{"id":724,"date":"2026-03-26T11:26:33","date_gmt":"2026-03-26T10:26:33","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/cerinthe-petite\/"},"modified":"2026-05-19T22:15:34","modified_gmt":"2026-05-19T20:15:34","slug":"cerinthe-petite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/cerinthe-petite\/","title":{"rendered":"CERINTHE PETITE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/cerinthe-mineure.png\" alt=\"Planche botanique C\u00e9rinthe mineure\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<h2>I. Identit\u00e9 botanique<\/h2>\n<p>La <strong>c\u00e9rinthe petite<\/strong> (<em>Cerinthe minor<\/em> L.) appartient \u00e0 la famille des <strong>Boraginaceae<\/strong>. Le genre <em>Cerinthe<\/em> comprend environ 10 esp\u00e8ces, r\u00e9parties dans le bassin m\u00e9diterran\u00e9en et l&rsquo;Europe m\u00e9ridionale. Le nombre chromosomique est 2n = 18. Le nom <em>Cerinthe<\/em> d\u00e9rive du grec <em>keros<\/em> (cire) et <em>anthos<\/em> (fleur), car les abeilles \u00e9taient r\u00e9put\u00e9es r\u00e9colter abondamment la cire de ces fleurs mellif\u00e8res. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>minor<\/em> signifie \u00ab plus petit \u00bb. Noms vernaculaires : petit m\u00e9linet, c\u00e9rinthe mineure, herbe aux abeilles. En anglais : <em>lesser honeywort<\/em>. Le genre se distingue des autres Boraginaceae par ses feuilles glabres, glauques et amplexicaules, et par sa corolle tubulaire sans \u00e9cailles dans la gorge.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. Morphologie compl\u00e8te<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e bisannuelle ou vivace de courte dur\u00e9e, de 20 \u00e0 50 cm. <strong>Racine<\/strong> pivotante fine. <strong>Tige<\/strong> dress\u00e9e, ramifi\u00e9e, glabre, glauque, l\u00e9g\u00e8rement anguleuse. <strong>Feuilles<\/strong> alternes, enti\u00e8res, ovales \u00e0 oblongues, de 3 \u00e0 8 cm, glabres, <strong>glauques<\/strong> (couvertes d&rsquo;une pruine bleut\u00e9e), amplexicaules (embrassant la tige \u00e0 leur base), souvent ponctu\u00e9es de taches blanches sur le limbe (caract\u00e8re variable). <strong>Inflorescence<\/strong> : cymes scorpio\u00efdes terminales, pench\u00e9es \u00e0 l&rsquo;apex, se d\u00e9roulant progressivement. <strong>Fleurs<\/strong> pendantes, tubulaires, de 10 \u00e0 15 mm ; calice \u00e0 5 s\u00e9pales libres, ovales-lanc\u00e9ol\u00e9s ; corolle tubulaire \u00e0 5 lobes courts, <strong>jaune<\/strong> \u00e0 la base devenant <strong>pourpre<\/strong> \u00e0 brun-violet aux lobes (bicolore), glabre \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, sans \u00e9cailles ni poils dans la gorge ; 5 \u00e9tamines incluses dans le tube ; ovaire sup\u00e8re form\u00e9 de 4 nucules. <strong>Fruit<\/strong> : 4 nucules lisses, noires, luisantes, de 3-4 mm. <strong>Floraison<\/strong> : mai \u00e0 juillet.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. Origine g\u00e9ographique et r\u00e9partition<\/h2>\n<p>Esp\u00e8ce <strong>centre-europ\u00e9enne \u00e0 subm\u00e9dit\u00e9rran\u00e9enne<\/strong>. R\u00e9partie d&rsquo;Europe centrale (Autriche, Hongrie, R\u00e9publique tch\u00e8que, Pologne) au sud-est de la France, \u00e0 l&rsquo;Italie du Nord et aux Balkans. En France, pr\u00e9sente principalement dans le <strong>sud-est<\/strong> (Alpes du Sud, Provence, Dauphin\u00e9, Dr\u00f4me), plus rare dans le Massif central et le Jura. Absente de l&rsquo;ouest, du nord et du Bassin parisien. Altitude : 200 \u00e0 1 800 m. L&rsquo;esp\u00e8ce est thermophile et calcicole, atteignant sa limite occidentale dans le sud-est de la France. Les populations fran\u00e7aises sont dispers\u00e9es et souvent \u00e0 effectifs modestes.