{"id":8853,"date":"2026-04-23T12:17:21","date_gmt":"2026-04-23T10:17:21","guid":{"rendered":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/23\/pecher\/"},"modified":"2026-06-24T17:36:12","modified_gmt":"2026-06-24T15:36:12","slug":"pecher","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/2026\/04\/23\/pecher\/","title":{"rendered":"P\u00caCHER"},"content":{"rendered":"<div class=\"planche-botanique\" style=\"text-align:center;margin:0 0 2em 0\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/wp-content\/uploads\/dessins\/P%C3%AAcher.jpg\" alt=\"Planche botanique P\u00eacher\" class=\"planche-zoom\" style=\"max-width:100%;height:auto;border-radius:8px\" \/><\/div>\n<p>Le p\u00eacher, <em>Prunus persica<\/em> (L.) Batsch, est l&rsquo;un des arbres fruitiers les plus anciennement cultiv\u00e9s par l&rsquo;humanit\u00e9. Originaire de Chine, o\u00f9 sa culture remonte \u00e0 plus de quatre mill\u00e9naires, il a gagn\u00e9 l&rsquo;Occident par la route de la soie, transitant par la Perse \u2014 d&rsquo;o\u00f9 son \u00e9pith\u00e8te sp\u00e9cifique <em>persica<\/em> et le nom que lui donn\u00e8rent Grecs et Romains, <em>malum persicum<\/em>, la \u00ab pomme de Perse \u00bb. Si son fruit juteux en fait aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des piliers de l&rsquo;arboriculture fruiti\u00e8re temp\u00e9r\u00e9e, ses feuilles, ses fleurs et son noyau rec\u00e8lent des propri\u00e9t\u00e9s pharmacologiques qui ont retenu l&rsquo;attention des m\u00e9decins et des pharmaciens depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9 gr\u00e9co-romaine. La phytoth\u00e9rapie traditionnelle fran\u00e7aise a particuli\u00e8rement valoris\u00e9 les fleurs de p\u00eacher comme laxatif doux pour les enfants, et les feuilles comme vermifuge.<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue phytochimique, le p\u00eacher illustre de mani\u00e8re exemplaire la pr\u00e9sence, chez les Rosac\u00e9es du genre <em>Prunus<\/em>, de <strong>glycosides cyanog\u00e8nes<\/strong> (amygdaline, prunasine) lib\u00e9rant de l&rsquo;acide cyanhydrique par hydrolyse enzymatique. Cette dualit\u00e9 entre fruit nourricier et source potentielle de cyanure conf\u00e8re au p\u00eacher une place singuli\u00e8re \u00e0 l&rsquo;interface de la nutrition, de la cosm\u00e9tique et de la toxicologie. L&rsquo;huile extraite de ses amandes, riche en acides gras insatur\u00e9s, constitue par ailleurs un excipient cosm\u00e9tique et pharmaceutique de premier plan, tandis que ses fleurs d\u00e9licates, symbole du printemps dans la culture extr\u00eame-orientale, offrent un profil phytochimique riche en flavono\u00efdes et en compos\u00e9s ph\u00e9noliques aux propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes document\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<h2>I. SYST\u00c9MATIQUE ET TAXONOMIE<\/h2>\n<p>Le p\u00eacher appartient \u00e0 la famille des <strong>Rosaceae<\/strong> (Rosac\u00e9es), sous-famille des <strong>Amygdaloideae<\/strong> (anciennement Prunoideae), tribu des Amygdaleae. Le genre <em>Prunus<\/em>, l&rsquo;un des plus vastes de la famille avec plus de 400 esp\u00e8ces, rassemble les cerisiers, pruniers, abricotiers, amandiers et p\u00eachers.