{"id":671,"date":"2026-03-26T11:25:20","date_gmt":"2026-03-26T10:25:20","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/dompte-venin-officinal\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:16","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:16","slug":"dompte-venin-officinal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/dompte-venin-officinal\/","title":{"rendered":"DOMPTE-VENIN OFFICINAL"},"content":{"rendered":"<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le <strong>Dompte-venin officinal<\/strong> (<em>Vincetoxicum hirundinaria<\/em> Medik., syn. <em>Cynanchum vincetoxicum<\/em> (L.) Pers.) appartient \u00e0 la famille des <strong>Ascl\u00e9piadac\u00e9es<\/strong> (souvent incluse dans les Apocynac\u00e9es dans les classifications r\u00e9centes). Le nom <em>Vincetoxicum<\/em> vient du latin <em>vincere<\/em> (vaincre) et <em>toxicum<\/em> (poison), attestant de la r\u00e9putation de la plante comme contrepoison. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>hirundinaria<\/em> fait allusion \u00e0 l&rsquo;hirondelle (hirundo), peut-\u00eatre en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la forme des follicules ou \u00e0 une croyance populaire. Noms vernaculaires : dompte-venin officinal, ascl\u00e9piade blanche, contre-poison.<\/p>\n<p>Plante vivace herbac\u00e9e de 30 \u00e0 100 cm, \u00e0 rhizome court, noueux, \u00e9mettant de nombreuses racines. Les tiges sont dress\u00e9es, simples ou peu ramifi\u00e9es, pubescentes. Les feuilles sont oppos\u00e9es, ovales-lanc\u00e9ol\u00e9es \u00e0 cordiformes, de 5 \u00e0 10 cm, acumin\u00e9es, enti\u00e8res, p\u00e9tiol\u00e9es. L&rsquo;inflorescence est un fascicule axillaire de 3 \u00e0 8 fleurs. Les fleurs, petites (5-8 mm), poss\u00e8dent un calice \u00e0 5 s\u00e9pales et une corolle blanche \u00e0 blanc-verd\u00e2tre, rotac\u00e9e, \u00e0 5 lobes. La couronne staminale (paracorolle) est caract\u00e9ristique des Ascl\u00e9piadac\u00e9es. Le fruit est un follicule fusiforme de 5 \u00e0 7 cm, contenant des graines munies d&rsquo;une aigrette soyeuse (pappus) pour la diss\u00e9mination an\u00e9mochore.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Vincetoxicum hirundinaria<\/em> est une esp\u00e8ce europ\u00e9enne-ouest asiatique. Son aire s&rsquo;\u00e9tend de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique \u00e0 la Russie, de la Scandinavie m\u00e9ridionale au bassin m\u00e9diterran\u00e9en, et jusqu&rsquo;au Caucase et \u00e0 l&rsquo;Iran. En France, il est pr\u00e9sent sur presque tout le territoire, plus rare dans l&rsquo;extr\u00eame Nord-Ouest.<\/p>\n<p>Le dompte-venin affectionne les milieux secs et chauds : lisi\u00e8res thermophiles, haies, bois clairs, pelouses s\u00e8ches, \u00e9boulis stabilis\u00e9s, rocailles, murs. Il pr\u00e9f\u00e8re les sols calcaires, bien drain\u00e9s, pierreux, secs. C&rsquo;est une esp\u00e8ce caract\u00e9ristique des ourlets thermophiles de l&rsquo;alliance <em>Geranion sanguinei<\/em>. On le rencontre du niveau de la mer \u00e0 1 800 m d&rsquo;altitude.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et conservation<\/h3>\n<p><em>Vincetoxicum hirundinaria<\/em> est une esp\u00e8ce commune \u00e0 assez commune, non menac\u00e9e (LC). Elle joue un r\u00f4le \u00e9cologique dans les lisi\u00e8res thermophiles et les pelouses s\u00e8ches. Ses fleurs attirent des pollinisateurs sp\u00e9cialis\u00e9s, notamment des mouches et de petits hym\u00e9nopt\u00e8res. Les aigrettes soyeuses des graines assurent une diss\u00e9mination an\u00e9mochore efficace.<\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce est la plante-h\u00f4te de plusieurs esp\u00e8ces de pucerons et de col\u00e9opt\u00e8res chrysom\u00e8les sp\u00e9cialis\u00e9s. Le latex blanc des tiges (moins abondant que chez les <em>Asclepias<\/em>) contient des compos\u00e9s d\u00e9fensifs dissuasifs pour de nombreux herbivores.