{"id":831,"date":"2026-03-26T11:29:25","date_gmt":"2026-03-26T10:29:25","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/stellaire-graminee\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:14","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:14","slug":"stellaire-graminee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/stellaire-graminee\/","title":{"rendered":"STELLAIRE GRAMIN\u00c9E"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Stellaire%20gramin%C3%A9e.jpg\" alt=\"Planche botanique STELLAIRE GRAMIN\u00c9E\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p><strong>Nom scientifique :<\/strong> <em>Stellaria graminea<\/em> L.<br \/>\n<strong>Famille :<\/strong> Caryophyllaceae<br \/>\n<strong>Genre :<\/strong> <em>Stellaria<\/em><br \/>\n<strong>Synonymes :<\/strong> <em>Alsine graminea<\/em> (L.) Britton<br \/>\n<strong>Noms vernaculaires :<\/strong> Stellaire gramin\u00e9e, Stellaire \u00e0 feuilles de gramin\u00e9e, Lesser stitchwort (en), Gras-Sternmiere (de), Stellaria graminea (it)<\/p>\n<p>Le nom g\u00e9n\u00e9rique <em>Stellaria<\/em>, du latin <em>stella<\/em> (\u00e9toile), d\u00e9crit la forme \u00e9toil\u00e9e des fleurs \u00e0 p\u00e9tales bifides. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>graminea<\/em> fait r\u00e9f\u00e9rence aux feuilles \u00e9troites et lin\u00e9aires qui rappellent celles des gramin\u00e9es. Ce genre cosmopolite compte environ 120 esp\u00e8ces, principalement dans les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es et froides de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord. <em>Stellaria graminea<\/em>, d\u00e9crite par Linn\u00e9 en 1753, est une esp\u00e8ce commune des prairies et pelouses europ\u00e9ennes, souvent confondue avec <em>Stellaria holostea<\/em> (Stellaire holost\u00e9e), dont elle se distingue par ses feuilles plus \u00e9troites et ses fleurs plus petites.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>Plante herbac\u00e9e vivace, de 20 \u00e0 50 cm de hauteur, \u00e0 tiges gr\u00eales, diffuses, \u00e9tal\u00e9es ou ascendantes, tr\u00e8s ramifi\u00e9es, quadrangulaires, glabres et lisses, cassantes. Le rhizome est fin et rampant, \u00e9mettant des stolons qui permettent la formation de colonies l\u00e2ches.<\/p>\n<p>Les feuilles sont oppos\u00e9es, sessiles, lin\u00e9aires \u00e0 lanc\u00e9ol\u00e9es-lin\u00e9aires, longues de 15 \u00e0 40 mm et larges de 2 \u00e0 4 mm, aigu\u00ebs, enti\u00e8res, glabres, \u00e0 1 nervure m\u00e9diane visible, d&rsquo;un vert clair mat. Elles rappellent effectivement des feuilles de gramin\u00e9e par leur forme et leur texture.<\/p>\n<p>Les fleurs, dispos\u00e9es en cymes terminales l\u00e2ches et \u00e9tal\u00e9es, mesurent 8 \u00e0 12 mm de diam\u00e8tre. Les 5 s\u00e9pales sont lanc\u00e9ol\u00e9s, aigus, trinerv\u00e9s, de 3 \u00e0 5 mm, glabres, \u00e0 marge scarieuse blanche. Les 5 p\u00e9tales sont blancs, profond\u00e9ment bifides (presque jusqu&rsquo;\u00e0 la base), de la m\u00eame longueur que les s\u00e9pales ou les d\u00e9passant l\u00e9g\u00e8rement, donnant l&rsquo;aspect de 10 p\u00e9tales. Les \u00e9tamines sont au nombre de 10. Les styles au nombre de 3. Le fruit est une capsule ovo\u00efde, s&rsquo;ouvrant par 6 valves, contenant des graines brun-rouge, finement tuberculeuses. La floraison s&rsquo;\u00e9tend de mai \u00e0 ao\u00fbt.<\/p>\n<hr>\n<h3>Habitat et \u00e9cologie<\/h3>\n<p>La Stellaire gramin\u00e9e est une esp\u00e8ce m\u00e9sophile, h\u00e9liophile \u00e0 h\u00e9mi-sciaphile, caract\u00e9ristique des prairies, des pelouses, des lisi\u00e8res foresti\u00e8res, des bords de chemins, des haies et des talus herbeux. Elle affectionne les sols frais \u00e0 mod\u00e9r\u00e9ment secs, acides \u00e0 neutres, l\u00e9gers, sablonneux ou limoneux, pauvres \u00e0 mod\u00e9r\u00e9ment fertiles.<\/p>\n<p>Du point de vue phytosociologique, elle est fr\u00e9quente dans les communaut\u00e9s de l&rsquo;ordre des <em>Arrhenatheretalia elatioris<\/em> (prairies de fauche) et du <em>Nardetalia strictae<\/em> (pelouses acidiphiles). Elle s&rsquo;associe \u00e0 <em>Agrostis capillaris<\/em>, <em>Festuca rubra<\/em>, <em>Anthoxanthum odoratum<\/em>, <em>Rumex acetosa<\/em>, <em>Leucanthemum vulgare<\/em> et <em>Trifolium pratense<\/em>. Elle se d\u00e9veloppe de l&rsquo;\u00e9tage collin\u00e9en \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage subalpin, de 0 \u00e0 2 000 m. La pollinisation est entomophile (petits insectes divers) ou autogame.<\/p>\n<hr>\n<h3>R\u00e9partition g\u00e9ographique<\/h3>\n<p>La Stellaire gramin\u00e9e est une esp\u00e8ce eurasiatique largement distribu\u00e9e, de l&rsquo;Espagne et de l&rsquo;Irlande \u00e0 l&rsquo;ouest jusqu&rsquo;\u00e0 la Sib\u00e9rie et la Chine du nord \u00e0 l&rsquo;est. En France, elle est commune sur l&rsquo;ensemble du territoire, des plaines au subalpin. Elle est naturalis\u00e9e en Am\u00e9rique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Z\u00e9lande.