{"id":742,"date":"2026-03-26T11:26:55","date_gmt":"2026-03-26T10:26:55","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/viperine-commune\/"},"modified":"2026-04-26T08:53:25","modified_gmt":"2026-04-26T06:53:25","slug":"viperine-commune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/viperine-commune\/","title":{"rendered":"VIP\u00c9RINE COMMUNE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Vip%C3%A9rine%20commune.jpg\" alt=\"Planche botanique VIP\u00c9RINE COMMUNE\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<h2>I. Identit\u00e9 botanique<\/h2>\n<p>La <strong>Vip\u00e9rine commune<\/strong> (<em>Echium vulgare<\/em> L.) appartient \u00e0 la famille des <strong>Boraginac\u00e9es<\/strong>. Le nom <em>Echium<\/em> d\u00e9rive du grec <em>echis<\/em> (vip\u00e8re), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la forme de la nucule qui rappelle une t\u00eate de serpent et \u00e0 l&rsquo;usage traditionnel contre les morsures de vip\u00e8re. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>vulgare<\/em> (commun) atteste de sa large distribution. Noms vernaculaires : vip\u00e9rine commune, herbe aux vip\u00e8res, langue d&rsquo;oie, buglosse sauvage.<\/p>\n<p>Plante bisannuelle de 30 \u00e0 100 cm. La premi\u00e8re ann\u00e9e, elle forme une rosette basale de feuilles oblongues-lanc\u00e9ol\u00e9es. La tige florale de la seconde ann\u00e9e est dress\u00e9e, robuste, couverte de soies raides, piquantes, \u00e0 base renfl\u00e9e (pustuleuse). Les feuilles caulinaires sont sessiles, lanc\u00e9ol\u00e9es, h\u00e9riss\u00e9es de poils raides. L&rsquo;inflorescence est une panicule de cymes scorpio\u00efdes unilat\u00e9rales, portant de nombreuses fleurs. Les fleurs, de 15 \u00e0 20 mm, poss\u00e8dent un calice h\u00e9riss\u00e9 et une corolle en entonnoir, d&rsquo;abord rose en bouton puis bleu vif \u00e0 l&rsquo;\u00e9panouissement, \u00e0 5 lobes in\u00e9gaux, avec 4 \u00e0 5 \u00e9tamines longuement exsertes, \u00e0 filets rouges. Le fruit est constitu\u00e9 de 4 nucules verruqueuses, trigones.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. Aire de r\u00e9partition et habitat<\/h2>\n<p><em>Echium vulgare<\/em> est une esp\u00e8ce eurasiatique, native de l&rsquo;Europe, de l&rsquo;Asie occidentale et de l&rsquo;Afrique du Nord. Elle a \u00e9t\u00e9 introduite et naturalis\u00e9e en Am\u00e9rique du Nord, en Australie, en Nouvelle-Z\u00e9lande et en Afrique australe.<\/p>\n<p>La vip\u00e9rine commune affectionne les milieux ouverts, secs et ensoleill\u00e9s : friches, talus, bords de routes, voies ferr\u00e9es, carri\u00e8res, murs, pelouses s\u00e8ches, dunes fix\u00e9es. Elle pr\u00e9f\u00e8re les sols calcaires \u00e0 neutres, bien drain\u00e9s, pauvres \u00e0 mod\u00e9r\u00e9ment fertiles. C&rsquo;est une esp\u00e8ce pionni\u00e8re et rud\u00e9rale. On la rencontre du niveau de la mer \u00e0 1 800 m d&rsquo;altitude.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. Ethnobotanique et usages traditionnels<\/h2>\n<p>La vip\u00e9rine doit son nom et sa r\u00e9putation \u00e0 la th\u00e9orie des signatures : la forme des nucules (rappelant une t\u00eate de serpent) et les taches de la tige (\u00e9voquant la peau de vip\u00e8re) ont conduit les herboristes anciens \u00e0 l&rsquo;utiliser comme alexit\u00e8re (contrepoison contre les morsures de serpent). Dioscoride la recommandait d\u00e9j\u00e0 pour cet usage.<\/p>\n<p>En m\u00e9decine populaire, la vip\u00e9rine \u00e9tait employ\u00e9e comme diur\u00e9tique, sudorifique, \u00e9mollient et expectorant. L&rsquo;infusion servait contre les fi\u00e8vres, les rhumes et les inflammations. En usage externe, les cataplasmes de feuilles fra\u00eeches \u00e9taient appliqu\u00e9s sur les panaris et les furoncles.<\/p>\n<p>La vip\u00e9rine est une plante mellif\u00e8re exceptionnelle, parmi les plus productrices de nectar de la flore europ\u00e9enne. Un hectare de vip\u00e9rine peut produire 300 \u00e0 400 kg de miel par saison. Le miel de vip\u00e9rine est ambr\u00e9, aromatique, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 des apiculteurs.