{"id":874,"date":"2026-03-26T11:30:33","date_gmt":"2026-03-26T10:30:33","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/cypres-de-lambert\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:16","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:16","slug":"cypres-de-lambert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/03\/26\/cypres-de-lambert\/","title":{"rendered":"CYPR\u00c8S DE LAMBERT"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Cypr%C3%A8s%20de%20Lambert.jpg\" alt=\"Planche botanique Cypr\u00e8s de Lambert\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le Cypr\u00e8s de Lambert, <em>Cupressus macrocarpa<\/em> Hartw. ex Gordon, commun\u00e9ment appel\u00e9 Cypr\u00e8s de Monterey, est un conif\u00e8re sempervirent de la famille des Cupressac\u00e9es (Cupressaceae). Le genre <em>Cupressus<\/em> comprend une vingtaine d&rsquo;esp\u00e8ces, et <em>C. macrocarpa<\/em> en est l&rsquo;une des plus remarquables par son histoire biog\u00e9ographique et son utilisation ornementale mondiale. Dans son aire naturelle, il ne subsiste qu&rsquo;en deux petits peuplements \u00e0 Pebble Beach et Point Lobos, sur la c\u00f4te de Monterey en Californie, totalisant quelques milliers d&rsquo;individus. C&rsquo;est un arbre pouvant atteindre 25 \u00e0 30 m\u00e8tres de hauteur (rarement 40 m\u00e8tres), \u00e0 tronc massif pouvant d\u00e9passer 2 m\u00e8tres de diam\u00e8tre. Le port est tr\u00e8s variable : conique-pyramidal dans la jeunesse, devenant tabulaire et \u00e9tal\u00e9 avec l&rsquo;\u00e2ge, souvent spectaculairement sculpt\u00e9 par le vent sur les falaises c\u00f4ti\u00e8res. L&rsquo;\u00e9corce est gris-brun, \u00e9paisse, profond\u00e9ment crevass\u00e9e en longues lani\u00e8res. Le feuillage est constitu\u00e9 de feuilles \u00e9cailleuses, oppos\u00e9es-d\u00e9cuss\u00e9es, vert sombre, d\u00e9gageant au froissement une odeur citronn\u00e9e caract\u00e9ristique.<\/p>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<p>L&rsquo;aire naturelle de <em>Cupressus macrocarpa<\/em> est parmi les plus restreintes de tous les arbres du monde : elle se limite \u00e0 environ 3 kilom\u00e8tres de c\u00f4te dans la p\u00e9ninsule de Monterey, en Californie centrale. Les deux bosquets naturels survivants sont situ\u00e9s \u00e0 Pebble Beach et \u00e0 Point Lobos, sur des falaises granitiques battues par les embruns du Pacifique. Le climat est oc\u00e9anique frais, avec des brouillards fr\u00e9quents et une s\u00e9cheresse estivale mod\u00e9r\u00e9e. Malgr\u00e9 cette aire native minuscule, le Cypr\u00e8s de Monterey a \u00e9t\u00e9 massivement plant\u00e9 dans le monde entier depuis le XIXe si\u00e8cle : en Europe (littoral atlantique de la France, Grande-Bretagne, Espagne, Portugal), en Nouvelle-Z\u00e9lande, en Australie et en Afrique. En France, il est particuli\u00e8rement abondant sur le littoral atlantique breton et charentais, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 plant\u00e9 comme arbre d&rsquo;ornement, brise-vent et arbre de haie. Il forme les haies et les alignements embl\u00e9matiques des c\u00f4tes bretonnes et vend\u00e9ennes.