{"id":647,"date":"2026-03-26T11:24:48","date_gmt":"2026-03-26T10:24:48","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/panais-cultive\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:11","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:11","slug":"panais-cultive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/panais-cultive\/","title":{"rendered":"PANAIS CULTIV\u00c9"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Panais%20cultiv%C3%A9.jpg\" alt=\"Planche botanique Panais cultiv\u00e9\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>Le panais cultiv\u00e9 est l&rsquo;un des grands l\u00e9gumes-racines oubli\u00e9s de la cuisine europ\u00e9enne, supplant\u00e9 par la pomme de terre \u00e0 partir du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle apr\u00e8s avoir nourri des g\u00e9n\u00e9rations de paysans depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 romaine. Cette Apiac\u00e9e robuste, reconnaissable \u00e0 ses grandes ombelles jaunes et \u00e0 sa racine charnue \u00e0 saveur douce et sucr\u00e9e, est aussi une plante d&rsquo;un r\u00e9el int\u00e9r\u00eat phytochimique. Sa racine contient des <strong>furanocoumarines<\/strong> (photosensibilisantes), des <strong>polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/strong> (falcarinol, cytotoxique), des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> et une richesse exceptionnelle en <strong>min\u00e9raux<\/strong> (potassium, mangan\u00e8se) et en <strong>fibres<\/strong>. L\u00e9gume de terroir en pleine renaissance gastronomique, le panais m\u00e9rite aussi l&rsquo;attention du pharmacognosiste pour les potentialit\u00e9s bioactives de ses m\u00e9tabolites secondaires.<\/p>\n<p><em>Pastinaca sativa<\/em> L.<\/p>\n<p>Famille : Apiaceae (Umbelliferae)<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Apiaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Pastinaca<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Pastinaca sativa<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Sous-esp\u00e8ces :<\/strong> <em>P. sativa<\/em> subsp. <em>sativa<\/em> (forme cultiv\u00e9e), <em>P. sativa<\/em> subsp. <em>sylvestris<\/em> (forme sauvage, plus gr\u00eale).<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Panais cultiv\u00e9, Panais commun, Pastenade, Grand chervis. En anglais : <em>parsnip<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> Le nom <em>Pastinaca<\/em> d\u00e9rive du latin <em>pastinare<\/em> (creuser, fouir), en r\u00e9f\u00e9rence au travail de d\u00e9terrage de la racine. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>sativa<\/em> (cultiv\u00e9) distingue la forme horticole de la forme sauvage.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>Port et appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><em>Pastinaca sativa<\/em> est une plante herbac\u00e9e bisannuelle de 50 \u00e0 150 cm de hauteur. La premi\u00e8re ann\u00e9e, elle forme une rosette de feuilles basales et d\u00e9veloppe une racine pivotante charnue, conique, blanc cr\u00e8me \u00e0 jaun\u00e2tre, de 20 \u00e0 40 cm de long, \u00e0 chair douce et sucr\u00e9e. La deuxi\u00e8me ann\u00e9e, une tige florif\u00e8re dress\u00e9e, cannel\u00e9e, creuse et anguleuse se d\u00e9veloppe.<\/p>\n<h3>Feuilles<\/h3>\n<p>Les feuilles sont grandes, pennatis\u00e9qu\u00e9es, \u00e0 5-11 folioles ovales-oblongues, dent\u00e9es ou lob\u00e9es, vert fonc\u00e9, glabres ou faiblement pubescentes en dessous. Le p\u00e9tiole est engainant \u00e0 la base. Les feuilles froiss\u00e9es d\u00e9gagent une odeur aromatique caract\u00e9ristique.