{"id":761,"date":"2026-03-26T11:27:35","date_gmt":"2026-03-26T10:27:35","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/julienne-des-dames\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:12","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:12","slug":"julienne-des-dames","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/julienne-des-dames\/","title":{"rendered":"JULIENNE DES DAMES"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Julienne%20des%20dames.jpg\" alt=\"Planche botanique Julienne des dames\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>La <strong>Julienne des dames<\/strong> (<em>Hesperis matronalis<\/em> L.) est une plante bisannuelle \u00e0 vivace de courte dur\u00e9e, appartenant \u00e0 la famille des <strong>Brassicaceae<\/strong>. Le genre <em>Hesperis<\/em> comprend une trentaine d&rsquo;esp\u00e8ces eurasiatiques. Le nom de genre d\u00e9rive du grec <em>hesperos<\/em> (soir), car le parfum des fleurs s&rsquo;intensifie au cr\u00e9puscule. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>matronalis<\/em> (des matrones) rappelle qu&rsquo;\u00e0 Rome, la plante ornait les f\u00eates des matrones. Appel\u00e9e aussi girarde, girofl\u00e9e des dames ou cassolette, c&rsquo;est une plante de jardin cottage par excellence.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e de <strong>60 \u00e0 120 cm<\/strong>, dress\u00e9e, \u00e0 tige simple ou ramifi\u00e9e dans sa partie sup\u00e9rieure, pubescente. Les feuilles sont <strong>alternes<\/strong>, simples, lanc\u00e9ol\u00e9es \u00e0 ovales-lanc\u00e9ol\u00e9es, acumin\u00e9es, denticul\u00e9es, pubescentes, les inf\u00e9rieures p\u00e9tiol\u00e9es, les sup\u00e9rieures sessiles ou subsessiles. L&rsquo;inflorescence est une <strong>grappe terminale<\/strong> allong\u00e9e, portant de nombreuses fleurs. Les fleurs, de 15 \u00e0 25 mm de diam\u00e8tre, poss\u00e8dent 4 p\u00e9tales dispos\u00e9s en croix, <strong>violet lilas, mauves, roses ou blancs<\/strong>. Elles d\u00e9gagent un <strong>parfum suave<\/strong>, surtout le soir. Le fruit est une <strong>silique<\/strong> longue (5 \u00e0 12 cm), cylindrique, l\u00e9g\u00e8rement bossel\u00e9e, dress\u00e9e ou \u00e9tal\u00e9e, contenant de nombreuses graines brunes. Floraison d&rsquo;avril \u00e0 juillet.<\/p>\n<hr>\n<h3>Habitat et r\u00e9partition<\/h3>\n<p>Originaire d&rsquo;<strong>Europe m\u00e9ridionale et centrale<\/strong> et d&rsquo;Asie occidentale, la Julienne des dames est naturalis\u00e9e dans une grande partie de l&rsquo;Europe, en Am\u00e9rique du Nord et dans les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es du monde. En France, elle est pr\u00e9sente sur l&rsquo;ensemble du territoire, tant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat spontan\u00e9 que subspontan\u00e9. Elle colonise les <strong>lisi\u00e8res foresti\u00e8res<\/strong>, les ripisylves, les haies, les talus, les d\u00e9combres, les friches et les bords de chemins. Elle pr\u00e9f\u00e8re les sols frais, riches en azote, \u00e0 tendance calcaire. Elle est consid\u00e9r\u00e9e comme <strong>esp\u00e8ce envahissante<\/strong> en Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n<hr>\n<h3>Exigences \u00e9cologiques<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce <strong>h\u00e9liophile \u00e0 h\u00e9mi-sciaphile<\/strong>, la Julienne des dames tol\u00e8re la mi-ombre des lisi\u00e8res. Le sol doit \u00eatre frais, riche, humif\u00e8re, bien drain\u00e9, \u00e0 pH neutre \u00e0 calcaire (6,5-8). Elle supporte des sols argileux s&rsquo;ils ne sont pas engorg\u00e9s. Sa rusticit\u00e9 est tr\u00e8s bonne (zone 4, \u221230 \u00b0C). C&rsquo;est une esp\u00e8ce <strong>nitrophile<\/strong>, favoris\u00e9e par les apports azot\u00e9s (proximit\u00e9 des habitations, lisi\u00e8res enrichies). Sa dur\u00e9e de vie est limit\u00e9e (2-4 ans), mais elle se renouvelle abondamment par semis spontan\u00e9, donnant une impression de p\u00e9rennit\u00e9 dans le jardin.