{"id":8836,"date":"2026-04-23T11:46:52","date_gmt":"2026-04-23T09:46:52","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/23\/persil\/"},"modified":"2026-07-23T20:10:49","modified_gmt":"2026-07-23T18:10:49","slug":"persil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/23\/persil\/","title":{"rendered":"PERSIL"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/Persil.jpg\" alt=\"Planche botanique Persil\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>Le persil, <em>Petroselinum crispum<\/em> (Mill.) Fuss, est sans doute la plus universelle des plantes condimentaires de la pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne, pr\u00e9sent dans toutes les cuisines du continent depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 gr\u00e9co-romaine et inscrit dans les traditions m\u00e9dicinales les plus anciennes. Membre \u00e9minent de la famille des Apiac\u00e9es (anciennement Ombellif\u00e8res), il partage avec ses cong\u00e9n\u00e8res une richesse phytochimique consid\u00e9rable, mais aussi les risques de confusion botanique qui ont fait la sinistre r\u00e9putation de cette famille, plusieurs de ses repr\u00e9sentants comptant parmi les plantes les plus toxiques de la flore europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Du point de vue pharmacognosique, <em>Petroselinum crispum<\/em> se distingue par un profil mol\u00e9culaire complexe, domin\u00e9 par une huile essentielle riche en <strong>apiol<\/strong> et en <strong>myristicine<\/strong>, des <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (dont l&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/apigenine\/\">apig\u00e9nine<\/a><\/strong>), une teneur remarquable en <strong>vitamines<\/strong> (C, K, A) et en <strong>min\u00e9raux<\/strong> (fer, calcium, potassium). Si l&rsquo;usage culinaire quotidien est parfaitement s\u00fbr, les doses \u00e9lev\u00e9es d&rsquo;huile essentielle exposent \u00e0 une toxicit\u00e9 h\u00e9patique et r\u00e9nale s\u00e9v\u00e8re, et l&rsquo;action emm\u00e9nagogue puissante de l&rsquo;<strong>apiol<\/strong> a \u00e9t\u00e9 historiquement d\u00e9tourn\u00e9e \u00e0 des fins abortives, avec des cons\u00e9quences parfois fatales. Cette monographie propose une exploration exhaustive de la botanique, de la phytochimie et de la pharmacologie du persil, dans le cadre rigoureux de la pharmacognosie contemporaine.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p><em>Petroselinum crispum<\/em> (Mill.) Fuss appartient \u00e0 la famille des <strong>Apiaceae<\/strong> (Apiac\u00e9es), ordre des Apiales, clade des Ast\u00e9rid\u00e9es (Campanulids). Le genre <em>Petroselinum<\/em> Hill est un petit genre comprenant deux esp\u00e8ces, dont seul <em>P. crispum<\/em> pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique et pharmacognosique majeur.<\/p>\n<h3>A. Position syst\u00e9matique<\/h3>\n<figure class=\"zoomable-figure kohler-planche\" style=\"float:left;margin:5px 25px 15px 0;max-width:280px;border:1px solid #c9b99a;padding:6px;background:#faf6ee;border-radius:4px;cursor:pointer\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/kohler\/petroselinum_crispum.jpg\" alt=\"Petroselinum crispum \u2014 planche K\u00f6hler (1887)\" style=\"width:100%;height:auto\" \/><figcaption style=\"text-align:center;font-size:0.78em;color:#5a4e3c;margin-top:5px;font-style:italic\">Petroselinum crispum<br \/>K\u00f6hler&rsquo;s Medizinal-Pflanzen, 1887<\/figcaption><\/figure>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Clade :<\/strong> Angiospermes, Eudicotyl\u00e9dones, Ast\u00e9rid\u00e9es<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Apiales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Apiaceae (= Umbelliferae)<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Petroselinum<\/em> Hill<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Petroselinum crispum<\/em> (Mill.) Fuss, 1866<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Synonymes :<\/strong> <em>Petroselinum sativum<\/em> Hoffm., <em>Petroselinum hortense<\/em> Hoffm., <em>Apium petroselinum<\/em> L., <em>Carum petroselinum<\/em> (L.) Benth. &amp; Hook.f.<\/p>\n<h3>B. \u00c9tymologie<\/h3>\n<p>Le nom g\u00e9n\u00e9rique <em>Petroselinum<\/em> d\u00e9rive du grec ancien <em>petroselinon<\/em> (\u03c0\u03b5\u03c4\u03c1\u03bf\u03c3\u03ad\u03bb\u03b9\u03bd\u03bf\u03bd), compos\u00e9 de <em>petra<\/em> (pierre, rocher) et de <em>selinon<\/em> (c\u00e9leri, ache), signifiant litt\u00e9ralement \u00ab c\u00e9leri des rochers \u00bb, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;habitat rupestre de la plante sauvage. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>crispum<\/em> (cr\u00e9pu, fris\u00e9) fait r\u00e9f\u00e9rence aux feuilles des vari\u00e9t\u00e9s cultiv\u00e9es \u00e0 limbe crisp\u00e9. Le nom fran\u00e7ais \u00ab persil \u00bb provient du bas latin <em>petrosilium<\/em>, lui-m\u00eame issu du grec. En occitan, il est nomm\u00e9 <em>juvert<\/em> ou <em>persil<\/em>.<\/p>\n<h3>C. Vari\u00e9t\u00e9s cultiv\u00e9es<\/h3>\n<p>On distingue trois grands groupes de cultivars :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Persil fris\u00e9<\/strong> (<em>P. crispum<\/em> var. <em>crispum<\/em>) : feuilles \u00e0 limbe tr\u00e8s d\u00e9coup\u00e9 et crisp\u00e9, principalement ornemental et condimentaire.