{"id":678,"date":"2026-03-26T11:25:30","date_gmt":"2026-03-26T10:25:30","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/gouet-ditalie\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:16","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:16","slug":"gouet-ditalie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/gouet-ditalie\/","title":{"rendered":"GOUET D\u2019ITALIE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Gouet%20d%27Italie.jpg\" alt=\"Planche botanique Gouet d'Italie\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le <strong>gouet d&rsquo;Italie<\/strong> (<em>Arum italicum<\/em> Mill.) appartient \u00e0 la famille des <strong>Araceae<\/strong>. Le genre <em>Arum<\/em> comprend environ 30 esp\u00e8ces. Le nombre chromosomique est 2n = 56 ou 84 (triplo\u00efde). Le nom <em>Arum<\/em> est le nom latin classique. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>italicum<\/em> fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;Italie, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;esp\u00e8ce fut d\u00e9crite. Noms vernaculaires : gouet d&rsquo;Italie, arum d&rsquo;Italie, pied-de-veau d&rsquo;Italie. En anglais : <em>Italian lords-and-ladies<\/em>, <em>Italian arum<\/em>. L&rsquo;esp\u00e8ce se distingue d&rsquo;<em>A. maculatum<\/em> par ses feuilles \u00e0 nervures blanches et son appendice jaune. La sous-esp\u00e8ce la plus r\u00e9pandue en France est <em>A. italicum<\/em> subsp. <em>italicum<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace g\u00e9ophyte de 20 \u00e0 60 cm. <strong>Tubercule<\/strong> souterrain ovo\u00efde, charnu, blanc, de 3 \u00e0 6 cm. <strong>Feuilles<\/strong> basales, longuement p\u00e9tiol\u00e9es, limbe sagitt\u00e9-hast\u00e9, de 15 \u00e0 35 cm, <strong>vert fonc\u00e9 luisant \u00e0 nervures blanches ou cr\u00e8me<\/strong> tr\u00e8s apparentes (veinure marbr\u00e9e caract\u00e9ristique), apparaissant \u00e0 l&rsquo;<strong>automne<\/strong> (octobre-novembre) et persistant tout l&rsquo;hiver et le printemps (ph\u00e9nologie invers\u00e9e par rapport \u00e0 <em>A. maculatum<\/em> dont les feuilles sont printani\u00e8res). <strong>Spathe<\/strong> de 15 \u00e0 40 cm, vert p\u00e2le jaun\u00e2tre, parfois lav\u00e9e de pourpre, plus grande que chez <em>A. maculatum<\/em>. <strong>Spadice<\/strong> \u00e0 appendice <strong>jaune<\/strong> (contre violet-pourpre chez <em>A. maculatum<\/em>), \u00e9mettant une odeur f\u00e9tide moins intense que chez <em>A. maculatum<\/em>. <strong>Fleurs<\/strong> unisexu\u00e9es, dispos\u00e9es comme chez <em>A. maculatum<\/em> (femelles \u00e0 la base, poils st\u00e9riles, m\u00e2les au-dessus, appendice terminal). <strong>Fruit<\/strong> : baies <strong>rouge orang\u00e9 vif<\/strong>, group\u00e9es en \u00e9pi dense, tr\u00e8s d\u00e9coratives, persistant de juillet \u00e0 novembre sur la hampe nue. <strong>Floraison<\/strong> : avril \u00e0 mai.<\/p>\n<hr>\n<h3>Origine g\u00e9ographique et r\u00e9partition<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce <strong>m\u00e9diterran\u00e9enne \u00e0 atlantique<\/strong>. R\u00e9partie dans tout le bassin m\u00e9diterran\u00e9en, la fa\u00e7ade atlantique de l&rsquo;Europe (de l&rsquo;Angleterre au Portugal), et l&rsquo;Asie Mineure. En France, commune dans le <strong>sud<\/strong> (M\u00e9diterran\u00e9e, sud-ouest) et l&rsquo;<strong>ouest<\/strong> (fa\u00e7ade atlantique, Val de Loire). Pr\u00e9sente aussi dans le centre et le Bassin parisien. Rare dans le nord-est et absente des montagnes \u00e9lev\u00e9es. Altitude : 0 \u00e0 800 m. L&rsquo;esp\u00e8ce est en expansion vers le nord (Angleterre, Belgique), possiblement favoris\u00e9e par le r\u00e9chauffement climatique et les plantations horticoles. Tr\u00e8s largement cultiv\u00e9e comme plante ornementale de sous-bois.