{"id":743,"date":"2026-03-26T11:26:57","date_gmt":"2026-03-26T10:26:57","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/viperine-des-pyrenees\/"},"modified":"2026-04-26T08:59:49","modified_gmt":"2026-04-26T06:59:49","slug":"viperine-des-pyrenees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/viperine-des-pyrenees\/","title":{"rendered":"VIP\u00c9RINE DES PYR\u00c9N\u00c9ES"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Vip%C3%A9rine%20tr%C3%A8s%20rude.jpg\" alt=\"Planche botanique VIP\u00c9RINE DES PYR\u00c9N\u00c9ES\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p><em>Echium asperrimum<\/em> Lam. [syn. <em>Echium pyrenaicum<\/em> Rouy]<\/p>\n<p><strong>Famille :<\/strong> Boraginaceae.<\/p>\n<p><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> vip\u00e9rine des Pyr\u00e9n\u00e9es, vip\u00e9rine tr\u00e8s rude, grande vip\u00e9rine.<\/p>\n<p>La vip\u00e9rine des Pyr\u00e9n\u00e9es, ou vip\u00e9rine tr\u00e8s rude, est la plus grande et la plus spectaculaire des vip\u00e9rines fran\u00e7aises. Bisannuelle robuste pouvant atteindre 1,5 m\u00e8tre de hauteur, elle d\u00e9ploie en d\u00e9but d&rsquo;\u00e9t\u00e9 un thyrse pyramidal dense de cymes scorpio\u00efdes charg\u00e9es de fleurs bleues \u00e0 violettes, cr\u00e9ant un spectacle botanique impressionnant dans les friches et les bords de route du Midi. Son nom <em>asperrimum<\/em> (superlatif de <em>asper<\/em>, rugueux) d\u00e9crit la pilosit\u00e9 exceptionnellement rude de la plante : tiges, feuilles et calices sont couverts de poils raides, piquants, \u00e0 base tuberculeuse, qui rendent la plante d\u00e9sagr\u00e9able au toucher et reconnaissable instantan\u00e9ment.<\/p>\n<p>Comme toutes les esp\u00e8ces du genre <em>Echium<\/em>, la vip\u00e9rine des Pyr\u00e9n\u00e9es contient des <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong> (AP) h\u00e9patotoxiques et g\u00e9notoxiques, qui interdisent tout usage m\u00e9dicinal ou alimentaire. Son int\u00e9r\u00eat est botanique (morphologie spectaculaire, virage floral), mellif\u00e8re (source nectarif\u00e8re majeure pour les abeilles en zone m\u00e9diterran\u00e9enne s\u00e8che), paysager et chimiotaxonomique.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Division :<\/strong> Magnoliophyta<\/li>\n<li><strong>Classe :<\/strong> Magnoliopsida<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Boraginales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Boraginaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Echium<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Echium asperrimum<\/em> Lam.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> vip\u00e9rine des Pyr\u00e9n\u00e9es, vip\u00e9rine tr\u00e8s rude, grande vip\u00e9rine.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>Echium<\/em> du grec <em>echis<\/em> (vip\u00e8re), allusion aux nucules en t\u00eate de serpent. <em>Asperrimum<\/em> (tr\u00e8s rude) d\u00e9crit la pilosit\u00e9 piquante. Le nom \u00ab vip\u00e9rine des Pyr\u00e9n\u00e9es \u00bb est quelque peu trompeur car l&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;est pas end\u00e9mique des Pyr\u00e9n\u00e9es mais largement distribu\u00e9e dans le bassin m\u00e9diterran\u00e9en occidental.<\/p>\n<p>Le genre <em>Echium<\/em> comprend environ 60 esp\u00e8ces, avec un centre de diversit\u00e9 spectaculaire dans les \u00eeles Canaries (vip\u00e9rines arborescentes end\u00e9miques). En France, 4 \u00e0 5 esp\u00e8ces sont pr\u00e9sentes : <em>E. vulgare<\/em> (la plus commune, eurasiatique), <em>E. angustifolium<\/em> (m\u00e9diterran\u00e9en, feuilles \u00e9troites), <em>E. plantagineum<\/em> (feuilles de plantain, adventice) et <em>E. asperrimum<\/em> (la plus grande). La distinction entre esp\u00e8ces repose sur la taille, la largeur foliaire, la pilosit\u00e9, la morphologie de l&rsquo;inflorescence et l&rsquo;habitat.