<\/li>\n<li><strong>Persil plat<\/strong> ou <strong>persil commun<\/strong> (<em>P. crispum<\/em> var. <em>neapolitanum<\/em> Danert) : feuilles planes, plus aromatiques et plus utilis\u00e9es en cuisine m\u00e9diterran\u00e9enne.<\/li>\n<li><strong>Persil tub\u00e9reux<\/strong> ou <strong>persil \u00e0 grosse racine<\/strong> (<em>P. crispum<\/em> var. <em>tuberosum<\/em> (Bernh.) Mart. Crov.) : cultiv\u00e9 pour sa racine pivotante charnue, consomm\u00e9e comme l\u00e9gume-racine en Europe centrale et orientale.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>A. Port et architecture<\/h3>\n<p><em>Petroselinum crispum<\/em> est une plante herbac\u00e9e bisannuelle (parfois vivace \u00e9ph\u00e9m\u00e8re), atteignant 30 \u00e0 80 cm de hauteur la premi\u00e8re ann\u00e9e (rosette foliaire) et 50 \u00e0 120 cm la deuxi\u00e8me ann\u00e9e (tige florif\u00e8re). La premi\u00e8re ann\u00e9e, la plante d\u00e9veloppe une rosette basale de feuilles et accumule des r\u00e9serves dans sa racine. La seconde ann\u00e9e, elle \u00e9met une ou plusieurs tiges florif\u00e8res dress\u00e9es, ramifi\u00e9es, et meurt apr\u00e8s la fructification (plante hapaxanthe).<\/p>\n<h3>B. Appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p><strong>Tiges :<\/strong> les tiges florif\u00e8res de la deuxi\u00e8me ann\u00e9e sont dress\u00e9es, rigides, cannel\u00e9es longitudinalement, glabres, pleines (non creuses), de section arrondie \u00e0 l\u00e9g\u00e8rement anguleuse, vert vif, ramifi\u00e9es dans leur partie sup\u00e9rieure en rameaux dichotomes ou trichotomes portant les ombelles.<\/p>\n<p><strong>Feuilles :<\/strong> les feuilles sont alternes, compos\u00e9es, bi- \u00e0 tripennatis\u00e9qu\u00e9es. Les feuilles basales sont longuement p\u00e9tiol\u00e9es (p\u00e9tiole canalicul\u00e9, de 10 \u00e0 25 cm), \u00e0 limbe triangulaire dans son contour g\u00e9n\u00e9ral, d\u00e9coup\u00e9 en segments ovales \u00e0 cun\u00e9iformes, dent\u00e9s-incis\u00e9s ou cr\u00e9nel\u00e9s au sommet. Chez la vari\u00e9t\u00e9 fris\u00e9e, les segments sont tr\u00e8s crisp\u00e9s et contourn\u00e9s. Chez la vari\u00e9t\u00e9 plate, les segments sont plans, \u00e0 dents aigu\u00ebs. Les feuilles caulinaires sup\u00e9rieures sont progressivement r\u00e9duites, sessiles, \u00e0 segments lin\u00e9aires. L&rsquo;ensemble du feuillage est glabre, luisant, d&rsquo;un vert soutenu, et d\u00e9gage une odeur caract\u00e9ristique au froissement, due \u00e0 l&rsquo;huile essentielle contenue dans les canaux s\u00e9cr\u00e9teurs (vittae).<\/p>\n<p><strong>Racines :<\/strong> la racine est pivotante, fusiforme, blanch\u00e2tre, charnue (surtout chez la vari\u00e9t\u00e9 tub\u00e9reuse o\u00f9 elle atteint 15 \u00e0 20 cm de long et 3 \u00e0 5 cm de diam\u00e8tre), aromatique, ramifi\u00e9e en radicelles lat\u00e9rales. Elle constitue l&rsquo;organe de r\u00e9serve principal de la plante bisannuelle.<\/p>\n<h3>C. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p><strong>Inflorescence :<\/strong> les fleurs sont regroup\u00e9es en ombelles compos\u00e9es terminales et axillaires, comprenant 8 \u00e0 20 rayons in\u00e9gaux. L&rsquo;involucre est constitu\u00e9 de 1 \u00e0 3 bract\u00e9es lin\u00e9aires ou est absent. L&rsquo;involucelle comporte 5 \u00e0 8 bract\u00e9oles lin\u00e9aires. Les ombellules sont denses, multiflores.<\/p>\n<p><strong>Fleurs :<\/strong> les fleurs sont petites (2-3 mm de diam\u00e8tre), actinomorphes, pentam\u00e8res, \u00e0 p\u00e9tales jaune-verd\u00e2tre, obovales, \u00e9margin\u00e9s au sommet avec un lobule infl\u00e9chi. Le calice est \u00e0 dents obsol\u00e8tes. L&rsquo;androc\u00e9e comprend 5 \u00e9tamines libres, alternip\u00e9tales, \u00e0 filets gr\u00eales et anth\u00e8res biloculaires, jaunes. Le gyn\u00e9c\u00e9e est un ovaire inf\u00e8re, bicarpell\u00e9, biloculaire, surmont\u00e9 d&rsquo;un stylopode d\u00e9prim\u00e9 et de 2 styles courts, divergents.<\/p>\n<p><strong>Fruit :<\/strong> le fruit est un diak\u00e8ne (schizocarpe) ovo\u00efde, lat\u00e9ralement comprim\u00e9, de 2,5 \u00e0 3 mm de long, glabre, \u00e0 c\u00f4tes primaires filiformes. Les m\u00e9ricarpes, accol\u00e9s le long du carpophore, pr\u00e9sentent 5 c\u00f4tes longitudinales et des vittae (bandelettes ol\u00e9if\u00e8res) bien d\u00e9velopp\u00e9es dans les vall\u00e9cules (4 vittae sur la face commissurale, 2 dans chaque vall\u00e9cule dorsale). Les fruits sont aromatiques, d&rsquo;odeur et de saveur caract\u00e9ristiques.<\/p>\n<p><strong>Floraison :<\/strong> juin \u00e0 ao\u00fbt (deuxi\u00e8me ann\u00e9e de v\u00e9g\u00e9tation).<\/p>\n<h3>D. Ph\u00e9nologie et biologie reproductive<\/h3>\n<p>Le persil est une esp\u00e8ce protandre (les \u00e9tamines m\u00fbrissent avant les stigmates), ce qui favorise l&rsquo;allogamie. La pollinisation est assur\u00e9e par de petits insectes, principalement des dipt\u00e8res (mouches, syrphes) et de petits hym\u00e9nopt\u00e8res. La germination des graines est notoirement lente (3 \u00e0 6 semaines), en raison de la pr\u00e9sence d&rsquo;inhibiteurs de germination dans le p\u00e9ricarpe (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/furocoumarines\/\">furocoumarines<\/a> et huile essentielle). Le trempage pr\u00e9alable des graines dans l&rsquo;eau ti\u00e8de pendant 24 heures acc\u00e9l\u00e8re la lev\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET DISTRIBUTION<\/h3>\n<h3>A. Habitat<\/h3>\n<p><em>Petroselinum crispum<\/em> est originaire des zones rocheuses et des falaises littorales du bassin m\u00e9diterran\u00e9en oriental (Gr\u00e8ce, Turquie, Sardaigne). \u00c0 l&rsquo;\u00e9tat sauvage ou subspontan\u00e9, on le rencontre sur les vieux murs, les \u00e9boulis calcaires, les friches urbaines et les d\u00e9combres. Cultiv\u00e9, il pousse dans tous types de sols riches en mati\u00e8re organique, frais mais bien drain\u00e9s, en situation ensoleill\u00e9e \u00e0 mi-ombrag\u00e9e. Il supporte des temp\u00e9ratures minimales de l&rsquo;ordre de -10 \u00b0C (parties a\u00e9riennes d\u00e9truites mais racine r\u00e9sistante).