{"id":736,"date":"2026-03-26T11:26:48","date_gmt":"2026-03-26T10:26:48","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/nonea-brune\/"},"modified":"2026-04-26T08:55:52","modified_gmt":"2026-04-26T06:55:52","slug":"nonea-brune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/nonea-brune\/","title":{"rendered":"NONEA BRUNE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Non%C3%A9e%20brune.jpg\" alt=\"Planche botanique Non\u00e9e brune\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Nonea pulla<\/em> (L.) DC.<\/p>\n<figure class=\"botanical-commons-figure botanical-commons-figure--nonea-brune\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/nonea-brune-transparent.png\" alt=\"Planche botanique\" style=\"width:100%;max-width:100%;height:auto\" \/><\/figure>\n<p><strong>Famille :<\/strong> Boraginaceae.<\/p>\n<p><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> non\u00e9a brune, non\u00e9e brune, non\u00e9e sombre, buglosse brune.<\/p>\n<p>La non\u00e9a brune est une Boraginac\u00e9e vivace des pelouses s\u00e8ches, des friches calcaires et des steppes d&rsquo;Europe centrale et orientale, remarquable par ses fleurs tubuleuses d&rsquo;un brun noir\u00e2tre \u00e0 violac\u00e9 fonc\u00e9 \u2014 couleur exceptionnelle dans une famille florale domin\u00e9e par le bleu. Pr\u00e9sente en France dans quelques stations isol\u00e9es du sud-est, elle reste une raret\u00e9 botanique, \u00e0 la limite occidentale de son aire de r\u00e9partition essentiellement pontique et steppique.<\/p>\n<p>Comme sa cong\u00e9n\u00e8re la non\u00e9a jaune (<em>N. lutea<\/em>), elle n&rsquo;a aucun usage m\u00e9dicinal document\u00e9. Son int\u00e9r\u00eat est botanique (couleur florale unique, biog\u00e9ographie steppique), floristique (esp\u00e8ce rare en France, patrimoniale) et chimiotaxonomique (profil pyrrolizidinique probable des Boraginac\u00e9es). La non\u00e9a brune illustre la composante orientale et steppique de la flore fran\u00e7aise, h\u00e9ritage des p\u00e9riodes glaciaires et postglaciaires.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta<\/li>\n<li><strong>Classe :<\/strong> Magnoliopsida<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Boraginales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Boraginaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Nonea<\/em> Medik.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Nonea pulla<\/em> (L.) DC.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> non\u00e9a brune, non\u00e9e brune, buglosse brune.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>Nonea<\/em> honore J.P. Nonne, m\u00e9decin et botaniste allemand. <em>Pulla<\/em> (sombre, brune, de deuil) d\u00e9crit la couleur remarquable de la corolle.<\/p>\n<p>Le genre <em>Nonea<\/em> comprend une trentaine d&rsquo;esp\u00e8ces, dont le centre de diversit\u00e9 se situe en Anatolie, au Caucase et en Asie centrale. <em>N. pulla<\/em> est l&rsquo;esp\u00e8ce type du genre, la plus largement distribu\u00e9e en Europe, caract\u00e9ristique des steppes et des pelouses continentales s\u00e8ches. En France, elle est beaucoup plus rare que <em>N. lutea<\/em> et limit\u00e9e \u00e0 quelques localit\u00e9s du sud-est.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>La pilosit\u00e9 caract\u00e9ristique de la non\u00e9a brune m\u00e9rite une description approfondie. Les poils sont de deux types : des poils longs (1-2 mm), raides, \u00e0 base tuberculeuse pro\u00e9minente (visible \u00e0 la loupe comme un renflement calcifi\u00e9 \u00e0 la surface de l&rsquo;\u00e9piderme), et des poils plus courts, glanduleux, s\u00e9cr\u00e9tant un mucilage l\u00e9g\u00e8rement collant qui pi\u00e8ge de petits insectes et des particules de poussi\u00e8re. Cette combinaison de pilosit\u00e9 raide et glanduleuse est typique de nombreuses Boraginac\u00e9es et contribue \u00e0 l&rsquo;aspect \u00ab rugueux \u00bb caract\u00e9ristique de la famille au toucher.