<\/p>\n<hr>\n<h3>Cycle de vie et ph\u00e9nologie<\/h3>\n<p>La Julienne des dames est <strong>bisannuelle ou vivace de courte dur\u00e9e<\/strong>. La premi\u00e8re ann\u00e9e, elle forme une rosette de feuilles basales. La deuxi\u00e8me ann\u00e9e, elle produit une tige florale qui s&rsquo;allonge au printemps. La <strong>floraison<\/strong> est abondante d&rsquo;avril \u00e0 juillet. Le parfum vesp\u00e9ral attire les <strong>papillons nocturnes<\/strong> (Sphinx, Noctuelles) et les papillons cr\u00e9pusculaires, principaux pollinisateurs. Les abeilles et les syrphes visitent \u00e9galement les fleurs en journ\u00e9e. Les siliques m\u00fbrissent de juillet \u00e0 septembre. La diss\u00e9mination est <strong>barochore<\/strong> et <strong>an\u00e9mochore<\/strong> \u00e0 courte distance. Les graines germent facilement \u00e0 l&rsquo;automne ou au printemps, assurant le <strong>renouvellement continu<\/strong> des populations. La plante se ress\u00e8me spontan\u00e9ment avec abondance.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Comme toutes les Brassicaceae, la Julienne des dames contient des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/glucosinolates\/\">glucosinolates<\/a><\/strong>, pr\u00e9curseurs d&rsquo;isothiocyanates volatils responsables de l&rsquo;odeur piquante lors du broyage. Les graines sont riches en <strong>huiles grasses<\/strong> (acides \u00e9rucique, linol\u00e9ique, ol\u00e9ique). La plante contient des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (kaempf\u00e9rol, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a>), des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> et de la <strong>vitamine C<\/strong>. Les graines renferment un glycoside cardiaque, l&rsquo;<strong>hesp\u00e9ridoside<\/strong>, dont l&rsquo;activit\u00e9 est faible. Le parfum est d\u00fb \u00e0 des <strong>compos\u00e9s terp\u00e9niques<\/strong> et des <strong>benzo\u00efdes<\/strong> volatils, \u00e9mis principalement en fin de journ\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>En m\u00e9decine traditionnelle, la Julienne des dames \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme <strong>diur\u00e9tique<\/strong>, <strong>sudorifique<\/strong>, <strong>expectorante<\/strong> et <strong>antiscorbutique<\/strong>. Les graines broy\u00e9es \u00e9taient appliqu\u00e9es en cataplasme rub\u00e9fiant, \u00e0 l&rsquo;instar de la moutarde. L&rsquo;infusion de fleurs \u00e9tait prescrite contre les bronchites et comme stimulant. En m\u00e9decine populaire, la plante \u00e9tait utilis\u00e9e contre les affections des voies urinaires. Aujourd&rsquo;hui, elle ne fait pas partie de la pharmacop\u00e9e officielle et son usage m\u00e9dicinal est marginal.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicit\u00e9<\/h3>\n<p>La Julienne des dames est <strong>peu toxique<\/strong>. Les glucosinolates peuvent provoquer des irritations gastro-intestinales en cas d&rsquo;ingestion massive. Les graines, contenant de faibles quantit\u00e9s de glycosides cardiaques, ne doivent pas \u00eatre consomm\u00e9es en grande quantit\u00e9. En usage courant (fleurs en salade, jeunes feuilles), la plante ne pr\u00e9sente pas de danger notable.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Donn\u00e9es cliniques limit\u00e9es ; usage essentiellement traditionnel. <strong>Niveau de preuve :<\/strong> usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Huiles grasses<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acides ph\u00e9noliques<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Vitamine c<\/td>\n<td>Vitamine<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Hesp\u00e9ridoside<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Usage traditionnel en infusion (d\u00e9part \u00e0 froid) ; pas de forme standardis\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Toxicit\u00e9 non document\u00e9e ; en l\u2019absence de donn\u00e9es, s\u2019abstenir de tout usage interne non encadr\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Les <strong>fleurs<\/strong> de Julienne sont comestibles et ajoutent une touche d\u00e9corative et l\u00e9g\u00e8rement piquante aux salades. Les <strong>jeunes feuilles<\/strong>, r\u00e9colt\u00e9es avant la floraison, peuvent \u00eatre consomm\u00e9es crues ou cuites, avec une saveur rappelant la roquette (am\u00e8re et poivr\u00e9e). Les graines broy\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es comme <strong>condiment<\/strong> de type moutarde. L&rsquo;usage alimentaire reste anecdotique et ornemental.