<\/p>\n<h3>A. Position syst\u00e9matique<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gne :<\/strong> Plantae<\/li>\n<li><strong>Clade :<\/strong> Angiospermes, Eudicotyl\u00e9dones, Rosid\u00e9es<\/li>\n<li><strong>Ordre :<\/strong> Rosales<\/li>\n<li><strong>Famille :<\/strong> Rosaceae<\/li>\n<li><strong>Sous-famille :<\/strong> Amygdaloideae<\/li>\n<li><strong>Genre :<\/strong> <em>Prunus<\/em> L.<\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce :<\/strong> <em>Prunus persica<\/em> (L.) Batsch (1801)<\/li>\n<\/ul>\n<h3>B. \u00c9tymologie<\/h3>\n<p>Le nom de genre <em>Prunus<\/em> est le nom latin classique du prunier, lui-m\u00eame d\u00e9riv\u00e9 du grec <em>prounon<\/em>. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te <em>persica<\/em> signifie \u00ab de Perse \u00bb, les Romains ayant cru que le p\u00eacher \u00e9tait originaire de Perse (actuel Iran), qui n&rsquo;\u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;une \u00e9tape de sa diffusion depuis la Chine. Le nom vernaculaire fran\u00e7ais \u00ab p\u00eacher \u00bb d\u00e9rive du bas-latin <em>pessica<\/em>, forme populaire de <em>persica<\/em>. En anglais, <em>peach<\/em> partage la m\u00eame \u00e9tymologie.<\/p>\n<h3>C. Synonymie<\/h3>\n<ul>\n<li><em>Amygdalus persica<\/em> L. (1753) \u2014 basionyme linn\u00e9en, pla\u00e7ant le p\u00eacher dans le genre <em>Amygdalus<\/em> (amandier)<\/li>\n<li><em>Persica vulgaris<\/em> Mill. (1768)<\/li>\n<li><em>Persica laevis<\/em> DC.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La position taxonomique du p\u00eacher au sein du genre <em>Prunus<\/em> a fait l&rsquo;objet de d\u00e9bats prolong\u00e9s. Les analyses phylog\u00e9n\u00e9tiques mol\u00e9culaires confirment sa proximit\u00e9 \u00e9troite avec l&rsquo;amandier (<em>Prunus dulcis<\/em>), au point que certains auteurs les consid\u00e8rent comme consp\u00e9cifiques ou les placent dans un m\u00eame sous-genre (<em>Amygdalus<\/em>). Les deux esp\u00e8ces s&rsquo;hybrident naturellement.<\/p>\n<h3>D. Vari\u00e9t\u00e9s et cultivars<\/h3>\n<p>Le p\u00eacher est cultiv\u00e9 sous des milliers de cultivars, class\u00e9s en plusieurs groupes pomologiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>P\u00eaches<\/strong> (<em>var. persica<\/em>) : fruit \u00e0 peau duveteuse, chair blanche ou jaune, noyau libre ou adh\u00e9rent.<\/li>\n<li><strong>Nectarines et brugnons<\/strong> (<em>var. nucipersica<\/em> ou <em>var. nectarina<\/em>) : fruit \u00e0 peau lisse (glabre), r\u00e9sultant d&rsquo;une mutation naturelle d&rsquo;un seul g\u00e8ne.<\/li>\n<li><strong>P\u00eaches plates<\/strong> (ou paraguayo) : fruit aplati, \u00e0 saveur tr\u00e8s sucr\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>P\u00eaches de vigne<\/strong> : vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 chair sanguine, tardives, \u00e0 peau violac\u00e9e, adapt\u00e9es aux vignobles du Midi de la France.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>II. DESCRIPTION BOTANIQUE<\/h2>\n<h3>A. Port et architecture<\/h3>\n<p><em>Prunus persica<\/em> est un arbre de petite taille, atteignant 3 \u00e0 8 m de hauteur, \u00e0 tronc court et \u00e0 cime \u00e9tal\u00e9e, arrondie, souvent plus large que haute. La ramification est abondante, avec de longs rameaux gr\u00eales, souples, rouge\u00e2tres sur la face expos\u00e9e au soleil. L&rsquo;\u00e9corce est lisse et gris-brun chez les jeunes sujets, devenant rugueuse et fissur\u00e9e longitudinalement avec l&rsquo;\u00e2ge. La long\u00e9vit\u00e9 est relativement courte pour un arbre fruitier : 15 \u00e0 30 ans en verger, rarement plus.