<\/p>\n<p>La corolle brun noir\u00e2tre est l&rsquo;un des ph\u00e9nom\u00e8nes chromatiques les plus remarquables de la flore europ\u00e9enne. Cette couleur r\u00e9sulte de la concentration \u00e9lev\u00e9e en anthocyanes (delphinidine glycosyl\u00e9e) dans un environnement vacuolaire \u00e0 pH \u00e9lev\u00e9, combin\u00e9e \u00e0 des copigments (flavono\u00efdes, tanins) qui stabilisent et assombrissent la teinte. Le r\u00e9sultat est un brun-violac\u00e9 sombre presque noir, couleur rarissime chez les Angiospermes, qui pose des questions fascinantes sur la pollinisation : quels insectes sont attir\u00e9s par des fleurs aussi sombres ? Les hypoth\u00e8ses incluent l&rsquo;attraction thermique (les p\u00e9tales sombres absorbent davantage de chaleur solaire, r\u00e9chauffant les pollinisateurs) et la signalisation par contraste UV (les fleurs sombres en lumi\u00e8re visible peuvent \u00eatre tr\u00e8s contrast\u00e9es en ultraviolet).<\/p>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace de 20 \u00e0 50 cm, \u00e0 souche \u00e9paisse, pubescente-h\u00e9riss\u00e9e dans toutes ses parties. Tiges dress\u00e9es ou ascendantes, ramifi\u00e9es, cylindriques, couvertes de poils raides \u00e0 base tuberculeuse \u2014 pilosit\u00e9 typique des Boraginac\u00e9es.<\/p>\n<p>Les feuilles basales sont oblongues-lanc\u00e9ol\u00e9es, p\u00e9tiol\u00e9es, formant une rosette persistante. Les feuilles caulinaires sont alternes, lanc\u00e9ol\u00e9es \u00e0 oblongues, sessiles ou semi-embrassantes, dens\u00e9ment velues, \u00e0 marge enti\u00e8re. La surface est rugueuse au toucher en raison des poils raides et des cystolithes.<\/p>\n<p>L&rsquo;inflorescence est une <strong>cyme scorpio\u00efde<\/strong> terminale se d\u00e9roulant progressivement. Les fleurs sont tubuleuses, longues de 12 \u00e0 18 mm, \u00e0 corolle <strong>brun noir\u00e2tre \u00e0 brun violac\u00e9<\/strong>, en forme d&rsquo;entonnoir, \u00e0 tube droit et \u00e0 5 lobes courts arrondis. Le calice est tubuleux, \u00e0 5 dents, accrescent, dens\u00e9ment velu. Fornices pr\u00e9sentes \u00e0 la gorge. Cinq \u00e9tamines incluses. Style filiforme, stigmate capit\u00e9. Le fruit est constitu\u00e9 de 4 nucules rugueuses, enferm\u00e9es dans le calice persistant.<\/p>\n<p>Floraison : mai \u00e0 juillet.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. HABITAT, \u00c9COLOGIE ET R\u00c9PARTITION<\/h2>\n<p>La non\u00e9a brune fr\u00e9quente les pelouses s\u00e8ches, les steppes, les bords de route, les friches calcaires et les cultures extensives sur sol calcaire. Elle affectionne les sols calcaires, secs, bien drain\u00e9s, en exposition chaude. C&rsquo;est une esp\u00e8ce nettement continentale et steppique, thermophile et x\u00e9rophile.<\/p>\n<p>Sa r\u00e9partition principale couvre l&rsquo;Europe centrale et orientale (Autriche, Hongrie, Roumanie, Ukraine, Russie m\u00e9ridionale), l&rsquo;Anatolie et l&rsquo;Asie centrale. En Europe occidentale, elle est rare et localis\u00e9e : quelques stations en Alsace, en Bourgogne orientale et dans le sud-est de la France (vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, Dauphin\u00e9). Ces stations occidentales rel\u00e8vent d&rsquo;une distribution relictuelle, t\u00e9moignant d&rsquo;une aire autrefois plus vaste lors des \u00e9pisodes steppiques quaternaires.<\/p>\n<p>La non\u00e9a brune est consid\u00e9r\u00e9e comme esp\u00e8ce patrimoniale et figure sur les listes rouges ou listes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat de plusieurs r\u00e9gions fran\u00e7aises. Sa r\u00e9gression est li\u00e9e \u00e0 la mise en culture intensive des pelouses s\u00e8ches et \u00e0 la fermeture des milieux ouverts.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p><strong>Aucune partie n&rsquo;est utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie.<\/strong> La plante n&rsquo;a pas de tradition d&rsquo;usage m\u00e9dicinal ni alimentaire document\u00e9e en Europe occidentale. La pr\u00e9sence probable d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques interdit tout usage interne.