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La phytochimie de <em>Vincetoxicum hirundinaria<\/em> est complexe :<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">Alcalo\u00efdes<\/a><\/strong> : la <strong>vinc\u00e9toxine<\/strong> (ph\u00e9nantrindolizidine alcalo\u00efde) est le compos\u00e9 le plus caract\u00e9ristique. Des alcalo\u00efdes apparent\u00e9s \u00e0 la <strong>tylophora<\/strong> (tylophorine, tylophorinine) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. Ces compos\u00e9s sont structurellement proches des alcalo\u00efdes d&rsquo;<em>Asclepias<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Glycosides cardiotoniques<\/strong> : des <strong>cardenolides<\/strong> (vinc\u00e9toxicoside A et B) sont pr\u00e9sents en faible concentration dans les racines et les feuilles.<\/p>\n<p><strong>Saponines st\u00e9ro\u00efdiennes<\/strong> : des <strong>st\u00e9ro\u00efdes polyoxyg\u00e9n\u00e9s<\/strong> (vinc\u00e9toxine) et des <strong>saponines \u00e0 g\u00e9nine pr\u00e9gnane<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Acides ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong> et leurs glycosides.<\/p>\n<p><strong>Autres<\/strong> : <strong>tanins<\/strong>, <strong>r\u00e9sines<\/strong>, <strong>huile essentielle<\/strong> (traces), <strong>amidon<\/strong> dans le rhizome.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p><strong>Activit\u00e9 \u00e9m\u00e9tique et expectorante<\/strong> : la <strong>vinc\u00e9toxine<\/strong> poss\u00e8de un effet \u00e9m\u00e9tique \u00e0 doses moyennes et expectorant \u00e0 faibles doses, justifiant l&rsquo;usage traditionnel comme succ\u00e9dan\u00e9 de l&rsquo;ip\u00e9ca.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 sudorifique<\/strong> : les extraits de racines augmentent la transpiration, propri\u00e9t\u00e9 exploit\u00e9e traditionnellement dans les \u00e9tats f\u00e9briles.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antivirale<\/strong> : des \u00e9tudes in vitro ont montr\u00e9 une activit\u00e9 antivirale des extraits de <em>Vincetoxicum<\/em> contre le virus de l&rsquo;herp\u00e8s simplex (HSV-1 et HSV-2) et certains ent\u00e9rovirus, attribu\u00e9e aux alcalo\u00efdes et aux compos\u00e9s ph\u00e9noliques.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse<\/strong> : les alcalo\u00efdes ph\u00e9nantrindolizidiques (tylophorine et apparent\u00e9s) exercent une activit\u00e9 antiprolif\u00e9rative puissante in vitro sur des lign\u00e9es de leuc\u00e9mie et de cancer du poumon, par inhibition de la synth\u00e8se prot\u00e9ique et de la voie <strong>NF-\u03baB<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 cardiotonique<\/strong> : les cardenolides exercent un effet inotrope positif, similaire \u00e0 celui de la digitaline, mais \u00e0 des concentrations plus \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>En raison de la toxicit\u00e9 potentielle et de la variabilit\u00e9 des extraits, le dompte-venin n&rsquo;est plus utilis\u00e9 en phytoth\u00e9rapie moderne. Les indications historiques \u00e9taient :<\/p>\n<p><strong>\u00c9tats f\u00e9briles<\/strong> : sudorifique dans les infections f\u00e9briles, les syndromes grippaux.<\/p>\n<p><strong>Empoisonnements<\/strong> : contrepoison universel (usage obsol\u00e8te et non valid\u00e9).<\/p>\n<p><strong>Troubles digestifs<\/strong> : \u00e9m\u00e9tique l\u00e9ger, laxatif.<\/p>\n<p><strong>Hom\u00e9opathie<\/strong> : <em>Vincetoxicum<\/em> 5 CH \u00e0 15 CH dans les syndromes grippaux, les angines et les intoxications alimentaires.<\/p>\n<hr>\n<h3>Donn\u00e9es cliniques<\/h3>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques modernes sont quasi inexistantes pour <em>Vincetoxicum hirundinaria<\/em>. Les seules donn\u00e9es proviennent de la tradition hom\u00e9opathique, o\u00f9 des \u00e9tudes observationnelles rapportent une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes grippaux avec <em>Vincetoxicum<\/em> 5 CH.