<\/p>\n<hr>\n<h3>Caract\u00e9ristiques morphologiques d\u00e9taill\u00e9es<\/h3>\n<p>Le tronc est massif, droit ou l\u00e9g\u00e8rement tortueux, pouvant atteindre 1 \u00e0 2 m\u00e8tres de diam\u00e8tre chez les vieux sp\u00e9cimens. L&rsquo;\u00e9corce est gris-brun fonc\u00e9, \u00e9paisse (3 \u00e0 5 centim\u00e8tres), profond\u00e9ment crevass\u00e9e en longues lani\u00e8res fibreuses. La cime est conique-pyramidale chez les jeunes arbres, devenant progressivement tabulaire, \u00e9tal\u00e9e et aplatie au sommet chez les sujets \u00e2g\u00e9s, spectaculairement d\u00e9form\u00e9e par le vent en situation littorale expos\u00e9e. Les rameaux sont denses, ramifi\u00e9s dans tous les plans, arrondis en section. Les feuilles sont \u00e9cailleuses, oppos\u00e9es-d\u00e9cuss\u00e9es, longues de 1 \u00e0 2 millim\u00e8tres, vert sombre \u00e0 vert franc, \u00e9troitement apprim\u00e9es, \u00e0 sommet obtus, avec une glande r\u00e9sineuse dorsale parfois visible. L&rsquo;odeur au froissement est caract\u00e9ristiquement citronn\u00e9e (rappelant le citron vert ou la citronnelle), tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle des autres cypr\u00e8s. Les c\u00f4nes m\u00e2les sont petits (3 \u00e0 5 millim\u00e8tres), terminaux, lib\u00e9rant un pollen abondant en f\u00e9vrier-mars. Les c\u00f4nes femelles sont globuleux, de 20 \u00e0 35 millim\u00e8tres de diam\u00e8tre, compos\u00e9s de 8 \u00e0 14 \u00e9cailles ligneuses pelt\u00e9es, brun gris\u00e2tre \u00e0 maturit\u00e9. Les graines sont petites, brunes, anguleuses, avec une aile rudimentaire.<\/p>\n<hr>\n<h3>Cycle de vie et ph\u00e9nologie<\/h3>\n<p><em>Cupressus macrocarpa<\/em> est un arbre sempervirent \u00e0 croissance rapide dans sa jeunesse, pouvant gagner 50 \u00e0 100 centim\u00e8tres de hauteur par an en conditions favorables. La vitesse de croissance diminue avec l&rsquo;\u00e2ge. La pollinisation a lieu en fin d&rsquo;hiver (f\u00e9vrier-mars), avec une lib\u00e9ration massive de pollen. Les c\u00f4nes femelles mettent environ 20 \u00e0 24 mois pour m\u00fbrir. La production de c\u00f4nes est abondante sur les arbres adultes. Les c\u00f4nes persistent longtemps sur l&rsquo;arbre et s&rsquo;ouvrent progressivement pour lib\u00e9rer les graines. La germination est favoris\u00e9e par la lumi\u00e8re et l&rsquo;humidit\u00e9. La long\u00e9vit\u00e9 peut d\u00e9passer 2 000 ans en conditions naturelles \u2014 les plus vieux sp\u00e9cimens de Monterey sont estim\u00e9s \u00e0 plus de 300 ans, mais l&rsquo;esp\u00e8ce \u00e9tait autrefois plus r\u00e9pandue, comme en t\u00e9moignent les restes fossiles.<\/p>\n<hr>\n<h3>Exigences \u00e9cologiques<\/h3>\n<p>Le Cypr\u00e8s de Monterey est adapt\u00e9 au climat oc\u00e9anique \u00e0 m\u00e9diterran\u00e9en, caract\u00e9ris\u00e9 par des \u00e9t\u00e9s secs et des hivers doux et humides. Il tol\u00e8re bien les embruns et les sols salins littoraux, ce qui en fait un excellent arbre c\u00f4tier. Le sol peut \u00eatre de nature vari\u00e9e (sableux, limoneux, argileux, rocheux), pourvu qu&rsquo;il soit bien drain\u00e9. L&rsquo;arbre est h\u00e9liophile et ne tol\u00e8re pas l&rsquo;ombre. Sa r\u00e9sistance au froid est mod\u00e9r\u00e9e (jusqu&rsquo;\u00e0 environ -8 \u00e0 -12\u00b0C), ce qui limite son utilisation aux r\u00e9gions \u00e0 climat oc\u00e9anique ou m\u00e9diterran\u00e9en. Il supporte le vent fort (d&rsquo;o\u00f9 son utilisation embl\u00e9matique en brise-vent c\u00f4tier) mais se d\u00e9forme sous les vents dominants. Sa r\u00e9sistance \u00e0 la s\u00e9cheresse estivale est bonne gr\u00e2ce \u00e0 son syst\u00e8me racinaire profond.