{"id":771,"date":"2026-03-26T11:28:01","date_gmt":"2026-03-26T10:28:01","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/sisymbre-officinal\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:12","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:12","slug":"sisymbre-officinal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/sisymbre-officinal\/","title":{"rendered":"SISYMBRE OFFICINAL"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Sisymbre%20officinal.jpg\" alt=\"Planche botanique SISYMBRE OFFICINAL\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>Le sisymbre officinal, ou herbe aux chantres, est la plante de la voix par excellence dans la tradition europ\u00e9enne. Depuis la Renaissance au moins, cette Brassicac\u00e9e rud\u00e9rale des d\u00e9combres et bords de chemins est prescrite aux chanteurs, orateurs et pr\u00e9dicateurs enrou\u00e9s \u2014 d&rsquo;o\u00f9 son nom populaire qui perp\u00e9tue cette indication vocale singuli\u00e8re. Plante banale et peu attrayante, \u00e0 tiges raides dress\u00e9es comme des cand\u00e9labres et \u00e0 petites fleurs jaunes insignifiantes, elle est pourtant l&rsquo;une des rares esp\u00e8ces dont l&rsquo;usage pectorant et antitussif a travers\u00e9 les si\u00e8cles sans discontinuer.<\/p>\n<p>Sa phytochimie, domin\u00e9e par les <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/glucosinolates\/\">glucosinolates<\/a> et les compos\u00e9s soufr\u00e9s des Brassicac\u00e9es, compl\u00e9t\u00e9e par des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a> et des flavono\u00efdes, constitue un profil coh\u00e9rent avec son usage traditionnel comme \u00e9mollient et expectorant des voies respiratoires sup\u00e9rieures.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Brassicaceae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Sisymbrium<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Sisymbrium officinale<\/em> (L.) Scop.<\/li>\n<li><strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Sisymbre officinal, Herbe aux chantres, V\u00e9lar officinal, Moutarde des haies, Tortelle.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00c9tymologie :<\/strong> <em>Sisymbrium<\/em> est le nom grec ancien d&rsquo;une plante aromatique non identifi\u00e9e avec certitude, repris par Linn\u00e9 pour ce genre de Brassicac\u00e9es. <em>officinale<\/em> atteste son usage officinal en pharmacie. Le nom \u00ab herbe aux chantres \u00bb (<em>erysimum<\/em> en anglais, de <em>erysimon<\/em> = \u00ab je sauve, je gu\u00e9ris \u00bb) fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 son emploi par les chantres d&rsquo;\u00e9glise enrou\u00e9s.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>A. Port et architecture<\/h3>\n<p>Plante annuelle ou bisannuelle de 30 \u00e0 80 cm, \u00e0 port tr\u00e8s caract\u00e9ristique : la tige principale, dress\u00e9e et raide, porte des rameaux lat\u00e9raux \u00e9tal\u00e9s \u00e0 angle droit, donnant \u00e0 la plante un aspect de cand\u00e9labre rigide ou de \u00ab balai retourn\u00e9 \u00bb tr\u00e8s reconnaissable en silhouette.<\/p>\n<h3>B. Appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><strong>Tiges :<\/strong> dress\u00e9es, cylindriques, rameuses, hispides \u00e0 la base (poils r\u00e9fl\u00e9chis), devenant glabres vers le sommet. Les rameaux sont \u00e9tal\u00e9s-dress\u00e9s, rigides, donnant la silhouette caract\u00e9ristique.<\/p>\n<p><strong>Feuilles :<\/strong> les basales sont roncin\u00e9es-pennatifides (en forme de lyre), \u00e0 lobe terminal plus grand que les lat\u00e9raux, rappelant une feuille de pissenlit. Les caulinaires sup\u00e9rieures sont progressivement r\u00e9duites, hast\u00e9es (en forme de fer de hallebarde). Toutes sont hispides, d&rsquo;un vert fonc\u00e9 mat.