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude phytochimique des esp\u00e8ces de <em>Nonea<\/em> reste un champ largement sous-explor\u00e9 de la chimiotaxonomie des Boraginac\u00e9es. Si les genres \u00ab vedettes \u00bb de la famille (Symphytum, Echium, Borago, Cynoglossum) ont fait l&rsquo;objet de centaines de publications, le genre <em>Nonea<\/em> ne compte que quelques dizaines d&rsquo;\u00e9tudes phytochimiques, principalement men\u00e9es par des \u00e9quipes turques et iraniennes sur des esp\u00e8ces d&rsquo;Anatolie et d&rsquo;Asie centrale. L&rsquo;extrapolation \u00e0 <em>N. pulla<\/em> est donc en partie hypoth\u00e9tique, bien que solidement fond\u00e9e sur la chimiotaxonomie familiale.<\/p>\n<h3>A. Alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/h3>\n<p>Comme la plupart des Boraginac\u00e9es, <em>N. pulla<\/em> contient vraisemblablement des <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> (AP). Des \u00e9tudes sur des esp\u00e8ces proches du genre ont confirm\u00e9 la pr\u00e9sence d&rsquo;AP h\u00e9patotoxiques. Les donn\u00e9es sp\u00e9cifiques \u00e0 <em>N. pulla<\/em> sont limit\u00e9es mais la pr\u00e9somption est forte.<\/p>\n<h3>B. Naphtoquinones<\/h3>\n<p>Des <strong>naphtoquinones<\/strong> (d\u00e9riv\u00e9s de shikonine ou d&rsquo;alkanine) sont pr\u00e9sentes dans les racines de plusieurs esp\u00e8ces de <em>Nonea<\/em>. Ces pigments conf\u00e8rent une coloration rouge\u00e2tre aux racines et poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires, antimicrobiennes et cicatrisantes document\u00e9es dans des genres apparent\u00e9s (<em>Alkanna<\/em>, <em>Lithospermum<\/em>).<\/p>\n<h3>C. Polyph\u00e9nols<\/h3>\n<p>Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong>, de l&rsquo;<strong>acide rosmarinique<\/strong> et des <strong>tanins<\/strong> sont attendus par analogie familiale, contribuant \u00e0 un profil antioxydant modeste.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Aucun m\u00e9canisme pharmacodynamique sp\u00e9cifique n&rsquo;est document\u00e9 pour la non\u00e9a brune. Les consid\u00e9rations sont identiques \u00e0 celles de <em>N. lutea<\/em> : risque h\u00e9patotoxique des AP, propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires th\u00e9oriques des naphtoquinones, activit\u00e9 antioxydante des polyph\u00e9nols.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune donn\u00e9e clinique disponible. La plante n&rsquo;a fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune \u00e9tude clinique ni d&rsquo;aucune monographie r\u00e9glementaire.<\/p>\n<hr>\n<h2>VIII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9 (probable)<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Signification<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/td>\n<td>Alcalo\u00efdes<\/td>\n<td>H\u00e9patotoxiques (marqueur familial)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Naphtoquinones (shikonine ?)<\/td>\n<td>Quinones<\/td>\n<td>Pigment, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acide rosmarinique<\/td>\n<td>Ester ph\u00e9nolique<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Polyph\u00e9nols<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>IX. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Aucune.<\/strong> La plante n&rsquo;est l&rsquo;objet d&rsquo;aucune pr\u00e9paration officinale ni artisanale.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Toxicit\u00e9 vraisemblable li\u00e9e aux <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong>, par analogie avec le genre et la famille. Aucun cas d&rsquo;intoxication rapport\u00e9, la plante n&rsquo;\u00e9tant ni consomm\u00e9e ni r\u00e9colt\u00e9e. Tout usage interne est formellement d\u00e9conseill\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. USAGES HISTORIQUES ET ETHNOBOTANIQUE<\/h2>\n<p>La non\u00e9a brune n&rsquo;a pas d&rsquo;histoire m\u00e9dicinale document\u00e9e en Europe occidentale. Dans les steppes d&rsquo;Europe orientale et d&rsquo;Asie centrale, certaines esp\u00e8ces de <em>Nonea<\/em> auraient \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es en m\u00e9decine populaire pour des affections cutan\u00e9es (racines tinctoriales et cicatrisantes), mais ces usages sont fragmentaires et ne concernent pas sp\u00e9cifiquement <em>N. pulla<\/em>.