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Parties a\u00e9riennes (usage traditionnel).<\/p>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<p>Phytochimie peu \u00e9tudi\u00e9e pour cette esp\u00e8ce ; aucun profil mol\u00e9culaire valoris\u00e9 n\u2019est document\u00e9.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<p>Les \u00e9tudes pharmacologiques sp\u00e9cifiques \u00e0 <em>Cupressus macrocarpa<\/em> sont limit\u00e9es. L&rsquo;huile essentielle poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s <strong>antimicrobiennes<\/strong> li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u03b1-pin\u00e8ne et au limon\u00e8ne. Le <strong>citral<\/strong> est reconnu pour ses propri\u00e9t\u00e9s <strong>antimicrobiennes<\/strong>, <strong>anti-inflammatoires<\/strong> et <strong>insectifuges<\/strong>. Les <strong>biflavono\u00efdes<\/strong> des c\u00f4nes (amentoflavone) pr\u00e9sentent des activit\u00e9s <strong>antioxydantes<\/strong>, <strong>anti-inflammatoires<\/strong> et <strong>antivirales<\/strong> in vitro. L&rsquo;arbre n&rsquo;est utilis\u00e9 en m\u00e9decine traditionnelle ni en phytoth\u00e9rapie contemporaine en Europe.<\/p>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<p>Donn\u00e9es cliniques limit\u00e9es ; usage essentiellement traditionnel. <strong>Niveau de preuve :<\/strong> usage traditionnel.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<p>Aucun compos\u00e9 n\u2019est document\u00e9 de fa\u00e7on suffisante pour dresser un tableau phytochimique fiable.<\/p>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<p>Usage traditionnel en infusion (d\u00e9part \u00e0 froid) ; pas de forme standardis\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<p>En France, le Cypr\u00e8s de Monterey, en tant qu&rsquo;esp\u00e8ce introduite, a d\u00e9velopp\u00e9 des interactions limit\u00e9es avec la faune et la flore indig\u00e8nes. Son feuillage dense offre n\u00e9anmoins un abri appr\u00e9ci\u00e9 par de nombreux oiseaux pour la nidification et le repos hivernal. Les corbeaux freux, les h\u00e9rons cendr\u00e9s et les pigeons ramiers nidifient fr\u00e9quemment dans les grands cypr\u00e8s c\u00f4tiers. Les c\u00f4nes fournissent des graines consomm\u00e9es par des \u00e9cureuils et certains oiseaux. Le pollen, abondant et allergisant, constitue un probl\u00e8me similaire \u00e0 celui du cypr\u00e8s de l&rsquo;Arizona. Dans son aire naturelle californienne, le Cypr\u00e8s de Monterey est menac\u00e9 par le chancre caus\u00e9 par <em>Seiridium cardinale<\/em> et par la comp\u00e9tition avec les esp\u00e8ces exotiques envahissantes.<\/p>\n<hr>\n<h3>Propri\u00e9t\u00e9s biochimiques et composition<\/h3>\n<p>Le feuillage de <em>Cupressus macrocarpa<\/em> contient une <strong>huile essentielle<\/strong> dont la composition est distinctive : riche en <strong>\u03b1-<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/pinene\/\">pin\u00e8ne<\/a><\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/limonene\/\">limon\u00e8ne<\/a><\/strong>, <strong>\u03b4-3-car\u00e8ne<\/strong>, <strong>myrc\u00e8ne<\/strong> et <strong>citral<\/strong>. C&rsquo;est la pr\u00e9sence de <strong>citral<\/strong> (g\u00e9ranial + n\u00e9ral) qui conf\u00e8re au feuillage son odeur citronn\u00e9e caract\u00e9ristique, unique parmi les cypr\u00e8s europ\u00e9ens cultiv\u00e9s. Le bois contient des <strong>sesquiterp\u00e9nols<\/strong>, des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/diterpenes\/\">diterp\u00e8nes<\/a><\/strong> et des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/lignanes\/\">lignanes<\/a><\/strong>. Les c\u00f4nes renferment des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> biflavono\u00efdiques (amentoflavone, cupressuflavone). L&rsquo;\u00e9corce est riche en <strong>tanins<\/strong> condens\u00e9s. Le pollen contient des <strong>prot\u00e9ines allergisantes<\/strong> de la famille Cup.