<\/p>\n<h3>B. Appareil v\u00e9g\u00e9tatif<\/h3>\n<p>Les <strong>feuilles<\/strong> sont alternes, simples, lanc\u00e9ol\u00e9es-oblongues, longues de 8 \u00e0 15 cm et larges de 2 \u00e0 4 cm, \u00e0 sommet longuement acumin\u00e9 et \u00e0 base cun\u00e9iforme. Le limbe est finement dent\u00e9 en scie sur les bords (dents glanduleuses), glabre sur les deux faces, vert fonc\u00e9 luisant sur la face sup\u00e9rieure, plus p\u00e2le en dessous. Le p\u00e9tiole, court (1 \u00e0 1,5 cm), porte souvent 1 \u00e0 4 glandes nectarif\u00e8res extraflorales \u00e0 sa base ou sur la partie inf\u00e9rieure du limbe. La nervation est penn\u00e9e, avec une nervure m\u00e9diane saillante. Les feuilles d\u00e9gagent, au froissement, une l\u00e9g\u00e8re odeur d&rsquo;amande am\u00e8re, trahissant la pr\u00e9sence de glycosides cyanog\u00e8nes. Les stipules sont petites, lin\u00e9aires, pr\u00e9cocement caduques.<\/p>\n<p>Le <strong>syst\u00e8me racinaire<\/strong> est pivotant chez le semis, devenant tra\u00e7ant et superficiel chez les sujets greff\u00e9s. Le p\u00eacher est sensible \u00e0 l&rsquo;asphyxie racinaire et requiert des sols bien drain\u00e9s.<\/p>\n<h3>C. Appareil reproducteur<\/h3>\n<p>Les <strong>fleurs<\/strong> apparaissent avant les feuilles, ce qui donne aux vergers de p\u00eachers une floraison spectaculaire, d&rsquo;un rose vif caract\u00e9ristique. Les fleurs sont solitaires ou g\u00e9min\u00e9es, sessiles ou subsessiles, naissant sur le bois de l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Elles sont actinomorphes, pentam\u00e8res, de 2 \u00e0 3,5 cm de diam\u00e8tre. Le calice est gamos\u00e9pale, \u00e0 5 lobes courts, pubescents, verd\u00e2tres teint\u00e9s de rouge. La corolle est compos\u00e9e de 5 p\u00e9tales libres, obovales, rose vif (parfois blancs chez certains cultivars), bri\u00e8vement onguicul\u00e9s. Les \u00e9tamines sont nombreuses (20 \u00e0 30), \u00e0 filets roses et anth\u00e8res jaunes. Le pistil unique est compos\u00e9 d&rsquo;un carpelle \u00e0 ovaire sup\u00e8re, uniloculaire, contenant 2 ovules (un seul se d\u00e9veloppe), surmont\u00e9 d&rsquo;un style filiforme et d&rsquo;un stigmate capit\u00e9.<\/p>\n<p>Le <strong>fruit<\/strong> est une drupe charnue, subglobuleuse, de 5 \u00e0 10 cm de diam\u00e8tre selon les cultivars, \u00e0 \u00e9picarpe (peau) velout\u00e9 ou glabre, de couleur jaune-verd\u00e2tre \u00e0 rouge vif. Le m\u00e9socarpe (chair) est charnu, juteux, blanc, jaune ou sanguine selon les vari\u00e9t\u00e9s. L&rsquo;endocarpe (noyau) est ligneux, tr\u00e8s dur, profond\u00e9ment sillonn\u00e9 et alv\u00e9ol\u00e9, contenant une graine (amande) unique, ovo\u00efde, entour\u00e9e d&rsquo;un t\u00e9gument brun. L&rsquo;amande poss\u00e8de une saveur am\u00e8re caract\u00e9ristique due \u00e0 l&rsquo;amygdaline.<\/p>\n<h3>D. Ph\u00e9nologie et biologie reproductive<\/h3>\n<p>La floraison est pr\u00e9coce, de f\u00e9vrier \u00e0 avril selon les r\u00e9gions et les cultivars, ce qui expose fr\u00e9quemment le p\u00eacher aux gel\u00e9es printani\u00e8res tardives. La pollinisation est entomogame, principalement par les abeilles domestiques (<em>Apis mellifera<\/em>). La plupart des cultivars sont autofertiles (autogames), contrairement \u00e0 de nombreuses autres esp\u00e8ces de <em>Prunus<\/em>. La maturation des fruits s&rsquo;\u00e9tend de juin \u00e0 septembre selon la pr\u00e9cocit\u00e9 des vari\u00e9t\u00e9s. Le p\u00eacher entre en production vers la 3<sup>e<\/sup> ann\u00e9e apr\u00e8s plantation et atteint sa pleine production entre 6 et 12 ans.