{"id":714,"date":"2026-03-26T11:26:19","date_gmt":"2026-03-26T10:26:19","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/senecon-jacobee\/"},"modified":"2026-06-24T17:41:20","modified_gmt":"2026-06-24T15:41:20","slug":"senecon-jacobee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/senecon-jacobee\/","title":{"rendered":"S\u00c9NE\u00c7ON JACOB\u00c9E"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/S%C3%A9ne%C3%A7on%20jacob%C3%A9e.jpg\" alt=\"Planche botanique S\u00c9NE\u00c7ON JACOB\u00c9E\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Jacobaea vulgaris<\/em> Gaertn.<\/p>\n<p>Famille (classification morphologique traditionnelle) : Asteraceae (Compos\u00e9es), tribu des Senecioneae.<\/p>\n<p><!-- botanical-local-image-senecon-jacobee --><\/p>\n<figure class=\"botanical-commons-figure botanical-commons-figure--senecon-jacobee botanical-commons-figure--pissenlit-officinal\" style=\"float:right;width:min(24rem,38%);max-width:24rem;margin:0.25rem 0 1rem 1.35rem;padding:0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/senecon-jacobee-transparent-1-683x1024.png\" alt=\"Planche botanique du s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e\" style=\"width:100%;max-width:100%;height:auto\" \/><\/figure>\n<p>Le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e est l\u2019une de ces Ast\u00e9rac\u00e9es que presque tout le monde a d\u00e9j\u00e0 vues sans toujours les conna\u00eetre vraiment. Sa floraison jaune \u00e9clatante, sa pr\u00e9sence massive dans certaines prairies maigres, sur les talus, les bords de route ou les friches, et son port volontiers ramifi\u00e9 lui donnent une visibilit\u00e9 imm\u00e9diate. Pourtant, cette grande familiarit\u00e9 visuelle cache une fiche qui ne peut pas \u00eatre trait\u00e9e comme celle d\u2019une simple fleur champ\u00eatre commune.<\/p>\n<p>Botaniquement, l\u2019esp\u00e8ce est int\u00e9ressante parce qu\u2019elle se situe au croisement d\u2019un ancien usage du nom <em>Senecio<\/em> et d\u2019une nomenclature moderne qui la rattache au genre <em>Jacobaea<\/em>. \u00c9cologiquement, elle marque souvent des milieux ouverts peu intensifi\u00e9s. Toxicologiquement enfin, elle impose une vraie rigueur, car elle contient des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a> pyrrolizidiniques qui font d\u2019elle une plante importante en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire, en s\u00e9curit\u00e9 des fourrages et dans la lecture critique des usages traditionnels.<\/p>\n<p>Une fiche s\u00e9rieuse sur le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e doit donc tenir ensemble trois dimensions : la reconnaissance de terrain, la compr\u00e9hension chimique et la mise au point toxicologique. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce type d\u2019esp\u00e8ce qui rappelle qu\u2019une plante tr\u00e8s commune peut \u00eatre bien plus importante par ce qu\u2019elle oblige \u00e0 \u00e9viter que par ce qu\u2019elle invite \u00e0 employer.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta<\/li>\n<li><strong>Classe :<\/strong> Magnoliopsida<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Asterales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Asteraceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Jacobaea<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Jacobaea vulgaris<\/em> Gaertn.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> S\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e, jacob\u00e9e commune, anciennement s\u00e9ne\u00e7on de Jacob.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Remarque taxonomique :<\/strong> l\u2019esp\u00e8ce a longtemps circul\u00e9 dans la litt\u00e9rature sous le nom <em>Senecio jacobaea<\/em>. La nomenclature moderne retient g\u00e9n\u00e9ralement <em>Jacobaea vulgaris<\/em>, sans que cela change le fait pratique qu\u2019il s\u2019agit de la grande jacob\u00e9e toxique des prairies et des talus.