<\/p>\n<hr>\n<h3>Toxicit\u00e9 et pr\u00e9cautions<\/h3>\n<p>Le Cypr\u00e8s de Monterey ne pr\u00e9sente pas de toxicit\u00e9 notable par ingestion ou contact. Cependant, comme pour le cypr\u00e8s de l&rsquo;Arizona, le pollen est fortement allergisant et constitue un risque sanitaire en zone littorale o\u00f9 les plantations sont denses. L&rsquo;huile essentielle, irritante en application cutan\u00e9e pure, doit \u00eatre dilu\u00e9e. Le principal danger physique est li\u00e9 \u00e0 la chute de branches massives lors des temp\u00eates, les vieux arbres \u00e9tant sujets \u00e0 la casse m\u00e9canique.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<p>Les peuples autochtones de la c\u00f4te californienne (Ohlone, Esselen) utilisaient le bois du cypr\u00e8s de Monterey pour la construction de cadres de huttes et d&rsquo;outils. La r\u00e9sine servait de colle et de calfat pour les embarcations. L&rsquo;\u00e9corce fibreuse \u00e9tait utilis\u00e9e comme mat\u00e9riau de vannerie. En Europe, o\u00f9 l&rsquo;arbre a \u00e9t\u00e9 introduit \u00e0 partir des ann\u00e9es 1830-1840, les usages sont principalement ornementaux et de brise-vent. Le bois, tendre \u00e0 moyennement dur, est utilis\u00e9 localement en Bretagne pour les cl\u00f4tures, les piquets et la menuiserie rustique. L&rsquo;odeur citronn\u00e9e du feuillage est appr\u00e9ci\u00e9e et quelques tentatives d&rsquo;extraction d&rsquo;huile essentielle ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es, mais la production reste anecdotique.<\/p>\n<hr>\n<h3>Culture et entretien<\/h3>\n<p>Le Cypr\u00e8s de Monterey se cultive ais\u00e9ment en climat oc\u00e9anique doux. La plantation s&rsquo;effectue \u00e0 l&rsquo;automne, en sol drainant, au plein soleil. L&rsquo;arbre supporte les embruns et les sols salins c\u00f4tiers. La croissance est rapide (50 \u00e0 100 centim\u00e8tres par an les premi\u00e8res ann\u00e9es). Les haies sont taill\u00e9es une \u00e0 deux fois par an pour maintenir une forme compacte. L&rsquo;arbre isol\u00e9 d\u00e9veloppe avec l&rsquo;\u00e2ge un port tabulaire majestueux, tr\u00e8s spectaculaire. La multiplication se fait par semis. Le Cypr\u00e8s de Monterey est le parent du Cypr\u00e8s de Leyland (<em>\u00d7 Cuprocyparis leylandii<\/em>), hybride avec <em>Chamaecyparis nootkatensis<\/em>, devenu l&rsquo;arbre de haie le plus plant\u00e9 au monde. Le chancre du cypr\u00e8s (<em>Seiridium cardinale<\/em>) est la principale menace phytosanitaire.<\/p>\n<hr>\n<h3>Confusions possibles<\/h3>\n<p>Le Cypr\u00e8s de Monterey se distingue des autres cypr\u00e8s cultiv\u00e9s par son port tabulaire \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte, son \u00e9corce \u00e9paisse profond\u00e9ment crevass\u00e9e et surtout l&rsquo;odeur citronn\u00e9e de son feuillage au froissement. Le Cypr\u00e8s de l&rsquo;Arizona a un feuillage bleu glauque et une \u00e9corce lisse. Le Cypr\u00e8s commun (<em>C. sempervirens<\/em>) a un port fastigi\u00e9 et une \u00e9corce mince. Le Cypr\u00e8s de Leyland (<em>\u00d7 Cuprocyparis leylandii<\/em>), souvent confondu, a des rameaux aplatis (h\u00e9ritage de <em>Chamaecyparis<\/em>) et une croissance encore plus rapide.