<\/p>\n<h3>C. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p><strong>Inflorescence :<\/strong> grappes terminales tr\u00e8s allong\u00e9es \u00e0 la fructification, les fleurs s&rsquo;ouvrant au sommet tandis que les siliques m\u00fbrissent en dessous.<\/p>\n<p><strong>Fleur :<\/strong> petite (3-4 mm), jaune p\u00e2le, \u00e0 4 p\u00e9tales en croix. Six \u00e9tamines t\u00e9tradynames.<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> silique courte (1-1,5 cm), conique (amincie vers le sommet), \u00e9troitement apprim\u00e9e contre la tige (caract\u00e8re diagnostique majeur). \u00c0 maturit\u00e9, les siliques forment des \u00ab \u00e9pis \u00bb raides le long des rameaux.<\/p>\n<p><strong>Floraison :<\/strong> mai \u00e0 septembre. Autogamie fr\u00e9quente.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET DISTRIBUTION<\/h3>\n<h3>A. Habitat<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce rud\u00e9rale et nitrophile typique. Le sisymbre officinal cro\u00eet dans les d\u00e9combres, pieds de murs, bords de chemins, friches, terrains vagues, le long des voies ferr\u00e9es et au pied des habitations. Il pr\u00e9f\u00e8re les sols secs, meubles, enrichis en azote. C&rsquo;est une esp\u00e8ce caract\u00e9ristique des groupements du <em>Sisymbrion officinalis<\/em> (v\u00e9g\u00e9tation rud\u00e9rale thermophile nitrophile).<\/p>\n<h3>B. Distribution<\/h3>\n<p>Originaire d&rsquo;Eurasie, aujourd&rsquo;hui sub-cosmopolite dans les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es. Commun dans toute la France, des plaines aux basses montagnes. Naturalis\u00e9 en Am\u00e9rique du Nord, en Australie, en Am\u00e9rique du Sud et en Afrique du Sud.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Les <strong>sommit\u00e9s fleuries<\/strong> et les <strong>feuilles fra\u00eeches<\/strong>, r\u00e9colt\u00e9es pendant la floraison (mai-juillet). La plante fra\u00eeche est plus active que la plante s\u00e8che en raison de la volatilit\u00e9 des isothiocyanates. La drogue est inscrite \u00e0 la liste A des plantes m\u00e9dicinales de la Pharmacop\u00e9e fran\u00e7aise.<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Glucosinolates et isothiocyanates<\/h3>\n<p>Le glucosinolate principal est l&rsquo;<strong>isopropyl-glucosinolate<\/strong>, dont l&rsquo;hydrolyse enzymatique lib\u00e8re l&rsquo;<strong>isopropyl-isothiocyanate<\/strong> \u2014 compos\u00e9 soufr\u00e9 volatil irritant et antimicrobien. On trouve aussi de la <strong>sinigrine<\/strong> et de la <strong>gluconasturtiine<\/strong>.<\/p>\n<h3>B. Mucilages<\/h3>\n<p>La plante contient des <strong>mucilages<\/strong> en quantit\u00e9 significative, qui conf\u00e8rent un effet \u00e9mollient et adoucissant sur les muqueuses irrit\u00e9es. Cette combinaison mucilages + isothiocyanates irritants est paradoxale mais compl\u00e9mentaire : les mucilages prot\u00e8gent la muqueuse tandis que les isothiocyanates stimulent les s\u00e9cr\u00e9tions.<\/p>\n<h3>C. Flavono\u00efdes<\/h3>\n<p><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">Querc\u00e9tine<\/a>, isorhamn\u00e9tine et leurs glycosides. Activit\u00e9 antioxydante et anti-inflammatoire.<\/p>\n<h3>D. Autres compos\u00e9s<\/h3>\n<p>Vitamines (C, A), sels min\u00e9raux (soufre, potassium), traces de card\u00e9nolides (signal\u00e9es dans certaines \u00e9tudes).