<\/p>\n<h3>Fleurs et inflorescence<\/h3>\n<p>L&rsquo;inflorescence est une grande ombelle compos\u00e9e, \u00e0 5-20 rayons, sans involucre. Les fleurs sont petites, jaunes \u2014 caract\u00e8re imm\u00e9diatement distinctif parmi les grandes Apiac\u00e9es europ\u00e9ennes, o\u00f9 les fleurs blanches dominent. La floraison a lieu de juillet \u00e0 septembre.<\/p>\n<h3>Fruits<\/h3>\n<p>Le fruit est un diak\u00e8ne aplati dorsalement, elliptique, ail\u00e9, de 5-8 mm de long, \u00e0 canaux s\u00e9cr\u00e9teurs bien d\u00e9velopp\u00e9s. Les graines sont aromatiques.<\/p>\n<hr>\n<h3>HABITAT, \u00c9COLOGIE ET R\u00c9PARTITION<\/h3>\n<p>Le panais sauvage est une plante des prairies, des talus, des friches et des bords de chemins, sur sols calcaires ou neutres, profonds, frais. Le panais cultiv\u00e9 n\u00e9cessite des sols meubles, profonds, riches et bien drain\u00e9s pour d\u00e9velopper une racine de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Son aire naturelle couvre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Asie occidentale. Il est cultiv\u00e9 dans toute l&rsquo;Europe (surtout Angleterre, Irlande, France, Pays-Bas) et naturalis\u00e9 en Am\u00e9rique du Nord, o\u00f9 la forme sauvage peut devenir envahissante dans les prairies.<\/p>\n<hr>\n<h3>DIFF\u00c9RENCIATION AVEC LES ESP\u00c8CES PROCHES<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Avec <em>Heracleum sphondylium<\/em> (berce commune) :<\/strong> feuilles plus grandes et plus larges, fleurs blanches, tiges tr\u00e8s pubescentes. M\u00eame habitat rud\u00e9ral.<\/li>\n<li><strong>Avec <em>Heracleum mantegazzianum<\/em> (berce du Caucase) :<\/strong> plante g\u00e9ante (3-5 m), tr\u00e8s phototoxique. Danger majeur.<\/li>\n<li><strong>Avec <em>Daucus carota<\/em> (carotte sauvage) :<\/strong> fleurs blanches (jamais jaunes), racine gr\u00eale et blanche (non charnue chez la forme sauvage), involucre de bract\u00e9es divis\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Racine :<\/strong> usage alimentaire majeur et source des compos\u00e9s bioactifs.<\/li>\n<li><strong>Graines :<\/strong> usage traditionnel en herboristerie (digestif, carminatif).<\/li>\n<li><strong>Feuilles :<\/strong> usage culinaire occasionnel (ar\u00f4me).<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Furanocoumarines<\/h3>\n<p>Toutes les parties de la plante contiennent des <strong>furanocoumarines<\/strong> : <strong>psoral\u00e8ne<\/strong>, <strong>bergapt\u00e8ne<\/strong>, <strong>xanthotoxine<\/strong> (m\u00e9thoxsal\u00e8ne), <strong>isopimpinelline<\/strong>. La concentration est maximale dans les graines et les feuilles, plus faible dans la racine \u00e9pluch\u00e9e. La racine stress\u00e9e (blessure, infection fongique, exposition au soleil apr\u00e8s r\u00e9colte) peut accumuler des furanocoumarines \u00e0 des niveaux potentiellement phototoxiques.<\/p>\n<h3>B. Polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/h3>\n<p>La racine contient du <strong>falcarinol<\/strong> et du <strong>falcarindiol<\/strong>, polyac\u00e9tyl\u00e8nes cytotoxiques communs aux Apiac\u00e9es. Le falcarinol a montr\u00e9 une activit\u00e9 antiprolif\u00e9rative sur des lign\u00e9es cellulaires tumorales <em>in vitro<\/em> et une r\u00e9duction des tumeurs intestinales chez le rongeur \u2014 propri\u00e9t\u00e9s partag\u00e9es avec la carotte.<\/p>\n<h3>C. Flavono\u00efdes et acides ph\u00e9noliques<\/h3>\n<p>Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a>, kaempf\u00e9rol, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a>) et des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a>) sont pr\u00e9sents dans les feuilles et la racine, contribuant \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 antioxydante.