<\/p>\n<p>Les alcalo\u00efdes ph\u00e9nantrindolizidiques apparent\u00e9s (tylophorine de <em>Tylophora indica<\/em>) ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;essais cliniques en Inde dans l&rsquo;asthme bronchique, avec des r\u00e9sultats positifs sur la fonction respiratoire, mais avec des effets ind\u00e9sirables (naus\u00e9es) limitant l&rsquo;utilisation.<\/p>\n<hr>\n<h3>Recherche contemporaine<\/h3>\n<p><strong>Antiviraux<\/strong> : les activit\u00e9s antivirales des extraits de <em>Vincetoxicum<\/em> sont \u00e9tudi\u00e9es comme piste pour le d\u00e9veloppement d&rsquo;antiviraux naturels, notamment contre les virus respiratoires.<\/p>\n<p><strong>Oncologie<\/strong> : les alcalo\u00efdes ph\u00e9nantrindolizidiques sont des candidats anticanc\u00e9reux prometteurs. La tylophorine et ses analogues synth\u00e9tiques sont en phase pr\u00e9clinique pour les leuc\u00e9mies et les cancers du poumon.<\/p>\n<p><strong>\u00c9cologie invasive<\/strong> : le dompte-venin p\u00e2le (<em>Vincetoxicum rossicum<\/em>), esp\u00e8ce apparent\u00e9e, est une plante envahissante majeure en Am\u00e9rique du Nord. La recherche d&rsquo;agents de biocontr\u00f4le d&rsquo;origine europ\u00e9enne implique l&rsquo;\u00e9tude des ennemis naturels de <em>V. hirundinaria<\/em> dans son aire native.<\/p>\n<p><strong>Chimie verte<\/strong> : la <strong>solasodine<\/strong> d&rsquo;autres Ascl\u00e9piadac\u00e9es est un pr\u00e9curseur industriel de la synth\u00e8se de cortisone et de progest\u00e9rone (h\u00e9misynth\u00e8se de st\u00e9ro\u00efdes pharmaceutiques).<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Vinc\u00e9toxine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Tylophora<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Glycosides cardiotoniques<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cardenolides<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saponines st\u00e9ro\u00efdiennes<\/td>\n<td>Saponine<\/td>\n<td>Constituant tensioactif<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Hom\u00e9opathie<\/strong> : <em>Vincetoxicum<\/em> 5 CH \u00e0 15 CH, 3 \u00e0 5 granules 3 fois par jour.<\/p>\n<p><strong>Usage historique (obsol\u00e8te)<\/strong> : d\u00e9coction de 2 \u00e0 5 g de racine s\u00e9ch\u00e9e par tasse. Ces posologies ne sont plus recommand\u00e9es en raison du risque de toxicit\u00e9 et de l&rsquo;absence de standardisation.<\/p>\n<p>L&rsquo;usage de la plante fra\u00eeche ou d&rsquo;extraits non standardis\u00e9s est formellement d\u00e9conseill\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p><strong>Contre-indications<\/strong> : grossesse, allaitement, enfants, insuffisance cardiaque (cardenolides), troubles du rythme cardiaque.<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9cautions majeures<\/strong> : la pr\u00e9sence d&rsquo;alcalo\u00efdes et de cardenolides rend l&rsquo;utilisation non encadr\u00e9e dangereuse. Le surdosage peut provoquer des troubles cardiaques, des vomissements violents et des troubles neurologiques. L&rsquo;usage doit \u00eatre strictement r\u00e9serv\u00e9 aux pr\u00e9parations hom\u00e9opathiques dilu\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Interactions<\/strong> : les cardenolides interagissent avec les digitaliques, les diur\u00e9tiques hypokali\u00e9miants et les antiarythmiques.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p><em>Vincetoxicum hirundinaria<\/em> est une plante mod\u00e9r\u00e9ment toxique. La <strong>vinc\u00e9toxine<\/strong> est un alcalo\u00efde \u00e9m\u00e9tisant et convulsivant \u00e0 fortes doses. Les <strong>cardenolides<\/strong> sont potentiellement cardiotoxiques (bradycardie, arythmies).