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. Composition chimique<\/h2>\n<p><strong>Alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> : c&rsquo;est le trait phytochimique le plus important du point de vue toxicologique. <em>Echium vulgare<\/em> contient des <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques \u00e0 noyau 1,2-insatur\u00e9<\/strong> (AP), notamment l&rsquo;<strong>\u00e9chimidine<\/strong>, la <strong>lycopsamine<\/strong> et l&rsquo;<strong>\u00e9chiuvulgarine<\/strong>. Ces AP sont h\u00e9patotoxiques et potentiellement canc\u00e9rog\u00e8nes.<\/p>\n<p><strong>Acides gras<\/strong> : les graines contiennent 25-35 % d&rsquo;huile, particuli\u00e8rement riche en <strong>acide st\u00e9aridonique<\/strong> (SDA, 18:4 \u03c9-3, 10-15 %) et en <strong>acide \u03b3-linol\u00e9nique<\/strong> (GLA, 18:3 \u03c9-6, 8-12 %), un profil exceptionnel parmi les plantes europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p><strong>Compos\u00e9s ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong>acide rosmarinique<\/strong>, <strong>acide lithospermique<\/strong>, <strong>acide chlorog\u00e9nique<\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Flavono\u00efdes<\/strong> : <strong>querc\u00e9tine<\/strong>, <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong>, <strong>rutine<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Mucilages<\/strong> : polysaccharides mucilagineux dans les parties a\u00e9riennes.<\/p>\n<p><strong>Anthocyanes<\/strong> : <strong>delphinidine<\/strong> et <strong>cyanidine<\/strong> dans les fleurs, responsables du changement de couleur rose\u2192bleu.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. Pharmacologie<\/h2>\n<p><strong>Activit\u00e9 anti-inflammatoire<\/strong> : l&rsquo;<strong>acide rosmarinique<\/strong> inhibe la <strong>COX-2<\/strong>, la <strong>5-LOX<\/strong> et la voie <strong>NF-\u03baB<\/strong>. Les mucilages exercent un effet \u00e9mollient et protecteur des muqueuses.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9 antioxydante<\/strong> : les acides ph\u00e9noliques et les flavono\u00efdes conf\u00e8rent une activit\u00e9 antioxydante significative aux extraits de parties a\u00e9riennes.<\/p>\n<p><strong>Huile de graines et acides gras \u03c9-3<\/strong> : l&rsquo;<strong>acide st\u00e9aridonique<\/strong> (SDA) est un pr\u00e9curseur m\u00e9tabolique plus efficace que l&rsquo;ALA pour la synth\u00e8se d&rsquo;EPA (acide eicosapenta\u00e9no\u00efque). L&rsquo;huile de vip\u00e9rine est \u00e9tudi\u00e9e comme source v\u00e9g\u00e9tale d&rsquo;om\u00e9ga-3 \u00e0 longue cha\u00eene, alternative \u00e0 l&rsquo;huile de poisson.<\/p>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 des AP<\/strong> : les <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> sont m\u00e9tabolis\u00e9s en pyrroles r\u00e9actifs par les CYP3A h\u00e9patiques, formant des adduits avec l&rsquo;ADN et les prot\u00e9ines. Ils provoquent une maladie veino-occlusive h\u00e9patique (MVO) et sont potentiellement carcinog\u00e8nes.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. Indications th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>En raison de la pr\u00e9sence d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques h\u00e9patotoxiques, les parties a\u00e9riennes de la vip\u00e9rine ne sont plus recommand\u00e9es en usage interne en phytoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p><strong>Huile de graines<\/strong> : l&rsquo;huile de graines d&rsquo;<em>Echium<\/em>, pauvre en AP (les AP ne sont pas liposolubles), est commercialis\u00e9e comme source d&rsquo;acide st\u00e9aridonique (\u03c9-3) pour la sant\u00e9 cardiovasculaire et les \u00e9tats inflammatoires chroniques.<\/p>\n<p><strong>Usage externe<\/strong> : les cataplasmes de feuilles conservent un usage populaire contre les inflammations cutan\u00e9es, les panaris et les piq\u00fbres d&rsquo;insectes, bien que non valid\u00e9 cliniquement.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. Posologie et modes d&#8217;emploi<\/h2>\n<p><strong>Huile de graines d&rsquo;<em>Echium<\/em><\/strong> : 1 \u00e0 3 g par jour (capsules), comme source d&rsquo;acide st\u00e9aridonique. La huile ne contient pas d&rsquo;AP d\u00e9tectables.