{"id":661,"date":"2026-03-26T11:25:07","date_gmt":"2026-03-26T10:25:07","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/torilis-noueuse\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:11","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:11","slug":"torilis-noueuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/torilis-noueuse\/","title":{"rendered":"TORILIS NOUEUSE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Torilis%20noueuse.jpg\" alt=\"Planche botanique TORILIS NOUEUSE\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>La <strong>torilis noueuse<\/strong> (<em>Torilis nodosa<\/em> (L.) Gaertn.) appartient \u00e0 la famille des <strong>Apiaceae<\/strong> (Ombellif\u00e8res). Le genre <em>Torilis<\/em> comprend environ 15 esp\u00e8ces r\u00e9parties en Europe, en Asie et en Afrique du Nord. Le nombre chromosomique est 2n = 12. Le nom <em>Torilis<\/em> est un nom invent\u00e9 par Adanson en 1763, sans \u00e9tymologie claire. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>nodosa<\/em> (noueuse) fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;aspect des fruits regroup\u00e9s en glom\u00e9rules sessiles aux n\u0153uds de la tige. Noms vernaculaires : torilis des n\u0153uds, torilis noueuse, caucalide noueuse. En anglais : <em>knotted hedge-parsley<\/em>, <em>knotted bur-parsley<\/em>. L&rsquo;esp\u00e8ce se distingue des autres <em>Torilis<\/em> par ses ombelles sessiles oppos\u00e9es aux feuilles.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Petite plante herbac\u00e9e annuelle de 10 \u00e0 40 cm, souvent prostr\u00e9e ou ascendante. <strong>Racine<\/strong> pivotante gr\u00eale. <strong>Tige<\/strong> gr\u00eale, ramifi\u00e9e d\u00e8s la base, \u00e9tal\u00e9e \u00e0 ascendante, stri\u00e9e, pubescente-r\u00e9trofl\u00e8che (poils courts appliqu\u00e9s vers le bas). <strong>Feuilles<\/strong> alternes, 1 \u00e0 2 fois pennatis\u00e9qu\u00e9es, \u00e0 segments \u00e9troitement lanc\u00e9ol\u00e9s, dent\u00e9s \u00e0 incis\u00e9s, de 2 \u00e0 8 cm, pubescentes ; les feuilles caulinaires progressivement r\u00e9duites. <strong>Inflorescence<\/strong> : ombelles tr\u00e8s petites, <strong>sessiles ou subsessiles<\/strong>, group\u00e9es en glom\u00e9rules compacts oppos\u00e9s aux feuilles (aux n\u0153uds de la tige), chaque ombelle portant 2 \u00e0 3 rayons tr\u00e8s courts. <strong>Fleurs<\/strong> tr\u00e8s petites (1-2 mm), blanches \u00e0 ros\u00e9es ; 5 p\u00e9tales in\u00e9gaux (les externes plus grands), souvent \u00e9chancr\u00e9s ; 5 \u00e9tamines ; ovaire inf\u00e8re bicarpell\u00e9. <strong>Fruit<\/strong> (m\u00e9ricarpe) : ovo\u00efde, de 2 \u00e0 3 mm, <strong>h\u00e9t\u00e9rocarpe<\/strong> : les m\u00e9ricarpes externes h\u00e9riss\u00e9s d&rsquo;aiguillons crochus (\u00e9pizoochorie), les m\u00e9ricarpes internes tuberculeux ou lisses. <strong>Floraison<\/strong> : mai \u00e0 juillet.<\/p>\n<hr>\n<h3>Origine g\u00e9ographique et r\u00e9partition<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce <strong>m\u00e9diterran\u00e9enne-atlantique<\/strong>. R\u00e9partie dans tout le bassin m\u00e9diterran\u00e9en, la fa\u00e7ade atlantique de l&rsquo;Europe (de l&rsquo;Irlande au Portugal), et s&rsquo;\u00e9tendant jusqu&rsquo;en Asie occidentale (Turquie, Iran, Caucase). Naturalis\u00e9e en Am\u00e9rique du Nord, en Australie, en Nouvelle-Z\u00e9lande et en Afrique du Sud. En France, commune dans le <strong>sud<\/strong> (r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne, sud-ouest), le <strong>centre-ouest<\/strong> (fa\u00e7ade atlantique, Val de Loire) et le <strong>Bassin parisien<\/strong>. Plus rare dans le nord et l&rsquo;est. Altitude : 0 \u00e0 800 m. L&rsquo;esp\u00e8ce est en expansion dans le nord de la France, possiblement favoris\u00e9e par le r\u00e9chauffement climatique.