<\/p>\n<h3>B. Distribution g\u00e9ographique<\/h3>\n<p>L&rsquo;aire d&rsquo;origine probable se situe dans le sud-est de l&rsquo;Europe et le Proche-Orient (Gr\u00e8ce, Sardaigne, Turquie, Liban). Cultiv\u00e9 depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9, le persil s&rsquo;est naturalis\u00e9 dans la quasi-totalit\u00e9 de l&rsquo;Europe temp\u00e9r\u00e9e, en Am\u00e9rique du Nord, en Am\u00e9rique du Sud, en Afrique du Nord et en Australie. En France, il est cultiv\u00e9 dans tous les jardins potagers du territoire, et subspontan\u00e9 dans les r\u00e9gions m\u00e9ridionales (Provence, Languedoc, Corse, littoral atlantique). Des populations subspontan\u00e9es existent sur les vieux murs et les friches de nombreuses villes fran\u00e7aises, du Midi jusqu&rsquo;en \u00cele-de-France. Les principales zones de production mara\u00eech\u00e8re se situent en Provence, dans le Val de Loire et en Picardie.<\/p>\n<h3>C. Associations v\u00e9g\u00e9tales<\/h3>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9tat subspontan\u00e9, <em>Petroselinum crispum<\/em> s&rsquo;int\u00e8gre dans les groupements rud\u00e9raux nitrophiles de l&rsquo;alliance du <em>Sisymbrion officinalis<\/em> et dans les communaut\u00e9s murales du <em>Parietarion judaicae<\/em>. Il y c\u00f4toie <em>Parietaria judaica<\/em>, <em>Cymbalaria muralis<\/em>, <em>Centranthus ruber<\/em>, <em>Lactuca serriola<\/em> et <em>Sonchus oleraceus<\/em>. En culture, il est fr\u00e9quemment associ\u00e9 aux autres plantes condimentaires et potag\u00e8res du jardin m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Feuilles (herbe) :<\/strong> parties a\u00e9riennes r\u00e9colt\u00e9es avant la floraison (premi\u00e8re ann\u00e9e de v\u00e9g\u00e9tation), de pr\u00e9f\u00e9rence le matin apr\u00e8s \u00e9vaporation de la ros\u00e9e. S\u00e9chage rapide \u00e0 l&rsquo;ombre dans un local bien ventil\u00e9 (temp\u00e9rature maximale 35 \u00b0C) pour pr\u00e9server la couleur verte et la teneur en huile essentielle. La drogue s\u00e8che est d&rsquo;un vert soutenu, d&rsquo;odeur aromatique caract\u00e9ristique.<\/li>\n<li><strong>Fruits (semences) :<\/strong> r\u00e9colt\u00e9s \u00e0 maturit\u00e9 (ao\u00fbt-septembre de la deuxi\u00e8me ann\u00e9e), lorsque les ombelles brunissent. S\u00e9ch\u00e9s \u00e0 l&rsquo;air libre. C&rsquo;est la partie la plus riche en huile essentielle.<\/li>\n<li><strong>Racines :<\/strong> r\u00e9colt\u00e9es en automne de la premi\u00e8re ann\u00e9e ou au printemps de la deuxi\u00e8me ann\u00e9e, avant la mont\u00e9e en tige. Lav\u00e9es, d\u00e9coup\u00e9es en rondelles et s\u00e9ch\u00e9es en \u00e9tuve (40-50 \u00b0C). Principalement utilis\u00e9es en Europe centrale (persil tub\u00e9reux).<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Huile essentielle<\/h3>\n<p>La teneur en huile essentielle varie selon l&rsquo;organe et la vari\u00e9t\u00e9 : 0,02 \u00e0 0,3 % dans les feuilles fra\u00eeches, 2 \u00e0 7 % dans les fruits, 0,1 \u00e0 0,5 % dans les racines. L&rsquo;huile essentielle des fruits (la plus concentr\u00e9e et la plus \u00e9tudi\u00e9e) contient principalement :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Apiol<\/strong> (2,5-dim\u00e9thoxy-3,4-m\u00e9thyl\u00e8nedioxoallylbenz\u00e8ne) : 40 \u00e0 80 % selon les chimiotypes. Ph\u00e9nylpropano\u00efde responsable de l&rsquo;activit\u00e9 emm\u00e9nagogue et de la toxicit\u00e9 \u00e0 forte dose.<\/li>\n<li><strong>Myristicine<\/strong> (1-allyl-5-m\u00e9thoxy-3,4-m\u00e9thyl\u00e8nedioxybenz\u00e8ne) : 10 \u00e0 40 %. Ph\u00e9nylpropano\u00efde aux propri\u00e9t\u00e9s psychotropes \u00e0 forte dose (pr\u00e9curseur m\u00e9tabolique de la MMDA, amph\u00e9tamine psych\u00e9d\u00e9lique).<\/li>\n<li><strong>\u03b2-Phellandr\u00e8ne<\/strong> : <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/monoterpenes\/\">monoterp\u00e8ne<\/a> contribuant \u00e0 l&rsquo;ar\u00f4me.<\/li>\n<li><strong>\u03b1-<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/pinene\/\">Pin\u00e8ne<\/a><\/strong> et <strong>\u03b2-pin\u00e8ne<\/strong> : monoterp\u00e8nes bicycliques.<\/li>\n<li><strong>Myrc\u00e8ne<\/strong> : monoterp\u00e8ne acyclique.<\/li>\n<li><strong>1,3,8-p-Menthatri\u00e8ne<\/strong> : monoterp\u00e8ne aromatique caract\u00e9ristique du persil.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;huile essentielle des feuilles est plus riche en monoterp\u00e8nes (myrc\u00e8ne, \u03b2-phellandr\u00e8ne, 1,3,8-p-menthatri\u00e8ne) et relativement moins concentr\u00e9e en apiol et myristicine.