<\/p>\n<h3>D. Glucides et fibres<\/h3>\n<p>La racine est riche en <strong>amidon<\/strong> (converti en sucres simples apr\u00e8s le gel, d&rsquo;o\u00f9 la saveur plus douce du panais r\u00e9colt\u00e9 apr\u00e8s les gel\u00e9es), en <strong>fibres alimentaires<\/strong> (4-5 g\/100 g) et en <strong>potassium<\/strong> (375 mg\/100 g), <strong>acide folique<\/strong> et <strong>vitamine C<\/strong>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>Activit\u00e9 digestive et carminative<\/h3>\n<p>L&rsquo;huile essentielle des graines exerce un effet spasmolytique sur les muscles lisses intestinaux et stimule la s\u00e9cr\u00e9tion gastrique, justifiant l&rsquo;usage traditionnel comme digestif et carminatif.<\/p>\n<h3>Activit\u00e9 antioxydante<\/h3>\n<p>Les flavono\u00efdes et les acides ph\u00e9noliques de la racine conf\u00e8rent une activit\u00e9 antioxydante mod\u00e9r\u00e9e, document\u00e9e par les tests DPPH et ORAC.<\/p>\n<h3>Potentiel antiprolif\u00e9ratif<\/h3>\n<p>Le falcarinol de la racine inhibe la prolif\u00e9ration de cellules tumorales intestinales <em>in vitro<\/em> et r\u00e9duit la formation de tumeurs chez le rongeur dans un mod\u00e8le de cancer colorectal (Kobaek-Larsen <em>et al.<\/em>, 2005). Ce potentiel chimiopr\u00e9ventif, partag\u00e9 avec la carotte, reste au stade de la recherche.<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Nutritionnel (fibres, potassium)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Carminatif \/ Digestif (graines)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Chimiopr\u00e9ventif (falcarinol, recherche)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (traditionnel)<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Il n&rsquo;existe pas d&rsquo;essai clinique th\u00e9rapeutique sp\u00e9cifique au panais. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat clinique est essentiellement nutritionnel (apport en fibres, potassium, acide folique). Les donn\u00e9es sur le falcarinol sont prometteuses mais restent au stade pr\u00e9clinique. Le niveau de preuve pour tout usage m\u00e9dicinal est faible.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Furanocoumarines<\/td>\n<td>Coumarine<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Psoral\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Bergapt\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Xanthotoxine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Isopimpinelline<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune forme gal\u00e9nique standardis\u00e9e n&rsquo;est commercialis\u00e9e. L&rsquo;usage est essentiellement alimentaire. En phytoth\u00e9rapie traditionnelle, l&rsquo;infusion de graines (1-2 g dans 200 ml d&rsquo;eau, 10 minutes) \u00e9tait prescrite comme digestif et diur\u00e9tique l\u00e9ger.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le principal risque est la <strong>phyto-photodermatose<\/strong>. Le contact cutan\u00e9 avec la s\u00e8ve du panais (surtout les feuilles et les tiges) suivi d&rsquo;une exposition au soleil peut provoquer des br\u00fblures s\u00e9v\u00e8res (\u00e9ryth\u00e8me, cloques, hyperpigmentation persistante). Les jardiniers et les cueilleurs doivent porter des gants et des manches longues lors de la manipulation de la plante en \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>La racine \u00e9pluch\u00e9e et cuite ne pr\u00e9sente pas de risque de phototoxicit\u00e9 significatif. Les panais endommag\u00e9s, malades ou verdis par l&rsquo;exposition au soleil peuvent accumuler des furanocoumarines \u00e0 des niveaux \u00e9lev\u00e9s et doivent \u00eatre \u00e9limin\u00e9s.