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9cision n\u2019est pas seulement acad\u00e9mique. Elle permet d\u2019\u00e9viter la confusion entre des usages anciens du mot \u201cs\u00e9ne\u00e7on\u201d, qui ont parfois m\u00eal\u00e9 plusieurs esp\u00e8ces proches, et l\u2019identification actuelle d\u2019une esp\u00e8ce bien d\u00e9termin\u00e9e, devenue centrale dans les questions de contamination fourrag\u00e8re et d\u2019exposition aux alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e est une plante bisannuelle ou vivace de courte dur\u00e9e, g\u00e9n\u00e9ralement haute de 30 \u00e0 120 cm. La premi\u00e8re ann\u00e9e, il peut former une rosette basale assez discr\u00e8te ; la seconde, il d\u00e9veloppe une tige dress\u00e9e, robuste, souvent rouge\u00e2tre ou violac\u00e9e \u00e0 la base, puis fortement ramifi\u00e9e dans sa moiti\u00e9 sup\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Les feuilles sont profond\u00e9ment pennatifides, plus ou moins lyr\u00e9es, irr\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9coup\u00e9es, avec des segments lat\u00e9raux marqu\u00e9s. Les feuilles basales sont p\u00e9tiol\u00e9es alors que les feuilles caulinaires deviennent sessiles et embrassantes. L\u2019ensemble donne \u00e0 la plante une silhouette foli\u00e9e tr\u00e8s d\u00e9coup\u00e9e, bien diff\u00e9rente de celle des grandes marguerites ou des asters \u00e0 feuilles enti\u00e8res.<\/p>\n<p>Les capitules jaunes, nombreux, sont rassembl\u00e9s en corymbes terminaux assez larges. Chaque capitule pr\u00e9sente un disque central de fleurs tubul\u00e9es entour\u00e9 de ligules jaunes visibles. Apr\u00e8s la floraison, les fruits sont des ak\u00e8nes surmont\u00e9s d\u2019un pappus blanc qui favorise la diss\u00e9mination par le vent. Lorsque l\u2019on observe la plante en masse, on voit \u00e0 la fois une esp\u00e8ce tr\u00e8s florif\u00e8re et une colonisatrice efficace.<\/p>\n<p>Cette morphologie explique la facilit\u00e9 avec laquelle elle s\u2019installe dans les milieux ouverts perturb\u00e9s ou peu amend\u00e9s. Elle peut d\u2019abord sembler d\u00e9corative, mais sa reconnaissance pr\u00e9coce est importante pr\u00e9cis\u00e9ment parce que sa pr\u00e9sence a des cons\u00e9quences pratiques pour les prairies exploit\u00e9es et les foins.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Floraison :<\/strong> juin \u00e0 septembre<\/li>\n<li><strong>Pollinisation :<\/strong> entomophile<\/li>\n<li><strong>Habitat :<\/strong> prairies maigres, talus, bords de routes, friches, dunes int\u00e9rieures, landes ouvertes<\/li>\n<li><strong>R\u00e9partition :<\/strong> tr\u00e8s large en Europe temp\u00e9r\u00e9e ; esp\u00e8ce bien pr\u00e9sente en France<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li>Aucune partie ne constitue aujourd\u2019hui une drogue officinale \u00e0 banaliser en usage interne<\/li>\n<li>Les parties a\u00e9riennes fleuries sont historiquement les plus cit\u00e9es<\/li>\n<li>La plante enti\u00e8re int\u00e9resse surtout la botanique appliqu\u00e9e, la toxicologie et l\u2019\u00e9cologie pastorale<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans une lecture contemporaine s\u00e9rieuse, le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e n\u2019est pas une plante \u00e0 remettre en circulation comme rem\u00e8de domestique. Les mentions anciennes d\u2019emplois populaires doivent \u00eatre lues comme des \u00e9l\u00e9ments d\u2019histoire m\u00e9dicinale, non comme une incitation pratique. La valeur actuelle de l\u2019esp\u00e8ce r\u00e9side surtout dans son identification correcte et dans l\u2019\u00e9valuation de son risque.