<\/p>\n<h3>B. Flavono\u00efdes<\/h3>\n<p>Les feuilles de persil sont particuli\u00e8rement riches en <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavones\/\">flavones<\/a>, parmi lesquelles :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Apig\u00e9nine<\/strong> (4&prime;,5,7-trihydroxyflavone) : flavone majeure, sous forme libre et glycosyl\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Apig\u00e9nine-7-O-apiosylglucoside<\/strong> (apiin) : glycoside majoritaire des feuilles, responsable de la couleur verd\u00e2tre des infusions.<\/li>\n<li><strong>Lut\u00e9oline<\/strong> (3&prime;,4&prime;,5,7-t\u00e9trahydroxyflavone) : flavone aux propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires.<\/li>\n<li><strong>Lut\u00e9oline-7-O-glucoside<\/strong> et <strong>diosm\u00e9tine<\/strong> : glycosides flavoniques secondaires.<\/li>\n<li><strong>Chryso\u00e9riole<\/strong> : pr\u00e9sente en quantit\u00e9 moindre.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>C. Vitamines et min\u00e9raux<\/h3>\n<p>Le persil frais est l&rsquo;une des plantes condimentaires les plus riches en micronutriments :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Vitamine C<\/strong> (acide ascorbique) : 120 \u00e0 200 mg\/100 g de feuilles fra\u00eeches (3 \u00e0 4 fois plus que l&rsquo;orange).<\/li>\n<li><strong>Vitamine K<sub>1<\/sub><\/strong> (phylloquinone) : 1640 \u03bcg\/100 g, l&rsquo;une des sources alimentaires les plus concentr\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Provitamine A<\/strong> (\u03b2-carot\u00e8ne) : 5050 \u03bcg\/100 g.<\/li>\n<li><strong>Vitamine B9<\/strong> (acide folique) : 152 \u03bcg\/100 g.<\/li>\n<li><strong>Fer<\/strong> : 6,2 mg\/100 g (biodisponibilit\u00e9 am\u00e9lior\u00e9e par la vitamine C co-pr\u00e9sente).<\/li>\n<li><strong>Calcium<\/strong> : 138 mg\/100 g.<\/li>\n<li><strong>Potassium<\/strong> : 554 mg\/100 g.<\/li>\n<li><strong>Magn\u00e9sium<\/strong> : 50 mg\/100 g.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>D. Furocoumarines<\/h3>\n<p>Les fruits et, \u00e0 moindre degr\u00e9, les feuilles contiennent des <strong>furocoumarines lin\u00e9aires<\/strong> : <strong>bergapt\u00e8ne<\/strong> (5-MOP), <strong>xanthotoxine<\/strong> (8-MOP), <strong>isopimpinelline<\/strong> et <strong>oxypeuc\u00e9danine<\/strong>. Ces compos\u00e9s photosensibilisants sont pr\u00e9sents en concentration plus \u00e9lev\u00e9e dans les fruits (0,01 \u00e0 0,3 %) que dans les feuilles (traces \u00e0 0,02 %).<\/p>\n<h3>E. Autres compos\u00e9s<\/h3>\n<p>Les feuilles contiennent des <strong>polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/strong> (<strong>falcarinol<\/strong>, <strong>falcarindiol<\/strong>), des <strong>acides ph\u00e9noliques<\/strong> (<strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-rosmarinique\/\">acide rosmarinique<\/a><\/strong>, <strong>acide caf\u00e9ique<\/strong>, <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a><\/strong>), des <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/coumarines\/\">coumarines<\/a> simples<\/strong> et des <strong>phtalides<\/strong>. La racine tub\u00e9reuse renferme des <strong>polyac\u00e9tyl\u00e8nes<\/strong> en concentration plus \u00e9lev\u00e9e et de l&rsquo;<strong>amidon<\/strong> comme r\u00e9serve glucidique.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>A. Action diur\u00e9tique<\/h3>\n<p>L&rsquo;activit\u00e9 diur\u00e9tique du persil, reconnue par la tradition et confirm\u00e9e sur mod\u00e8les animaux, est attribu\u00e9e principalement \u00e0 l&rsquo;<strong>apiol<\/strong> et \u00e0 la <strong>myristicine<\/strong>. Le m\u00e9canisme implique une inhibition de la r\u00e9absorption tubulaire du sodium et du potassium par action directe sur la Na<sup>+<\/sup>\/K<sup>+<\/sup>-ATPase r\u00e9nale. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> (apig\u00e9nine) pourraient potentialiser cet effet par une vasodilatation de l&rsquo;art\u00e9riole aff\u00e9rente glom\u00e9rulaire, augmentant le d\u00e9bit de filtration glom\u00e9rulaire. L&rsquo;effet aquar\u00e9tique (\u00e9limination d&rsquo;eau sans d\u00e9pl\u00e9tion \u00e9lectrolytique excessive) est favoris\u00e9 par la richesse en potassium de la plante.<\/p>\n<h3>B. Action emm\u00e9nagogue et ut\u00e9rotonique<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>apiol<\/strong>, \u00e0 doses pharmacologiques, exerce un effet stimulant direct sur le myom\u00e8tre en augmentant les contractions ut\u00e9rines. Le m\u00e9canisme passe par une augmentation du flux calcique intracellulaire dans les cellules musculaires lisses myom\u00e9triales et une sensibilisation aux prostaglandines endog\u00e8nes. La <strong>myristicine<\/strong> potentialise cet effet. Cette propri\u00e9t\u00e9 explique l&rsquo;usage historique (et dangereux) du persil comme abortif, particuli\u00e8rement sous forme d&rsquo;huile essentielle ou de d\u00e9coction concentr\u00e9e de fruits.<\/p>\n<h3>C. Activit\u00e9s antioxydante et anti-inflammatoire<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>apig\u00e9nine<\/strong> est un puissant inhibiteur de la voie <strong>NF-\u03baB<\/strong>, r\u00e9duisant l&rsquo;expression de <strong>COX-2<\/strong>, de l&rsquo;<strong>iNOS<\/strong> (oxyde nitrique synthase inductible) et des cytokines pro-inflammatoires (TNF-\u03b1, IL-1\u03b2, IL-6). Elle inhibe \u00e9galement la <strong>xanthine oxydase<\/strong>, enzyme impliqu\u00e9e dans la production d&rsquo;acide urique et de radicaux superoxyde. La <strong>lut\u00e9oline<\/strong> exerce des effets similaires et inhibe en outre la d\u00e9granulation des mastocytes, conf\u00e9rant au persil une activit\u00e9 antiallergique potentielle. L&rsquo;<strong>acide rosmarinique<\/strong> compl\u00e8te ce profil par sa puissante activit\u00e9 de pi\u00e9geage des radicaux libres (DPPH, radical hydroxyle, anion superoxyde).