<\/p>\n<p><strong>Usage externe (tradition)<\/strong> : cataplasme de feuilles fra\u00eeches ou d\u00e9coction (30 g\/L) en compresses.<\/p>\n<p><strong>Usage interne<\/strong> : D\u00c9CONSEILL\u00c9 en raison des alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques. Les infusions de vip\u00e9rine ne devraient plus \u00eatre consomm\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>VIII. Pr\u00e9cautions et contre-indications<\/h2>\n<p><strong>Contre-indication majeure<\/strong> : usage interne prolong\u00e9 en raison des <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques h\u00e9patotoxiques<\/strong>. L&rsquo;EMA recommande de ne pas d\u00e9passer 1 \u00b5g d&rsquo;AP 1,2-insatur\u00e9s par jour par voie orale.<\/p>\n<p><strong>Grossesse et allaitement<\/strong> : contre-indiqu\u00e9s (les AP traversent le placenta et passent dans le lait).<\/p>\n<p><strong>Irritation cutan\u00e9e<\/strong> : les soies raides de la plante peuvent provoquer une irritation m\u00e9canique de la peau (dermatite d&rsquo;irritation). Le port de gants est recommand\u00e9 lors de la manipulation.<\/p>\n<p><strong>Miel de vip\u00e9rine<\/strong> : le miel peut contenir des traces d&rsquo;AP, mais les concentrations sont g\u00e9n\u00e9ralement en dessous des seuils r\u00e9glementaires (&lt; 40 \u00b5g\/kg selon la r\u00e9glementation europ\u00e9enne 2020).<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. Toxicologie<\/h2>\n<p>La toxicit\u00e9 de la vip\u00e9rine est principalement li\u00e9e aux <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> (AP). L&rsquo;<strong>\u00e9chimidine<\/strong> est l&rsquo;AP le plus abondant et le plus h\u00e9patotoxique. Les AP \u00e0 noyau 1,2-insatur\u00e9 sont des pro-toxines, activ\u00e9es par les cytochromes P450 h\u00e9patiques en d\u00e9hydro-pyrrolizidines r\u00e9actives qui forment des adduits avec l&rsquo;ADN (g\u00e9notoxicit\u00e9) et les prot\u00e9ines (h\u00e9patotoxicit\u00e9).<\/p>\n<p>La <strong>maladie veino-occlusive h\u00e9patique<\/strong> (syndrome de Budd-Chiari) est la manifestation toxique principale, d\u00e9crite chez des populations consommant des c\u00e9r\u00e9ales contamin\u00e9es par des graines de Boraginac\u00e9es (Afghanistan, \u00c9thiopie). Les sympt\u00f4mes comprennent h\u00e9patom\u00e9galie douloureuse, ascite et insuffisance h\u00e9patique.<\/p>\n<p>Le potentiel canc\u00e9rog\u00e8ne des AP est reconnu : le CIRC\/IARC classe certains AP comme \u00ab possiblement canc\u00e9rog\u00e8nes pour l&rsquo;humain \u00bb (groupe 2B). L&rsquo;EMA et l&rsquo;EFSA ont fix\u00e9 des limites drastiques pour les AP dans les produits alimentaires et les pr\u00e9parations \u00e0 base de plantes.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. Donn\u00e9es cliniques<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques sur <em>Echium vulgare<\/em> sont tr\u00e8s limit\u00e9es. Les \u00e9tudes cliniques disponibles concernent :<\/p>\n<p><strong>Huile de graines d&rsquo;<em>Echium<\/em><\/strong> : des essais cliniques ont montr\u00e9 que la suppl\u00e9mentation en huile d&rsquo;<em>Echium plantagineum<\/em> (esp\u00e8ce voisine, profil lipidique similaire) augmentait les taux sanguins d&rsquo;EPA de 20-30 % apr\u00e8s 4 semaines, confirmant la conversion efficace de l&rsquo;acide st\u00e9aridonique en EPA chez l&rsquo;humain.<\/p>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 des AP<\/strong> : les donn\u00e9es cliniques proviennent principalement d&rsquo;intoxications \u00e9pid\u00e9miques dans les pays en d\u00e9veloppement (Afghanistan, \u00c9thiopie) et de cas de pharmacovigilance li\u00e9s \u00e0 la consommation de tisanes de Boraginac\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. Recherche contemporaine<\/h2>\n<p><strong>Huile d&rsquo;<em>Echium<\/em> et om\u00e9ga-3<\/strong> : l&rsquo;huile de graines d&rsquo;<em>Echium<\/em> est \u00e9tudi\u00e9e comme source v\u00e9g\u00e9tale alternative d&rsquo;om\u00e9ga-3 pour l&rsquo;aquaculture, l&rsquo;alimentation animale et la nutrition humaine. Des essais d&rsquo;alimentation piscicole montrent un remplacement partiel efficace de l&rsquo;huile de poisson.