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et habitat<\/h3>\n<p><strong>Bords de chemins<\/strong>, <strong>pieds de murs<\/strong>, <strong>friches urbaines<\/strong>, <strong>cultures<\/strong>, <strong>vignes<\/strong>, <strong>talus<\/strong>, <strong>terrains vagues<\/strong>, <strong>pelouses pi\u00e9tin\u00e9es<\/strong>. La torilis noueuse est une esp\u00e8ce rud\u00e9rale et messicole, typique des milieux perturb\u00e9s et anthropis\u00e9s. Les sols sont secs \u00e0 frais, calcaires \u00e0 neutres, bien drain\u00e9s, souvent pierreux ou sablonneux. L&rsquo;esp\u00e8ce est h\u00e9liophile et thermophile. Elle appartient aux communaut\u00e9s des Sisymbrietalia (friches annuelles) et des Stellarietea mediae (v\u00e9g\u00e9tation adventice). La pollinisation est entomophile (petits dipt\u00e8res, hym\u00e9nopt\u00e8res) et l&rsquo;autopollinisation est fr\u00e9quente. La dispersion est <strong>\u00e9pizoochore<\/strong> : les aiguillons crochus des fruits s&rsquo;accrochent aux poils des animaux et aux v\u00eatements, assurant un transport \u00e0 longue distance. L&rsquo;h\u00e9t\u00e9rocarpie (dimorphisme des fruits) est une strat\u00e9gie de colonisation : les fruits \u00e9pineux se dispersent loin, les fruits lisses restent pr\u00e8s de la plante-m\u00e8re.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es phytochimiques sp\u00e9cifiques \u00e0 <em>T. nodosa<\/em> sont limit\u00e9es. Le genre <em>Torilis<\/em> et la famille des Apiaceae permettent d&rsquo;inf\u00e9rer le profil chimique suivant. Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/coumarines\/\">coumarines<\/a><\/strong> : la pr\u00e9sence de coumarines simples et de <strong>furanocoumarines<\/strong> est probable, ces compos\u00e9s \u00e9tant caract\u00e9ristiques des Apiaceae ; des <strong>umbellif\u00e9rone<\/strong> et <strong>scopol\u00e9tine<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s chez des esp\u00e8ces voisines. Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>, <strong>lut\u00e9oline<\/strong>. Des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>. Une <strong>huile essentielle<\/strong> en faible quantit\u00e9 dans les fruits (compos\u00e9s monoterp\u00e9niques et sesquiterp\u00e9niques). Des <strong>polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/strong> : le <strong>falcarinol<\/strong> et le <strong>falcarindiol<\/strong>, compos\u00e9s cytotoxiques caract\u00e9ristiques de nombreuses Apiaceae. Des <strong>prot\u00e9ines de r\u00e9serve<\/strong> et des <strong>lipides<\/strong> dans les fruits. La pr\u00e9sence \u00e9ventuelle de furanocoumarines photosensibilisantes doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques de <em>T. nodosa<\/em> sont d\u00e9duites par analogie. Les <strong>coumarines<\/strong> poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s <strong>anti-inflammatoires<\/strong>, <strong>antispasmodiques<\/strong> et <strong>vasodilatatrices<\/strong>. Les <strong>furanocoumarines<\/strong>, si pr\u00e9sentes, exercent des effets <strong>photosensibilisants<\/strong> (phototoxicit\u00e9) et <strong>antiprolif\u00e9ratifs<\/strong>. Le <strong>falcarinol<\/strong> est <strong>cytotoxique<\/strong> et <strong>anticanc\u00e9reux<\/strong> (inhibition de la prolif\u00e9ration de lign\u00e9es cellulaires de cancer du c\u00f4lon). Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> sont <strong>antioxydants<\/strong> et <strong>anti-inflammatoires<\/strong>. L&rsquo;huile essentielle des fruits poss\u00e8de potentiellement des propri\u00e9t\u00e9s <strong>antimicrobiennes<\/strong> et <strong>carminatives<\/strong>. Aucune \u00e9tude pharmacologique sp\u00e9cifique \u00e0 <em>T. nodosa<\/em> n&rsquo;est publi\u00e9e. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat pharmacologique est th\u00e9orique et limit\u00e9 par l&rsquo;absence de tradition d&rsquo;utilisation m\u00e9dicinale.