<\/p>\n<h3>D. Activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse potentielle<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>apig\u00e9nine<\/strong> a fait l&rsquo;objet de nombreuses \u00e9tudes in vitro et in vivo montrant des propri\u00e9t\u00e9s anticanc\u00e9reuses sur diverses lign\u00e9es tumorales (sein, prostate, c\u00f4lon, poumon). Les m\u00e9canismes impliquent l&rsquo;induction de l&rsquo;apoptose via l&rsquo;activation des caspases 3, 8 et 9, l&rsquo;arr\u00eat du cycle cellulaire en phase G2\/M par inhibition des <strong>cyclines d\u00e9pendantes des kinases<\/strong> (CDK), l&rsquo;inhibition de l&rsquo;angiogen\u00e8se tumorale par suppression du <strong>VEGF<\/strong> et du <strong>HIF-1\u03b1<\/strong>, et la modulation des voies <strong>PI3K\/Akt\/mTOR<\/strong> et <strong>MAPK\/ERK<\/strong>. Ces donn\u00e9es, bien que prometteuses, restent au stade pr\u00e9clinique.<\/p>\n<h3>E. Activit\u00e9 antimicrobienne<\/h3>\n<p>L&rsquo;huile essentielle de persil exerce une activit\u00e9 bact\u00e9riostatique mod\u00e9r\u00e9e sur <em>Staphylococcus aureus<\/em>, <em>Escherichia coli<\/em>, <em>Bacillus subtilis<\/em> et <em>Listeria monocytogenes<\/em>, principalement attribu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;<strong>apiol<\/strong> et \u00e0 la <strong>myristicine<\/strong> qui perturbent l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des membranes bact\u00e9riennes.<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2605\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Emm\u00e9nagogue<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Carminatif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Stomachique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2605\u2606\u2606<\/strong> Antioxydant<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> D\u00e9puratif<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<h3>A. Usage traditionnel reconnu<\/h3>\n<p>L&rsquo;ESCOP reconna\u00eet l&rsquo;usage traditionnel de la feuille et de la racine de persil comme adjuvant dans le traitement des troubles urinaires mineurs (infections urinaires basses, calculs r\u00e9naux) et comme diur\u00e9tique doux. La Pharmacop\u00e9e fran\u00e7aise inscrit le persil parmi les plantes m\u00e9dicinales de la liste A.<\/p>\n<h3>B. \u00c9tudes cliniques<\/h3>\n<p>Les donn\u00e9es cliniques sp\u00e9cifiques au persil restent limit\u00e9es. Une \u00e9tude pilote (Kreydiyyeh et Usta, 2002) a confirm\u00e9 l&rsquo;activit\u00e9 diur\u00e9tique de l&rsquo;extrait aqueux de persil chez le rat, mais les essais cliniques chez l&rsquo;homme sont rares et de faible puissance statistique. Une \u00e9tude randomis\u00e9e de petite taille (Farzaei et al., 2013) a montr\u00e9 une am\u00e9lioration des param\u00e8tres urinaires (volume, pH) chez des sujets sains recevant un extrait de persil pendant 7 jours. Les \u00e9tudes sur l&rsquo;<strong>apig\u00e9nine<\/strong> comme agent anti-inflammatoire et anticanc\u00e9reux sont plus nombreuses mais concernent la mol\u00e9cule isol\u00e9e, non la plante enti\u00e8re.<\/p>\n<h3>C. Usage historique abortif<\/h3>\n<p>L&rsquo;huile essentielle de persil, riche en apiol, a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e de fa\u00e7on r\u00e9pandue comme abortif clandestin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle jusqu&rsquo;au milieu du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, avec une mortalit\u00e9 non n\u00e9gligeable li\u00e9e aux h\u00e9morragies, aux insuffisances h\u00e9patiques et r\u00e9nales aigu\u00ebs. L&rsquo;introduction de tiges de persil dans le col ut\u00e9rin, pratique dangereuse rapport\u00e9e dans la litt\u00e9rature m\u00e9dicale, provoquait des septic\u00e9mies souvent fatales. Ces usages dramatiques sont aujourd&rsquo;hui r\u00e9volus mais rappellent la puissance pharmacologique de cette plante apparemment anodine.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Apiol<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Myristicine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u0392-phellandr\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u0392-pin\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Myrc\u00e8ne<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Infusion de feuilles :<\/strong> 5 \u00e0 10 g de feuilles fra\u00eeches (ou 2 \u00e0 4 g de feuilles s\u00e8ches) pour 250 mL d&rsquo;eau (d\u00e9part \u00e0 froid), infuser 10 minutes. 2 \u00e0 3 tasses par jour. Indication : diur\u00e8se, troubles digestifs l\u00e9gers.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9coction de racines :<\/strong> 10 \u00e0 20 g de racines s\u00e8ches coup\u00e9es pour 500 mL d&rsquo;eau, d\u00e9cocter 10 minutes. 2 \u00e0 3 tasses par jour. Usage diur\u00e9tique traditionnel.<\/li>\n<li><strong>Jus frais :<\/strong> obtenu par broyage et pressage des feuilles fra\u00eeches. 