{"id":725,"date":"2026-03-26T11:26:34","date_gmt":"2026-03-26T10:26:34","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/cynoglosse-de-crete\/"},"modified":"2026-04-26T08:55:52","modified_gmt":"2026-04-26T06:55:52","slug":"cynoglosse-de-crete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/cynoglosse-de-crete\/","title":{"rendered":"CYNOGlOSSE DE CR\u00c8TE"},"content":{"rendered":"<p><em>Cynoglossum creticum<\/em> Mill.<\/p>\n<p><strong>Famille :<\/strong> Boraginaceae.<\/p>\n<p><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> cynoglosse de Cr\u00e8te, cynoglosse bleu, langue-de-chien de Cr\u00e8te.<\/p>\n<p>Le cynoglosse de Cr\u00e8te est une Boraginac\u00e9e bisannuelle m\u00e9diterran\u00e9enne, \u00e0 feuilles velues gris\u00e2tres et \u00e0 fleurs bleu vein\u00e9 de violet, fr\u00e9quentant les friches, les bords de route et les terrains vagues du Midi de la France. Plus m\u00e9ridionale que le cynoglosse officinal (<em>C. officinale<\/em>), elle s&rsquo;en distingue par ses fleurs bleues \u00e0 nervures plus fonc\u00e9es (et non rouge brun) et par son habitat nettement m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<p>Le genre <em>Cynoglossum<\/em> est remarquable pour ses fruits \u00e0 nucules \u00e9pineuses, v\u00e9ritables \u00ab grattoirs v\u00e9g\u00e9taux \u00bb s&rsquo;accrochant aux v\u00eatements et aux pelages des animaux pour assurer la diss\u00e9mination. La plante contient des <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> caract\u00e9ristiques des Boraginac\u00e9es, qui la rendent toxique et interdisent tout usage m\u00e9dicinal ou alimentaire.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta<\/li>\n<li><strong>Classe :<\/strong> Magnoliopsida<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Boraginales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Boraginaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Cynoglossum<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Cynoglossum creticum<\/em> Mill.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> cynoglosse de Cr\u00e8te, langue-de-chien de Cr\u00e8te.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>Cynoglossum<\/em> d\u00e9rive du grec <em>ku\u00f4n<\/em> (\u03ba\u03cd\u03c9\u03bd, chien) et <em>gl\u00f4ssa<\/em> (\u03b3\u03bb\u1ff6\u03c3\u03c3\u03b1, langue), formant \u00ab langue de chien \u00bb \u2014 allusion \u00e0 la forme et \u00e0 la texture des feuilles, velues et allong\u00e9es comme une langue de chien. <em>Creticum<\/em> (de Cr\u00e8te) indique une provenance m\u00e9diterran\u00e9enne orientale.<\/p>\n<p>Le genre <em>Cynoglossum<\/em> comprend environ 75 esp\u00e8ces dans les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es et subtropicales. En France, deux esp\u00e8ces principales sont pr\u00e9sentes : <em>C. officinale<\/em> (eurasiatique temp\u00e9r\u00e9, fleurs brun rouge\u00e2tre) et <em>C. creticum<\/em> (m\u00e9diterran\u00e9en, fleurs bleues vein\u00e9es).<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Le cynoglosse de Cr\u00e8te est l&rsquo;une des Boraginac\u00e9es les plus \u00ab tactiles \u00bb de la flore fran\u00e7aise : toute la plante est couverte d&rsquo;une pilosit\u00e9 dense, molle, gris\u00e2tre, qui lui conf\u00e8re un aspect velout\u00e9 et cendr\u00e9, \u00e9voquant une \u00e9touffe de feutre. Cette pilosit\u00e9 est constitu\u00e9e de poils longs (1-3 mm), mous, non rigides, souvent recourb\u00e9s, donnant une texture douce au toucher \u2014 tr\u00e8s diff\u00e9rente de la pilosit\u00e9 raide et piquante des vip\u00e9rines (<em>Echium<\/em>) ou des buglosses (<em>Anchusa<\/em>). Ce caract\u00e8re est imm\u00e9diatement perceptible sur le terrain et constitue l&rsquo;un des crit\u00e8res de reconnaissance les plus fiables.