{"id":851,"date":"2026-03-26T11:30:00","date_gmt":"2026-03-26T10:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/liseron-cantabrique\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:16","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:16","slug":"liseron-cantabrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/liseron-cantabrique\/","title":{"rendered":"LISERON CANTABRIQUE"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Liseron%20cantabrique.jpg\" alt=\"Planche botanique Liseron cantabrique\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le Liseron cantabrique, <em>Convolvulus cantabrica<\/em> L., est une plante vivace herbac\u00e9e \u00e0 souche ligneuse de la famille des Convolvulac\u00e9es (Convolvulaceae). Le genre <em>Convolvulus<\/em> comprend environ 200 esp\u00e8ces r\u00e9parties dans les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es et subtropicales du monde entier. <em>Convolvulus cantabrica<\/em> se distingue des liserons communs par son port dress\u00e9, non volubile, et ses \u00e9l\u00e9gantes fleurs roses \u00e0 pourpre clair, ce qui lui conf\u00e8re un aspect ornemental bien diff\u00e9rent du liseron des haies envahissant. C&rsquo;est une plante haute de 20 \u00e0 50 centim\u00e8tres, \u00e0 tiges dress\u00e9es ou ascendantes, ramifi\u00e9es, couvertes de poils soyeux apprim\u00e9s. Les feuilles sont alternes, lin\u00e9aires \u00e0 lanc\u00e9ol\u00e9es, sessiles, pubescentes. Les fleurs, solitaires ou group\u00e9es par 2 \u00e0 4 en cymes terminales, sont en entonnoir, de 15 \u00e0 25 millim\u00e8tres de diam\u00e8tre, rose vif \u00e0 lilas, avec cinq bandes radiales plus fonc\u00e9es. Le fruit est une capsule globuleuse contenant de grosses graines noires.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p><em>Convolvulus cantabrica<\/em> est une esp\u00e8ce m\u00e9diterran\u00e9enne \u00e0 subm\u00e9diterran\u00e9enne, pr\u00e9sente dans l&rsquo;ensemble du bassin m\u00e9diterran\u00e9en, de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique \u00e0 l&rsquo;Iran. En France, il est commun dans le Midi (Languedoc, Provence, C\u00f4te d&rsquo;Azur, Corse) et remonte dans la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, le sud-ouest, le Quercy et ponctuellement plus au nord dans les stations thermophiles (Alsace, Bourgogne). Son habitat comprend les pelouses s\u00e8ches calcicoles, les garrigues, les bords de routes, les talus, les friches, les rocailles et les lisi\u00e8res thermophiles. Le substrat est presque toujours calcaire, sec et bien drain\u00e9. C&rsquo;est une esp\u00e8ce h\u00e9liophile et thermophile, indicatrice de milieux secs et chauds sur calcaire. Son amplitude altitudinale va du niveau de la mer \u00e0 environ 1 000 m\u00e8tres.<\/p>\n<hr>\n<h3>Caract\u00e9ristiques morphologiques d\u00e9taill\u00e9es<\/h3>\n<p>La souche est ligneuse, ramifi\u00e9e, \u00e9mettant chaque ann\u00e9e de nouvelles tiges herbac\u00e9es. Les tiges sont dress\u00e9es ou ascendantes, hautes de 20 \u00e0 50 centim\u00e8tres, ramifi\u00e9es dans leur partie sup\u00e9rieure, cylindriques, couvertes de poils soyeux apprim\u00e9s gris\u00e2tres. Les feuilles sont alternes, sessiles ou bri\u00e8vement p\u00e9tiol\u00e9es, lin\u00e9aires \u00e0 lanc\u00e9ol\u00e9es, longues de 20 \u00e0 50 millim\u00e8tres et larges de 2 \u00e0 8 millim\u00e8tres, enti\u00e8res, couvertes de poils soyeux sur les deux faces, \u00e0 nervure m\u00e9diane pro\u00e9minente. L&rsquo;inflorescence est une cyme terminale pauciflore portant 1 \u00e0 4 fleurs sur des p\u00e9doncules gr\u00eales. Le calice est compos\u00e9 de 5 s\u00e9pales in\u00e9gaux, lanc\u00e9ol\u00e9s, pubescents. La corolle est infundibuliforme (en entonnoir), de 15 \u00e0 25 millim\u00e8tres de diam\u00e8tre, rose vif \u00e0 lilas, avec cinq bandes radiales plus fonc\u00e9es et cinq zones triangulaires plus claires. Les cinq \u00e9tamines sont incluses, \u00e0 filets de longueur in\u00e9gale. Le style est long, filiforme, \u00e0 stigmate bifide. La capsule est globuleuse, glabre, contenant 2 \u00e0 4 graines noires, lisses et brillantes.