<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>A. Activit\u00e9 sur les voies respiratoires sup\u00e9rieures<\/h3>\n<p>L&rsquo;association mucilages + isothiocyanates conf\u00e8re un double effet :<\/p>\n<ul>\n<li>Les <strong>mucilages<\/strong> tapissent les muqueuses pharyng\u00e9es et laryng\u00e9es irrit\u00e9es, exer\u00e7ant un effet \u00e9mollient et protecteur.<\/li>\n<li>Les <strong>isothiocyanates<\/strong> stimulent la s\u00e9cr\u00e9tion de mucus par les glandes bronchiques (effet expectorant r\u00e9flexe) et exercent une action antiseptique locale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette synergie explique l&rsquo;usage traditionnel contre l&rsquo;enrouement, l&rsquo;aphonie et les irritations laryng\u00e9es des chanteurs et orateurs.<\/p>\n<h3>B. Activit\u00e9 antimicrobienne<\/h3>\n<p>Les isothiocyanates poss\u00e8dent un spectre antibact\u00e9rien document\u00e9, actif contre les pathog\u00e8nes des voies respiratoires sup\u00e9rieures (<em>Streptococcus<\/em>, <em>Haemophilus<\/em>).<\/p>\n<h3>C. Activit\u00e9 anti-inflammatoire<\/h3>\n<p>Les flavono\u00efdes contribuent \u00e0 la r\u00e9duction de l&rsquo;inflammation des muqueuses.<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/strong> Antitussif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Expectorant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antiseptique respiratoire<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques formelles sont limit\u00e9es. L&rsquo;usage traditionnel est reconnu par la Pharmacop\u00e9e fran\u00e7aise et par certaines monographies de r\u00e9f\u00e9rence (Bruneton, Wichtl). La plante est consid\u00e9r\u00e9e comme efficace en usage traditionnel dans les \u00ab irritations de la gorge et du larynx, enrouement, toux d&rsquo;irritation \u00bb. Quelques \u00e9tudes cliniques ouvertes de petite taille ont confirm\u00e9 un effet b\u00e9n\u00e9fique sur l&rsquo;enrouement fonctionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Isopropyl-glucosinolate<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Isopropyl-isothiocyanate<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Sinigrine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Gluconasturtiine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Mucilages<\/td>\n<td>Mucilage<\/td>\n<td>\u00c9mollient, adoucissant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion :<\/strong> 2 \u00e0 4 g de plante fra\u00eeche (ou 1-2 g s\u00e8che) pour 150 ml, 10 min. Gargarismes et ingestion. 3-4 tasses\/jour en cas d&rsquo;enrouement.<\/li>\n<li><strong>Sirop :<\/strong> pr\u00e9parations traditionnelles pectorales \u00e0 base de sisymbre frais, miel et sucre.<\/li>\n<li><strong>Jus frais :<\/strong> 5 \u00e0 10 ml de jus frais dilu\u00e9 en gargarisme \u2014 la forme la plus traditionnelle et la plus active.<\/li>\n<li><strong>Teinture :<\/strong> plante fra\u00eeche 1:5, \u00e9thanol 45\u00b0, 30-50 gouttes 3 fois\/jour.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le sisymbre officinal est non toxique aux doses th\u00e9rapeutiques. Les isothiocyanates en exc\u00e8s peuvent irriter les muqueuses digestives (naus\u00e9es, br\u00fblures gastriques). Pas de contre-indication connue aux doses usuelles. Effet goitrog\u00e8ne th\u00e9orique des glucosinolates \u00e0 tr\u00e8s forte dose (comme toutes les Brassicac\u00e9es), sans pertinence aux doses d&rsquo;usage.