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. \u00c9cologie et habitat<\/h2>\n<p><strong>Pelouses s\u00e8ches calcaires<\/strong>, <strong>talus<\/strong>, <strong>friches<\/strong>, <strong>cultures<\/strong>, <strong>bords de routes<\/strong>, <strong>vignes abandonn\u00e9es<\/strong>, <strong>garrigues claires<\/strong>. La c\u00e9rinthe petite est h\u00e9liophile, thermophile et calcicole. Les sols sont calcaires, secs, bien drain\u00e9s, pierreux \u00e0 limoneux, souvent perturb\u00e9s (plante pionni\u00e8re des milieux ouverts). L&rsquo;esp\u00e8ce est associ\u00e9e aux communaut\u00e9s des Thero-Brachypodietea (pelouses annuelles m\u00e9diterran\u00e9ennes), des Festuco-Brometea (pelouses calcicoles) et des Stellarietea mediae (friches et cultures). La pollinisation est entomophile, assur\u00e9e par les <strong>abeilles<\/strong> et les <strong>bourdons<\/strong>. Les fleurs produisent un <strong>nectar abondant<\/strong> (d&rsquo;o\u00f9 le nom \u00ab herbe aux abeilles \u00bb) accessible aux pollinisateurs \u00e0 trompe longue. La dispersion est barochore (les nucules tombent au pied de la plante).<\/p>\n<hr>\n<h2>V. Phytochimie d\u00e9taill\u00e9e<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es phytochimiques sp\u00e9cifiques \u00e0 <em>C. minor<\/em> sont limit\u00e9es. Le genre <em>Cerinthe<\/em> et la famille des Boraginaceae permettent de d\u00e9duire le profil chimique suivant. Des <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> (AP) : pr\u00e9sence possible mais non confirm\u00e9e chez <em>C. minor<\/em> ; les AP sont caract\u00e9ristiques de nombreuses Boraginaceae (<em>Symphytum<\/em>, <em>Senecio<\/em>, <em>Echium<\/em>) et sont h\u00e9patotoxiques et g\u00e9notoxiques. Des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong>acide rosmarinique<\/strong> (antioxydant majeur des Boraginaceae), <strong>acide lithospermique<\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>. Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> : <strong>querc\u00e9tine<\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>, <strong>lut\u00e9oline<\/strong>. Des <strong>mucilages<\/strong> dans les feuilles et les tiges. Des <strong>tanins<\/strong> et des <strong>saponines<\/strong> en faible quantit\u00e9. Des <strong>naphthoquinones<\/strong> (en traces dans les racines, comme chez d&rsquo;autres Boraginaceae). Les nucules contiennent des <strong>lipides<\/strong> et des <strong>prot\u00e9ines<\/strong>.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. Propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques de <em>C. minor<\/em> sont d\u00e9duites par analogie avec les compos\u00e9s identifi\u00e9s dans la famille. L&rsquo;<strong>acide rosmarinique<\/strong> est un puissant <strong>antioxydant<\/strong> (pi\u00e9geage des radicaux libres, protection des membranes lipidiques), <strong>anti-inflammatoire<\/strong> (inhibition de la COX-2 et de la lipoxyg\u00e9nase), <strong>antiviral<\/strong> (inhibition de l&rsquo;entr\u00e9e du virus HSV dans les cellules) et <strong>antiallergique<\/strong> (inhibition de la lib\u00e9ration d&rsquo;histamine). L&rsquo;<strong>acide lithospermique<\/strong> poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s <strong>antigonadotropes<\/strong> (inhibition de la LH et de la FSH) document\u00e9es chez <em>Lithospermum<\/em> spp. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> ajoutent des effets antioxydants et anti-inflammatoires. Les <strong>mucilages<\/strong> sont \u00e9mollients. Aucune \u00e9tude pharmacologique sp\u00e9cifique \u00e0 <em>C. minor<\/em> n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e. La pr\u00e9sence potentielle d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques constituerait un facteur limitant pour toute utilisation m\u00e9dicinale.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. Utilisations m\u00e9dicinales traditionnelles<\/h2>\n<p>Les usages m\u00e9dicinaux de <em>C. minor<\/em> sont tr\u00e8s peu document\u00e9s. En <strong>m\u00e9decine populaire d&rsquo;Europe centrale<\/strong> (Hongrie, Roumanie), les feuilles \u00e9cras\u00e9es \u00e9taient appliqu\u00e9es en cataplasme sur les plaies et les inflammations cutan\u00e9es (usage \u00e9mollient). En <strong>Italie du Nord<\/strong>, une infusion de feuilles servait de rem\u00e8de contre la toux et les maux de gorge (effet adoucissant des mucilages). L&rsquo;esp\u00e8ce voisine <em>Cerinthe major<\/em> est plus