<\/p>\n<hr>\n<h3>Cycle de vie et ph\u00e9nologie<\/h3>\n<p><em>Convolvulus cantabrica<\/em> est une plante vivace cham\u00e9phyte \u00e0 souche ligneuse. Les tiges herbac\u00e9es \u00e9mergent au printemps \u00e0 partir des bourgeons de la souche et se d\u00e9veloppent rapidement. La floraison intervient de mai \u00e0 ao\u00fbt, longue et g\u00e9n\u00e9reuse. Chaque fleur s&rsquo;ouvre le matin et se referme en fin de journ\u00e9e, durant un \u00e0 deux jours. La pollinisation est entomophile, assur\u00e9e par les abeilles, les bourdons, les papillons et les syrphes, attir\u00e9s par les corolles roses et le nectar produit \u00e0 la base du tube. La fructification a lieu en \u00e9t\u00e9-automne. Les capsules lib\u00e8rent de grosses graines qui tombent au pied de la plante et germent l&rsquo;ann\u00e9e suivante. Les parties herbac\u00e9es s\u00e8chent en automne et disparaissent en hiver, la plante ne subsistant que par sa souche ligneuse enterr\u00e9e. La multiplication v\u00e9g\u00e9tative par drageonnement est limit\u00e9e, contrairement au liseron des champs.<\/p>\n<hr>\n<h3>Exigences \u00e9cologiques<\/h3>\n<p>Le Liseron cantabrique est une esp\u00e8ce h\u00e9liophile, thermophile et x\u00e9rophile, adapt\u00e9e aux conditions de s\u00e9cheresse estivale m\u00e9diterran\u00e9enne. Il requiert le plein soleil et des sols calcaires, secs, bien drain\u00e9s, souvent superficiels et rocheux. Le pH est basique (7 \u00e0 8,5). La plante tol\u00e8re bien la chaleur extr\u00eame et le stress hydrique gr\u00e2ce \u00e0 sa souche ligneuse profonde et \u00e0 sa pilosit\u00e9 protectrice. Elle est sensible au froid prolong\u00e9 et au gel s\u00e9v\u00e8re (limite de r\u00e9sistance autour de -12 \u00e0 -15\u00b0C). L&rsquo;humidit\u00e9 excessive et les sols acides lui sont d\u00e9favorables. C&rsquo;est une plante indicatrice des pelouses x\u00e9ro-calcicoles m\u00e9diterran\u00e9ennes et subm\u00e9diterran\u00e9ennes.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Phytochimie peu \u00e9tudi\u00e9e pour cette esp\u00e8ce ; aucun profil mol\u00e9culaire valoris\u00e9 n\u2019est document\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les recherches pharmacologiques sp\u00e9cifiques \u00e0 <em>Convolvulus cantabrica<\/em> sont quasi inexistantes. Le genre <em>Convolvulus<\/em> a fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes montrant des propri\u00e9t\u00e9s <strong>antimicrobiennes<\/strong>, <strong>antioxydantes<\/strong>, <strong>anti-inflammatoires<\/strong> et <strong>antidiab\u00e9tiques<\/strong> pour certaines esp\u00e8ces. Les r\u00e9sines glycosidiques purgatives des Convolvulac\u00e9es agissent par irritation de la muqueuse intestinale, provoquant des s\u00e9cr\u00e9tions et une acc\u00e9l\u00e9ration du transit. Ces usages sont aujourd&rsquo;hui abandonn\u00e9s en raison de la violence de l&rsquo;effet purgatif. Aucune application th\u00e9rapeutique moderne n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir de <em>C. cantabrica<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Donn\u00e9es cliniques limit\u00e9es ; usage essentiellement traditionnel. <strong>Niveau de preuve :<\/strong> usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<p>Aucun compos\u00e9 n\u2019est document\u00e9 de fa\u00e7on suffisante pour dresser un tableau phytochimique fiable.