{"id":827,"date":"2026-03-26T11:29:19","date_gmt":"2026-03-26T10:29:19","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/silene-dioique\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:14","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:14","slug":"silene-dioique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/silene-dioique\/","title":{"rendered":"SIL\u00c8NE DIO\u00cfQUE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Sil%C3%A8ne%20dio%C3%AFque.jpg\" alt=\"Planche botanique SIL\u00c8NE DIO\u00cfQUE\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le <strong>sil\u00e8ne dio\u00efque<\/strong> (<em>Silene dioica<\/em> (L.) Clairv., synonyme : <em>Melandrium rubrum<\/em> (Weigel) Garcke) appartient \u00e0 la famille des <strong>Caryophyllaceae<\/strong>. Le genre <em>Silene<\/em> comprend environ 700 esp\u00e8ces cosmopolites. Le nombre chromosomique est 2n = 24. Le nom <em>Silene<\/em> ferait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Sil\u00e8ne, p\u00e8re nourricier de Bacchus dans la mythologie grecque, au ventre gonfl\u00e9 comme le calice de certaines esp\u00e8ces. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>dioica<\/em> signifie \u00ab \u00e0 deux maisons \u00bb, indiquant la dio\u00e9cie (pieds m\u00e2les et femelles s\u00e9par\u00e9s). Noms vernaculaires : compagnon rouge, sil\u00e8ne rouge, lychnide dio\u00efque, robinet. En anglais : <em>red campion<\/em>. Le sil\u00e8ne dio\u00efque est une esp\u00e8ce dio\u00efque classique, mod\u00e8le pour l&rsquo;\u00e9tude des chromosomes sexuels chez les plantes.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace ou bisannuelle de 30 \u00e0 90 cm. <strong>Souche<\/strong> \u00e9paisse \u00e0 racines fibreuses. <strong>Tige<\/strong> dress\u00e9e, ramifi\u00e9e dans la partie sup\u00e9rieure, pubescente-glanduleuse, visqueuse au toucher. <strong>Feuilles<\/strong> oppos\u00e9es, simples, ovales \u00e0 lanc\u00e9ol\u00e9es, de 4 \u00e0 10 cm, acumin\u00e9es, pubescentes, les inf\u00e9rieures p\u00e9tiol\u00e9es, les sup\u00e9rieures sessiles. <strong>Fleurs<\/strong> de 18 \u00e0 25 mm de diam\u00e8tre, <strong>rose vif<\/strong> \u00e0 rouge pourpre, en cymes dichotomes terminales. Calice tubuleux \u00e0 10 nervures, renfl\u00e9, pubescent-glanduleux, \u00e0 5 dents triangulaires. 5 p\u00e9tales profond\u00e9ment bifides (divis\u00e9s en 2 lobes), \u00e0 onglet long muni de deux \u00e9cailles \u00e0 la gorge (ligules). Fleurs m\u00e2les \u00e0 10 \u00e9tamines et ovaire rudimentaire ; fleurs femelles \u00e0 5 styles et \u00e9tamines rudimentaires (staminodes). <strong>Fruit<\/strong> : capsule ovo\u00efde, s&rsquo;ouvrant par 10 dents recourb\u00e9es, contenant de nombreuses graines r\u00e9niformes, brun fonc\u00e9, papilleuses. <strong>Floraison<\/strong> : mai \u00e0 septembre.<\/p>\n<hr>\n<h3>Origine g\u00e9ographique et r\u00e9partition<\/h3>\n<p>Esp\u00e8ce <strong>eurasiatique<\/strong>. R\u00e9partie dans toute l&rsquo;Europe (de l&rsquo;Islande \u00e0 l&rsquo;Oural), en Asie occidentale et centrale, et en Afrique du Nord. Naturalis\u00e9e en Am\u00e9rique du Nord. En France, commune dans toutes les r\u00e9gions, de la plaine \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage subalpin (0 \u00e0 2 400 m). Plus fr\u00e9quente dans les r\u00e9gions \u00e0 climat atlantique et montagnard. Pr\u00e9sente dans tous les d\u00e9partements m\u00e9tropolitains.