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le sisymbre officinal est mentionn\u00e9 par les auteurs de l&rsquo;Antiquit\u00e9 (Dioscoride, Pline) comme expectorant et antitussif. Mais c&rsquo;est surtout \u00e0 partir de la Renaissance qu&rsquo;il acquiert sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 vocale : les chantres des cath\u00e9drales, les com\u00e9diens et les pr\u00e9dicateurs en faisaient un usage r\u00e9gulier pour prot\u00e9ger leur voix. Racine, m\u00e9decin du roi Louis XIV, le prescrivait aux chanteurs de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris. En Italie, l&rsquo;<em>erba dei cantanti<\/em> (herbe des chanteurs) d\u00e9signe encore le sisymbre. L&rsquo;usage persiste aujourd&rsquo;hui chez les professionnels de la voix (chanteurs lyriques, com\u00e9diens, enseignants) sous forme de gargarismes ou de sirop.<\/p>\n<hr>\n<h3>INT\u00c9R\u00caT \u00c9COLOGIQUE<\/h3>\n<p>Le sisymbre officinal est une esp\u00e8ce pionni\u00e8re des sols nus anthropis\u00e9s, contribuant \u00e0 la colonisation et \u00e0 la stabilisation des terrains perturb\u00e9s. C&rsquo;est une plante mellif\u00e8re mineure mais r\u00e9guli\u00e8re, visit\u00e9e par les petites abeilles et syrphes. Ses graines nourrissent les oiseaux granivores (linottes, chardonnerets). L&rsquo;esp\u00e8ce est caract\u00e9ristique des milieux urbains et p\u00e9riurbains, et constitue un bon indicateur de sols riches en azote.<\/p>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS POSSIBLES<\/h3>\n<ul>\n<li><strong><em>Erysimum<\/em> spp.<\/strong> (v\u00e9lar) : genre proche, parfois confondu, mais siliques allong\u00e9es non apprim\u00e9es et fleurs plus grandes.<\/li>\n<li><strong><em>Descurainia sophia<\/em><\/strong> (sagesse des chirurgiens) : feuilles finement d\u00e9coup\u00e9es (2-3 fois pennatis\u00e9qu\u00e9es), siliques longues et \u00e9tal\u00e9es.<\/li>\n<li><strong><em>Sisymbrium irio<\/em><\/strong> (roquette de Paris) : siliques tr\u00e8s longues d\u00e9passant les fleurs, feuilles roncin\u00e9es semblables.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Le sisymbre officinal est un cas remarquable de plante m\u00e9dicinale \u00e0 indication tr\u00e8s cibl\u00e9e : les affections vocales et les irritations laryng\u00e9es. Son profil phytochimique \u2014 associant mucilages \u00e9mollients, isothiocyanates antiseptiques et expectorants, et flavono\u00efdes anti-inflammatoires \u2014 constitue un tr\u00e9pied pharmacologique coh\u00e9rent avec cette indication \u00e9troite mais solidement ancr\u00e9e dans la tradition. Dans le contexte actuel de la phytoth\u00e9rapie, l&rsquo;herbe aux chantres conserve une pertinence clinique r\u00e9elle pour les professionnels de la voix et les personnes souffrant d&rsquo;enrouement fonctionnel r\u00e9current.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton J., <em>Pharmacognosie, phytochimie, plantes m\u00e9dicinales<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., Lavoisier, 2016.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B., <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>, Biotope \u00c9ditions, 2014.<\/li>\n<li>Wichtl M. (\u00e9d.), <em>Teedrogen und Phytopharmaka<\/em>, 5<sup>e<\/sup> \u00e9d., WVG, 2009.<\/li>\n<li>Di Sotto A., Vitalone A., Nicoletti M. et al., \u00ab Pharmacological and phytochemical study on <em>Sisymbrium officinale<\/em> Scop. \u00bb, <em>Phytomedicine<\/em>, 2010.<\/li>\n<li>Couplan F., <em>Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques<\/em>, Delachaux et Niestl\u00e9, 2009.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Expectorant (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antiseptique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antitussif<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sisymbre officinal, ou herbe aux chantres, est la plante de la voix par excellence dans la tradition europ\u00e9enne. 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