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et habitat<\/h3>\n<p><strong>Haies<\/strong>, <strong>lisi\u00e8res foresti\u00e8res<\/strong>, <strong>sous-bois thermophiles<\/strong>, <strong>pieds de murs<\/strong>, <strong>jardins<\/strong>, <strong>parcs<\/strong>, <strong>friches<\/strong>, <strong>berges ombrag\u00e9es<\/strong>. Le gouet d&rsquo;Italie est semi-sciaphile \u00e0 sciaphile, thermophile, li\u00e9 aux milieux frais \u00e0 mod\u00e9r\u00e9ment secs. Les sols sont riches, argileux \u00e0 limoneux, neutres \u00e0 calcaires, humif\u00e8res. L&rsquo;esp\u00e8ce appartient aux communaut\u00e9s des Prunetalia (haies), des Populetalia (for\u00eats riveraines) et des Quercion ilicis (ch\u00eanaies vertes). La ph\u00e9nologie hivernale des feuilles (verdure en hiver, repos en \u00e9t\u00e9) est une adaptation au climat m\u00e9diterran\u00e9en (\u00e9vitement de la s\u00e9cheresse estivale). Le m\u00e9canisme de pollinisation par pi\u00e8ge \u00e0 mouches est identique \u00e0 celui d&rsquo;<em>A. maculatum<\/em>. La dispersion est ornithochore (merles, grives). Les baies rouge orang\u00e9 sont tr\u00e8s voyantes et attractives pour les oiseaux mais toxiques pour l&rsquo;homme.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La composition chimique est tr\u00e8s similaire \u00e0 celle d&rsquo;<em>A. maculatum<\/em>. Toutes les parties contiennent des <strong>raphides d&rsquo;oxalate de calcium<\/strong> (cristaux en aiguilles). Le tubercule contient de l&rsquo;<strong>amidon<\/strong> (25-35 %), des <strong>saponines<\/strong>, des <strong>lectines<\/strong>, des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong>. Les feuilles contiennent des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>. Des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong>. Le spadice contient des <strong>amines volatiles<\/strong> f\u00e9calo\u00efdes (<strong>indole<\/strong>, <strong>p-cr\u00e9sol<\/strong>). Les baies contiennent des <strong>anthocyanes<\/strong> (<strong>p\u00e9largonidine<\/strong>, <strong>cyanidine<\/strong>), des <strong>saponines<\/strong> et des <strong>oxalates<\/strong>. Des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a> isoquinol\u00e9iques<\/strong> en traces ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s chez <em>A. italicum<\/em>, mais leur pr\u00e9sence est controvers\u00e9e. La thermogen\u00e8se de l&rsquo;appendice implique l&rsquo;<strong>oxydase alternative<\/strong> (AOX). Les concentrations en substances toxiques (oxalates, saponines) sont comparables \u00e0 celles d&rsquo;<em>A. maculatum<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Comme pour <em>A. maculatum<\/em>, les propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques sont domin\u00e9es par la <strong>toxicit\u00e9<\/strong>. Les <strong>raphides d&rsquo;oxalate<\/strong> sont irritantes m\u00e9caniques. Les <strong>saponines<\/strong> sont h\u00e9molytiques. Les <strong>lectines<\/strong> sont agglutinantes et inflammatoires. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> sont antioxydants. Des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent que les lectines d&rsquo;<em>Arum<\/em> poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s <strong>anticanc\u00e9reuses<\/strong> in vitro (inhibition de la prolif\u00e9ration de cellules tumorales du c\u00f4lon et du sein) et <strong>immunomodulatrices<\/strong> (stimulation des lymphocytes T). L&rsquo;<strong>amidon<\/strong> du tubercule, apr\u00e8s purification, est un excipient pharmaceutique potentiel. L&rsquo;huile essentielle du spadice (compos\u00e9s volatils f\u00e9calo\u00efdes) n&rsquo;a pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat th\u00e9rapeutique. L&rsquo;<strong>acide oxalique<\/strong> est n\u00e9phrotoxique \u00e0 forte dose (risque de cristallisation r\u00e9nale).