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9cologie et habitat<\/h3>\n<p><strong>Lisi\u00e8res foresti\u00e8res<\/strong>, <strong>haies<\/strong>, <strong>sous-bois clairs<\/strong>, <strong>prairies fra\u00eeches<\/strong>, <strong>m\u00e9gaphorbiaies<\/strong>, <strong>bords de routes ombrag\u00e9s<\/strong>, <strong>foss\u00e9s<\/strong>. Le sil\u00e8ne dio\u00efque est semi-sciaphile \u00e0 h\u00e9liophile, li\u00e9 aux milieux frais et humif\u00e8res. Les sols sont riches, frais \u00e0 humides, argileux \u00e0 limoneux, neutres \u00e0 faiblement acides. Il appartient aux communaut\u00e9s des Trifolio-Geranietea (ourlets forestiers), des Galio-Urticetea (ourlets nitrophiles) et des Arrhenatheretea (prairies de fauche). La pollinisation est entomophile, assur\u00e9e par les <strong>papillons de nuit<\/strong> (l\u00e9pidopt\u00e8res nocturnes) et les <strong>bourdons diurnes<\/strong>. Les fleurs roses sont parfum\u00e9es le soir, attirant les noctuelles. Le sil\u00e8ne dio\u00efque est le seul h\u00f4te du champignon <em>Microbotryum violaceum<\/em>, un charbon des anth\u00e8res qui st\u00e9rilise la plante et transforme ses \u00e9tamines en sporanges. La dispersion des graines est barochore.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Le profil chimique de <em>S. dioica<\/em> est caract\u00e9ristique des Caryophyllaceae. Les racines et les parties a\u00e9riennes contiennent des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">saponines triterp\u00e9niques<\/a><\/strong> de type gypsog\u00e9nine et h\u00e9d\u00e9rag\u00e9nine, responsables de propri\u00e9t\u00e9s moussantes et d\u00e9tergentes. Des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> : <strong>vitexine<\/strong>, <strong>isovitexine<\/strong>, <strong>saponarine<\/strong>, <strong>orientine<\/strong> (C-glycosylflavones). Des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> : <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>, <strong>acide f\u00e9rulique<\/strong>, <strong>acide p-coumarique<\/strong>. Des <strong>ecdyst\u00e9ro\u00efdes<\/strong> (hormones de mue des insectes) : <strong>20-hydroxyecdysone<\/strong> (ecdyst\u00e9rone), pr\u00e9sente dans les racines et les feuilles \u00e0 des concentrations de 0,01 \u00e0 0,1 %. Ces phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes constituent un m\u00e9canisme de d\u00e9fense contre les insectes herbivores. Des <strong>anthocyanes<\/strong> dans les p\u00e9tales (<strong>cyanidine<\/strong>, <strong>p\u00e9largonidine<\/strong>). Des <strong>tanins<\/strong> et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong> en faible quantit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les <strong>ecdyst\u00e9ro\u00efdes<\/strong> (20-hydroxyecdysone) poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s <strong>anabolisantes<\/strong> (stimulation de la synth\u00e8se prot\u00e9ique musculaire sans effet androg\u00e9nique), <strong>adaptog\u00e8nes<\/strong>, <strong>hypoglyc\u00e9miantes<\/strong> et <strong>hypolip\u00e9miantes<\/strong> document\u00e9es chez l&rsquo;animal et in vitro. Ils activent la voie PI3K\/Akt de synth\u00e8se prot\u00e9ique dans les cellules musculaires. Les <strong>saponines<\/strong> sont expectorantes, anti-inflammatoires et h\u00e9molytiques \u00e0 haute dose. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (C-glycosylflavones) poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s <strong>antioxydantes<\/strong>, <strong>anxiolytiques<\/strong> (interaction avec les r\u00e9cepteurs GABA-A) et <strong>anti-inflammatoires<\/strong>. L&rsquo;<strong>acide caf\u00e9ique<\/strong> est antioxydant et antiviral. Aucune \u00e9tude pharmacologique sp\u00e9cifique \u00e0 <em>S. dioica<\/em> n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat pharmacologique r\u00e9side principalement dans les ecdyst\u00e9ro\u00efdes.<\/p>\n<hr>\n<h3>Utilisations m\u00e9dicinales traditionnelles<\/h3>\n<p>Les usages m\u00e9dicinaux du sil\u00e8ne dio\u00efque sont tr\u00e8s limit\u00e9s. En <strong>m\u00e9decine populaire scandinave<\/strong>, la racine en d\u00e9coction servait de rem\u00e8de contre les morsures de serpent et les piq\u00fbres d&rsquo;insectes. En <strong>m\u00e9decine populaire germanique<\/strong>, la plante \u00e9tait utilis\u00e9e comme expectorant et pectoral (effet des saponines). En <strong>\u00c9cosse<\/strong>, les racines bouillies servaient de savon (propri\u00e9t\u00e9s moussantes des saponines). Les jeunes feuilles \u00e9taient parfois consomm\u00e9es en salade dans certaines r\u00e9gions d&rsquo;Europe. Le sil\u00e8ne dio\u00efque n&rsquo;a jamais figur\u00e9 dans les pharmacop\u00e9es officielles et ses usages m\u00e9dicinaux sont anecdotiques.