<\/p>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Usage traditionnel en infusion (d\u00e9part \u00e0 froid) ; pas de forme standardis\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>La floraison prolong\u00e9e et abondante du Liseron cantabrique en fait une excellente plante mellif\u00e8re des milieux secs calcaires. Ses fleurs roses attirent une diversit\u00e9 de pollinisateurs pendant les mois d&rsquo;\u00e9t\u00e9, p\u00e9riode o\u00f9 les ressources florales se rar\u00e9fient dans les garrigues. Les abeilles domestiques et sauvages, les bourdons et les papillons sont des visiteurs r\u00e9guliers. Les graines sont consomm\u00e9es par de petits rongeurs et des fourmis. La pilosit\u00e9 dense des tiges et des feuilles abrite de petits acariens et araign\u00e9es. La plante participe \u00e0 la fixation du sol sur les talus et les pentes calcaires, contribuant \u00e0 la lutte contre l&rsquo;\u00e9rosion. Elle fait partie du cort\u00e8ge floristique des pelouses calcicoles thermophiles, habitats d&rsquo;int\u00e9r\u00eat communautaire riches en biodiversit\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h3>Propri\u00e9t\u00e9s biochimiques et composition<\/h3>\n<p>La chimie du Liseron cantabrique a \u00e9t\u00e9 peu \u00e9tudi\u00e9e. Par analogie avec les autres Convolvulac\u00e9es, la plante contient probablement des <strong>r\u00e9sines glycosidiques<\/strong> (convolvuline) caract\u00e9ristiques de la famille, ainsi que des <strong>flavono\u00efdes<\/strong>, des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> et des <strong>tanins<\/strong>. Les racines des Convolvulac\u00e9es contiennent souvent des <strong>glycosides r\u00e9sineux<\/strong> purgatifs, bien que <em>C. cantabrica<\/em> n&rsquo;ait jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 sp\u00e9cifiquement pour ces compos\u00e9s. Les poils soyeux contiennent de la <strong>silice<\/strong>. Aucune analyse phytochimique d\u00e9taill\u00e9e sp\u00e9cifique \u00e0 cette esp\u00e8ce n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicit\u00e9 et pr\u00e9cautions<\/h3>\n<p><em>Convolvulus cantabrica<\/em> n&rsquo;est pas consid\u00e9r\u00e9 comme une plante toxique dangereuse. Les racines contiennent probablement des r\u00e9sines glycosidiques purgatives \u00e0 doses \u00e9lev\u00e9es, mais la plante n&rsquo;est pas consomm\u00e9e et aucune intoxication n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e. La manipulation est sans danger et ne provoque aucune r\u00e9action cutan\u00e9e. Contrairement aux liserons tropicaux du genre <em>Ipomoea<\/em> (qui contiennent des <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/alcaloides\/\">alcalo\u00efdes<\/a> ergotiques), <em>C. cantabrica<\/em> ne pr\u00e9sente pas de risque li\u00e9 \u00e0 des compos\u00e9s psychotropes.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p><em>Convolvulus cantabrica<\/em> n&rsquo;a pas d&rsquo;usage ethnobotanique bien document\u00e9. Le genre <em>Convolvulus<\/em> est cependant connu en m\u00e9decine traditionnelle : les racines de certaines esp\u00e8ces (notamment <em>C. scammonia<\/em>, le scammon\u00e9e) fournissaient des purgatifs drastiques employ\u00e9s depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 gr\u00e9co-romaine. <em>C. cantabrica<\/em>, moins puissant, n&rsquo;a pas atteint la notori\u00e9t\u00e9 de son cousin oriental. Dans les traditions populaires m\u00e9diterran\u00e9ennes, les liserons \u00e9taient parfois utilis\u00e9s en cataplasmes contre les inflammations et les douleurs. Le nom \u00ab cantabrique \u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la Cantabrie, r\u00e9gion du nord de l&rsquo;Espagne, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;esp\u00e8ce a peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite initialement, bien qu&rsquo;elle soit bien plus commune en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h3>Culture et entretien<\/h3>\n<p>Le Liseron cantabrique est une plante ornementale de rocaille sous-estim\u00e9e, m\u00e9ritant une plus large diffusion dans les jardins m\u00e9diterran\u00e9ens et les jardins secs. Sa floraison rose prolong\u00e9e, sa texture soyeuse et son