5 \u00e0 15 mL par jour, dilu\u00e9s dans de l&rsquo;eau ou du jus de l\u00e9gumes. Riche en vitamines et en <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/chlorophylle\/\">chlorophylle<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Huile essentielle :<\/strong> obtenue par hydrodistillation des fruits. <strong>Usage r\u00e9serv\u00e9 aux th\u00e9rapeutes exp\u00e9riment\u00e9s<\/strong> en raison de la toxicit\u00e9 de l&rsquo;apiol. Posologie maximale : 1 \u00e0 2 gouttes par jour sur un support, pendant 5 jours maximum. <strong>Contre-indiqu\u00e9e chez la femme enceinte.<\/strong><\/li>\n<li><strong>Teinture-m\u00e8re :<\/strong> mac\u00e9ration hydro-alcoolique de plante fra\u00eeche au 1\/10 dans l&rsquo;alcool \u00e0 65\u00b0. Posologie : 30 \u00e0 50 gouttes, 2 \u00e0 3 fois par jour.<\/li>\n<li><strong>Poudre de feuilles :<\/strong> g\u00e9lules de 250 \u00e0 500 mg, 2 \u00e0 4 par jour. Usage de compl\u00e9ment alimentaire.<\/li>\n<li><strong>Cataplasme :<\/strong> feuilles fra\u00eeches contus\u00e9es appliqu\u00e9es sur les ecchymoses et les piq\u00fbres d&rsquo;insectes (usage populaire).<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<h3>A. Toxicit\u00e9 de l&rsquo;huile essentielle<\/h3>\n<p>L&rsquo;<strong>apiol<\/strong>, \u00e0 doses \u00e9lev\u00e9es (sup\u00e9rieures \u00e0 1 g), provoque une <strong>h\u00e9patotoxicit\u00e9<\/strong> s\u00e9v\u00e8re (n\u00e9crose h\u00e9patocellulaire centrolobulaire) et une <strong>n\u00e9phrotoxicit\u00e9<\/strong> (n\u00e9crose tubulaire aigu\u00eb). Le m\u00e9canisme implique la formation de m\u00e9tabolites r\u00e9actifs (\u00e9poxydes) par le cytochrome <strong>CYP2B6<\/strong> et <strong>CYP1A2<\/strong>, qui alkylent les prot\u00e9ines cellulaires et le glutathion, provoquant un stress oxydatif massif. La <strong>myristicine<\/strong>, \u00e0 forte dose, exerce des effets psychotropes (hallucinations, agitation, convulsions) par conversion m\u00e9tabolique en d\u00e9riv\u00e9s amph\u00e9taminiques (MMDA).<\/p>\n<h3>B. Toxicit\u00e9 ut\u00e9rine<\/h3>\n<p>L&rsquo;action ut\u00e9rotonique de l&rsquo;apiol rend les pr\u00e9parations concentr\u00e9es de persil (huile essentielle, d\u00e9coction de fruits) <strong>formellement contre-indiqu\u00e9es pendant la grossesse<\/strong>. Le risque d&rsquo;avortement est r\u00e9el d\u00e8s les doses interm\u00e9diaires. Les cas historiques d&rsquo;avortement provoqu\u00e9 par ingestion d&rsquo;huile essentielle de persil rapportent des doses de 2 \u00e0 15 g d&rsquo;apiol, avec une mortalit\u00e9 maternelle significative.<\/p>\n<h3>C. Phototoxicit\u00e9<\/h3>\n<p>Les <strong>furocoumarines<\/strong> des fruits et, \u00e0 moindre degr\u00e9, des feuilles, peuvent provoquer une phytophotodermatose en cas de contact cutan\u00e9 suivi d&rsquo;exposition solaire. Ce risque est surtout significatif avec le jus de persil appliqu\u00e9 sur la peau ou lors de la manipulation de grandes quantit\u00e9s de plante fra\u00eeche (mara\u00eechers).<\/p>\n<h3>D. Contre-indications<\/h3>\n<ul>\n<li>Grossesse (toutes les formes concentr\u00e9es ; l&rsquo;usage culinaire mod\u00e9r\u00e9 est sans risque).<\/li>\n<li>Insuffisance r\u00e9nale s\u00e9v\u00e8re.<\/li>\n<li>Insuffisance h\u00e9patique.<\/li>\n<li>N\u00e9phrite aigu\u00eb ou glom\u00e9rulon\u00e9phrite.<\/li>\n<li>Traitement anticoagulant (la teneur \u00e9lev\u00e9e en vitamine K<sub>1<\/sub> antagonise l&rsquo;effet des AVK ; une consommation r\u00e9guli\u00e8re et constante est n\u00e9anmoins acceptable sous surveillance INR).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>E. Interactions m\u00e9dicamenteuses<\/h3>\n<p>Les furocoumarines inhibent les cytochromes <strong>CYP1A2<\/strong> et <strong>CYP3A4<\/strong>. La vitamine K<sub>1<\/sub> antagonise les anticoagulants oraux de type antivitamine K (warfarine, ac\u00e9nocoumarol). L&rsquo;effet diur\u00e9tique peut potentialiser l&rsquo;action des diur\u00e9tiques de synth\u00e8se et favoriser l&rsquo;hypokali\u00e9mie en association avec les digitaliques. Une consommation excessive de persil peut diminuer l&rsquo;absorption intestinale du lithium par augmentation de la diur\u00e8se.<\/p>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<h3>A. Usage culinaire<\/h3>\n<p>Le persil est la plante aromatique la plus utilis\u00e9e dans la cuisine fran\u00e7aise et europ\u00e9enne. Il entre dans la composition du bouquet garni (avec le thym et le laurier), de la persillade (persil et ail hach\u00e9s), de la gremolata italienne (persil, ail, zeste de citron), du taboul\u00e9 libanais (dans lequel il est l&rsquo;ingr\u00e9dient principal, et non la semoule), de la sauce verte, du beurre ma\u00eetre d&rsquo;h\u00f4tel et d&rsquo;innombrables pr\u00e9parations. Le persil fris\u00e9 est principalement utilis\u00e9 comme garniture d\u00e9corative, tandis que le persil plat, plus parfum\u00e9, est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 en cuisine. Le persil tub\u00e9reux est consomm\u00e9 comme l\u00e9gume-racine dans les soupes et les rago\u00fbts d&rsquo;Europe centrale (Allemagne, Pologne, R\u00e9publique tch\u00e8que). Les jeunes feuilles se consomment crues en salade ou ajout\u00e9es en fin de cuisson pour pr\u00e9server leur ar\u00f4me et leur teneur en vitamines.