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le panais est cultiv\u00e9 depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 romaine. Pline l&rsquo;Ancien le mentionne comme l\u00e9gume courant sous le nom de <em>pastinaca<\/em>. Au Moyen \u00c2ge, c&rsquo;\u00e9tait un aliment de base en Europe, r\u00f4ti, bouilli ou transform\u00e9 en pur\u00e9e. La confusion historique entre panais et carotte (les deux portaient le nom de <em>pastinaca<\/em> dans les textes m\u00e9di\u00e9vaux) a dur\u00e9 plusieurs si\u00e8cles.<\/p>\n<p>L&rsquo;introduction de la pomme de terre en Europe au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle a marginalis\u00e9 le panais, sauf en Angleterre et en Irlande o\u00f9 il est rest\u00e9 populaire (<em>roast parsnip<\/em>, accompagnement classique du <em>Sunday roast<\/em>). La renaissance gastronomique des l\u00e9gumes anciens depuis les ann\u00e9es 2000 a remis le panais au go\u00fbt du jour en France.<\/p>\n<hr>\n<h3>USAGE ALIMENTAIRE<\/h3>\n<p>Le panais est un l\u00e9gume-racine polyvalent \u00e0 la saveur douce, sucr\u00e9e et l\u00e9g\u00e8rement noisett\u00e9e. Il se consomme r\u00f4ti, en pur\u00e9e, en soupe, en gratin, en chips ou cru r\u00e2p\u00e9 en salade. La cuisson au four concentre les sucres et d\u00e9veloppe une saveur caram\u00e9lis\u00e9e appr\u00e9ci\u00e9e. Le panais est plus sucr\u00e9 apr\u00e8s les premi\u00e8res gel\u00e9es, qui convertissent l&rsquo;amidon en sucres simples.<\/p>\n<p>Valeur nutritionnelle (100 g cru) : 75 kcal, 18 g de glucides, 4,9 g de fibres, 375 mg de potassium, 0,56 mg de mangan\u00e8se, 67 microgrammes d&rsquo;acide folique.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Pastinaca sativa<\/em> est une Apiac\u00e9e de grand int\u00e9r\u00eat nutritionnel et phytochimique. Sa racine, riche en fibres, en potassium et en polyac\u00e9tyl\u00e8nes potentiellement chimiopr\u00e9ventifs, m\u00e9rite sa place parmi les l\u00e9gumes fonctionnels. La pr\u00e9sence de furanocoumarines impose une vigilance lors de la manipulation de la plante fra\u00eeche mais ne remet pas en cause la consommation de la racine cuite. Le panais illustre comment un l\u00e9gume ancien tomb\u00e9 en d\u00e9su\u00e9tude peut retrouver une place de choix dans l&rsquo;alimentation contemporaine, \u00e0 la crois\u00e9e de la gastronomie, de la nutrition et de la pharmacognosie.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton, J. \u2014 <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier, 2016.<\/li>\n<li>Kobaek-Larsen, M. <em>et al.<\/em> \u2014 Inhibitory effects of feeding with carrots or falcarinol on intestinal neoplasia, <em>Journal of Agricultural and Food Chemistry<\/em>, 53, 2005.<\/li>\n<li>Fournier, P.-V. \u2014 <em>Dictionnaire des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>, Omnibus, 1947.<\/li>\n<li>Tison, J.-M. et de Foucault, B. \u2014 <em>Flora Gallica<\/em>, Biotope, 2014.<\/li>\n<li>Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew : <em>Pastinaca sativa<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Carminatif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le panais cultiv\u00e9 est l&rsquo;un des grands l\u00e9gumes-racines oubli\u00e9s de la cuisine europ\u00e9enne, supplant\u00e9 par la pomme de terre \u00e0 partir du XVIIIe si\u00e8cle apr\u00e8s [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-647","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-apiacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/647","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=647"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/647\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13623,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/647\/revisions\/13623"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=647"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=647"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=647"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}