{"id":772,"date":"2026-03-26T11:28:02","date_gmt":"2026-03-26T10:28:02","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/tephroseris-des-alpes\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:12","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:12","slug":"tephroseris-des-alpes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/tephroseris-des-alpes\/","title":{"rendered":"TEPHROSERIS DES ALPES"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/T%C3%A9phos%C3%A9ris%20des%20Alpes.jpg\" alt=\"Planche botanique TEPHROSERIS DES ALPES\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le <strong>T\u00e9phroseris des Alpes<\/strong> (<em>Tephroseris alpina<\/em> (L.) Holub, syn. <em>Senecio alpinus<\/em> (L.) Scop.) est une plante herbac\u00e9e vivace de la famille des <strong>Asteraceae<\/strong>. Le genre <em>Tephroseris<\/em> a \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9 du vaste genre <em>Senecio<\/em> sur la base de caract\u00e8res morphologiques et mol\u00e9culaires. Le nom <em>Tephroseris<\/em> d\u00e9rive du grec <em>tephros<\/em> (cendr\u00e9) et <em>seris<\/em> (chicor\u00e9e), faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;aspect gris\u00e2tre-tomenteux de la plante. C&rsquo;est une esp\u00e8ce alpine rare et prot\u00e9g\u00e9e dans certaines r\u00e9gions.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante vivace de <strong>15 \u00e0 50 cm<\/strong>, dress\u00e9e, simple, couverte d&rsquo;un <strong>tomentum laineux-aran\u00e9eux<\/strong> gris\u00e2tre, surtout sur la tige et la face inf\u00e9rieure des feuilles. Les feuilles basales sont en rosette, <strong>oblongues-spatul\u00e9es<\/strong>, p\u00e9tiol\u00e9es, cr\u00e9nel\u00e9es-dent\u00e9es, les caulinaires r\u00e9duites, sessiles, lanc\u00e9ol\u00e9es. L&rsquo;inflorescence est un <strong>corymbe terminal<\/strong> de 3 \u00e0 12 capitules. Les capitules mesurent 15-25 mm de diam\u00e8tre, avec des ligules <strong>jaune orang\u00e9<\/strong> et un disque de fleurons tubuleux jaunes. Les bract\u00e9es de l&rsquo;involucre sont dispos\u00e9es sur un seul rang (caract\u00e8re des Senecioninae). Le fruit est un ak\u00e8ne cylindrique \u00e0 pappus de soies blanches. Floraison de juin \u00e0 ao\u00fbt.<\/p>\n<hr>\n<h3>Habitat et r\u00e9partition<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce <strong>orophyte europ\u00e9enne<\/strong>, pr\u00e9sente dans les Alpes, les Pyr\u00e9n\u00e9es, les Carpates et la Scandinavie. En France, elle pousse dans les Alpes et les Pyr\u00e9n\u00e9es, de l&rsquo;\u00e9tage subalpin \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage alpin (1 500 \u00e0 2 800 m). Elle affectionne les <strong>prairies alpines humides<\/strong>, les m\u00e9gaphorbiaies d&rsquo;altitude, les combes \u00e0 neige et les bords de ruisseaux d&rsquo;altitude, sur sols riches, humides, neutres \u00e0 l\u00e9g\u00e8rement acides.<\/p>\n<hr>\n<h3>Exigences \u00e9cologiques<\/h3>\n<p>Le T\u00e9phroseris des Alpes est <strong>h\u00e9liophile<\/strong> et <strong>hygrophile<\/strong>, adapt\u00e9 aux conditions de haute montagne. Il exige des sols profonds, humides, riches en humus, frais en \u00e9t\u00e9. Le pH est neutre \u00e0 faiblement acide (5,5-7). Sa rusticit\u00e9 est extr\u00eame (zone 2). Il tol\u00e8re un enneigement prolong\u00e9 mais n\u00e9cessite un sol d\u00e9tremp\u00e9 pendant la p\u00e9riode de v\u00e9g\u00e9tation. C&rsquo;est une esp\u00e8ce sensible au r\u00e9chauffement climatique qui pourrait voir son aire se r\u00e9duire.<\/p>\n<hr>\n<h3>Cycle de vie et ph\u00e9nologie<\/h3>\n<p>Vivace \u00e0 rhizome court. Le d\u00e9bourrement survient apr\u00e8s la fonte des neiges (mai-juin en altitude). La <strong>floraison<\/strong> est br\u00e8ve, de juin \u00e0 ao\u00fbt, concentr\u00e9e sur 3-4 semaines. La pollinisation est entomophile (mouches, abeilles, papillons d&rsquo;altitude). Les ak\u00e8nes \u00e0 pappus sont dispers\u00e9s par le vent. La plante se propage aussi par division du rhizome. La croissance est lente, adapt\u00e9e au court \u00e9t\u00e9 alpin.