<\/p>\n<hr>\n<h3>\u00c9COLOGIE ET DISTRIBUTION<\/h3>\n<h3>A. Habitat et exigences \u00e9cologiques<\/h3>\n<p><em>Prunus persica<\/em> est une esp\u00e8ce de climat temp\u00e9r\u00e9 chaud, n\u00e9cessitant des hivers suffisamment froids pour lever la dormance des bourgeons (400 \u00e0 1 000 heures de froid en dessous de 7 \u00b0C selon les cultivars) et des \u00e9t\u00e9s chauds et secs pour la maturation des fruits. Il redoute les gel\u00e9es tardives de printemps (d\u00e9g\u00e2ts sur la floraison) et l&rsquo;humidit\u00e9 atmosph\u00e9rique excessive (favorable aux maladies cryptogamiques, notamment la cloque caus\u00e9e par <em>Taphrina deformans<\/em>). Les sols doivent \u00eatre bien drain\u00e9s, l\u00e9gers, profonds, non calcaires en exc\u00e8s (chlorose ferrique sur sols tr\u00e8s calcaires). Le pH optimal se situe entre 6 et 7,5.<\/p>\n<h3>B. Distribution g\u00e9ographique<\/h3>\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce est originaire de <strong>Chine<\/strong> (provinces du Zhejiang, Gansu, Yunnan), o\u00f9 des restes arch\u00e9obotaniques attestent sa culture d\u00e8s 6000 av. J.-C. Elle a \u00e9t\u00e9 introduite en Perse, puis dans le monde gr\u00e9co-romain, atteignant l&rsquo;Europe m\u00e9ridionale au d\u00e9but de notre \u00e8re. En <strong>France<\/strong>, le p\u00eacher est cultiv\u00e9 principalement dans le <strong>Midi<\/strong> : vall\u00e9e du Rh\u00f4ne (Dr\u00f4me, Ard\u00e8che, Gard), Roussillon (Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales), Provence (Bouches-du-Rh\u00f4ne, Vaucluse), Languedoc (H\u00e9rault) et Sud-Ouest (Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne). Le d\u00e9partement des Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales constitue historiquement le premier bassin de production fran\u00e7ais. On le rencontre aussi, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat <strong>subspontan\u00e9<\/strong>, dans le Midi, issu de noyaux dispers\u00e9s ou de porte-greffes affranchis, le long des haies, des chemins, des bords de rivi\u00e8res et dans les terrains vagues. Le p\u00eacher subspontan\u00e9 est fr\u00e9quent en Corse, en Provence littorale et dans le Languedoc.<\/p>\n<h3>C. Associations v\u00e9g\u00e9tales<\/h3>\n<p>En tant qu&rsquo;arbre cultiv\u00e9, le p\u00eacher ne s&rsquo;int\u00e8gre pas dans des associations phytosociologiques naturelles au sens strict. \u00c0 l&rsquo;\u00e9tat subspontan\u00e9, on le rencontre dans les formations rud\u00e9rales et semi-naturelles du <em>Pruno-Rubion<\/em> (fourr\u00e9s de lisi\u00e8re) et dans les ripisylves d\u00e9grad\u00e9es, en compagnie de <em>Ficus carica<\/em> (figuier), <em>Prunus cerasifera<\/em> (prunier-cerise), <em>Ailanthus altissima<\/em> (ailante), <em>Robinia pseudoacacia<\/em> (robinier) et <em>Celtis australis<\/em> (micocoulier). Dans les vergers traditionnels du Midi, il voisinait avec l&rsquo;amandier, l&rsquo;abricotier et l&rsquo;olivier.