{"id":677,"date":"2026-03-26T11:25:29","date_gmt":"2026-03-26T10:25:29","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/calla-des-marais\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:16","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:16","slug":"calla-des-marais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/calla-des-marais\/","title":{"rendered":"CALLA DES MARAIS"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/calla-des-marais.png\" alt=\"Planche botanique Calla des marais\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le <strong>calla des marais<\/strong> (<em>Calla palustris<\/em> L.) appartient \u00e0 la famille des <strong>Araceae<\/strong>. Le genre <em>Calla<\/em> est <strong>monosp\u00e9cifique<\/strong> : <em>C. palustris<\/em> est la seule esp\u00e8ce du genre. Le nombre chromosomique est 2n = 36 (72 chez certaines populations). Le nom <em>Calla<\/em> d\u00e9rive du grec <em>kallos<\/em> (beaut\u00e9). L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>palustris<\/em> signifie \u00ab des marais \u00bb. Noms vernaculaires : calla des marais, arum des marais, lis des marais. En anglais : <em>bog arum<\/em>, <em>wild calla<\/em>, <em>water arum<\/em>. Ne pas confondre avec le \u00ab calla \u00bb horticole (<em>Zantedeschia aethiopica<\/em>), plante sud-africaine d&rsquo;une tout autre genre.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace aquatique ou semi-aquatique de 15 \u00e0 30 cm. <strong>Rhizome<\/strong> horizontal, rampant, \u00e9pais (1-2 cm de diam\u00e8tre), articul\u00e9, spongieux, vert \u00e0 brun, portant des racines adventives et des cicatrices foliaires. <strong>Feuilles<\/strong> basales, longuement p\u00e9tiol\u00e9es (p\u00e9tiole de 10 \u00e0 25 cm, engainant \u00e0 la base), limbe <strong>ovale-cordiforme<\/strong>, de 5 \u00e0 12 cm, lustr\u00e9, vert fonc\u00e9, entier, \u00e0 nervation parall\u00e8le, \u00e9mergeant de l&rsquo;eau ou flottant \u00e0 sa surface. <strong>Inflorescence<\/strong> : <strong>spadice<\/strong> court (2-3 cm), cylindrique, enti\u00e8rement couvert de fleurs, entour\u00e9 d&rsquo;une <strong>spathe<\/strong> ovale, de 4 \u00e0 6 cm, blanche \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, verte \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, \u00e9tal\u00e9e et persistante (ne se refermant pas sur le spadice comme chez <em>Arum<\/em>). <strong>Fleurs<\/strong> bisexu\u00e9es (diff\u00e9rence majeure avec <em>Arum<\/em>), tr\u00e8s petites, sans p\u00e9rianthe ; 6 \u00e9tamines ; ovaire sup\u00e8re uniloculaire. <strong>Fruit<\/strong> : baies rouge vif, group\u00e9es en grappe dense sur le spadice persistant, de 5-8 mm, contenant chacune plusieurs graines g\u00e9latineuses. <strong>Floraison<\/strong> : mai \u00e0 juillet.<\/p>\n<hr>\n<h3>Origine g\u00e9ographique et r\u00e9partition<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce <strong>circumbor\u00e9ale<\/strong>. R\u00e9partie dans les r\u00e9gions froides et temp\u00e9r\u00e9es de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re Nord : Scandinavie, Russie, Sib\u00e9rie, Japon, Am\u00e9rique du Nord (du Canada aux Grands Lacs). En France, tr\u00e8s rare, limit\u00e9e \u00e0 quelques stations relictuelles dans le <strong>nord-est<\/strong> (Vosges, Jura, Franche-Comt\u00e9) et dans les <strong>Alpes du Nord<\/strong>. L&rsquo;esp\u00e8ce atteint en France sa limite sud-occidentale de r\u00e9partition et est consid\u00e9r\u00e9e comme un reliquat bor\u00e9al de la p\u00e9riode postglaciaire. Les populations fran\u00e7aises sont isol\u00e9es, \u00e0 effectifs souvent r\u00e9duits.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et habitat<\/h3>\n<p><strong>Tourbi\u00e8res<\/strong>, <strong>marais acides<\/strong>, <strong>bords d&rsquo;\u00e9tangs tourbeux<\/strong>, <strong>aulnaies mar\u00e9cageuses<\/strong>, <strong>marais de transition<\/strong>. Le calla des marais est strictement hygrophile, li\u00e9 aux eaux stagnantes ou lentement courantes, acides \u00e0 neutres, oligotrophes \u00e0 m\u00e9sotrophes (pauvres en nutriments). Les sols sont tourbeux, sphaigneux ou para-tourbeux, acides (pH 4-6). L&rsquo;esp\u00e8ce est h\u00e9liophile \u00e0 semi-sciaphile. Elle appartient aux communaut\u00e9s des Caricion lasiocarpae (marais de transition), des Scheuchzerietalia (tourbi\u00e8res) et des Alnion glutinosae (aulnaies mar\u00e9cageuses). La pollinisation est partiellement entomophile (petites mouches, col\u00e9opt\u00e8res) et partiellement autogame. La dispersion est <strong>hydrochore<\/strong> (les baies flottantes sont transport\u00e9es par l&rsquo;eau) et <strong>endozoochore<\/strong> (les graines g\u00e9latineuses traversent le tube digestif des oiseaux aquatiques). La multiplication v\u00e9g\u00e9tative par le rhizome rampant est pr\u00e9pond\u00e9rante.