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Le genre <em>Tephroseris<\/em>, comme le genre <em>Senecio<\/em> dont il est issu, peut contenir des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a> pyrrolizidiniques<\/strong> (AP) h\u00e9patotoxiques. La pr\u00e9sence et la concentration de ces alcalo\u00efdes varient selon les esp\u00e8ces et les populations. Les AP sont des esters de n\u00e9cines (<strong>s\u00e9n\u00e9cionine<\/strong>, <strong>s\u00e9n\u00e9ciphylline<\/strong>, <strong>jacoline<\/strong>) toxiques pour le foie. La plante contient aussi des <strong>flavono\u00efdes<\/strong>, des <strong>terp\u00e9no\u00efdes<\/strong> et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/coumarines\/\">coumarines<\/a><\/strong>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Le T\u00e9phroseris des Alpes n&rsquo;a <strong>pas d&rsquo;usage m\u00e9dicinal<\/strong>. La pr\u00e9sence potentielle d&rsquo;alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques h\u00e9patotoxiques contre-indique tout usage interne. Les esp\u00e8ces proches du genre <em>Senecio<\/em> ont \u00e9t\u00e9 historiquement utilis\u00e9es en m\u00e9decine populaire (emm\u00e9nagogues, vuln\u00e9raires) mais ces usages sont aujourd&rsquo;hui abandonn\u00e9s en raison de la toxicit\u00e9 des AP.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicit\u00e9<\/h3>\n<p>La <strong>toxicit\u00e9 potentielle<\/strong> du T\u00e9phroseris des Alpes est li\u00e9e aux <strong>alcalo\u00efdes pyrrolizidiniques<\/strong>. Ces compos\u00e9s, m\u00e9tabolis\u00e9s par le foie en d\u00e9riv\u00e9s pyroliques r\u00e9actifs, provoquent une <strong>maladie veino-occlusive h\u00e9patique<\/strong> (syndrome de Budd-Chiari) en cas d&rsquo;ingestion chronique. Le risque est surtout pertinent pour le b\u00e9tail au p\u00e2turage (les bovins et les chevaux sont les plus sensibles). Pour l&rsquo;homme, le risque est n\u00e9gligeable en l&rsquo;absence d&rsquo;usage alimentaire ou m\u00e9dicinal. La plante n&rsquo;est pas attractive pour le b\u00e9tail en raison de son go\u00fbt d\u00e9sagr\u00e9able.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Donn\u00e9es cliniques limit\u00e9es ; usage essentiellement traditionnel. <strong>Niveau de preuve :<\/strong> usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>S\u00e9n\u00e9cionine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S\u00e9n\u00e9ciphylline<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Jacoline<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Terp\u00e9no\u00efdes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Usage traditionnel en infusion (d\u00e9part \u00e0 froid) ; pas de forme standardis\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Toxicit\u00e9 non document\u00e9e ; en l\u2019absence de donn\u00e9es, s\u2019abstenir de tout usage interne non encadr\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le T\u00e9phroseris des Alpes n&rsquo;a <strong>aucun usage alimentaire<\/strong>. Sa toxicit\u00e9 potentielle et sa raret\u00e9 excluent toute utilisation culinaire.<\/p>\n<hr>\n<h3>Culture et entretien<\/h3>\n<p>Le T\u00e9phroseris des Alpes est une plante de <strong>jardin alpin<\/strong> sp\u00e9cialis\u00e9. Sa culture est difficile en plaine en raison de ses exigences en fra\u00eecheur et en humidit\u00e9. Il n\u00e9cessite un sol humif\u00e8re, frais, humide, en situation fra\u00eeche et lumineuse. La culture en pot dans un substrat tourbeux, maintenu humide, en serre froide alpine est la plus adapt\u00e9e. Le semis n\u00e9cessite une stratification froide. La plante est disponible aupr\u00e8s de p\u00e9pini\u00e8res sp\u00e9cialis\u00e9es en plantes alpines.