<\/p>\n<hr>\n<h2>III. PARTIES UTILIS\u00c9ES<\/h2>\n<p>Plusieurs organes du p\u00eacher sont ou ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s en pharmacie, cosm\u00e9tique et m\u00e9decine traditionnelle :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Fleurs :<\/strong> r\u00e9colt\u00e9es au d\u00e9but de l&rsquo;anth\u00e8se (mars-avril), s\u00e9ch\u00e9es \u00e0 l&rsquo;ombre rapidement. Elles constituent la drogue principale en phytoth\u00e9rapie traditionnelle fran\u00e7aise. Le s\u00e9chage doit \u00eatre rapide pour pr\u00e9server la couleur rose et les principes actifs. La drogue s\u00e8che se pr\u00e9sente en petits c\u00f4nes froiss\u00e9s, rose p\u00e2le, d&rsquo;odeur l\u00e9g\u00e8rement amand\u00e9e et de saveur am\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Feuilles :<\/strong> r\u00e9colt\u00e9es en juin-juillet, s\u00e9ch\u00e9es rapidement. Elles contiennent de l&rsquo;amygdaline et des compos\u00e9s ph\u00e9noliques. Usage traditionnel comme vermifuge et s\u00e9datif l\u00e9ger.<\/li>\n<li><strong>Amande du noyau :<\/strong> utilis\u00e9e pour l&rsquo;extraction de l&rsquo;huile d&rsquo;amande de p\u00eache (huile de <em>Persica<\/em>). L&rsquo;amande fra\u00eeche est toxique (cyanog\u00e8nes) et ne doit pas \u00eatre consomm\u00e9e crue en quantit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Huile d&rsquo;amande de p\u00eache :<\/strong> obtenue par pression \u00e0 froid des amandes, c&rsquo;est un excipient cosm\u00e9tique et pharmaceutique de haute qualit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Fruit (pulpe) :<\/strong> usage alimentaire et di\u00e9t\u00e9tique, non pharmacologique au sens strict.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IV. PHYTOCHIMIE ET ANALYSE MOL\u00c9CULAIRE<\/h2>\n<h3>A. Glycosides cyanog\u00e8nes<\/h3>\n<p>Les feuilles, l&rsquo;\u00e9corce et surtout l&rsquo;amande du noyau de <em>Prunus persica<\/em> contiennent des <strong>glycosides cyanog\u00e8nes<\/strong>, caract\u00e9ristiques du genre <em>Prunus<\/em> et de la sous-famille des Amygdaloideae :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Amygdaline<\/strong> (D-mandelonitrile-\u03b2-D-gentiobioside, C<sub>20<\/sub>H<sub>27<\/sub>NO<sub>11<\/sub>) : glycoside cyanog\u00e8ne majeur, pr\u00e9sent dans l&rsquo;amande du noyau (2 \u00e0 4 % du poids sec) et dans les feuilles (0,5 \u00e0 1 %). L&rsquo;hydrolyse enzymatique par la \u03b2-glucosidase (\u00e9mulsine), pr\u00e9sente dans les tissus v\u00e9g\u00e9taux, lib\u00e8re du glucose, du benzald\u00e9hyde (responsable de l&rsquo;odeur d&rsquo;amande am\u00e8re) et de l&rsquo;<strong>acide cyanhydrique<\/strong> (HCN).<\/li>\n<li><strong>Prunasine<\/strong> (D-mandelonitrile-\u03b2-D-glucoside, C<sub>14<\/sub>H<sub>17<\/sub>NO<sub>6<\/sub>) : monoglucoside interm\u00e9diaire dans la biosynth\u00e8se et l&rsquo;hydrolyse de l&rsquo;amygdaline. Pr\u00e9sente dans les jeunes feuilles.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>B. Compos\u00e9s ph\u00e9noliques des fleurs<\/h3>\n<p>Les fleurs de p\u00eacher poss\u00e8dent un profil ph\u00e9nolique riche et diversifi\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Flavono\u00efdes :<\/strong> <strong>kaempf\u00e9rol<\/strong> et ses glycosides (kaempf\u00e9rol-3-O-glucoside, kaempf\u00e9rol-3-O-rutinoside), <strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/quercetine\/\">querc\u00e9tine<\/a><\/strong> et ses glycosides (isoquercitrine, <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/rutine\/\">rutine<\/a>), <strong>naring\u00e9nine<\/strong> (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/flavanones\/\">flavanone<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Anthocyanes :<\/strong> <strong>cyanidine-3-O-glucoside<\/strong> (responsable de la couleur rose des p\u00e9tales), p\u00e9onidine-3-O-glucoside.