<\/p>\n<p><strong>Biotechnologie<\/strong> : les g\u00e8nes de d\u00e9saturation (\u03946-d\u00e9saturase) d&rsquo;<em>Echium<\/em> ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 des esp\u00e8ces cultiv\u00e9es (canola, soja) pour produire de l&rsquo;acide st\u00e9aridonique dans des ol\u00e9agineuses majeurs.<\/p>\n<p><strong>Analytique des AP<\/strong> : des m\u00e9thodes LC-MS\/MS ultra-sensibles sont d\u00e9velopp\u00e9es pour d\u00e9tecter et quantifier les AP dans les miels, les tisanes et les compl\u00e9ments alimentaires, en application de la r\u00e9glementation europ\u00e9enne.<\/p>\n<p><strong>\u00c9cologie de la pollinisation<\/strong> : la vip\u00e9rine est un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9tude de la pollinisation par les abeilles, la dynamique de changement de couleur des fleurs (rose\u2192bleu) signalant aux pollinisateurs les fleurs d\u00e9j\u00e0 visit\u00e9es (r\u00e9duction du nectar).<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. Statut r\u00e9glementaire et pharmacop\u00e9e<\/h2>\n<p><em>Echium vulgare<\/em> ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne officielle comme plante m\u00e9dicinale. La pr\u00e9sence d&rsquo;AP la place sous surveillance r\u00e9glementaire stricte.<\/p>\n<p>Le r\u00e8glement europ\u00e9en 2020\/2040 fixe des teneurs maximales en AP dans les denr\u00e9es alimentaires (miel : 40 \u00b5g\/kg ; compl\u00e9ments alimentaires : 400 \u00b5g\/kg pour les produits \u00e0 base de bourrache, etc.). L&rsquo;EMA recommande un apport maximal de 1 \u00b5g d&rsquo;AP 1,2-insatur\u00e9s par jour par voie orale pour les m\u00e9dicaments \u00e0 base de plantes.<\/p>\n<p>L&rsquo;huile de graines d&rsquo;<em>Echium<\/em>, d\u00e9pourvue d&rsquo;AP (les AP ne sont pas liposolubles), est commercialis\u00e9e comme compl\u00e9ment alimentaire sans restriction li\u00e9e aux AP.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIII. \u00c9cologie et conservation<\/h2>\n<p><em>Echium vulgare<\/em> est une esp\u00e8ce commune, non menac\u00e9e (LC). C&rsquo;est l&rsquo;une des plantes mellif\u00e8res les plus importantes d&rsquo;Europe. La production de nectar peut atteindre 6-10 mg par fleur et par jour, soit 300-400 kg de miel par hectare. La vip\u00e9rine est sem\u00e9e en bandes fleuries dans les programmes de conservation des pollinisateurs.<\/p>\n<p>Ses fleurs bleu vif attirent une gamme exceptionnelle de pollinisateurs : abeilles domestiques, bourdons, abeilles solitaires (Osmia, Megachile), papillons, syrphes. La vip\u00e9rine est une esp\u00e8ce cl\u00e9 dans les agrosyst\u00e8mes pour le soutien aux populations d&rsquo;insectes pollinisateurs.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIV. R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/h2>\n<p>Bonnier G., Layens G. \u2014 <em>Flore compl\u00e8te portative de la France, de la Suisse et de la Belgique<\/em>, Belin, Paris.<br \/>\nBruneton J. \u2014 <em>Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5e \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2016.<br \/>\nSurette M.E. et al. \u2014 \u00ab Dietary echium oil increases plasma and neutrophil long-chain (n-3) fatty acids and lowers serum triacylglycerols in hypertriglyceridemic humans \u00bb, <em>J. Nutr.<\/em>, 2004, 134, 1406-1411.<br \/>\nEMA\/HMPC \u2014 \u00ab Public statement on the use of herbal medicinal products containing toxic, unsaturated pyrrolizidine alkaloids \u00bb, 2014.<br \/>\nEFSA \u2014 Scientific opinion on pyrrolizidine alkaloids in food and feed, <em>EFSA J.<\/em>, 2017, 15(7), 4908.<br \/>\nFournier P. \u2014 <em>Le livre des plantes m\u00e9dicinales et v\u00e9n\u00e9neuses de France<\/em>, Lechevalier, Paris, 1947.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. Identit\u00e9 botanique La Vip\u00e9rine commune (Echium vulgare L.) appartient \u00e0 la famille des Boraginac\u00e9es. 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