<\/p>\n<p>Les nucules \u00e9pineuses m\u00e9ritent une description d\u00e9taill\u00e9e : chaque m\u00e9ricarpe est ovale-aplati, de 5 \u00e0 7 mm, et sa surface est uniform\u00e9ment couverte d&rsquo;<strong>\u00e9pines crochues<\/strong> (glochidies) termin\u00e9es par un crochet microscopique orient\u00e9 vers l&rsquo;arri\u00e8re. Ces crochets s&rsquo;agrippent aux poils des animaux (mammif\u00e8res), aux plumes des oiseaux et aux textiles des promeneurs avec une efficacit\u00e9 remarquable. Le m\u00e9canisme est analogue \u00e0 celui du velcro (d&rsquo;ailleurs inspir\u00e9 de structures v\u00e9g\u00e9tales similaires chez les bardanes). La diss\u00e9mination par \u00e9pizoochorie (transport sur les animaux) est ainsi le mode principal de dispersion de l&rsquo;esp\u00e8ce, favorisant la colonisation de nouveaux habitats rud\u00e9raux le long des axes de d\u00e9placement du b\u00e9tail et des randonneurs.<\/p>\n<p>Plante herbac\u00e9e bisannuelle de 30 \u00e0 80 cm, dens\u00e9ment pubescente dans toutes ses parties. La pilosit\u00e9 est constitu\u00e9e de poils longs, mous, gris\u00e2tres, donnant \u00e0 la plante un aspect velout\u00e9 et cendr\u00e9. La premi\u00e8re ann\u00e9e, elle forme une rosette de feuilles basales. La deuxi\u00e8me ann\u00e9e, la tige florif\u00e8re s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, dress\u00e9e, ramifi\u00e9e.<\/p>\n<p>Les feuilles basales sont grandes (10 \u00e0 20 cm), oblongues-lanc\u00e9ol\u00e9es, p\u00e9tiol\u00e9es, dens\u00e9ment pubescentes, molles. Les feuilles caulinaires sont alternes, sessiles ou semi-embrassantes, progressivement plus petites vers le sommet. La texture est velout\u00e9e, douce au toucher, gris\u00e2tre.<\/p>\n<p>L&rsquo;inflorescence est une <strong>cyme scorpio\u00efde<\/strong> l\u00e2che, allong\u00e9e. Les fleurs sont infundibuliformes, de 7 \u00e0 10 mm de diam\u00e8tre, \u00e0 corolle <strong>bleu clair vein\u00e9e de violet ou de pourpre<\/strong>, \u00e0 tube court et \u00e0 5 lobes \u00e9tal\u00e9s. Les fornices (\u00e9cailles de gorge) sont pr\u00e9sentes. Calice \u00e0 5 s\u00e9pales velus, accrescent.<\/p>\n<p>Le fruit est compos\u00e9 de 4 <strong>nucules<\/strong> aplaties, ovales, de 5 \u00e0 7 mm, couvertes d&rsquo;<strong>\u00e9pines crochues<\/strong> (glochidies) sur toute leur surface \u2014 caract\u00e8re diagnostique du genre. Ces \u00e9pines assurent la zoochorie (diss\u00e9mination par les animaux) en s&rsquo;accrochant aux poils et aux v\u00eatements.<\/p>\n<p>Floraison : avril \u00e0 juin.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. HABITAT, \u00c9COLOGIE ET R\u00c9PARTITION<\/h2>\n<p>Le cynoglosse de Cr\u00e8te fr\u00e9quente les friches, les bords de route, les terrains vagues, les d\u00e9combres, les cultures abandonn\u00e9es et les p\u00e2turages secs de la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne. Il pr\u00e9f\u00e8re les sols secs, neutres \u00e0 calcaires, souvent pierreux ou sablonneux, en exposition chaude. C&rsquo;est une esp\u00e8ce h\u00e9liophile, thermophile, rud\u00e9rale.<\/p>\n<p>R\u00e9partition : pourtour m\u00e9diterran\u00e9en, de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique \u00e0 l&rsquo;Asie Mineure. En France, il est pr\u00e9sent dans le Midi (Provence, Languedoc, Corse, basse vall\u00e9e du Rh\u00f4ne) et remonte localement dans les vall\u00e9es chaudes de la Dr\u00f4me, de l&rsquo;Ard\u00e8che et du Rh\u00f4ne.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p><strong>Aucune partie n&rsquo;est utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie moderne.<\/strong> Le cynoglosse officinal (<em>C. officinale<\/em>) a eu des usages historiques (\u00e9mollient, antitussif, s\u00e9datif), mais ces usages sont totalement abandonn\u00e9s en raison des alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques. Le cynoglosse de Cr\u00e8te n&rsquo;a jamais eu de tradition d&rsquo;usage propre significative.