fr\u00e9quemment mentionn\u00e9e dans la litt\u00e9rature ethnobotanique m\u00e9diterran\u00e9enne. Chez les <strong>auteurs de l&rsquo;Antiquit\u00e9<\/strong>, <strong>Pline l&rsquo;Ancien<\/strong> mentionne le genre <em>Cerinthe<\/em> comme plante mellif\u00e8re par excellence, recommandant de la cultiver pr\u00e8s des ruchers. L&rsquo;usage m\u00e9dicinal est rest\u00e9 marginal et aucune tradition solide ne s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e autour de cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h2>VIII. Posologie et formes d&#8217;emploi<\/h2>\n<p>Aucune posologie officielle n&rsquo;est \u00e9tablie. La plante ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e, ni dans les monographies de l&rsquo;EMA, de l&rsquo;ESCOP ou de la Commission E. Les usages populaires rapportent : <strong>cataplasme de feuilles fra\u00eeches<\/strong> sur les inflammations cutan\u00e9es, <strong>infusion de feuilles s\u00e9ch\u00e9es<\/strong> (dosage non pr\u00e9cis\u00e9) contre la toux. Ces emplois ne sont pas recommand\u00e9s en raison de la possibilit\u00e9 de pr\u00e9sence d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques h\u00e9patotoxiques. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat principal de la c\u00e9rinthe r\u00e9side dans sa valeur apicole (plante mellif\u00e8re de premier ordre) et ornementale (jardins secs, bordures).<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. Toxicologie et effets ind\u00e9sirables<\/h2>\n<p>La toxicit\u00e9 de <em>C. minor<\/em> n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e formellement. Le risque principal est li\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sence potentielle d&rsquo;<strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> (AP), compos\u00e9s h\u00e9patotoxiques et g\u00e9notoxiques pr\u00e9sents chez de nombreuses Boraginaceae. Les AP provoquent une maladie veino-occlusive h\u00e9patique (syndrome de Budd-Chiari), une cirrhose et sont class\u00e9s canc\u00e9rog\u00e8nes par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). Cependant, la pr\u00e9sence d&rsquo;AP n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 formellement confirm\u00e9e chez <em>C. minor<\/em>, et le genre <em>Cerinthe<\/em> pourrait en \u00eatre exempt ou n&rsquo;en contenir qu&rsquo;en traces. En l&rsquo;absence de donn\u00e9es toxicologiques claires, l&rsquo;usage interne est d\u00e9conseill\u00e9 par pr\u00e9caution. Aucun cas d&rsquo;intoxication par <em>C. minor<\/em> n&rsquo;est rapport\u00e9. Le contact avec la plante ne provoque pas d&rsquo;irritation cutan\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. Pharmacognosie<\/h2>\n<p>Aucune monographie pharmacognosique officielle. L&rsquo;identification repose sur les caract\u00e8res morphologiques distinctifs : feuilles glabres, glauques, amplexicaules, souvent tachet\u00e9es de blanc ; fleurs tubulaires bicolores jaune-pourpre, pendantes ; nucules noires et lisses. La distinction avec <em>Cerinthe major<\/em> (fleurs plus grandes, bract\u00e9es violettes plus d\u00e9velopp\u00e9es, distribution plus m\u00e9ridionale) et avec <em>C. glabra<\/em> (fleurs enti\u00e8rement jaunes, alpine) est importante. L&rsquo;examen microscopique des feuilles montre un \u00e9piderme cireux (pruine glauque), des stomates anomocytiques, l&rsquo;absence de poils (contrairement \u00e0 la plupart des Boraginaceae). Le dosage \u00e9ventuel des alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques se fait par LC-MS\/MS (m\u00e9thode de r\u00e9f\u00e9rence pour les AP dans les plantes et les compl\u00e9ments alimentaires).