{"id":727,"date":"2026-03-26T11:26:36","date_gmt":"2026-03-26T10:26:36","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/gremil-des-champs\/"},"modified":"2026-04-26T14:52:29","modified_gmt":"2026-04-26T12:52:29","slug":"gremil-des-champs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/gremil-des-champs\/","title":{"rendered":"GR\u00c9MIL DES CHAMPS"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Gr%C3%A9mil%20des%20champs.jpg\" alt=\"Planche botanique Gr\u00e9mil des champs\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. Identit\u00e9 botanique<\/h2>\n<p><strong>Nom scientifique :<\/strong> <em>Buglossoides arvensis<\/em> (L.) I.M.Johnst. (syn. <em>Lithospermum arvense<\/em> L.)<br \/>\n<strong>Famille :<\/strong> Boraginaceae<br \/>\n<strong>Genre :<\/strong> <em>Buglossoides<\/em><br \/>\n<strong>Synonymes :<\/strong> <em>Lithospermum arvense<\/em> L., <em>Rhytispermum arvense<\/em> (L.) Link<br \/>\n<strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Gr\u00e9mil des champs, Herbe aux perles des champs, Th\u00e9 d&rsquo;Europe, Corn gromwell (en), Acker-Steinsame (de), Mijo del sol (es)<\/p>\n<p>Le nom g\u00e9n\u00e9rique <em>Buglossoides<\/em> signifie qui ressemble \u00e0 une buglosse, tandis que <em>Lithospermum<\/em> (du grec <em>lithos<\/em>, pierre, et <em>sperma<\/em>, graine) fait r\u00e9f\u00e9rence aux graines extr\u00eamement dures et lisses, semblables \u00e0 de petites perles de pierre. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>arvensis<\/em> indique son habitat dans les champs cultiv\u00e9s. Cette plante annuelle fut longtemps class\u00e9e dans le genre <em>Lithospermum<\/em> avant d&rsquo;\u00eatre transf\u00e9r\u00e9e dans <em>Buglossoides<\/em> par Ivan Murray Johnston en 1954, sur la base de diff\u00e9rences morphologiques et cytologiques. Le genre <em>Buglossoides<\/em> ne compte que quelques esp\u00e8ces eurasiatiques, dont <em>B. purpurocaerulea<\/em>, le gr\u00e9mil bleu-pourpre des lisi\u00e8res foresti\u00e8res.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. Description morphologique<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e annuelle (parfois bisannuelle), de 10 \u00e0 50 cm de hauteur, dress\u00e9e, simple ou ramifi\u00e9e dans la partie sup\u00e9rieure. La tige est anguleuse, couverte de poils raides et apprim\u00e9s, caract\u00e9ristiques des Boraginac\u00e9es. La racine est pivotante, gr\u00eale.<\/p>\n<p>Les feuilles sont alternes, sessiles, lanc\u00e9ol\u00e9es \u00e0 oblongues-lanc\u00e9ol\u00e9es, longues de 2 \u00e0 5 cm, aigu\u00ebs au sommet, enti\u00e8res, uninerv\u00e9es, couvertes de poils raides et rudes au toucher sur les deux faces. Les feuilles basales sont souvent spatul\u00e9es et p\u00e9tiol\u00e9es.<\/p>\n<p>Les fleurs sont petites, de 5 \u00e0 7 mm de diam\u00e8tre, sessiles ou subsessiles, dispos\u00e9es en cymes scorpio\u00efdes terminales feuill\u00e9es qui se d\u00e9roulent progressivement. Le calice est \u00e0 5 lobes lin\u00e9aires, hirsutes, persistants et s&rsquo;accroissant \u00e0 la fructification. La corolle est infundibuliforme (en entonnoir), blanche ou blanc cr\u00e8me, parfois lav\u00e9e de bleu\u00e2tre, \u00e0 5 lobes arrondis, longue de 5 \u00e0 8 mm, sans \u00e9cailles \u00e0 la gorge (contrairement \u00e0 de nombreuses Boraginac\u00e9es). Les \u00e9tamines sont au nombre de 5, incluses dans le tube de la corolle.<\/p>\n<p>Le fruit est constitu\u00e9 de 4 nucules (plus souvent 2-3 par avortement), ovo\u00efdes-trigones, de 2,5 \u00e0 3,5 mm, gris-brun, \u00e0 surface rugueuse et tuberculeuse (contrairement aux nucules lisses et nacr\u00e9es du gr\u00e9mil officinal <em>Lithospermum officinale<\/em>). La floraison s&rsquo;\u00e9tend d&rsquo;avril \u00e0 juin.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. Habitat et \u00e9cologie<\/h2>\n<p>Le Gr\u00e9mil des champs est une esp\u00e8ce messicole (compagne des moissons), h\u00e9liophile, caract\u00e9ristique des cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res, des vignobles, des friches, des jach\u00e8res, des bords de chemins et des terrains vagues sur substrats calcaires \u00e0 neutres. Il affectionne les sols secs, bien drain\u00e9s, calcaires, limono-argileux ou sableux.