<\/p>\n<hr>\n<h3>Utilisations m\u00e9dicinales traditionnelles<\/h3>\n<p>Les usages m\u00e9dicinaux de <em>T. nodosa<\/em> sont pratiquement inexistants dans la litt\u00e9rature ethnobotanique. Le genre <em>Torilis<\/em> est parfois mentionn\u00e9 dans la m\u00e9decine populaire m\u00e9diterran\u00e9enne : en <strong>Turquie<\/strong>, <em>Torilis arvensis<\/em> est utilis\u00e9e en d\u00e9coction comme diur\u00e9tique et comme rem\u00e8de contre les calculs r\u00e9naux. En <strong>Iran<\/strong>, les fruits de <em>Torilis<\/em> spp. entrent dans les pr\u00e9parations carminatives (contre les flatulences). Ces usages concernent principalement <em>T. arvensis<\/em> et <em>T. leptophylla<\/em>, pas sp\u00e9cifiquement <em>T. nodosa<\/em>. Aucune tradition europ\u00e9enne document\u00e9e n&rsquo;existe pour cette esp\u00e8ce. La plante n&rsquo;a jamais figur\u00e9 dans les pharmacop\u00e9es officielles.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les recherches sur <em>T. nodosa<\/em> portent sur l&rsquo;<strong>\u00e9cologie urbaine<\/strong> (la plante est un mod\u00e8le de colonisation des milieux anthropis\u00e9s), l&rsquo;<strong>h\u00e9t\u00e9rocarpie<\/strong> (m\u00e9canismes g\u00e9n\u00e9tiques et adaptatifs de la production de deux types de fruits) et la <strong>biog\u00e9ographie<\/strong> (expansion vers le nord en lien avec le r\u00e9chauffement climatique). Des \u00e9tudes de <strong>phytochimie<\/strong> du genre <em>Torilis<\/em> se d\u00e9veloppent, principalement en Iran et en Turquie, avec l&rsquo;identification de coumarines, de flavono\u00efdes et de compos\u00e9s volatils dans les fruits. La <strong>phylog\u00e9nie<\/strong> mol\u00e9culaire de la tribu des Caucalideae (Apiaceae) utilise les marqueurs ITS et <em>matK<\/em> pour r\u00e9soudre les relations entre <em>Torilis<\/em>, <em>Caucalis<\/em> et genres apparent\u00e9s. Des \u00e9tudes d&rsquo;<strong>\u00e9cologie de la dispersion<\/strong> documentent l&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9pizoochorie par les mammif\u00e8res urbains (chiens, chats, renards).<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Furanocoumarines<\/td>\n<td>Coumarine<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Umbellif\u00e9rone<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Scopol\u00e9tine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Kaempf\u00e9rol<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune posologie officielle n&rsquo;est \u00e9tablie. La plante ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e ni monographie officielle. Aucune forme gal\u00e9nique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e. Les usages m\u00e9dicinaux du genre <em>Torilis<\/em> sont limit\u00e9s \u00e0 quelques traditions populaires orientales (d\u00e9coction de fruits comme diur\u00e9tique et carminatif, \u00e0 des doses non standardis\u00e9es). L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la torilis noueuse r\u00e9side dans sa biologie (h\u00e9t\u00e9rocarpie, \u00e9pizoochorie, \u00e9cologie des milieux anthropis\u00e9s) plut\u00f4t que dans d&rsquo;\u00e9ventuelles applications th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La toxicit\u00e9 de <em>T. nodosa<\/em> n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e formellement. La pr\u00e9sence potentielle de <strong>furanocoumarines<\/strong> constitue le principal risque toxicologique : ces compos\u00e9s, en pr\u00e9sence de lumi\u00e8re UV, provoquent une <strong>phytophotodermatose<\/strong> (br\u00fblures cutan\u00e9es, pigmentation persistante). Le <strong>falcarinol<\/strong>, si pr\u00e9sent en quantit\u00e9 significative, est cytotoxique et provoque une dermite de contact. Cependant, les petites dimensions de la plante et l&rsquo;absence de tradition d&rsquo;utilisation limitent consid\u00e9rablement le risque d&rsquo;exposition. Aucun cas d&rsquo;intoxication par <em>T. nodosa<\/em> n&rsquo;est rapport\u00e9. Les aiguillons crochus des fruits peuvent s&rsquo;accrocher dans la peau et provoquer une irritation m\u00e9canique mineure.