<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. Aspects culturels et historiques<\/h2>\n<p>Le genre <em>Cerinthe<\/em> est indissociable de l&rsquo;<strong>apiculture<\/strong>. <strong>Pline l&rsquo;Ancien<\/strong> (Ier si\u00e8cle) \u00e9crit que les abeilles tirent la cire de cette plante, d&rsquo;o\u00f9 le nom grec <em>keros anthos<\/em> (fleur de cire). <strong>Virgile<\/strong> mentionne les c\u00e9rinthes dans les <em>G\u00e9orgiques<\/em> comme plantes \u00e0 cultiver pr\u00e8s des ruches. Cette association avec les abeilles traverse toute l&rsquo;histoire naturaliste, bien que la cire ne provienne pas r\u00e9ellement des plantes mais des glandes ciri\u00e8res des abeilles. En <strong>horticulture contemporaine<\/strong>, le genre conna\u00eet un regain d&rsquo;int\u00e9r\u00eat avec le cultivar <em>Cerinthe major<\/em> &lsquo;Purpurascens&rsquo;, tr\u00e8s populaire dans les jardins anglais et les compositions de jardins secs m\u00e9diterran\u00e9ens. La beaut\u00e9 singuli\u00e8re des feuilles glauques et des fleurs bicolores en fait une plante de rocaille et de jardin sec appr\u00e9ci\u00e9e. En <strong>botanique<\/strong>, le genre est int\u00e9ressant par sa position atypique au sein des Boraginaceae : feuilles glabres, corolle sans \u00e9cailles, fruit en nucules lisses.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. Recherche scientifique actuelle<\/h2>\n<p>Les recherches sur le genre <em>Cerinthe<\/em> sont limit\u00e9es. Les travaux portent sur la <strong>phylog\u00e9nie<\/strong> des Boraginaceae (le genre <em>Cerinthe<\/em> appartient au clade des Boraginoideae, proche de <em>Onosma<\/em> et de <em>Alkanna<\/em>). La <strong>phytochimie<\/strong> est peu explor\u00e9e, et un criblage syst\u00e9matique des alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques dans le genre fait d\u00e9faut. Des \u00e9tudes d&rsquo;<strong>\u00e9cologie de la pollinisation<\/strong> montrent que les fleurs de <em>Cerinthe<\/em> produisent un nectar particuli\u00e8rement riche en sucrose, attractif pour les pollinisateurs \u00e0 trompe longue (bourdons). La <strong>ph\u00e9nologie<\/strong> de la floraison et la biologie de la reproduction (autogamie partielle, allogamie par les insectes) sont document\u00e9es. Des travaux de <strong>chimiotaxonomie<\/strong> utilisent les profils en acides ph\u00e9noliques (acide rosmarinique, acide lithospermique) pour la classification au sein de la sous-famille.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIII. Statut r\u00e9glementaire et conservation<\/h2>\n<p><em>Cerinthe minor<\/em> n&rsquo;est pas menac\u00e9e au niveau mondial (UICN : LC). En France, l&rsquo;esp\u00e8ce est localement rare et en limite d&rsquo;aire dans le sud-est. Elle n&rsquo;est pas prot\u00e9g\u00e9e au niveau national mais peut \u00eatre d\u00e9terminante ZNIEFF dans certaines r\u00e9gions. Les menaces incluent la fermeture des milieux ouverts (enfrichement des pelouses calcaires), l&rsquo;urbanisation et l&rsquo;utilisation d&rsquo;herbicides dans les cultures. La plante ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e. La culture est facile \u00e0 partir de graines, en sol bien drain\u00e9 et ensoleill\u00e9. L&rsquo;esp\u00e8ce est int\u00e9ressante pour les m\u00e9langes mellif\u00e8res en agriculture biologique.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIV. Conclusion et perspectives<\/h2>\n<p><em>Cerinthe minor<\/em>, la fleur de cire des anciens, est une Boraginaceae atypique par ses feuilles glabres et glauques et ses fleurs bicolores pendantes. Si ses propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques restent largement inexplor\u00e9es, son profil en acide rosmarinique et en flavono\u00efdes pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat antioxydant et anti-inflammatoire. Le risque potentiel d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9 avant toute valorisation m\u00e9dicinale. Son int\u00e9r\u00eat principal r\u00e9side dans sa valeur apicole exceptionnelle (nectar abondant et riche) et son potentiel horticole pour les jardins secs et les m\u00e9langes mellif\u00e8res. La c\u00e9rinthe rappelle que la flore des pelouses calcaires m\u00e9ridionales, souvent discr\u00e8te, rec\u00e8le des plantes dont la biologie et la chimie m\u00e9ritent une attention scientifique accrue.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. Identit\u00e9 botanique La c\u00e9rinthe petite (Cerinthe minor L.) appartient \u00e0 la famille des Boraginaceae. 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