<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes d&rsquo;intoxication comprennent naus\u00e9es, vomissements, diarrh\u00e9e, salivation excessive, bradycardie, troubles du rythme cardiaque, convulsions. La DL50 de la vinc\u00e9toxine chez la souris est d&rsquo;environ 100-200 mg\/kg par voie orale.<\/p>\n<p>Les intoxications humaines sont rares, la plante n&rsquo;\u00e9tant pas consomm\u00e9e comme aliment. Des cas d&#8217;empoisonnement de b\u00e9tail (ovins) ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s lors d&rsquo;ingestion massive.<\/p>\n<p>Les larves du monarque (<em>Danaus plexippus<\/em>), qui se nourrissent d&rsquo;Ascl\u00e9piadac\u00e9es, ne colonisent g\u00e9n\u00e9ralement pas <em>V. hirundinaria<\/em> en Europe, mais l&rsquo;esp\u00e8ce est un pi\u00e8ge \u00e9cologique pour certains papillons indig\u00e8nes.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le dompte-venin a une r\u00e9putation m\u00e9dicinale ancienne mais ambigu\u00eb. Son nom m\u00eame sugg\u00e8re un usage comme contrepoison (alexipharme), mentionn\u00e9 par les herboristes de la Renaissance (Matthiole, Dodoens). La racine \u00e9tait r\u00e9put\u00e9e sudorifique, diur\u00e9tique, \u00e9m\u00e9tique et alexit\u00e8re (antiv\u00e9n\u00e9neuse). On l&#8217;employait contre les morsures de serpent, les empoisonnements, les fi\u00e8vres malignes et la peste.<\/p>\n<p>Au XIXe si\u00e8cle, la racine de dompte-venin figurait encore dans certaines pharmacop\u00e9es comme succ\u00e9dan\u00e9 de l&rsquo;ip\u00e9ca (\u00e9m\u00e9tique) et comme sudorifique dans les fi\u00e8vres. Trousseau et Pidoux la mentionnent dans leur <em>Trait\u00e9 de th\u00e9rapeutique<\/em>. L&rsquo;usage d\u00e9clina avec la pharmacologie moderne, la plante \u00e9tant jug\u00e9e trop variable dans ses effets et potentiellement toxique.<\/p>\n<p>En hom\u00e9opathie, <em>Vincetoxicum<\/em> est prescrit pour les \u00e9tats grippaux, les angines et les troubles h\u00e9patiques.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et pharmacop\u00e9e<\/h3>\n<p><em>Vincetoxicum hirundinaria<\/em> a figur\u00e9 dans des pharmacop\u00e9es historiques mais n&rsquo;est plus inscrit \u00e0 la Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne ni \u00e0 la Pharmacop\u00e9e fran\u00e7aise. Il ne poss\u00e8de pas de monographie officielle.<\/p>\n<p>En hom\u00e9opathie, <em>Vincetoxicum<\/em> est une souche officinale inscrite \u00e0 la Pharmacop\u00e9e fran\u00e7aise (monographie hom\u00e9opathique) et disponible en officine.<\/p>\n<p>La plante n&rsquo;est pas en vente libre en phytoth\u00e9rapie en raison de la pr\u00e9sence de compos\u00e9s toxiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>DOMPTE-VENIN OFFICINAL pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<p>Bonnier G., Layens G. \u2014 <em>Flore compl\u00e8te portative de la France, de la Suisse et de la Belgique<\/em>, Belin, Paris.<br \/>\nBruneton J. \u2014 <em>Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5e \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2016.<br \/>\nBruneton J. \u2014 <em>Plantes toxiques. V\u00e9g\u00e9taux dangereux pour l&rsquo;homme et les animaux<\/em>, 4e \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2005.<br \/>\nGao W. et al. \u2014 \u00ab Antitumor activities of phenanthroindolizidine alkaloids from <em>Vincetoxicum<\/em> species \u00bb, <em>Bioorg. Med. Chem.<\/em>, 2012, 20, 3859-3867.<br \/>\nFournier P. \u2014 <em>Le livre des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>, Lechevalier, Paris, 1947.<br \/>\nTrousseau A., Pidoux H. \u2014 <em>Trait\u00e9 de th\u00e9rapeutique et de mati\u00e8re m\u00e9dicale<\/em>, 9e \u00e9d., 1877.<\/p>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Laxatif<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le Dompte-venin officinal (Vincetoxicum hirundinaria Medik., syn. Cynanchum vincetoxicum (L.) 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