<\/p>\n<p>Du point de vue phytosociologique, il est caract\u00e9ristique de l&rsquo;alliance du <em>Caucalidion lappulae<\/em> (communaut\u00e9s messicoles calcicoles) et de l&rsquo;ordre des <em>Secalietalia<\/em>. Il s&rsquo;associe aux cort\u00e8ges messicoles classiques : <em>Papaver rhoeas<\/em>, <em>Centaurea cyanus<\/em>, <em>Agrostemma githago<\/em>, <em>Scandix pecten-veneris<\/em>, <em>Caucalis platycarpos<\/em>.<\/p>\n<p>Comme de nombreuses messicoles, le Gr\u00e9mil des champs est en forte r\u00e9gression dans toute l&rsquo;Europe occidentale depuis la seconde moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle, victime de l&rsquo;intensification agricole (herbicides, semences certifi\u00e9es, labours profonds). Il subsiste principalement dans les cultures extensives, les vignobles traditionnels et les programmes de conservation des messicoles.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. R\u00e9partition g\u00e9ographique<\/h2>\n<p>Le Gr\u00e9mil des champs est une esp\u00e8ce pal\u00e9arctique, originaire d&rsquo;Europe et d&rsquo;Asie occidentale. Son aire de r\u00e9partition s&rsquo;\u00e9tend de l&rsquo;Espagne et du Portugal \u00e0 l&rsquo;ouest jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Iran et l&rsquo;Asie centrale \u00e0 l&rsquo;est, et du sud de la Scandinavie au nord jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Afrique du Nord au sud.<\/p>\n<p>En France, il est (ou \u00e9tait) pr\u00e9sent dans la plupart des r\u00e9gions, mais en forte r\u00e9gression partout. Il est devenu rare dans le nord et l&rsquo;ouest du pays, et ne se maintient r\u00e9guli\u00e8rement que dans les r\u00e9gions calcaires du centre, de l&rsquo;est et du sud (Champagne, Bourgogne, Lorraine, Causses, Provence). Il a \u00e9t\u00e9 introduit en Am\u00e9rique du Nord, o\u00f9 il est naturalis\u00e9 comme adventice des cultures dans le centre et l&rsquo;est du continent.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. Ethnobotanique et usages traditionnels<\/h2>\n<p>Le Gr\u00e9mil des champs a jou\u00e9 un r\u00f4le modeste dans la pharmacop\u00e9e populaire europ\u00e9enne. Les graines, tr\u00e8s dures, \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme lithontriptiques (capables de dissoudre les calculs urinaires) dans le cadre de la th\u00e9orie des signatures : leur aspect de petites pierres sugg\u00e9rait un pouvoir sur les calculs r\u00e9naux et v\u00e9sicaux. Cette croyance, partag\u00e9e avec le gr\u00e9mil officinal (<em>Lithospermum officinale<\/em>), n&rsquo;a aucun fondement pharmacologique.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine populaire, l&rsquo;infusion de la plante enti\u00e8re ou des graines \u00e9tait prescrite comme diur\u00e9tique et d\u00e9puratif urinaire. Le nom Th\u00e9 d&rsquo;Europe t\u00e9moigne de l&rsquo;usage de la plante en tisane dans certaines campagnes. Les racines de certaines esp\u00e8ces de <em>Lithospermum<\/em> (notamment <em>L. erythrorhizon<\/em> en Asie) sont r\u00e9put\u00e9es contraceptives, mais cette propri\u00e9t\u00e9 n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 document\u00e9e pour <em>B. arvensis<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. Composition chimique<\/h2>\n<p>La composition chimique de <em>Buglossoides arvensis<\/em> est partiellement document\u00e9e. Les \u00e9tudes signalent la pr\u00e9sence de <strong>pyrrolizidines<\/strong> \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de traces dans les parties a\u00e9riennes, comme chez de nombreuses Boraginac\u00e9es. Des <strong>ph\u00e9nylpropano\u00efdes<\/strong> et des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (acide rosmarinique, acide lithospermique) ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s. Les graines contiennent des <strong>lipides<\/strong> (20-30 %) avec un profil en acides gras int\u00e9ressant, riche en <strong>acide alpha-linol\u00e9nique<\/strong> (om\u00e9ga-3, 45-65 %) et en <strong>acide st\u00e9aridonique<\/strong> (om\u00e9ga-3, 5-12 %), ce qui a suscit\u00e9 un int\u00e9r\u00eat agronomique r\u00e9cent comme source alternative d&rsquo;om\u00e9ga-3 v\u00e9g\u00e9taux. Des <strong>naphthoquinones<\/strong> rouges sont pr\u00e9sentes dans les racines, notamment la <strong>shikonine<\/strong> et l&rsquo;<strong>alkanine<\/strong>.