) :<\/strong> \u00e9pice poivr\u00e9e et aromatique.<\/li>\n<li><strong>Jeunes feuilles :<\/strong> aromate en cuisine.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Huile essentielle<\/h3>\n<p>L&rsquo;huile essentielle des graines (0,5-1,5 %) contient des <strong>sesquiterp\u00e8nes<\/strong> (<strong>germacr\u00e8ne D<\/strong>, <strong>b\u00eata-caryophyll\u00e8ne<\/strong>, <strong>alpha-humul\u00e8ne<\/strong>), des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/monoterpenes\/\">monoterp\u00e8nes<\/a><\/strong> (<strong>myrc\u00e8ne<\/strong>, <strong>alpha-<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/pinene\/\">pin\u00e8ne<\/a><\/strong>) et des <strong>phtalides<\/strong> (3-n-butylphtalide, compos\u00e9 \u00e9galement pr\u00e9sent dans le c\u00e9leri et responsable de l&rsquo;ar\u00f4me caract\u00e9ristique).<\/p>\n<h3>B. Furanocoumarines<\/h3>\n<p>Des <strong>furanocoumarines<\/strong> (<strong>isopimpinelline<\/strong>, <strong>bergapt\u00e8ne<\/strong>) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es dans les parties a\u00e9riennes, conf\u00e9rant une photosensibilit\u00e9 potentielle au contact de la s\u00e8ve. La concentration est mod\u00e9r\u00e9e compar\u00e9e \u00e0 la berce g\u00e9ante, mais le risque de phyto-photodermatose existe.<\/p>\n<h3>C. Flavono\u00efdes et acides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<p>Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a>, kaempf\u00e9rol, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a>) et des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a>, acide caf\u00e9ique) sont pr\u00e9sents dans les feuilles, contribuant \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>Activit\u00e9 digestive et carminative<\/h3>\n<p>Les phtalides et les compos\u00e9s aromatiques exercent un effet spasmolytique sur les muscles lisses intestinaux et stimulent la s\u00e9cr\u00e9tion gastrique. Ce profil est classique des Apiac\u00e9es aromatiques et fonde l&rsquo;usage traditionnel du maceron comme digestif.<\/p>\n<h3>Activit\u00e9 diur\u00e9tique<\/h3>\n<p>L&rsquo;usage traditionnel comme diur\u00e9tique l\u00e9ger est bien attest\u00e9 dans l&rsquo;herboristerie m\u00e9di\u00e9vale. Le m\u00e9canisme exact n&rsquo;est pas \u00e9lucid\u00e9 mais pourrait impliquer les flavono\u00efdes et les sels min\u00e9raux de la plante.<\/p>\n<h3>Activit\u00e9 antioxydante<\/h3>\n<p>Les flavono\u00efdes et les acides ph\u00e9noliques conf\u00e8rent une activit\u00e9 antioxydante mod\u00e9r\u00e9e, document\u00e9e <em>in vitro<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Carminatif \/ Digestif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Il n&rsquo;existe aucune donn\u00e9e clinique humaine sp\u00e9cifique \u00e0 <em>Smyrnium olusatrum<\/em>. La plante n&rsquo;est inscrite dans aucune pharmacop\u00e9e moderne et ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune monographie r\u00e9glementaire. Son int\u00e9r\u00eat pharmacologique est enti\u00e8rement empirique et fond\u00e9 sur l&rsquo;usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Sesquiterp\u00e8nes<\/td>\n<td>Terp\u00e8ne<\/td>\n<td>Aromatique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Germacr\u00e8ne d<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>B\u00eata-caryophyll\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Alpha-humul\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Myrc\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune forme gal\u00e9nique standardis\u00e9e n&rsquo;existe. L&rsquo;usage est essentiellement culinaire. En phytoth\u00e9rapie traditionnelle, l&rsquo;infusion de graines (1-2 g dans 200 ml d&rsquo;eau, 10 minutes) \u00e9tait prescrite comme digestif et diur\u00e9tique l\u00e9ger.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le maceron est consid\u00e9r\u00e9 comme comestible et non toxique aux doses alimentaires. La pr\u00e9sence de furanocoumarines impose cependant la prudence : le contact avec la s\u00e8ve suivi d&rsquo;une exposition solaire peut provoquer une phyto-photodermatose (dermatite phototoxique avec formation de cloques). Les personnes manipulant la plante en plein soleil doivent se prot\u00e9ger la peau.