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Toutes les parties de la plante contiennent des <strong>cristaux d&rsquo;oxalate de calcium<\/strong> (raphides), comme la plupart des Araceae, responsables d&rsquo;une irritation intense des muqueuses. Le rhizome contient de l&rsquo;<strong>amidon<\/strong> (extractible apr\u00e8s cuisson prolong\u00e9e et lavages r\u00e9p\u00e9t\u00e9s), des <strong>saponines<\/strong>, des <strong>prot\u00e9ines<\/strong> et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong>. Les feuilles contiennent des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>. Des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>. Les baies contiennent des <strong>anthocyanes<\/strong> (coloration rouge), des <strong>saponines<\/strong> et des <strong>oxalates<\/strong>. Aucun <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efde<\/a> significatif n&rsquo;est signal\u00e9. La composition est similaire \u00e0 celle d&rsquo;<em>Arum maculatum<\/em> mais avec des concentrations en substances irritantes moins \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s sont essentiellement li\u00e9es \u00e0 la <strong>toxicit\u00e9<\/strong> des oxalates et des saponines. Les <strong>raphides d&rsquo;oxalate<\/strong> provoquent une irritation m\u00e9canique des muqueuses. Les <strong>saponines<\/strong> sont h\u00e9molytiques et irritantes digestives. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes et anti-inflammatoires. L&rsquo;amidon du rhizome, une fois purifi\u00e9 des oxalates, est pharmacologiquement inerte. Aucune \u00e9tude pharmacologique sp\u00e9cifique n&rsquo;est publi\u00e9e pour cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h3>Utilisations m\u00e9dicinales traditionnelles<\/h3>\n<p>En <strong>Scandinavie<\/strong> et en <strong>Russie<\/strong>, le rhizome du calla des marais \u00e9tait utilis\u00e9 comme <strong>aliment de famine<\/strong> apr\u00e8s une pr\u00e9paration laborieuse (cuisson prolong\u00e9e, s\u00e9chage, lavages multiples pour \u00e9liminer les oxalates). La farine obtenue servait \u00e0 confectionner du pain. En <strong>m\u00e9decine populaire finlandaise<\/strong>, le rhizome cuit \u00e9tait utilis\u00e9 en cataplasme sur les inflammations et les abc\u00e8s. En <strong>m\u00e9decine populaire russe<\/strong>, la plante \u00e9tait mentionn\u00e9e comme diur\u00e9tique et antirhumatismal. En <strong>m\u00e9decine traditionnelle nord-am\u00e9ricaine<\/strong> (Premi\u00e8res Nations), le rhizome servait de rem\u00e8de contre les morsures de serpent et les inflammations cutan\u00e9es. Tous ces usages sont abandonn\u00e9s. La plante n&rsquo;a jamais figur\u00e9 dans les pharmacop\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les recherches portent sur l&rsquo;<strong>\u00e9cologie des tourbi\u00e8res<\/strong> (bioindicateur de marais de transition, r\u00e9ponse au changement climatique et \u00e0 l&rsquo;ass\u00e8chement des zones humides), la <strong>biog\u00e9ographie<\/strong> des esp\u00e8ces bor\u00e9ales relictuelles (mod\u00e9lisation de la r\u00e9partition pass\u00e9e et future), la <strong>phylog\u00e9nie<\/strong> des Araceae (position du genre monosp\u00e9cifique <em>Calla<\/em> au sein de la famille), et la <strong>biologie de la reproduction<\/strong> (dispersion hydrochore des baies, taux d&rsquo;autogamie, r\u00f4le des oiseaux aquatiques dans la diss\u00e9mination). Des \u00e9tudes de <strong>conservation<\/strong> \u00e9valuent l&rsquo;\u00e9tat des populations fran\u00e7aises relictuelles et les menaces li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;ass\u00e8chement des tourbi\u00e8res.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Cristaux d&rsquo;oxalate de calcium<\/td>\n<td>Sel<\/td>\n<td>Pr\u00e9sence \u00e0 signaler (calculs)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Amidon<\/td>\n<td>Polysaccharide<\/td>\n<td>R\u00e9serve glucidique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saponines<\/td>\n<td>Saponine<\/td>\n<td>Constituant tensioactif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Prot\u00e9ines<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune posologie n&rsquo;est \u00e9tablie. La plante ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e. L&rsquo;usage interne est d\u00e9conseill\u00e9 en raison de la toxicit\u00e9 des oxalates. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat du calla des marais r\u00e9side dans sa valeur patrimoniale (esp\u00e8ce bor\u00e9ale relictuelle en France), son \u00e9cologie des tourbi\u00e8res et son r\u00f4le dans les \u00e9cosyst\u00e8mes de zones humides froides.