<\/p>\n<h3>B. Traditions populaires<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;Antiquit\u00e9 grecque, le persil \u00e9tait consacr\u00e9 aux morts et aux h\u00e9ros : il servait \u00e0 tresser les couronnes fun\u00e9raires et les couronnes des vainqueurs aux Jeux isthmiques et n\u00e9m\u00e9ens. Son association avec la mort le rendait impropre \u00e0 la table dans la Gr\u00e8ce classique, bien que les Romains l&rsquo;aient ensuite adopt\u00e9 en cuisine. Au Moyen \u00c2ge, le persil \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une herbe magique, capable de prot\u00e9ger contre le mauvais sort. La superstition populaire voulait que le persil ne puisse \u00eatre transplant\u00e9 sans malheur, et qu&rsquo;il fall\u00fbt le semer un vendredi saint pour qu&rsquo;il l\u00e8ve correctement. En m\u00e9decine populaire, le cataplasme de feuilles de persil est utilis\u00e9 depuis des si\u00e8cles pour att\u00e9nuer les ecchymoses, les engorgements mammaires et les piq\u00fbres d&rsquo;insectes. L&rsquo;infusion est traditionnellement recommand\u00e9e pour \u00ab purifier le sang \u00bb, favoriser la lactation (usage contradictoire avec d&rsquo;autres traditions qui le consid\u00e8rent comme antigalactog\u00e8ne) et combattre la mauvaise haleine (gr\u00e2ce \u00e0 la chlorophylle).<\/p>\n<hr>\n<h3>INT\u00c9R\u00caT \u00c9COLOGIQUE<\/h3>\n<p><em>Petroselinum crispum<\/em>, essentiellement cultiv\u00e9, joue un r\u00f4le \u00e9cologique limit\u00e9 dans les \u00e9cosyst\u00e8mes naturels, mais pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat notable pour la biodiversit\u00e9 des jardins et des agrosyst\u00e8mes. Ses ombelles, lorsqu&rsquo;on laisse la plante monter \u00e0 graine la deuxi\u00e8me ann\u00e9e, attirent une entomofaune diversifi\u00e9e : syrphes, petits hym\u00e9nopt\u00e8res parasito\u00efdes, coccinelles, chrysopes et punaises pr\u00e9datrices qui contribuent \u00e0 la r\u00e9gulation biologique des ravageurs des cultures. Le persil est une plante h\u00f4te importante pour les chenilles du machaon (<em>Papilio machaon<\/em> L.), grand papillon prot\u00e9g\u00e9 dans plusieurs r\u00e9gions fran\u00e7aises, ainsi que pour celles du porte-queue flamb\u00e9 (<em>Iphiclides podalirius<\/em>). La culture du persil dans les jardins favorise donc la conservation de ces l\u00e9pidopt\u00e8res patrimoniaux. Les graines m\u00fbres sont consomm\u00e9es par les chardonnerets, les verdiers et d&rsquo;autres passereaux granivores.<\/p>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS POSSIBLES<\/h3>\n<p>Les confusions botaniques avec d&rsquo;autres Apiac\u00e9es constituent le principal danger li\u00e9 au persil. La cueillette en milieu naturel est formellement d\u00e9conseill\u00e9e en raison des risques suivants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong><em>Aethusa cynapium<\/em> L. (petite cigu\u00eb) :<\/strong> confusion la plus fr\u00e9quente et la plus dangereuse. La petite cigu\u00eb se distingue du persil par ses feuilles plus finement d\u00e9coup\u00e9es, d&rsquo;un vert plus sombre et mat (versus brillant chez le persil), ses ombellules munies de longues bract\u00e9oles lin\u00e9aires pendantes caract\u00e9ristiques (absentes ou diff\u00e9rentes chez le persil), et son odeur f\u00e9tide au froissement (versus odeur agr\u00e9able et caract\u00e9ristique du persil). L&rsquo;ingestion provoque des troubles digestifs s\u00e9v\u00e8res et des convulsions. Les deux esp\u00e8ces cohabitent fr\u00e9quemment dans les jardins.<\/li>\n<li><strong><em>Conium maculatum<\/em> L. (grande cigu\u00eb) :<\/strong> plante plus grande (1-2 m), \u00e0 tige creuse tachet\u00e9e de macules pourpres, \u00e0 odeur urinaire f\u00e9tide caract\u00e9ristique, mortelle par paralysie respiratoire (coniine). La confusion avec le persil est possible au stade jeune rosette.<\/li>\n<li><strong><em>Oenanthe crocata<\/em> L. (\u0153nanthe safran\u00e9e) :<\/strong> esp\u00e8ce des zones humides, extr\u00eamement toxique (\u0153nanthotoxine), dont les feuilles peuvent ressembler superficiellement \u00e0 celles du persil. La cassure des racines laisse exsuder un suc jaune orang\u00e9 caract\u00e9ristique.<\/li>\n<li><strong><em>Anthriscus sylvestris<\/em> (L.) Hoffm. (cerfeuil sauvage) :<\/strong> confusion possible mais sans danger (plante comestible), se distingue par ses feuilles plus grandes et ses tiges pubescentes.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>R\u00e8gle de s\u00e9curit\u00e9 :<\/strong> ne jamais consommer une Apiac\u00e9e sauvage sans identification formelle par un botaniste comp\u00e9tent. Toujours v\u00e9rifier l&rsquo;odeur (persil = odeur aromatique agr\u00e9able), l&rsquo;aspect des feuilles (brillantes chez le persil) et les caract\u00e8res de l&rsquo;inflorescence.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Petroselinum crispum<\/em> (Mill.) Fuss illustre de mani\u00e8re exemplaire la dualit\u00e9 fondamentale de la pharmacognosie : la m\u00eame plante peut \u00eatre un aliment quotidien parfaitement s\u00fbr et un agent pharmacologique puissant, voire dangereux, selon la dose et la forme d&rsquo;administration. \u00c0 l&rsquo;usage culinaire courant, le persil est un concentr\u00e9 nutritionnel exceptionnel, l&rsquo;une des sources alimentaires les plus riches en vitamine C, en vitamine K, en fer et en antioxydants flavono\u00efques. Son profil en apig\u00e9nine en fait un candidat d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour la chimiopr\u00e9vention, m\u00eame si les donn\u00e9es cliniques restent \u00e0 consolider.