port buissonnant en font un excellent sujet pour les massifs x\u00e9rophytes, les bordures, les murets et les pot\u00e9es. La plantation s&rsquo;effectue au printemps dans un sol calcaire, drainant, pauvre. Le plein soleil est indispensable. L&rsquo;arrosage est inutile une fois la plante \u00e9tablie. La multiplication s&rsquo;effectue par semis de graines scarifi\u00e9es au printemps ou par bouturage de tige semi-ligneuse en \u00e9t\u00e9. La taille des tiges s\u00e8ches en fin d&rsquo;hiver est le seul entretien. La plante est rustique jusqu&rsquo;\u00e0 environ -12\u00b0C, ce qui permet sa culture dans une grande partie du sud et de l&rsquo;ouest de la France.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions possibles<\/h3>\n<p>Le Liseron cantabrique se distingue facilement des liserons volubiles (<em>Convolvulus arvensis<\/em>, <em>Calystegia sepium<\/em>) par son port dress\u00e9, non grimpant, et ses feuilles lin\u00e9aires pubescentes. <em>Convolvulus lineatus<\/em> (Liseron ray\u00e9) est une esp\u00e8ce proche, plus basse, \u00e0 port prostr\u00e9, avec des fleurs plus petites et des feuilles argent\u00e9es. <em>Convolvulus althaeoides<\/em> (Liseron de Biscaye) est volubile, \u00e0 feuilles d\u00e9coup\u00e9es et fleurs roses plus grandes. L&rsquo;absence de caract\u00e8re volubile et les feuilles lin\u00e9aires soyeuses constituent les crit\u00e8res distinctifs les plus fiables de <em>C. cantabrica<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut de conservation et menaces<\/h3>\n<p><em>Convolvulus cantabrica<\/em> n&rsquo;est pas menac\u00e9 en France et ne b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;aucun statut de protection. L&rsquo;esp\u00e8ce est commune dans les milieux calcaires secs m\u00e9diterran\u00e9ens. Cependant, la r\u00e9gression des pelouses s\u00e8ches calcicoles par enfrichement, urbanisation et mise en culture r\u00e9duit localement les surfaces favorables. La conservation des pelouses calcicoles thermophiles, habitats d&rsquo;int\u00e9r\u00eat communautaire, contribue indirectement au maintien de cette esp\u00e8ce.<\/p>\n<hr>\n<h3>Anecdotes et culture<\/h3>\n<p>Le Liseron cantabrique est la preuve que les liserons ne sont pas tous des envahisseurs ind\u00e9sirables. Alors que le liseron des champs (<em>Convolvulus arvensis<\/em>) est maudit par les jardiniers du monde entier pour ses rhizomes inextirpables, son cousin cantabrique est un bijou des garrigues, sage et contenu, offrant ses corolles roses avec une \u00e9l\u00e9gance discr\u00e8te. Le contraste entre la mauvaise r\u00e9putation du genre et la beaut\u00e9 de cette esp\u00e8ce illustre l&rsquo;injustice des g\u00e9n\u00e9ralisations botaniques. La pilosit\u00e9 soyeuse de cette plante, qui miroite dans la lumi\u00e8re rasante du soir m\u00e9diterran\u00e9en, en fait un sujet photographique tr\u00e8s recherch\u00e9 des botanistes de terrain. Le Liseron cantabrique est un ambassadeur m\u00e9connu de la flore des garrigues calcaires, ces paysages secs et lumineux de la M\u00e9diterran\u00e9e qui rec\u00e8lent, sous leur aust\u00e9rit\u00e9 apparente, une biodiversit\u00e9 d&rsquo;une richesse insoup\u00e7onn\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>LISERON CANTABRIQUE pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Convolvulus%20cantabrica\">Plants of the World Online, Kew : <em>Convolvulus cantabrica<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Convolvulus+cantabrica\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Convolvulus cantabrica<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antimicrobien<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE Le Liseron cantabrique, Convolvulus cantabrica L., est une plante vivace herbac\u00e9e \u00e0 souche ligneuse de la famille des Convolvulac\u00e9es (Convolvulaceae). 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