<\/p>\n<p>Cette mise au point est capitale, car certaines plantes tr\u00e8s visibles des campagnes ont gard\u00e9 dans les flores ou les herbiers une r\u00e9putation d\u2019\u201cusage possible\u201d qui ne r\u00e9siste plus \u00e0 l\u2019analyse toxicologique moderne. Le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e fait pr\u00e9cis\u00e9ment partie de ces esp\u00e8ces qui doivent \u00eatre sorties du flou.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/h3>\n<ul>\n<li>Jacobine<\/li>\n<li>Jacoline<\/li>\n<li>S\u00e9n\u00e9cionine<\/li>\n<li>Erucifoline et d\u00e9riv\u00e9s proches<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce groupe de compos\u00e9s constitue le noyau chimique majeur de la plante. Les alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques sont des m\u00e9tabolites de d\u00e9fense v\u00e9g\u00e9tale dont l\u2019importance ici est avant tout toxicologique. Ce sont eux qui expliquent la prudence extr\u00eame associ\u00e9e \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce, aussi bien en m\u00e9decine humaine qu\u2019en m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire.<\/p>\n<h3>B. Polyph\u00e9nols et flavono\u00efdes<\/h3>\n<p>Comme beaucoup d\u2019Ast\u00e9rac\u00e9es, le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e poss\u00e8de aussi une fraction ph\u00e9nolique et flavono\u00efdique. Ces compos\u00e9s existent r\u00e9ellement, mais ils n\u2019ont pas \u00e0 \u00eatre surexpos\u00e9s dans la hi\u00e9rarchie de la fiche : ils ne changent pas le fait que l\u2019identit\u00e9 pratique de la plante reste domin\u00e9e par les alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques.<\/p>\n<h3>C. Fraction terp\u00e9nique<\/h3>\n<p>Des terp\u00e9no\u00efdes et divers m\u00e9tabolites secondaires accompagnent le profil global des parties a\u00e9riennes. Ils peuvent participer \u00e0 l\u2019odeur, \u00e0 la d\u00e9fense \u00e9cologique et \u00e0 certains effets biologiques exp\u00e9rimentaux, mais ils ne doivent pas faire oublier la logique centrale du dossier.<\/p>\n<h3>D. Variabilit\u00e9 chimique<\/h3>\n<p>Les teneurs en alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques ne sont pas absolument fixes. Elles varient selon le g\u00e9notype, le stade de d\u00e9veloppement, les organes et les conditions \u00e9cologiques. Cette variabilit\u00e9 n\u2019est pas rassurante ; au contraire, elle complique encore la banalisation de la plante, car elle interdit toute lecture simpliste du type \u201cpetite dose inoffensive\u201d sans contr\u00f4le analytique.<\/p>\n<h3>E. Lecture pharmacognosique<\/h3>\n<p>Le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e est un excellent exemple de plante o\u00f9 la pharmacognosie sert d\u2019abord \u00e0 hi\u00e9rarchiser les constituants, et donc \u00e0 corriger les illusions. On ne lit pas la plante comme un simple bouquet de mol\u00e9cules int\u00e9ressantes, mais comme une esp\u00e8ce dont la signature chimique impose une retenue pratique.<\/p>\n<h3>F. Cons\u00e9quence analytique<\/h3>\n<p>Dans le cas pr\u00e9sent, l\u2019analyse mol\u00e9culaire n\u2019ouvre pas vers une valorisation gal\u00e9nique moderne ; elle \u00e9claire un dossier de s\u00e9curit\u00e9. Cette diff\u00e9rence de perspective est fondamentale. Une plante peut \u00eatre chimiquement riche sans \u00eatre pour autant une bonne candidate d\u2019usage courant.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Axe dominant :<\/strong> toxicodynamie h\u00e9patique des alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/li>\n<li><strong>Bioactivation :<\/strong> transformation m\u00e9tabolique en d\u00e9riv\u00e9s r\u00e9actifs responsables d\u2019atteintes h\u00e9patiques<\/li>\n<li><strong>Risque cumulatif :<\/strong> exposition r\u00e9p\u00e9t\u00e9e plus pr\u00e9occupante qu\u2019une lecture na\u00efve de l\u2019ingestion ponctuelle<\/li>\n<li><strong>Enjeu v\u00e9t\u00e9rinaire :<\/strong> importance des fourrages contamin\u00e9s et des expositions animales chroniques<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il ne faut pas chercher \u00e0 sauver artificiellement la plante par quelques effets exp\u00e9rimentaux p\u00e9riph\u00e9riques. Le m\u00e9canisme pharmacodynamique qui compte ici est celui du risque. La grande le\u00e7on du s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e est que certaines esp\u00e8ces n\u2019entrent pas dans la th\u00e9rapeutique moderne pr\u00e9cis\u00e9ment parce que leur profil de s\u00e9curit\u00e9 est structurellement d\u00e9favorable.