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Les recherches sur <em>S. dioica<\/em> portent principalement sur la <strong>g\u00e9n\u00e9tique de la d\u00e9termination du sexe<\/strong> (\u00e9volution des chromosomes X et Y, d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence du chromosome Y, identification des g\u00e8nes de st\u00e9rilit\u00e9 m\u00e2le et femelle), l&rsquo;<strong>\u00e9cologie \u00e9volutive<\/strong> de l&rsquo;interaction avec le charbon des anth\u00e8res <em>Microbotryum<\/em> (co\u00e9volution, r\u00e9sistance\/susceptibilit\u00e9, manipulation du sexe de l&rsquo;h\u00f4te par le pathog\u00e8ne), les <strong>ecdyst\u00e9ro\u00efdes<\/strong> (biosynth\u00e8se, r\u00f4le \u00e9cologique dans la d\u00e9fense contre les insectes, int\u00e9r\u00eat en nutrition sportive), et la <strong>biologie de la pollinisation<\/strong> (sp\u00e9cialisation nocturne, attractivit\u00e9 diff\u00e9rentielle des fleurs m\u00e2les et femelles). Des \u00e9tudes de <strong>phylog\u00e9ographie<\/strong> reconstruisent l&rsquo;histoire postglaciaire de l&rsquo;esp\u00e8ce en Europe.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Vitexine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Isovitexine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saponarine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Orientine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Aucune posologie n&rsquo;est \u00e9tablie. La plante ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e ni monographie officielle. Les rares usages populaires rapportent : <strong>d\u00e9coction de racine<\/strong> (dosage non pr\u00e9cis\u00e9) comme expectorant, <strong>cataplasme de feuilles<\/strong> sur les piq\u00fbres d&rsquo;insectes. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de cette esp\u00e8ce r\u00e9side dans sa biologie (dio\u00e9cie, chromosomes sexuels, interaction avec le charbon des anth\u00e8res) et dans ses ecdyst\u00e9ro\u00efdes, plut\u00f4t que dans des applications th\u00e9rapeutiques traditionnelles.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Le sil\u00e8ne dio\u00efque n&rsquo;est pas consid\u00e9r\u00e9 comme toxique. Les saponines, \u00e0 forte dose, provoquent des naus\u00e9es et une irritation gastro-intestinale. Les ecdyst\u00e9ro\u00efdes, bien que biologiquement actifs chez les insectes, sont consid\u00e9r\u00e9s comme peu actifs chez les mammif\u00e8res aux doses pr\u00e9sentes dans la plante. Aucun cas d&rsquo;intoxication humaine ou animale n&rsquo;est rapport\u00e9. Les jeunes feuilles sont comestibles. Aucune contre-indication formelle n&rsquo;est connue.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Le sil\u00e8ne dio\u00efque est un \u00e9l\u00e9ment familier des haies et des lisi\u00e8res foresti\u00e8res europ\u00e9ennes. En <strong>folklore anglais<\/strong>, cueillir un <em>red campion<\/em> portait malheur et \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 la mort (la fleur \u00e9tait parfois appel\u00e9e \u00ab flower of the dead \u00bb). La plante est devenue un <strong>mod\u00e8le biologique<\/strong> majeur en g\u00e9n\u00e9tique : le sil\u00e8ne dio\u00efque poss\u00e8de des <strong>chromosomes sexuels<\/strong> (XX\/XY), un syst\u00e8me rare chez les plantes \u00e0 fleurs (moins de 5 % des angiospermes sont dio\u00efques). L&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;\u00e9volution des chromosomes sexuels chez <em>Silene<\/em> (qui ne datent que de 10 millions d&rsquo;ann\u00e9es, contre 300 millions chez les mammif\u00e8res) est un domaine de recherche actif. L&rsquo;interaction avec le champignon <em>Microbotryum violaceum<\/em> (charbon des anth\u00e8res) est un mod\u00e8le classique en <strong>\u00e9cologie des maladies<\/strong> et en <strong>co\u00e9volution h\u00f4te-pathog\u00e8ne<\/strong>.