<\/p>\n<p>Comme pour toutes les Apiac\u00e9es cueillies en milieu sauvage, l&rsquo;identification doit \u00eatre rigoureuse pour \u00e9viter toute confusion avec des esp\u00e8ces toxiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le maceron \u00e9tait l&rsquo;un des principaux l\u00e9gumes des jardins monastiques m\u00e9di\u00e9vaux en Europe, jouant le r\u00f4le que le c\u00e9leri occupe aujourd&rsquo;hui. Columelle (<em>De re rustica<\/em>, I<sup>er<\/sup> si\u00e8cle) le d\u00e9crit comme l\u00e9gume cultiv\u00e9. Pline l&rsquo;Ancien le mentionne parmi les plantes potag\u00e8res les plus utilis\u00e9es. Il figure dans le <em>Capitulare de Villis<\/em> de Charlemagne (vers 795) et dans les jardins de l&rsquo;abbaye de Saint-Gall (IX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle).<\/p>\n<p>L&rsquo;arriv\u00e9e du c\u00e9leri-branche depuis l&rsquo;Italie au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et sa s\u00e9lection horticole ont progressivement supplant\u00e9 le maceron dans les jardins europ\u00e9ens. Au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le maceron avait pratiquement disparu de la culture, retournant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat subspontan\u00e9 pr\u00e8s de ses anciens lieux de culture.<\/p>\n<p>Le nom anglais <em>alexanders<\/em> et sa pr\u00e9sence pr\u00e8s des ruines monastiques en font un marqueur arch\u00e9obotanique pr\u00e9cieux.<\/p>\n<hr>\n<h3>USAGE ALIMENTAIRE<\/h3>\n<p>Le maceron est un l\u00e9gume ancien qui m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre red\u00e9couvert. Les <strong>p\u00e9tioles<\/strong>, blanchis au jardin (butt\u00e9s comme le c\u00e9leri ou le cardon) puis cuits, ont une saveur entre le c\u00e9leri et l&rsquo;ang\u00e9lique. Les <strong>jeunes pousses<\/strong> et <strong>feuilles<\/strong> parfument les soupes et les salades. La <strong>racine<\/strong> cuite a un go\u00fbt de panais aromatique. Les <strong>graines<\/strong>, s\u00e9ch\u00e9es et moulues, servent de condiment poivr\u00e9. Les <strong>boutons floraux<\/strong> peuvent \u00eatre confits au vinaigre comme les c\u00e2pres.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Smyrnium olusatrum<\/em> est une Apiac\u00e9e de grand int\u00e9r\u00eat historique et culinaire, dont la phytochimie \u2014 phtalides, furanocoumarines, sesquiterp\u00e8nes, flavono\u00efdes \u2014 est repr\u00e9sentative de sa famille. Son profil pharmacologique (digestif, carminatif, diur\u00e9tique) est modeste mais coh\u00e9rent. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat principal du maceron r\u00e9side aujourd&rsquo;hui dans sa red\u00e9couverte comme l\u00e9gume ancien rustique, dans le mouvement de diversification alimentaire et de valorisation du patrimoine horticole europ\u00e9en. Son histoire, de l\u00e9gume majeur du jardin m\u00e9di\u00e9val \u00e0 plante subspontan\u00e9e des ruines, est un cas d&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;\u00e9volution des pratiques alimentaires.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton, J. \u2014 <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier, 2016.<\/li>\n<li>Fournier, P.-V. \u2014 <em>Dictionnaire des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>, Omnibus, 1947.<\/li>\n<li>Lovett, J.C. \u2014 Alexanders (<em>Smyrnium olusatrum<\/em>) as a medieval food plant, <em>Garden History<\/em>, 1981.<\/li>\n<li>Tison, J.-M. et de Foucault, B. \u2014 <em>Flora Gallica<\/em>, Biotope, 2014.<\/li>\n<li>Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew : <em>Smyrnium olusatrum<\/em>.<\/li>\n<li>Tela Botanica, eFlore : <em>Smyrnium olusatrum<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Carminatif<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le maceron est une grande Apiac\u00e9e m\u00e9diterran\u00e9enne jadis cultiv\u00e9e comme l\u00e9gume et plante aromatique, aujourd&rsquo;hui tomb\u00e9e dans un oubli presque complet \u2014 remplac\u00e9e par le [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-643","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-apiacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/643","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=643"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/643\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13626,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/643\/revisions\/13626"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=643"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=643"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=643"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}