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e bisannuelle imposante, de 60 \u00e0 150 cm (parfois 180 cm), la plus grande vip\u00e9rine de la flore fran\u00e7aise. La premi\u00e8re ann\u00e9e, elle forme une rosette basale de grandes feuilles (20-30 cm). La deuxi\u00e8me ann\u00e9e, la tige florif\u00e8re s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, \u00e9paisse (2-4 cm de diam\u00e8tre \u00e0 la base), dress\u00e9e, simple ou peu ramifi\u00e9e, couverte d&rsquo;une pilosit\u00e9 dense et rude constitu\u00e9e de poils longs (3-5 mm), raides, piquants, \u00e0 base tuberculeuse pro\u00e9minente (visible et palpable comme des points durs sur la tige). La plante est v\u00e9ritablement d\u00e9sagr\u00e9able au toucher, d&rsquo;o\u00f9 son \u00e9pith\u00e8te <em>asperrimum<\/em>.<\/p>\n<p>Les feuilles basales sont oblongues-lanc\u00e9ol\u00e9es, de 15 \u00e0 30 cm, p\u00e9tiol\u00e9es, \u00e0 nervure m\u00e9diane tr\u00e8s saillante dessous, dens\u00e9ment couvertes de poils raides. Les feuilles caulinaires sont alternes, sessiles, progressivement r\u00e9duites, lanc\u00e9ol\u00e9es, \u00e9galement tr\u00e8s rugueuses. L&rsquo;ensemble de la plante a un aspect gris\u00e2tre-argent\u00e9 d\u00fb \u00e0 la densit\u00e9 de la pilosit\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;inflorescence est un <strong>thyrse pyramidal<\/strong> (panicule de cymes scorpio\u00efdes), compact, pouvant atteindre 40 \u00e0 80 cm de long, formant un c\u00f4ne ou une pyramide dense. Les cymes scorpio\u00efdes lat\u00e9rales sont courtes et denses, ins\u00e9r\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aisselle de bract\u00e9es. Les fleurs sont zygomorphes, infundibuliformes, de 15 \u00e0 25 mm, \u00e0 corolle passant du <strong>rose-pourpr\u00e9<\/strong> (en bouton) au <strong>bleu-violet vif<\/strong> (\u00e0 maturit\u00e9) \u2014 virage chromatique caract\u00e9ristique du genre, d\u00fb aux anthocyanes sensibles au pH vacuolaire. Les 5 \u00e9tamines sont in\u00e9gales, exsertes (d\u00e9passant la corolle), \u00e0 anth\u00e8res bleues. Le style est bifide. Le calice est \u00e0 5 dents lin\u00e9aires, dens\u00e9ment h\u00e9riss\u00e9 de poils raides.<\/p>\n<p>Le fruit est constitu\u00e9 de 4 <strong>nucules<\/strong> trigones (en forme de t\u00eate de vip\u00e8re \u2014 d&rsquo;o\u00f9 le nom du genre), rugueuses, brunes, de 2-3 mm.<\/p>\n<p>Floraison : mai \u00e0 juillet. Pollinisation entomophile (abeilles, bourdons). Ressource mellif\u00e8re majeure.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. HABITAT, \u00c9COLOGIE ET R\u00c9PARTITION<\/h2>\n<p>La vip\u00e9rine des Pyr\u00e9n\u00e9es fr\u00e9quente les friches, les bords de route, les talus, les cultures abandonn\u00e9es, les terrains vagues et les d\u00e9combres en zone m\u00e9diterran\u00e9enne. Elle pr\u00e9f\u00e8re les sols secs, calcaires \u00e0 neutres, bien drain\u00e9s, souvent pierreux, en exposition ensoleill\u00e9e. C&rsquo;est une esp\u00e8ce h\u00e9liophile, thermophile, rud\u00e9rale, pionni\u00e8re des sols perturb\u00e9s.<\/p>\n<p>Sa r\u00e9partition couvre le bassin m\u00e9diterran\u00e9en occidental : sud de la France (Languedoc, Provence, basse vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales, Corse), Espagne, Portugal, Italie, Afrique du Nord (Maroc, Alg\u00e9rie, Tunisie). En France, elle est commune dans les d\u00e9partements m\u00e9diterran\u00e9ens et remonte localement dans les vall\u00e9es chaudes de la Dr\u00f4me, de l&rsquo;Ard\u00e8che et du Rh\u00f4ne.<\/p>\n<p>La vip\u00e9rine des Pyr\u00e9n\u00e9es est une plante indicatrice de milieux perturb\u00e9s et de sols remani\u00e9s en zone m\u00e9diterran\u00e9enne. Elle peut former des populations denses et spectaculaires le long des routes et des voies ferr\u00e9es, cr\u00e9ant des \u00ab murs bleus \u00bb en d\u00e9but d&rsquo;\u00e9t\u00e9 qui attirent l&rsquo;attention des automobilistes et des photographes naturalistes.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p><strong>Aucune partie n&rsquo;est utilis\u00e9e en phytoth\u00e9rapie.<\/strong> La plante ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e et n&rsquo;a pas de tradition d&rsquo;usage m\u00e9dicinal. La pr\u00e9sence d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques interdit formellement tout usage interne. L&rsquo;huile de graines de certaines vip\u00e9rines (<em>E. plantagineum<\/em>) est \u00e9tudi\u00e9e pour sa richesse en acide gamma-linol\u00e9nique (GLA) et en acide st\u00e9aridonique (SDA), mais cette application concerne d&rsquo;autres esp\u00e8ces du genre.