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/h3>\n<p>Le genre <em>Cynoglossum<\/em> est l&rsquo;un des genres de Boraginac\u00e9es les plus riches en <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> (AP). <em>C. creticum<\/em> contient de l&rsquo;<strong>h\u00e9liosupine<\/strong>, de la <strong>cynoglossine<\/strong> et d&rsquo;autres esters de r\u00e9tron\u00e9cine. Ces compos\u00e9s sont h\u00e9patotoxiques, g\u00e9notoxiques et potentiellement canc\u00e9rog\u00e8nes, comme tous les AP \u00e0 structure 1,2-insatur\u00e9e.<\/p>\n<h3>B. Polyph\u00e9nols<\/h3>\n<p>Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> et des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (acide rosmarinique, acide chlorog\u00e9nique) sont pr\u00e9sents, ainsi que des <strong>tanins<\/strong> et des <strong>mucilages<\/strong>.<\/p>\n<h3>C. Allanto\u00efne<\/h3>\n<p>Comme chez la consoude (<em>Symphytum<\/em>) et d&rsquo;autres Boraginac\u00e9es, l&rsquo;<strong>allanto\u00efne<\/strong> est vraisemblablement pr\u00e9sente. Ce compos\u00e9, stimulant de la prolif\u00e9ration cellulaire et de la cicatrisation, est paradoxalement associ\u00e9 \u00e0 la m\u00eame famille que les AP g\u00e9notoxiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>H\u00e9patotoxicit\u00e9 (AP) :<\/strong> les AP sont bioactiv\u00e9s en m\u00e9tabolites pyrroles h\u00e9patotoxiques par les cytochromes P450, provoquant une maladie veino-occlusive h\u00e9patique.<\/li>\n<li><strong>G\u00e9notoxicit\u00e9 (AP) :<\/strong> les m\u00e9tabolites r\u00e9actifs forment des adduits \u00e0 l&rsquo;ADN, mutag\u00e8nes et potentiellement canc\u00e9rog\u00e8nes.<\/li>\n<li><strong>\u00c9mollient et cicatrisant (allanto\u00efne) :<\/strong> stimulation de la prolif\u00e9ration des fibroblastes et de la synth\u00e8se de collag\u00e8ne. Usage th\u00e9orique uniquement, contrebalanc\u00e9 par les risques toxiques.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VII. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune donn\u00e9e clinique sp\u00e9cifique \u00e0 <em>C. creticum<\/em>. Les donn\u00e9es toxicologiques du genre et de la famille s&rsquo;appliquent int\u00e9gralement.<\/p>\n<hr>\n<h2>VIII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Effet<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>H\u00e9liosupine, cynoglossine<\/strong><\/td>\n<td>Alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/td>\n<td>H\u00e9patotoxique, g\u00e9notoxique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Allanto\u00efne<\/td>\n<td>Ur\u00e9ide<\/td>\n<td>Cicatrisant (th\u00e9orique)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acide rosmarinique<\/td>\n<td>Ester ph\u00e9nolique<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Mucilages<\/td>\n<td>Polysaccharides<\/td>\n<td>\u00c9mollient<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>IX. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Aucune forme gal\u00e9nique n&rsquo;est recommand\u00e9e.<\/strong> La pr\u00e9sence d&rsquo;AP interdit toute pr\u00e9paration \u00e0 usage interne ou externe prolong\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le cynoglosse de Cr\u00e8te est <strong>toxique<\/strong> en raison de ses alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques. Le genre <em>Cynoglossum<\/em> est bien connu en toxicologie v\u00e9t\u00e9rinaire : les intoxications de chevaux et de bovins par ingestion de cynoglosse dans les p\u00e2turages sont document\u00e9es, provoquant des h\u00e9patopathies chroniques (foie g\u00e9ant, cirrhose) et la mort de l&rsquo;animal.<\/p>\n<p>Chez l&rsquo;homme, le risque est essentiellement li\u00e9 \u00e0 une \u00e9ventuelle consommation par confusion ou \u00e0 une utilisation en herboristerie non \u00e9clair\u00e9e. La plante ne doit \u00eatre ni consomm\u00e9e ni utilis\u00e9e en pr\u00e9paration m\u00e9dicinale.