<\/p>\n<p>La plante contient \u00e9galement des <strong>mucilages<\/strong>, des <strong>tanins<\/strong>, des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> et des <strong>sels min\u00e9raux<\/strong> (silice, calcium). La pr\u00e9sence d&rsquo;<strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong>, m\u00eame \u00e0 faibles concentrations, doit \u00eatre prise en compte pour tout usage interne prolong\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. Propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques de <em>Buglossoides arvensis<\/em> sont peu \u00e9tudi\u00e9es en propre. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat pharmacologique se concentre principalement sur le profil lipidique des graines, riche en om\u00e9ga-3 :<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-inflammatoire :<\/strong> L&rsquo;<strong>acide st\u00e9aridonique<\/strong> (SDA) est un pr\u00e9curseur direct de l&rsquo;acide eicosapenta\u00e9no\u00efque (EPA), avec un taux de conversion plus \u00e9lev\u00e9 que celui de l&rsquo;acide alpha-linol\u00e9nique. L&rsquo;huile de graines de <em>B. arvensis<\/em> (commercialis\u00e9e sous le nom d&rsquo;huile d&rsquo;Ahiflower) a montr\u00e9 des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires comparables \u00e0 celles de l&rsquo;huile de lin dans des \u00e9tudes animales et cliniques pr\u00e9liminaires.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 diur\u00e9tique :<\/strong> Activit\u00e9 modeste attribu\u00e9e aux mucilages et aux sels min\u00e9raux, coh\u00e9rente avec l&rsquo;usage traditionnel. Non valid\u00e9e par des \u00e9tudes cliniques.<\/p>\n<p>Les naphthoquinones racinaires (shikonine) poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s <strong>antimicrobiennes<\/strong>, <strong>anti-inflammatoires<\/strong> et <strong>cicatrisantes<\/strong> document\u00e9es dans le cadre d&rsquo;\u00e9tudes sur <em>Lithospermum erythrorhizon<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>VIII. Indications th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Aucune indication th\u00e9rapeutique officielle n&rsquo;est reconnue pour <em>Buglossoides arvensis<\/em>. L&rsquo;huile de ses graines (Ahiflower oil) fait l&rsquo;objet de recherches comme source durable d&rsquo;om\u00e9ga-3 v\u00e9g\u00e9taux, en alternative \u00e0 l&rsquo;huile de poisson et \u00e0 l&rsquo;huile de lin, mais n&rsquo;a pas encore d&rsquo;indication m\u00e9dicale valid\u00e9e. L&rsquo;usage traditionnel comme diur\u00e9tique et lithontriptique n&rsquo;est pas soutenu par des preuves scientifiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. Posologie et modes d&#8217;emploi<\/h2>\n<p>En l&rsquo;absence de donn\u00e9es cliniques valid\u00e9es, aucune posologie ne peut \u00eatre recommand\u00e9e pour <em>Buglossoides arvensis<\/em> en tant que plante m\u00e9dicinale. L&rsquo;huile de graines (Ahiflower) est commercialis\u00e9e comme compl\u00e9ment alimentaire \u00e0 raison de 1 \u00e0 3 capsules par jour (environ 500 mg \u00e0 1 500 mg d&rsquo;huile), mais ces dosages sont empiriques. L&rsquo;usage traditionnel en infusion (plante enti\u00e8re s\u00e9ch\u00e9e, 1 cuiller\u00e9e \u00e0 caf\u00e9 pour une tasse, 2-3 fois par jour) est purement documentaire.