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/h3>\n<p>Le genre <em>Echium<\/em> est l&rsquo;un des plus riches en AP parmi les Boraginac\u00e9es. <em>E. asperrimum<\/em> contient de l&rsquo;<strong>\u00e9chimidine<\/strong>, de la <strong>lycopsamine<\/strong>, de la <strong>interm\u00e9dine<\/strong> et d&rsquo;autres esters de r\u00e9tron\u00e9cine. Ces compos\u00e9s sont h\u00e9patotoxiques (maladie veino-occlusive h\u00e9patique) et g\u00e9notoxiques (adduits \u00e0 l&rsquo;ADN, mutag\u00e9nicit\u00e9, canc\u00e9rog\u00e9nicit\u00e9 potentielle) apr\u00e8s bioactivation h\u00e9patique par les cytochromes P450.<\/p>\n<h3>B. Polyph\u00e9nols<\/h3>\n<p><strong>Acide rosmarinique<\/strong> (ester d&rsquo;acide caf\u00e9ique, antioxydant majeur), <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (querc\u00e9tine, kaempf\u00e9rol glycosyl\u00e9s), <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (acide chlorog\u00e9nique, acide caf\u00e9ique). Le profil polyph\u00e9nolique contribue \u00e0 une activit\u00e9 antioxydante in vitro.<\/p>\n<h3>C. Anthocyanes<\/h3>\n<p>Les <strong>anthocyanes<\/strong> (delphinidine, cyanidine glycosyl\u00e9es) sont responsables du virage floral rose \u2192 bleu, ph\u00e9nom\u00e8ne li\u00e9 au changement de pH des vacuoles cellulaires de la corolle avec le vieillissement de la fleur.<\/p>\n<h3>D. Huiles de graines<\/h3>\n<p>Les graines d&rsquo;<em>Echium<\/em> spp. contiennent des huiles riches en acides gras polyinsatur\u00e9s, dont l&rsquo;acide st\u00e9aridonique (SDA, 18:4 \u03c9-3). Chez <em>E. asperrimum<\/em>, le profil lipidique des graines est moins \u00e9tudi\u00e9 que chez <em>E. plantagineum<\/em>, mais la richesse en SDA est vraisemblable par analogie g\u00e9n\u00e9rique.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Aucun m\u00e9canisme exploitable en th\u00e9rapeutique. Le risque h\u00e9patotoxique des AP domine le profil pharmacologique. Les polyph\u00e9nols (acide rosmarinique) exercent une activit\u00e9 antioxydante in vitro sans application clinique pour cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune donn\u00e9e clinique. Le miel de vip\u00e9rine, produit dans certaines zones m\u00e9diterran\u00e9ennes, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une surveillance r\u00e9glementaire pour sa teneur en AP (r\u00e8glement UE 2023\/915). Les teneurs maximales autoris\u00e9es en AP dans le miel sont de 400 \u00b5g\/kg (r\u00e9duit progressivement). Les miels de zones riches en Boraginac\u00e9es (vip\u00e9rines, bourrache, buglosse) sont les plus concern\u00e9s.<\/p>\n<hr>\n<h2>VIII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe chimique<\/th>\n<th>Signification<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>\u00c9chimidine, lycopsamine<\/strong><\/td>\n<td>Alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/td>\n<td>H\u00e9patotoxiques, g\u00e9notoxiques<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acide rosmarinique<\/td>\n<td>Ester ph\u00e9nolique<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Anthocyanes (delphinidine)<\/td>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Virage floral rose \u2192 bleu<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acide st\u00e9aridonique (graines)<\/td>\n<td>Acide gras \u03c9-3<\/td>\n<td>Int\u00e9r\u00eat nutritionnel (recherche)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>IX. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p><strong>Aucune.<\/strong> Usage interdit en raison des AP. Les graines ne sont pas exploit\u00e9es commercialement pour cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Toxicit\u00e9 li\u00e9e aux AP, identique \u00e0 celle d\u00e9crite pour <em>E. angustifolium<\/em>. Le genre <em>Echium<\/em> est responsable d&rsquo;intoxications majeures du b\u00e9tail en Australie et en Afrique du Sud, o\u00f9 <em>E. plantagineum<\/em> (Paterson&rsquo;s curse, Salvation Jane) est une adventice invasive catastrophique causant des h\u00e9patopathies chroniques mortelles chez les chevaux et les bovins. En Europe, les intoxications humaines directes sont exceptionnelles, mais la contamination des miels et des produits apicoles par les AP des Boraginac\u00e9es est un enjeu de sant\u00e9 publique croissant, surveill\u00e9 par l&rsquo;EFSA et les agences nationales.