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>La composition chimique de <em>Stellaria graminea<\/em> est peu \u00e9tudi\u00e9e. Par analogie avec les esp\u00e8ces du genre mieux \u00e9tudi\u00e9es, elle contient probablement des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/saponines-triterpeniques\/\">saponines triterp\u00e9niques<\/a><\/strong>, des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (C-glycosides), des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong>, des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/mucilages\/\">mucilages<\/a><\/strong>, de la <strong>vitamine C<\/strong> et des <strong>sels min\u00e9raux<\/strong>. Des <strong>phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s dans le genre <em>Stellaria<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Aucune \u00e9tude pharmacologique sp\u00e9cifique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e sur <em>Stellaria graminea<\/em>. Par extrapolation \u00e0 partir de <em>S. media<\/em>, un profil comprenant des activit\u00e9s <strong>antioxydante<\/strong>, <strong>anti-inflammatoire<\/strong> et <strong>\u00e9molliente<\/strong> modestes est envisageable mais non d\u00e9montr\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Aucune indication th\u00e9rapeutique n&rsquo;est reconnue. La plante ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e. Son int\u00e9r\u00eat est essentiellement botanique et \u00e9cologique.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acides ph\u00e9noliques<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Vitamine c<\/td>\n<td>Vitamine<\/td>\n<td>Antioxydant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Sels min\u00e9raux<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Phytoecdyst\u00e9ro\u00efdes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Sans objet en l&rsquo;absence d&rsquo;usage th\u00e9rapeutique. En usage alimentaire marginal, les jeunes pousses peuvent \u00eatre consomm\u00e9es crues en salade.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>Aucune toxicit\u00e9 connue. La pr\u00e9sence de saponines impose une prudence th\u00e9orique en cas de consommation importante. Attention aux confusions avec des esp\u00e8ces toxiques dans les prairies.<\/p>\n<hr>\n<h3>Interactions m\u00e9dicamenteuses<\/h3>\n<p>Sans objet en l&rsquo;absence d&rsquo;usage m\u00e9dicinal.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicologie<\/h3>\n<p><em>Stellaria graminea<\/em> est consid\u00e9r\u00e9e comme non toxique. Aucun cas d&rsquo;intoxication n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9. Cependant, la plante est r\u00e9put\u00e9e l\u00e9g\u00e8rement toxique pour les chevaux en cas de consommation massive de foin infest\u00e9, provoquant des troubles digestifs, mais ces donn\u00e9es sont incertaines et pourraient concerner des confusions avec d&rsquo;autres esp\u00e8ces.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>La Stellaire gramin\u00e9e n&rsquo;a pas jou\u00e9 de r\u00f4le significatif en m\u00e9decine traditionnelle, \u00e0 la diff\u00e9rence de sa parente <em>Stellaria media<\/em> (mouron des oiseaux) dont les usages comme \u00e9mollient et anti-prurigineux sont bien document\u00e9s. Quelques mentions \u00e9parses dans la litt\u00e9rature ethnobotanique germanique et scandinave signalent l&rsquo;utilisation de la plante en cataplasme sur les inflammations cutan\u00e9es et les rhumatismes, par analogie avec <em>S. media<\/em>. Les feuilles et les jeunes tiges tendres sont comestibles mais leur petite taille rend la r\u00e9colte peu pratique.<\/p>\n<hr>\n<h3>Conservation et culture<\/h3>\n<p><em>Stellaria graminea<\/em> n&rsquo;est pas cultiv\u00e9e intentionnellement. C&rsquo;est une composante naturelle des prairies et des pelouses, qui se maintient dans les syst\u00e8mes prairiaux extensifs (fauche tardive, p\u00e2turage mod\u00e9r\u00e9). Elle peut \u00eatre int\u00e9gr\u00e9e dans les m\u00e9langes de semences pour prairies fleuries. La conservation de ses populations passe par le maintien des pratiques agricoles extensives.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut r\u00e9glementaire et protection<\/h3>\n<p><em>Stellaria graminea<\/em> est class\u00e9e LC (Pr\u00e9occupation mineure) par l&rsquo;UICN. L&rsquo;esp\u00e8ce est commune et non menac\u00e9e. Elle ne b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;aucun statut de protection et ne figure dans aucune pharmacop\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>STELLAIRE GRAMIN\u00c9E pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Stellaria%20graminea\">Plants of the World Online, Kew : <em>Stellaria graminea<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Stellaria+graminea\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Stellaria graminea<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Nom scientifique : Stellaria graminea L. Famille : Caryophyllaceae Genre : Stellaria Synonymes : Alsine graminea (L.) 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