<\/p>\n<p>En revanche, l&rsquo;huile essentielle, concentr\u00e9e en <strong>apiol<\/strong> et en <strong>myristicine<\/strong>, poss\u00e8de une toxicit\u00e9 h\u00e9patique, r\u00e9nale et ut\u00e9rine qui en restreint consid\u00e9rablement l&rsquo;usage th\u00e9rapeutique. L&rsquo;histoire tragique de l&rsquo;utilisation du persil comme abortif clandestin constitue un rappel salutaire de la puissance des substances v\u00e9g\u00e9tales et de l&rsquo;importance de la ma\u00eetrise des doses en phytoth\u00e9rapie. Les formes gal\u00e9niques mod\u00e9r\u00e9es (infusion, jus frais, teinture dilu\u00e9e) offrent un rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque favorable pour les indications traditionnelles (diur\u00e8se, troubles digestifs), tandis que l&rsquo;huile essentielle doit \u00eatre r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 un usage encadr\u00e9 et de courte dur\u00e9e. La confusion botanique avec les cigu\u00ebs reste un danger permanent qui justifie de ne jamais r\u00e9colter de persil sauvage sans expertise botanique confirm\u00e9e.<\/p>\n<hr>\n<h3>AROMATH\u00c9RAPIE<\/h3>\n<p><strong>Partie distill\u00e9e :<\/strong> graines ou feuilles \u2014 distillation \u00e0 la vapeur d&#039;eau<\/p>\n<h3>Ch\u00e9motypes<\/h3>\n<p><strong>CT apiol \/ myristicine<\/strong> \u2014 apiol (15-40%) et\/ou myristicine (20-50%)<br \/>\nAutres composants : \u03b1-pin\u00e8ne (5-15%), \u03b2-pin\u00e8ne (3-10%), 1,3,8-p-menthatri\u00e8ne (2-8%)<br \/>\n<em>L&#039;apiol et la myristicine sont des ph\u00e9nylpropano\u00efdes toxiques : l&#039;apiol est abortif et h\u00e9patotoxique, la myristicine est neurotoxique et hallucinog\u00e8ne \u00e0 forte dose. HE r\u00e9serv\u00e9e aux praticiens exp\u00e9riment\u00e9s.<\/em><\/p>\n<h3>Voies d&rsquo;administration<\/h3>\n<p><strong>Voie cutan\u00e9e :<\/strong> 5-10% dans une huile v\u00e9g\u00e9tale<br \/>\nPosologie : 2 applications par jour, courte dur\u00e9e<br \/>\nIndication : R\u00e9tention d&#039;eau, cellulite (drainage)<\/p>\n<p><strong>Voie orale :<\/strong> 1 goutte sur comprim\u00e9 neutre, sous contr\u00f4le m\u00e9dical<br \/>\nPosologie : 1 \u00e0 2 fois par jour, max 5 jours<br \/>\nIndication : Am\u00e9norrh\u00e9e fonctionnelle (emm\u00e9nagogue), r\u00e9tention hydrique<\/p>\n<h3>Propri\u00e9t\u00e9s<\/h3>\n<ul>\n<li>emm\u00e9nagogue puissant<\/li>\n<li>diur\u00e9tique<\/li>\n<li>anti-cellulitique<\/li>\n<li>carminatif<\/li>\n<li>tonique ut\u00e9rin<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u26a0\ufe0f Contre-indications :<\/strong> grossesse (strictement contre-indiqu\u00e9e : abortive), allaitement, enfants, insuffisance h\u00e9patique, insuffisance r\u00e9nale, \u00e9pilepsie<\/p>\n<p><strong>Toxicit\u00e9 :<\/strong> Apiol : h\u00e9patotoxique, n\u00e9phrotoxique, abortif (cas mortels document\u00e9s). Myristicine : neurotoxique, hallucinog\u00e8ne \u00e0 dose \u00e9lev\u00e9e. HE class\u00e9e parmi les plus toxiques de la pharmacop\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9cautions :<\/strong> HE DANGEREUSE en autom\u00e9dication. L&#039;apiol est un puissant abortif historiquement utilis\u00e9 comme tel : des cas mortels sont document\u00e9s. Usage strictement professionnel. Pr\u00e9f\u00e9rer la plante en infusion pour les usages courants.<\/p>\n<h3>Associations synergiques<\/h3>\n<ul>\n<li>Gen\u00e9vrier (drainage, diur\u00e9tique)<\/li>\n<li>Cypr\u00e8s (circulation veineuse, cellulite)<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Bruneton J. <em>Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>. 5<sup>e<\/sup> \u00e9d. Paris : Lavoisier Tec &amp; Doc ; 2016.<\/li>\n<li>Tison J.-M., de Foucault B. <em>Flora Gallica \u2014 Flore de France<\/em>. M\u00e8ze : Biotope \u00c9ditions ; 2014.<\/li>\n<li>ESCOP Monographs. <em>Petroselini herba \u2014 Petroselini radix<\/em>. 2<sup>nd<\/sup> ed. Stuttgart : Thieme ; 2003.<\/li>\n<p>b<\/p>\n<li>Pharmacop\u00e9e Europ\u00e9enne, 11<sup>e<\/sup> \u00e9dition. Strasbourg : EDQM, Conseil de l&rsquo;Europe.<\/li>\n<li>Farzaei M.H., Abbasabadi Z., Ardekani M.R.S., Rahimi R., Farzaei F. Parsley: a review of ethnopharmacology, phytochemistry and biological activities. <em>Journal of Traditional Chinese Medicine<\/em>. 2013 ; 33(6) : 815-826.<\/li>\n<li>Kreydiyyeh S.I., Usta J. Diuretic effect and mechanism of action of parsley. <em>Journal of Ethnopharmacology<\/em>. 2002 ; 79(3) : 353-357.<\/li>\n<li>Shukla S., Gupta S. Apigenin: a promising molecule for cancer prevention. <em>Pharmaceutical Research<\/em>. 2010 ; 27(6) : 962-978.<\/li>\n<li>Bruneton J. <em>Plantes toxiques \u2014 V\u00e9g\u00e9taux dangereux pour l&rsquo;Homme et les animaux<\/em>. 4<sup>e<\/sup> \u00e9d. Paris : Lavoisier Tec &amp; Doc ; 2016.<\/li>\n<li>Bonnier G., de Layens G. <em>Flore compl\u00e8te portative de la France, de la Suisse et de la Belgique<\/em>. Paris : Belin ; r\u00e9\u00e9dition 2015.<\/li>\n<li>Coste H. <em>Flore descriptive et illustr\u00e9e de la France, de la Corse et des contr\u00e9es limitrophes<\/em>. Paris : Albert Blanchard ; r\u00e9\u00e9dition 1998.<\/li>\n<li>Wichtl M., Anton R. <em>Plantes th\u00e9rapeutiques \u2014 Tradition, pratique officinale, science et th\u00e9rapeutique<\/em>. 2<sup>e<\/sup> \u00e9d. Paris : Lavoisier Tec &amp; Doc ; 2003.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Diur\u00e9tique (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Carminatif<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le persil, Petroselinum crispum (Mill.) 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