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. USAGES HISTORIQUES ET ETHNOBOTANIQUE<\/h2>\n<p>Les vip\u00e9rines n&rsquo;ont pas d&rsquo;histoire m\u00e9dicinale significative au-del\u00e0 de la croyance en leur pouvoir contre les morsures de serpent (doctrine des signatures). La vip\u00e9rine des Pyr\u00e9n\u00e9es n&rsquo;appara\u00eet pas dans les trait\u00e9s d&rsquo;herboristerie classiques comme esp\u00e8ce distincte. Son int\u00e9r\u00eat contemporain est enti\u00e8rement tourn\u00e9 vers l&rsquo;\u00e9cologie (pollinisateurs, apiculture), la botanique (morphologie, taxonomie) et la toxicologie (surveillance des AP dans les produits alimentaires).<\/p>\n<p>Le genre <em>Echium<\/em> dans son ensemble fait l&rsquo;objet d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat croissant pour la production d&rsquo;huiles v\u00e9g\u00e9tales riches en acides gras om\u00e9ga-3 (SDA) comme alternative v\u00e9g\u00e9tale aux huiles de poisson, dans un contexte de surp\u00eache et de recherche d&rsquo;alternatives durables aux sources marines d&rsquo;om\u00e9ga-3.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. CONFUSIONS ET DISTINCTIONS<\/h2>\n<ul>\n<li><strong><em>Echium vulgare<\/em> (vip\u00e9rine commune) :<\/strong> plus petite (30-80 cm), bisannuelle, feuilles plus \u00e9troites, inflorescence moins massive. Plus septentrional. Pilosit\u00e9 rude mais moins extr\u00eame.<\/li>\n<li><strong><em>Echium angustifolium<\/em> (vip\u00e9rine \u00e0 feuilles \u00e9troites) :<\/strong> vivace, plus petite, feuilles \u00e9troitement lanc\u00e9ol\u00e9es, base souvent ligneuse. Moins rugueuse.<\/li>\n<li><strong><em>Echium plantagineum<\/em> (vip\u00e9rine \u00e0 feuilles de plantain) :<\/strong> feuilles basales larges, ovales, molles (comme un plantain). Fleurs plus grandes, plus bleues. Annuelle ou bisannuelle.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le crit\u00e8re distinctif principal de <em>E. asperrimum<\/em> est la combinaison : tr\u00e8s grande taille (jusqu&rsquo;\u00e0 1,5 m) + pilosit\u00e9 extr\u00eamement rude et piquante + thyrse pyramidal dense + habitat m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIII. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Echium asperrimum<\/em> est la plus grande vip\u00e9rine de la flore fran\u00e7aise, Boraginac\u00e9e bisannuelle spectaculaire des friches m\u00e9diterran\u00e9ennes, \u00e0 thyrse pyramidal de fleurs bleu-violet et \u00e0 pilosit\u00e9 exceptionnellement rude. Son profil phytochimique est domin\u00e9 par les alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques h\u00e9patotoxiques (\u00e9chimidine, lycopsamine) et les polyph\u00e9nols antioxydants (acide rosmarinique). Sans usage m\u00e9dicinal, la plante est d&rsquo;int\u00e9r\u00eat mellif\u00e8re majeur, botanique (morphologie spectaculaire, virage floral) et toxicologique (surveillance des AP dans les miels et produits apicoles). Elle illustre la diversit\u00e9 et la beaut\u00e9 du genre <em>Echium<\/em> en M\u00e9diterran\u00e9e occidentale.<\/p>\n<hr>\n<h2>XIV. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Plants of the World Online (POWO), Royal Botanic Gardens, Kew. <em>Echium asperrimum<\/em> Lam.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>. Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Bruneton J. <em>Pharmacognosie \u2014 Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>. 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier Tec &amp; Doc, 2016.<\/li>\n<li>Tela Botanica \u2014 <em>Echium asperrimum<\/em>.<\/li>\n<li>EFSA. \u00ab Scientific opinion on pyrrolizidine alkaloids in food and feed \u00bb. <em>EFSA Journal<\/em>, 2017.<\/li>\n<li>El-Shazly A., Wink M. \u00ab Diversity of pyrrolizidine alkaloids in the Boraginaceae \u00bb. <em>Diversity<\/em>, 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/strong> Int\u00e9r\u00eat mellif\u00e8re<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Risque toxicologique (AP)<\/li>\n<li><strong>\u2606\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Int\u00e9r\u00eat th\u00e9rapeutique (aucun)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Echium asperrimum Lam. [syn. 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