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. Pr\u00e9cautions et contre-indications<\/h2>\n<p>La pr\u00e9sence d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques, m\u00eame \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de traces, contre-indique l&rsquo;usage interne prolong\u00e9 et \u00e0 forte dose de la plante enti\u00e8re. Les alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques sont h\u00e9patotoxiques et potentiellement canc\u00e9rig\u00e8nes \u00e0 long terme. L&rsquo;huile de graines, obtenue par pressage \u00e0 froid, est consid\u00e9r\u00e9e comme exempte de ces alcalo\u00efdes (non liposolubles). L&rsquo;usage est d\u00e9conseill\u00e9 chez la femme enceinte, allaitante et chez l&rsquo;enfant.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. Interactions m\u00e9dicamenteuses<\/h2>\n<p>L&rsquo;huile riche en om\u00e9ga-3 pourrait th\u00e9oriquement potentialiser l&rsquo;effet des anticoagulants et des antiagr\u00e9gants plaquettaires. Aucune interaction document\u00e9e pour la plante elle-m\u00eame.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. Toxicologie<\/h2>\n<p>La toxicit\u00e9 de <em>Buglossoides arvensis<\/em> est li\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sence d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques dans les parties a\u00e9riennes. Ces compos\u00e9s provoquent, en cas d&rsquo;exposition chronique, une maladie veino-occlusive h\u00e9patique (syndrome de Budd-Chiari) et sont g\u00e9notoxiques. Les concentrations dans <em>B. arvensis<\/em> sont toutefois consid\u00e9r\u00e9es comme faibles en comparaison d&rsquo;esp\u00e8ces hautement toxiques comme <em>Senecio<\/em> spp. ou <em>Symphytum<\/em> spp. L&rsquo;huile de graines, d\u00e9pourvue d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques, ne pr\u00e9sente pas ce risque.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIII. Conservation et culture<\/h2>\n<p><em>Buglossoides arvensis<\/em> est cultiv\u00e9e exp\u00e9rimentalement et commercialement en Am\u00e9rique du Nord et en Europe comme culture ol\u00e9agineuse de niche pour la production d&rsquo;huile riche en om\u00e9ga-3 (marque Ahiflower). La culture est annuelle, sem\u00e9e au printemps ou \u00e0 l&rsquo;automne, r\u00e9colt\u00e9e m\u00e9caniquement \u00e0 maturit\u00e9 des graines. Les rendements sont de l&rsquo;ordre de 800 \u00e0 1 200 kg de graines par hectare.<\/p>\n<p>En tant qu&rsquo;esp\u00e8ce messicole, le Gr\u00e9mil des champs est int\u00e9gr\u00e9 dans les m\u00e9langes de semences pour la restauration des communaut\u00e9s de plantes compagnes des moissons, dans le cadre des programmes de conservation des messicoles men\u00e9s en France et en Europe. La culture ex situ en conservatoires botaniques contribue \u00e0 la pr\u00e9servation des populations en r\u00e9gression.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIV. Statut r\u00e9glementaire et protection<\/h2>\n<p><em>Buglossoides arvensis<\/em> est class\u00e9e LC (Pr\u00e9occupation mineure) \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale, mais elle est en r\u00e9gression marqu\u00e9e dans toute l&rsquo;Europe occidentale. En France, elle figure sur les listes rouges r\u00e9gionales de plusieurs r\u00e9gions du nord et de l&rsquo;ouest (Bretagne, Normandie, \u00cele-de-France, Pays de la Loire) o\u00f9 elle est consid\u00e9r\u00e9e comme rare ou menac\u00e9e. Elle ne b\u00e9n\u00e9ficie pas de protection l\u00e9gale nationale mais est int\u00e9gr\u00e9e dans les plans d&rsquo;action en faveur des plantes messicoles port\u00e9s par le minist\u00e8re de l&rsquo;\u00c9cologie et les conservatoires botaniques nationaux.<\/p>\n<p>L&rsquo;huile de graines (Ahiflower oil) a obtenu le statut Novel Food dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne (R\u00e8glement UE 2015\/2283), autorisant sa commercialisation comme compl\u00e9ment alimentaire. La plante ne figure \u00e0 aucune pharmacop\u00e9e officielle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. Identit\u00e9 botanique Nom scientifique : Buglossoides arvensis (L.) I.M.Johnst. (syn. Lithospermum arvense L.) 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