<\/p>\n<hr>\n<h3>Culture et entretien<\/h3>\n<p>La Julienne des dames est une plante de culture facile, id\u00e9ale pour les <strong>jardins naturels<\/strong> et les massifs champ\u00eatres. Le semis se fait directement en place en mai-juin ou en p\u00e9pini\u00e8re pour repiquage \u00e0 l&rsquo;automne. La germination est rapide (1 \u00e0 3 semaines). La plante fleurit abondamment la deuxi\u00e8me ann\u00e9e. Pour maintenir une floraison continue, on laisse la plante se ressemer en ne nettoyant pas toutes les siliques. Elle tol\u00e8re une large gamme de sols, pr\u00e9f\u00e9rant ceux riches et frais. Un apport de compost est b\u00e9n\u00e9fique. L&rsquo;espacement est de 30 \u00e0 40 cm. Les vari\u00e9t\u00e9s doubles (&lsquo;Alba Plena&rsquo;, &lsquo;Purpurea Plena&rsquo;) sont st\u00e9riles et se multiplient par bouturage ou division.<\/p>\n<hr>\n<h3>Associations v\u00e9g\u00e9tales<\/h3>\n<p>La Julienne des dames s&rsquo;int\u00e8gre dans les <strong>friches nitrophiles<\/strong> de l&rsquo;alliance de l&rsquo;<em>Aegopodion podagrariae<\/em>. Elle c\u00f4toie l&rsquo;Ortie dio\u00efque (<em>Urtica dioica<\/em>), l&rsquo;Alliaire officinale (<em>Alliaria petiolata<\/em>), le Gaillet gratteron (<em>Galium aparine<\/em>) et la Grande Berce (<em>Heracleum sphondylium<\/em>). Au jardin, elle s&rsquo;harmonise avec les Digitales, les Roses tr\u00e9mi\u00e8res, les Aquilegies, les G\u00e9raniums vivaces et les Gramin\u00e9es ornementales dans un style cottage anglais.<\/p>\n<hr>\n<h3>Int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique<\/h3>\n<p>La Julienne des dames est une <strong>plante nourrici\u00e8re majeure<\/strong> pour les pollinisateurs cr\u00e9pusculaires et nocturnes. Les Sphinx (<em>Deilephila<\/em> spp., <em>Macroglossum stellatarum<\/em>) la visitent assid\u00fbment au cr\u00e9puscule. Elle fournit aussi du nectar aux papillons diurnes, aux abeilles et aux syrphes. Ses feuilles nourrissent les chenilles de plusieurs pi\u00e9rides (<em>Anthocharis cardamines<\/em>, Aurore). La plante contribue \u00e0 la diversit\u00e9 floristique des lisi\u00e8res et des friches en milieu anthropis\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h3>Folklore et symbolisme<\/h3>\n<p>La Julienne des dames est associ\u00e9e au <strong>charme f\u00e9minin<\/strong> et \u00e0 la <strong>s\u00e9duction vesp\u00e9rale<\/strong>. Son parfum du soir, envo\u00fbtant et doux, en faisait une fleur favorite des jardins de dames au Moyen \u00c2ge et \u00e0 la Renaissance. Le nom \u00ab Julienne \u00bb proviendrait d&rsquo;une floraison co\u00efncidant avec le mois de juin (Jullien en ancien fran\u00e7ais). Dans le langage des fleurs, elle symbolise la <strong>coquetterie<\/strong> et le <strong>plaisir<\/strong>. Shakespeare la mentionne dans <em>Le Songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;\u00e9t\u00e9<\/em>. Elle \u00e9tait cultiv\u00e9e dans les jardins monastiques pour son parfum et ses vertus m\u00e9dicinales.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions possibles<\/h3>\n<p>La Julienne des dames peut \u00eatre confondue avec d&rsquo;autres Brassicaceae \u00e0 fleurs mauves : la <strong>Monnaie-du-pape<\/strong> (<em>Lunaria annua<\/em>), qui poss\u00e8de des silicules arrondies et aplaties tr\u00e8s diff\u00e9rentes des siliques allong\u00e9es ; le <strong>Cardamine des pr\u00e9s<\/strong> (<em>Cardamine pratensis<\/em>), plus petit, \u00e0 feuilles penn\u00e9es. Les <strong>Phlox<\/strong> des jardins peuvent rappeler la Julienne, mais ils poss\u00e8dent 5 p\u00e9tales soud\u00e9s en tube (et non 4 p\u00e9tales libres en croix). L&rsquo;absence de parfum vesp\u00e9ral permet aussi d&rsquo;\u00e9carter les sosies.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>JULIENNE DES DAMES pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Hesperis%20matronalis\">Plants of the World Online, Kew : <em>Hesperis matronalis<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Hesperis+matronalis\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Hesperis matronalis<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. 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