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le calla des marais est <strong>toxique frais<\/strong>. L&rsquo;ingestion de feuilles, de rhizome cru ou de baies provoque une <strong>irritation intense des muqueuses buccales<\/strong> (sensation de br\u00fblure, \u0153d\u00e8me), des vomissements et des diarrh\u00e9es, identiques aux sympt\u00f4mes provoqu\u00e9s par <em>Arum maculatum<\/em>. Les raphides d&rsquo;oxalate de calcium sont le principal agent toxique. La cuisson prolong\u00e9e et les lavages multiples r\u00e9duisent consid\u00e9rablement la toxicit\u00e9 (d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;usage alimentaire historique du rhizome cuit). Les baies rouges constituent un risque pour les enfants. Le contact cutan\u00e9 prolong\u00e9 avec le suc frais provoque une dermite. Aucun cas d&rsquo;intoxication mortelle n&rsquo;est rapport\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le calla des marais est l&rsquo;un des <strong>reliqu\u00e9s bor\u00e9aux<\/strong> les plus embl\u00e9matiques de la flore fran\u00e7aise. Sa pr\u00e9sence dans les tourbi\u00e8res des Vosges et du Jura t\u00e9moigne des conditions climatiques postglaciaires froides qui r\u00e9gnaient il y a 10 000 ans. En <strong>Scandinavie<\/strong>, le rhizome du calla \u00e9tait un aliment de famine document\u00e9 dans les chroniques m\u00e9di\u00e9vales. En <strong>horticulture aquatique<\/strong>, le calla des marais est cultiv\u00e9 comme plante ornementale de bassin, appr\u00e9ci\u00e9 pour ses spathes blanches \u00e9l\u00e9gantes et ses baies rouge vif. <strong>Linn\u00e9<\/strong> d\u00e9crivit l&rsquo;esp\u00e8ce en 1753 et en fit le type du genre <em>Calla<\/em>. La beaut\u00e9 de la spathe blanche a conduit \u00e0 l&rsquo;appropriation du nom \u00ab calla \u00bb par les fleuristes pour d\u00e9signer les <em>Zantedeschia<\/em> d&rsquo;Afrique du Sud, cr\u00e9ant une confusion nomenclaturale persistante.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et conservation<\/h3>\n<p><em>Calla palustris<\/em> est <strong>prot\u00e9g\u00e9e en France<\/strong> au niveau national (arr\u00eat\u00e9 du 20 janvier 1982). L&rsquo;esp\u00e8ce est class\u00e9e <strong>NT<\/strong> (quasi menac\u00e9e) ou <strong>VU<\/strong> (vuln\u00e9rable) dans les listes rouges r\u00e9gionales fran\u00e7aises. Les menaces incluent l&rsquo;<strong>ass\u00e8chement des tourbi\u00e8res<\/strong>, le <strong>drainage<\/strong>, l&rsquo;<strong>eutrophisation<\/strong> des eaux et le <strong>comblement des mares<\/strong>. La conservation passe par la protection stricte des stations connues, la restauration hydrologique des tourbi\u00e8res et le suivi des populations. L&rsquo;esp\u00e8ce est prot\u00e9g\u00e9e dans de nombreux pays europ\u00e9ens. Elle ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Aucune monographie officielle. L&rsquo;identification est facilit\u00e9e par l&rsquo;habitat (marais, tourbi\u00e8res) et la morphologie unique : spathe blanche ouverte, spadice court enti\u00e8rement couvert de fleurs, feuilles cordiformes lustr\u00e9es, baies rouges. La distinction avec <em>Arum maculatum<\/em> (feuilles sagitt\u00e9es tachet\u00e9es, spathe en cornet ferm\u00e9, appendice violet) est ais\u00e9e. La microscopie du rhizome montre un a\u00e9renchyme d\u00e9velopp\u00e9 (adaptation \u00e0 l&rsquo;inondation), un parenchyme amylif\u00e8re et des raphides d&rsquo;oxalate abondantes.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conclusion et perspectives<\/h3>\n<p><em>Calla palustris<\/em>, joyau bor\u00e9al des tourbi\u00e8res fran\u00e7aises, est un Araceae unique par son genre monosp\u00e9cifique, sa r\u00e9partition circumbor\u00e9ale et son statut de relicte postglaciaire en France. Si ses propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques sont n\u00e9gligeables, sa toxicit\u00e9 (oxalates, saponines) et sa biologie (dispersion hydrochore, a\u00e9renchyme) sont d&rsquo;int\u00e9r\u00eat scientifique. La conservation de cette esp\u00e8ce rare et prot\u00e9g\u00e9e est un enjeu majeur : elle symbolise la fragilit\u00e9 des tourbi\u00e8res, \u00e9cosyst\u00e8mes parmi les plus menac\u00e9s d&rsquo;Europe, dont la disparition entra\u00eenerait la perte irr\u00e9versible de ces t\u00e9moins vivants de l&rsquo;histoire climatique de notre continent.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Calla%20palustris\">Plants of the World Online, Kew : <em>Calla palustris<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Calla+palustris\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Calla palustris<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le calla des marais (Calla palustris L.) appartient \u00e0 la famille des Araceae. 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