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Le dossier clinique du s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e n\u2019est pas celui d\u2019une plante m\u00e9dicinale valid\u00e9e, mais celui d\u2019une plante \u00e9tudi\u00e9e sous l\u2019angle de la toxicologie et de l\u2019exposition animale. Les donn\u00e9es contemporaines les plus importantes concernent surtout les atteintes li\u00e9es aux alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques, la contamination des denr\u00e9es et la s\u00e9curit\u00e9 des herbivores.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Niveau de preuve m\u00e9dicinal :<\/strong> insuffisant et non pertinent pour justifier un emploi moderne<\/li>\n<li><strong>Niveau de preuve toxicologique :<\/strong> \u00e9lev\u00e9 et central<\/li>\n<li><strong>Point v\u00e9t\u00e9rinaire :<\/strong> importance particuli\u00e8re chez les chevaux, bovins et autres animaux expos\u00e9s aux fourrages contamin\u00e9s<\/li>\n<li><strong>Conclusion pratique :<\/strong> plante d\u2019identification et de pr\u00e9vention, non de prescription<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette hi\u00e9rarchie doit \u00eatre respect\u00e9e sans ambigu\u00eft\u00e9. Une fiche vraiment utile sur le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e n\u2019essaie pas d\u2019en faire une ressource th\u00e9rapeutique oubli\u00e9e ; elle explique pourquoi la prudence est la seule attitude s\u00e9rieuse.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Lecture principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Jacobine<\/td>\n<td>Alcalo\u00efde pyrrolizidinique<\/td>\n<td>Risque h\u00e9patotoxique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S\u00e9n\u00e9cionine<\/td>\n<td>Alcalo\u00efde pyrrolizidinique<\/td>\n<td>Marqueur toxicologique majeur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes divers<\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/polyphenols\/\">Polyph\u00e9nols<\/a><\/td>\n<td>Pr\u00e9sence secondaire dans le profil global<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Terp\u00e9no\u00efdes divers<\/td>\n<td>M\u00e9tabolites secondaires<\/td>\n<td>R\u00f4le subordonn\u00e9 \u00e0 la toxicit\u00e9 dominante<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion ou d\u00e9coction :<\/strong> non recommand\u00e9es en pratique moderne<\/li>\n<li><strong>Teinture ou extrait :<\/strong> absence de justification s\u00e9curitaire pour l\u2019usage courant<\/li>\n<li><strong>Usage populaire ancien :<\/strong> int\u00e9r\u00eat historique seulement<\/li>\n<li><strong>Usage actuel raisonnable :<\/strong> reconnaissance botanique, surveillance des milieux et pr\u00e9vention<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette section est volontairement sobre, car il serait trompeur de d\u00e9tailler des pr\u00e9parations comme si la plante relevait d\u2019une phytoth\u00e9rapie ordinaire. La bonne gal\u00e9nique, ici, est l\u2019absence d\u2019emploi m\u00e9dicinal domestique.