<\/p>\n<hr>\n<h3>Associations v\u00e9g\u00e9tales<\/h3>\n<p>Le T\u00e9phroseris des Alpes est caract\u00e9ristique des <strong>prairies alpines humides<\/strong> et des <strong>m\u00e9gaphorbiaies subalpines<\/strong>. Il s&rsquo;associe au Cirse \u00e9pineux (<em>Cirsium spinosissimum<\/em>), au Trolle d&rsquo;Europe (<em>Trollius europaeus<\/em>), \u00e0 l&rsquo;Aconit de Napel (<em>Aconitum napellus<\/em>), \u00e0 la Renou\u00e9e bistorte (<em>Bistorta officinalis<\/em>) et aux La\u00eeches de montagne. Au jardin alpin, il accompagne les Trolles, les Primev\u00e8res, les An\u00e9mones et les Gentianes.<\/p>\n<hr>\n<h3>Int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique<\/h3>\n<p>Le T\u00e9phroseris des Alpes est un \u00e9l\u00e9ment de la <strong>biodiversit\u00e9 alpine<\/strong> menac\u00e9e par le changement climatique. Sa pr\u00e9sence indique des prairies humides de haute altitude en bon \u00e9tat de conservation. La plante contribue \u00e0 la diversit\u00e9 floristique des milieux alpins. Sa floraison fournit du nectar aux pollinisateurs d&rsquo;altitude (syrphes, bourdons alpins). Certaines populations b\u00e9n\u00e9ficient de protections r\u00e9gionales.<\/p>\n<hr>\n<h3>Folklore et symbolisme<\/h3>\n<p>Le T\u00e9phroseris des Alpes, discret et m\u00e9connu hors des milieux botaniques, n&rsquo;a pas de folklore marqu\u00e9. Il symbolise la <strong>flore alpine fragile<\/strong> et la <strong>beaut\u00e9 \u00e9ph\u00e9m\u00e8re<\/strong> des prairies de haute montagne. Son aspect cotonneux-gris\u00e2tre \u00e9voque la brume des sommets et l&rsquo;atmosph\u00e8re feutr\u00e9e des alpages en d\u00e9but d&rsquo;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions possibles<\/h3>\n<p>Le T\u00e9phroseris des Alpes peut \u00eatre confondu avec d&rsquo;autres Asteraceae \u00e0 capitules jaunes des alpages. Le <strong>S\u00e9ne\u00e7on doronic<\/strong> (<em>Senecio doronicum<\/em>) a des capitules plus grands, solitaires ou peu nombreux, et des feuilles coriaces non tomenteuses. Le <strong>Doronic \u00e0 grandes fleurs<\/strong> (<em>Doronicum grandiflorum<\/em>) a des capitules solitaires plus grands et des feuilles basales cordiformes. L&rsquo;<strong>Arnica des montagnes<\/strong> (<em>Arnica montana<\/em>) a des feuilles oppos\u00e9es (et non alternes) et des capitules plus grands. Le tomentum laineux gris\u00e2tre couvrant la tige et les feuilles est un bon crit\u00e8re distinctif du T\u00e9phroseris.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>TEPHROSERIS DES ALPES pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Tephroseris%20alpina\">Plants of the World Online, Kew : <em>Tephroseris alpina<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Tephroseris+alpina\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Tephroseris alpina<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Vuln\u00e9raire (usage traditionnel)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le T\u00e9phroseris des Alpes (Tephroseris alpina (L.) Holub, syn. Senecio alpinus (L.) Scop.) est une plante herbac\u00e9e vivace de la famille [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-772","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-brassicacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/772","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=772"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/772\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13711,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/772\/revisions\/13711"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=772"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=772"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=772"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}