<\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat historique de la plante est surtout biog\u00e9ographique : sa pr\u00e9sence dans quelques stations d&rsquo;Europe occidentale t\u00e9moigne des \u00e9pisodes de steppe froide quaternaire, quand la v\u00e9g\u00e9tation continentale s&rsquo;\u00e9tendait bien plus \u00e0 l&rsquo;ouest qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ces populations relictuelles sont des t\u00e9moins vivants de l&rsquo;histoire climatique post-glaciaire.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. CONFUSIONS ET DISTINCTIONS<\/h2>\n<ul>\n<li><strong><em>Nonea lutea<\/em> (non\u00e9a jaune) :<\/strong> m\u00eame genre, mais fleurs jaune p\u00e2le (pas brunes). Distinction imm\u00e9diate.<\/li>\n<li><strong><em>Anchusa officinalis<\/em> (buglosse officinale) :<\/strong> fleurs bleues \u00e0 violettes, jamais brunes. Port plus robuste.<\/li>\n<li><strong><em>Cynoglossum officinale<\/em> (cynoglosse) :<\/strong> fleurs brun rouge\u00e2tre \u00e0 violac\u00e9, mais corolle plus petite, infundibuliforme, et fruits \u00e0 nucules \u00e9pineuses (crochetantes). Habitat diff\u00e9rent.<\/li>\n<li><strong><em>Pulmonaria<\/em> spp. (pulmonaires) :<\/strong> fleurs passant du rose au bleu, feuilles souvent macul\u00e9es. Habitat de sous-bois (pas de pelouse s\u00e8che).<\/li>\n<\/ul>\n<p>La couleur brun noir\u00e2tre des fleurs tubuleuses, associ\u00e9e \u00e0 la pilosit\u00e9 h\u00e9riss\u00e9e et \u00e0 l&rsquo;habitat de pelouse s\u00e8che calcaire, est diagnostique de la non\u00e9a brune parmi les Boraginac\u00e9es fran\u00e7aises.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIII. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Nonea pulla<\/em> est une Boraginac\u00e9e vivace steppique \u00e0 fleurs tubuleuses brun noir\u00e2tre, des pelouses s\u00e8ches calcaires d&rsquo;Europe centrale et orientale, rare et patrimoniale en France. Son profil phytochimique inclut vraisemblablement des alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques h\u00e9patotoxiques et des naphtoquinones color\u00e9es. La plante ne poss\u00e8de aucun usage m\u00e9dicinal et aucune indication th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>Son int\u00e9r\u00eat est botanique (couleur florale exceptionnelle), biog\u00e9ographique (relicte steppique quaternaire en Europe occidentale) et conservatoire (esp\u00e8ce patrimoniale menac\u00e9e par l&rsquo;intensification agricole et la fermeture des milieux). La non\u00e9a brune illustre la composante pontique-steppique de la flore fran\u00e7aise, patrimoine m\u00e9connu et fragile.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIV. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Plants of the World Online (POWO), Royal Botanic Gardens, Kew. <em>Nonea pulla<\/em> (L.) DC.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>. Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Bruneton J. <em>Pharmacognosie \u2014 Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>. 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2016.<\/li>\n<li>Tela Botanica \u2014 <em>Nonea pulla<\/em>.<\/li>\n<li>EFSA. \u00ab Scientific opinion on pyrrolizidine alkaloids in food and feed \u00bb. <em>EFSA Journal<\/em>, 2017.<\/li>\n<li>Fournier P. <em>Le Livre des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>. Lechevalier, 1947-1948.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Risque toxicologique (AP probables)<\/li>\n<li><strong>\u2606\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Int\u00e9r\u00eat th\u00e9rapeutique (aucun usage document\u00e9)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nonea pulla (L.) DC. Famille : Boraginaceae. Noms vernaculaires : non\u00e9a brune, non\u00e9e brune, non\u00e9e sombre, buglosse brune. 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