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<ul>\n<li>Pr\u00e9sence d\u2019alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques h\u00e9patotoxiques<\/li>\n<li>Risque cumulatif, y compris apr\u00e8s dessiccation dans les fourrages<\/li>\n<li>Vigilance majeure pour les animaux d\u2019\u00e9levage et de p\u00e2ture<\/li>\n<li>\u00c9viter toute banalisation des usages internes humains<\/li>\n<li>Prudence absolue en cas de grossesse, d\u2019allaitement, d\u2019\u00e2ge p\u00e9diatrique ou de fragilit\u00e9 h\u00e9patique<\/li>\n<\/ul>\n<p>La toxicologie n\u2019est pas ici un simple appendice de la fiche. C\u2019en est le centre. C\u2019est elle qui donne sa v\u00e9ritable valeur pratique \u00e0 la plante et qui justifie qu\u2019on l\u2019\u00e9tudie avec pr\u00e9cision sur le terrain.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Comme beaucoup d\u2019Ast\u00e9rac\u00e9es communes, le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e a laiss\u00e9 des traces dans des usages populaires anciens, parfois comme plante vuln\u00e9raire, antispasmodique ou emm\u00e9nagogue selon les r\u00e9gions et les \u00e9poques. Mais ces mentions historiques ne constituent pas une caution pour l\u2019usage moderne.<\/p>\n<p>Le regard contemporain doit \u00eatre plus exigeant que la simple r\u00e9p\u00e9tition des flores anciennes. Ce qui subsiste utilement aujourd\u2019hui, ce n\u2019est pas une recette, mais une culture botanique critique : savoir reconna\u00eetre l\u2019esp\u00e8ce, savoir pourquoi elle pose probl\u00e8me, et savoir \u00e9viter les d\u00e9rives de transmission non filtr\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e est une grande Ast\u00e9rac\u00e9e jaune dont la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 locale d\u00e9passe souvent la connaissance r\u00e9elle. Sa valeur pharmacognosique tient moins \u00e0 un potentiel th\u00e9rapeutique moderne qu\u2019\u00e0 la clart\u00e9 de son signal d\u2019alerte : belle, commune, abondante, mais domin\u00e9e par une chimie qui impose la retenue.<\/p>\n<p>C\u2019est une plante exemplaire pour apprendre \u00e0 ne pas confondre richesse botanique et innocuit\u00e9, fr\u00e9quence dans le paysage et l\u00e9gitimit\u00e9 d\u2019usage. Une fiche forte sur <em>Jacobaea vulgaris<\/em> doit conduire \u00e0 mieux voir, mieux nommer et mieux hi\u00e9rarchiser.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/taxon\/urn:lsid:ipni.org:names:226649-1\">Plants of the World Online, Kew : <em>Jacobaea vulgaris<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/19908215\/\">\u201cThe analysis of pyrrolizidine alkaloids in <em>Jacobaea vulgaris<\/em>; a comparison of extraction and detection methods\u201d<\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/37842997\/\">\u201cShort-term exposure of dairy cows to pyrrolizidine alkaloids from tansy ragwort (<em>Jacobaea vulgaris<\/em>)\u201d<\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/38796745\/\">\u201cShort-term exposure of dairy cows to pyrrolizidine alkaloids from tansy ragwort: effects on organs and indicators of energy metabolism\u201d<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Vuln\u00e9raire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Emm\u00e9nagogue<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jacobaea vulgaris Gaertn. Famille (classification morphologique traditionnelle) : Asteraceae (Compos\u00e9es), tribu des Senecioneae. Le s\u00e9ne\u00e7on jacob\u00e9e est l\u2019une de ces Ast\u00e9rac\u00e9es que presque tout le [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[56],"tags":[],"class_list":["post-714","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-asteracees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/714","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=714"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/714\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14051,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/714\/revisions\/14051"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=714"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=714"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=714"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}