<\/p>\n<hr>\n<h3>Statut de conservation et menaces<\/h3>\n<p><em>Cupressus macrocarpa<\/em> est class\u00e9 \u00ab Vuln\u00e9rable \u00bb sur la Liste rouge mondiale de l&rsquo;UICN en raison de l&rsquo;extr\u00eame restriction de son aire naturelle (deux bosquets en Californie). Les menaces dans son habitat d&rsquo;origine incluent le chancre du cypr\u00e8s, la comp\u00e9tition avec les esp\u00e8ces exotiques et le changement climatique. Paradoxalement, l&rsquo;esp\u00e8ce est extr\u00eamement abondante en culture dans le monde entier, ce qui assure la conservation de son patrimoine g\u00e9n\u00e9tique. Les peuplements naturels de Pebble Beach et Point Lobos font l&rsquo;objet de programmes de protection stricts.<\/p>\n<hr>\n<h3>Anecdotes et culture<\/h3>\n<p>Le Cypr\u00e8s de Monterey est l&rsquo;un des arbres les plus paradoxaux de la plan\u00e8te : en danger dans les quelques hectares de son aire naturelle californienne, il est simultan\u00e9ment l&rsquo;un des arbres les plus plant\u00e9s dans le monde, pr\u00e9sent sur tous les continents. Les embl\u00e9matiques cypr\u00e8s tordus par le vent de Pebble Beach, silhouettes photographi\u00e9es des millions de fois, sont devenus l&rsquo;un des symboles visuels de la Californie. Le \u00ab Lone Cypress \u00bb (cypr\u00e8s solitaire) de Pebble Beach, perch\u00e9 sur son rocher battu par le Pacifique et estim\u00e9 \u00e0 plus de 250 ans, est probablement l&rsquo;arbre le plus photographi\u00e9 des \u00c9tats-Unis. En Bretagne, les alignements de cypr\u00e8s de Monterey qui bordent les propri\u00e9t\u00e9s c\u00f4ti\u00e8res font partie int\u00e9grante du paysage cultural, au point que leur abattage pour cause de maladie ou de vieillesse suscite des \u00e9motions comparables \u00e0 celles provoqu\u00e9es par la disparition d&rsquo;un monument historique. L&rsquo;hybridation de ce cypr\u00e8s avec un Chamaecyparis d&rsquo;Alaska a donn\u00e9 naissance au Cypr\u00e8s de Leyland, cr\u00e9ature botanique artificielle devenue l&rsquo;arbre de haie le plus vendu au monde \u2014 un succ\u00e8s commercial vertigineux n\u00e9 d&rsquo;un croisement improbable entre deux esp\u00e8ces qui, dans la nature, vivent \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres l&rsquo;une de l&rsquo;autre.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p>CYPR\u00c8S DE LAMBERT pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat phytoth\u00e9rapeutique surtout traditionnel, \u00e0 confirmer faute de donn\u00e9es cliniques propres ; sa lecture demande de la prudence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/powo.science.kew.org\/results?q=Cupressus%20macrocarpa\">Plants of the World Online, Kew : <em>Cupressus macrocarpa<\/em><\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/?s=Cupressus+macrocarpa\">Tela Botanica \/ eFlore : <em>Cupressus macrocarpa<\/em><\/a>.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica<\/em>. M\u00e8ze : Biotope ; 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antimicrobien<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I. 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