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. USAGES HISTORIQUES ET ETHNOBOTANIQUE<\/h2>\n<p>Le cynoglosse officinal (<em>C. officinale<\/em>) \u00e9tait utilis\u00e9 en m\u00e9decine ancienne comme \u00e9mollient, antitussif, s\u00e9datif l\u00e9ger et cicatrisant. Dioscoride le mentionne pour les ulc\u00e8res, les br\u00fblures et les toux rebelles. Ces usages ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s occasionnellement au cynoglosse de Cr\u00e8te dans les r\u00e9gions m\u00e9diterran\u00e9ennes, sans base de diff\u00e9renciation claire.<\/p>\n<p>Le nom \u00ab langue de chien \u00bb traverse les langues (Hundszunge en allemand, Hound&rsquo;s tongue en anglais) et les si\u00e8cles, montrant la constance de l&rsquo;observation morphologique qui a nomm\u00e9 le genre.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. CONFUSIONS ET DISTINCTIONS<\/h2>\n<ul>\n<li><strong><em>Cynoglossum officinale<\/em> (cynoglosse officinal) :<\/strong> fleurs brun rouge\u00e2tre \u00e0 rouge vineux (pas bleues). Habitat plus septentrional, moins strictement m\u00e9diterran\u00e9en.<\/li>\n<li><strong><em>Anchusa<\/em> spp. (buglosses) :<\/strong> fleurs bleues mais fruits sans \u00e9pines crochues. Calice diff\u00e9rent.<\/li>\n<li><strong><em>Myosotis<\/em> spp. (myosotis) :<\/strong> beaucoup plus petits, nucules lisses (pas \u00e9pineuses).<\/li>\n<li><strong><em>Borago officinalis<\/em> (bourrache) :<\/strong> fleurs bleues \u00e9toil\u00e9es \u00e0 \u00e9tamines en c\u00f4ne, aspect tr\u00e8s diff\u00e9rent.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le crit\u00e8re le plus fiable du cynoglosse de Cr\u00e8te est l&rsquo;association : fleurs bleues vein\u00e9es de pourpre + fruits \u00e0 nucules \u00e9pineuses crochues + pilosit\u00e9 gris\u00e2tre velout\u00e9e + habitat m\u00e9diterran\u00e9en rud\u00e9ral.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIII. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Cynoglossum creticum<\/em> est une Boraginac\u00e9e bisannuelle m\u00e9diterran\u00e9enne \u00e0 fleurs bleues vein\u00e9es et \u00e0 nucules \u00e9pineuses zoochores. Son profil phytochimique est domin\u00e9 par les alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques h\u00e9patotoxiques (h\u00e9liosupine, cynoglossine), qui la rendent toxique et interdisent tout usage m\u00e9dicinal. La plante est un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9tude de la zoochorie par accrochage (\u00e9pizoochorie) et de la distribution m\u00e9diterran\u00e9enne au sein des Boraginac\u00e9es.<\/p>\n<p>Son int\u00e9r\u00eat est botanique (morphologie fructif\u00e8re remarquable, pilosit\u00e9 diagnostique), toxicologique (risque v\u00e9t\u00e9rinaire document\u00e9) et biog\u00e9ographique (esp\u00e8ce m\u00e9diterran\u00e9enne vicariant le cynoglosse officinal temp\u00e9r\u00e9).<\/p>\n<hr>\n<h2>XIV. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Plants of the World Online (POWO), Royal Botanic Gardens, Kew. <em>Cynoglossum creticum<\/em> Mill.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>. Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Bruneton J. <em>Pharmacognosie \u2014 Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>. 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2016.<\/li>\n<li>Tela Botanica \u2014 <em>Cynoglossum creticum<\/em>.<\/li>\n<li>El-Shazly A., Wink M. \u00ab Diversity of pyrrolizidine alkaloids in the Boraginaceae \u00bb. <em>Diversity<\/em>, 2014.<\/li>\n<li>Fournier P. <em>Le Livre des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>. Lechevalier, 1947-1948.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/strong> Risque toxicologique (AP, h\u00e9patotoxique)<\/li>\n<li><strong>\u2606\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Int\u00e9r\u00eat th\u00e9rapeutique (aucun usage valid\u00e9)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cynoglossum creticum Mill. Famille : Boraginaceae. 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