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et conservation<\/h3>\n<p><em>Silene dioica<\/em> est une esp\u00e8ce commune, non menac\u00e9e (UICN : LC). Non prot\u00e9g\u00e9e en France. Ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e. Peut \u00eatre r\u00e9colt\u00e9e librement. Les populations sont stables mais d\u00e9pendantes du maintien de milieux semi-ouverts (lisi\u00e8res, haies). La disparition des haies bocag\u00e8res en agriculture intensive r\u00e9duit l&rsquo;habitat disponible.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>Aucune monographie officielle. L&rsquo;identification repose sur les caract\u00e8res morphologiques : plante pubescente-glanduleuse, fleurs roses \u00e0 p\u00e9tales bifides, calice renfl\u00e9 \u00e0 10 nervures, capsule \u00e0 10 dents. La distinction avec <em>Silene latifolia<\/em> (compagnon blanc, fleurs blanches, floraison plus nocturne) est essentielle ; les deux esp\u00e8ces s&rsquo;hybrident (<em>S. \u00d7 hampeana<\/em>) produisant des fleurs rose p\u00e2le. L&rsquo;examen microscopique montre des poils tecteurs multicellulaires et des poils glanduleux \u00e0 t\u00eate s\u00e9cr\u00e9trice. Le dosage des ecdyst\u00e9ro\u00efdes se fait par HPLC-UV (pic de la 20-hydroxyecdysone \u00e0 242 nm). Le dosage des saponines se fait par indice h\u00e9molytique.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conclusion et perspectives<\/h3>\n<p><em>Silene dioica<\/em>, le compagnon rouge des lisi\u00e8res, est une plante commune mais d&rsquo;une richesse biologique exceptionnelle. Si ses propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9dicinales restent marginales, les ecdyst\u00e9ro\u00efdes qu&rsquo;elle contient offrent des pistes en nutrition sportive et en pharmacologie anabolisante non androg\u00e9nique. Son r\u00f4le de mod\u00e8le en g\u00e9n\u00e9tique des chromosomes sexuels et en \u00e9cologie des maladies infectieuses (charbon des anth\u00e8res) en fait l&rsquo;un des organismes les plus \u00e9tudi\u00e9s de la flore europ\u00e9enne. Le sil\u00e8ne dio\u00efque rappelle que la science fondamentale trouve ses mod\u00e8les dans les esp\u00e8ces les plus famili\u00e8res et que la biodiversit\u00e9 des haies et des lisi\u00e8res est un patrimoine irrempla\u00e7able pour la recherche.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Silene%20dioica\">Plants of the World Online, Kew : <em>Silene dioica<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Silene+dioica\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Silene dioica<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Expectorant (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le sil\u00e8ne dio\u00efque (Silene dioica (L.) Clairv., synonyme : Melandrium rubrum (Weigel) Garcke) appartient \u00e0 la famille des Caryophyllaceae. Le genre [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"0","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-827","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-caryophyllacees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/827","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=827"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/827\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13835,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/827\/revisions\/13835"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=827"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=827"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=827"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}