<\/p>\n<hr>\n<h3>Utilisations m\u00e9dicinales traditionnelles<\/h3>\n<p>Les usages sont identiques \u00e0 ceux d&rsquo;<em>A. maculatum<\/em>. En <strong>m\u00e9decine populaire m\u00e9diterran\u00e9enne<\/strong>, le tubercule cuit servait d&rsquo;<strong>aliment de famine<\/strong> (apr\u00e8s cuisson prolong\u00e9e et lavages multiples). En <strong>Italie<\/strong>, le tubercule s\u00e9ch\u00e9 et r\u00e9duit en poudre servait d&rsquo;amidon pour l&#8217;empesage du linge. En <strong>m\u00e9decine populaire grecque<\/strong>, le tubercule \u00e9cras\u00e9 en cataplasme \u00e9tait appliqu\u00e9 sur les furoncles, les engelures et les douleurs rhumatismales. En <strong>m\u00e9decine populaire turque<\/strong>, la plante \u00e9tait utilis\u00e9e comme h\u00e9mostatique. L&rsquo;usage interne est dangereux et abandonn\u00e9. En <strong>hom\u00e9opathie<\/strong>, <em>Arum italicum<\/em> est prescrit pour les irritations des muqueuses nasales et buccales. La plante n&rsquo;a jamais figur\u00e9 dans les pharmacop\u00e9es officielles modernes.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les recherches portent sur la <strong>thermogen\u00e8se<\/strong> (r\u00e9gulation de l&rsquo;oxydase alternative AOX par l&rsquo;<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-salicylique\/\">acide salicylique<\/a>, r\u00f4le \u00e9cologique dans la volatilisation des attractifs olfactifs pour les pollinisateurs), les <strong>lectines<\/strong> d&rsquo;Araceae (propri\u00e9t\u00e9s anticanc\u00e9reuses et immunomodulatrices, d\u00e9veloppement de bioinsecticides), la <strong>biog\u00e9ographie<\/strong> (expansion vers le nord en lien avec le r\u00e9chauffement climatique, analyse de la dispersion par les oiseaux frugivores), et la <strong>ph\u00e9nologie hivernale<\/strong> (adaptation au climat m\u00e9diterran\u00e9en, photosynth\u00e8se hivernale dans les feuilles persistantes). Des \u00e9tudes de <strong>toxicologie<\/strong> analysent la composition et la toxicit\u00e9 compar\u00e9e des baies d&rsquo;<em>A. italicum<\/em> et d&rsquo;<em>A. maculatum<\/em> en contexte d&rsquo;intoxication p\u00e9diatrique.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Raphides d&rsquo;oxalate de calcium<\/td>\n<td>Sel<\/td>\n<td>Pr\u00e9sence \u00e0 signaler (calculs)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Amidon<\/td>\n<td>Polysaccharide<\/td>\n<td>R\u00e9serve glucidique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saponines<\/td>\n<td>Saponine<\/td>\n<td>Constituant tensioactif<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lectines<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>L&rsquo;USAGE INTERNE EST DANGEREUX ET D\u00c9CONSEILL\u00c9.<\/strong> Le tubercule cru provoque une irritation intense des muqueuses. \u00c0 titre historique : cataplasme de tubercule cuit comme r\u00e9vulsif. Amidon extrait du tubercule (apr\u00e8s lavages r\u00e9p\u00e9t\u00e9s) comme excipient. <strong>Hom\u00e9opathie :<\/strong> teinture-m\u00e8re en dilutions (5 CH et plus). L&rsquo;int\u00e9r\u00eat principal de <em>A. italicum<\/em> est ornemental (feuillage hivernal d\u00e9coratif, baies rouge orang\u00e9) et \u00e9cologique (dispersion par les oiseaux, pollinisation par pi\u00e8ge \u00e0 mouches).<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Toxicit\u00e9 identique \u00e0 celle d&rsquo;<em>A. maculatum<\/em>. L&rsquo;ingestion provoque une <strong>irritation intense des muqueuses buccales<\/strong> (br\u00fblure, \u0153d\u00e8me, hypersalivation), des vomissements et des diarrh\u00e9es. Les baies rouge orang\u00e9 sont une cause fr\u00e9quente d&rsquo;intoxication accidentelle chez les enfants (la couleur vive est tr\u00e8s attractive). Les centres antipoison rapportent r\u00e9guli\u00e8rement des cas. La toxicit\u00e9 est due aux raphides d&rsquo;oxalate de calcium, aux saponines et aux lectines. La cuisson et les lavages r\u00e9duisent mais n&rsquo;\u00e9liminent pas compl\u00e8tement la toxicit\u00e9. Le contact cutan\u00e9 avec le suc frais provoque une dermite. Aucun cas mortel n&rsquo;est rapport\u00e9 (la douleur buccale imm\u00e9diate limite l&rsquo;ingestion). <strong>Contre-indications absolues :<\/strong> tout usage interne non supervis\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le gouet d&rsquo;Italie partage l&rsquo;essentiel du folklore du genre <em>Arum<\/em> avec <em>A. maculatum<\/em>. En <strong>horticulture<\/strong>, <em>A. italicum<\/em> est nettement plus cultiv\u00e9 que <em>A. maculatum<\/em>, appr\u00e9ci\u00e9 pour son feuillage marbr\u00e9 hivernal (cultivar &lsquo;Marmoratum&rsquo; ou &lsquo;Pictum&rsquo;). Il est tr\u00e8s utilis\u00e9 en <strong>fleuristerie<\/strong> pour ses \u00e9pis de baies rouge orang\u00e9 spectaculaires. En <strong>Italie<\/strong>, le nom populaire <em>gigaro chiaro<\/em> (gigaro clair) le distingue du <em>gigaro scuro<\/em> (<em>A. maculatum<\/em>). En <strong>arch\u00e9obotanique<\/strong>, des restes d&rsquo;amidon de tubercule d&rsquo;<em>Arum<\/em> ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s sur des outils de broyage n\u00e9olithiques dans le sud de la France, attestant de la consommation de ce f\u00e9culent de famine depuis la pr\u00e9histoire. La thermogen\u00e8se du spadice, ph\u00e9nom\u00e8ne remarquable de production de chaleur chez un v\u00e9g\u00e9tal, continue de fasciner les biologistes depuis les observations pionni\u00e8res de Lamarck au XVIIIe si\u00e8cle.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et conservation<\/h3>\n<p><em>Arum italicum<\/em> n&rsquo;est pas menac\u00e9 (UICN : LC). Esp\u00e8ce commune dans le sud et l&rsquo;ouest de la France, en expansion. Non prot\u00e9g\u00e9e. R\u00e9pertori\u00e9e comme <strong>toxique<\/strong> dans les bases de donn\u00e9es des centres antipoison. Ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e moderne. Largement cultiv\u00e9e comme plante ornementale. Consid\u00e9r\u00e9e comme potentiellement envahissante dans certaines r\u00e9gions (Australie, Nouvelle-Z\u00e9lande, nord-ouest des \u00c9tats-Unis), o\u00f9 elle est class\u00e9e comme mauvaise herbe invasive.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Aucune monographie officielle. L&rsquo;identification repose sur les caract\u00e8res distinctifs par rapport \u00e0 <em>A. maculatum<\/em> : feuilles \u00e0 <strong>nervures blanches<\/strong> (contre taches pourpres ou limbe uni chez <em>A. maculatum<\/em>), appendice du spadice <strong>jaune<\/strong> (contre violet-pourpre), feuilles apparaissant en <strong>automne<\/strong> (contre printemps), spathe plus grande, baies <strong>orange-rouge<\/strong> (contre rouge vif). L&rsquo;examen microscopique du tubercule est identique : parenchyme amylif\u00e8re, raphides d&rsquo;oxalate abondantes. Les deux esp\u00e8ces coexistent dans certaines r\u00e9gions (ouest de la France, Bassin parisien) et des interm\u00e9diaires morphologiques rendent parfois la distinction d\u00e9licate.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conclusion et perspectives<\/h3>\n<p><em>Arum italicum<\/em>, le gouet aux nervures d&rsquo;argent, partage avec <em>A. maculatum<\/em> une biologie fascinante (thermogen\u00e8se, pi\u00e8ge \u00e0 mouches) et une toxicit\u00e9 bien caract\u00e9ris\u00e9e. Son feuillage hivernal marbr\u00e9 et ses \u00e9pis de baies orange en font une plante ornementale majeure. Si l&rsquo;usage m\u00e9dicinal est justement abandonn\u00e9, les lectines de la famille des Araceae constituent une piste de recherche en oncologie et en immunologie. L&rsquo;expansion g\u00e9ographique de l&rsquo;esp\u00e8ce, favoris\u00e9e par le r\u00e9chauffement climatique et la dispersion ornithochore, en fait un indicateur biog\u00e9ographique int\u00e9ressant pour le suivi des changements environnementaux en Europe.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Arum%20italicum\">Plants of the World Online, Kew : <em>Arum italicum<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Arum+italicum\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Arum italicum<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> H\u00e9mostatique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le gouet d&rsquo;Italie (Arum italicum Mill.) appartient \u00e0 la famille des Araceae. Le genre Arum comprend environ 30 esp\u00e8ces. 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