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La torilis noueuse, plante discr\u00e8te des pieds de murs et des trottoirs, n&rsquo;a gu\u00e8re inspir\u00e9 la litt\u00e9rature, l&rsquo;art ou le folklore. Son int\u00e9r\u00eat r\u00e9side dans la <strong>botanique urbaine<\/strong> : elle fait partie du cort\u00e8ge floristique des villes m\u00e9diterran\u00e9ennes et atlantiques, colonisant les joints de trottoirs, les pieds de murs et les interstices urbains. En <strong>botanique historique<\/strong>, le genre <em>Torilis<\/em> a longtemps \u00e9t\u00e9 confondu avec <em>Caucalis<\/em> et <em>Anthriscus<\/em>, et la d\u00e9limitation des genres au sein de la tribu des Caucalideae a fait l&rsquo;objet de d\u00e9bats taxonomiques prolong\u00e9s. L&rsquo;<strong>h\u00e9t\u00e9rocarpie<\/strong> de <em>T. nodosa<\/em> (deux types de fruits sur la m\u00eame ombelle) est un cas d&rsquo;\u00e9tude classique en \u00e9cologie \u00e9volutive de la dispersion : cette strat\u00e9gie mixte permet \u00e0 la plante de coloniser de nouveaux sites (fruits \u00e9pineux dispers\u00e9s loin) tout en maintenant une population locale (fruits lisses restant sur place).<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et conservation<\/h3>\n<p><em>Torilis nodosa<\/em> n&rsquo;est pas menac\u00e9e (UICN : LC). Esp\u00e8ce commune en milieu m\u00e9diterran\u00e9en et atlantique, en expansion vers le nord. Elle n&rsquo;est prot\u00e9g\u00e9e dans aucune r\u00e9gion et ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e. La plante est consid\u00e9r\u00e9e comme adventice sans int\u00e9r\u00eat agronomique ni menace pour les cultures. Aucune r\u00e9glementation particuli\u00e8re ne s&rsquo;applique \u00e0 sa r\u00e9colte ou \u00e0 son utilisation.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Aucune monographie pharmacognosique officielle. L&rsquo;identification repose sur les caract\u00e8res morphologiques distinctifs : petite plante prostr\u00e9e \u00e0 ombelles sessiles aux n\u0153uds, fruits h\u00e9t\u00e9rocarpes (m\u00e9ricarpes externes \u00e9pineux, internes tuberculeux). La distinction avec <em>Torilis arvensis<\/em> (ombelles p\u00e9doncul\u00e9es, plante dress\u00e9e) et <em>T. japonica<\/em> (plante dress\u00e9e plus grande, ombelles longuement p\u00e9doncul\u00e9es) est essentielle. L&rsquo;examen microscopique du fruit montre des canaux s\u00e9cr\u00e9teurs (vittae) dans les vall\u00e9cules, caract\u00e9ristiques des Apiaceae. Les aiguillons sont des \u00e9mergences \u00e9pidermiques \u00e0 pointe crochue, facilitant l&rsquo;\u00e9pizoochorie. Le dosage des coumarines \u00e9ventuelles se fait par HPLC-UV.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conclusion et perspectives<\/h3>\n<p><em>Torilis nodosa<\/em>, petite ombellif\u00e8re des pieds de murs et des trottoirs m\u00e9diterran\u00e9ens, est une esp\u00e8ce discr\u00e8te dont l&rsquo;int\u00e9r\u00eat r\u00e9side dans son \u00e9cologie urbaine, sa biologie de la dispersion et sa phytochimie encore largement inexplor\u00e9e. L&rsquo;h\u00e9t\u00e9rocarpie, strat\u00e9gie de colonisation mixte, en fait un mod\u00e8le pour l&rsquo;\u00e9cologie \u00e9volutive. Les coumarines, flavono\u00efdes et polyac\u00e9tyl\u00e8nes attendus dans le genre offrent des pistes de recherche phytochimique. L&rsquo;expansion de l&rsquo;esp\u00e8ce vers le nord, en lien avec le r\u00e9chauffement climatique, en fait un indicateur biog\u00e9ographique int\u00e9ressant. La torilis noueuse rappelle que la flore urbaine la plus banale rec\u00e8le des questions biologiques fondamentales et des mol\u00e9cules potentiellement bioactives qui m\u00e9ritent l&rsquo;attention de la science.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Torilis%20nodosa\">Plants of the World Online, Kew : <em>Torilis nodosa<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Torilis+nodosa\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Torilis nodosa<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE La torilis noueuse (Torilis nodosa (L.) Gaertn.) appartient \u00e0 la famille des Apiaceae (Ombellif\u00e8res). 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