<\/li>\n<li><strong>Acides ph\u00e9noliques :<\/strong> <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/acide-chlorogenique\/\">acide chlorog\u00e9nique<\/a>, acide n\u00e9ochlorog\u00e9nique, acide caf\u00e9ique, acide gallique.<\/li>\n<li><strong><a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/tanins-condenses\/\">Tanins condens\u00e9s<\/a> :<\/strong> <a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/proanthocyanidines\/\">procyanidines<\/a> de type B (dim\u00e8res et oligom\u00e8res d&rsquo;\u00e9picat\u00e9chine).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>C. Compos\u00e9s des feuilles<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Glycosides cyanog\u00e8nes :<\/strong> amygdaline et prunasine (cf. supra).<\/li>\n<li><strong>Flavono\u00efdes :<\/strong> querc\u00e9tine, kaempf\u00e9rol et leurs glycosides.<\/li>\n<li><strong>Acides ph\u00e9noliques :<\/strong> acide chlorog\u00e9nique (compos\u00e9 majoritaire), acide caf\u00e9ique.<\/li>\n<li><strong>Sorbitol :<\/strong> polyol de r\u00e9serve caract\u00e9ristique des Rosac\u00e9es (fonction osmor\u00e9gulatrice).<\/li>\n<li><strong>Tanins :<\/strong> tanins condens\u00e9s et tanins hydrolysables en faible quantit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>D. Huile d&rsquo;amande de p\u00eache<\/h3>\n<p>L&rsquo;huile extraite par pression \u00e0 froid de l&rsquo;amande du noyau est une huile grasse d&rsquo;excellente qualit\u00e9, de composition proche de l&rsquo;huile d&rsquo;amande douce :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Acide ol\u00e9ique<\/strong> (C18:1 \u03c9-9) : 60 \u00e0 75 % \u2014 acide gras monoinsatur\u00e9 majoritaire.<\/li>\n<li><strong>Acide linol\u00e9ique<\/strong> (C18:2 \u03c9-6) : 15 \u00e0 30 % \u2014 acide gras polyinsatur\u00e9 essentiel.<\/li>\n<li><strong>Acide palmitique<\/strong> (C16:0) : 5 \u00e0 8 %.<\/li>\n<li><strong>Acide st\u00e9arique<\/strong> (C18:0) : 1 \u00e0 3 %.<\/li>\n<li><strong>Insaponifiable :<\/strong> tocoph\u00e9rols (vitamine E, \u00e0 dominante \u03b1-tocoph\u00e9rol), phytost\u00e9rols (<a href=\"https:\/\/leprincedulac.fr\/index.php\/phytochimie\/beta-sitosterol\/\">\u03b2-sitost\u00e9rol<\/a>), squal\u00e8ne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette huile est fluide, jaune p\u00e2le, d&rsquo;odeur tr\u00e8s faible, de saveur douce, non siccative. Elle est inscrite \u00e0 la Pharmacop\u00e9e europ\u00e9enne sous le nom d&rsquo;<em>Oleum Persicae<\/em>.<\/p>\n<hr>\n<h2>V. M\u00c9CANISMES PHARMACODYNAMIQUES<\/h2>\n<h3>A. Effet laxatif des fleurs<\/h3>\n<p>L&rsquo;activit\u00e9 laxative douce des fleurs de p\u00eacher, document\u00e9e dans la phytoth\u00e9rapie traditionnelle fran\u00e7aise depuis le XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, repose sur plusieurs m\u00e9canismes synergiques. Les <strong>flavono\u00efdes<\/strong> et les <strong>procyanidines<\/strong> exercent un effet cholagogue mod\u00e9r\u00e9 (stimulation de la s\u00e9cr\u00e9tion biliaire) et un effet osmotique l\u00e9ger au niveau colique. Le <strong>sorbitol<\/strong>, polyol faiblement absorb\u00e9, exerce un effet osmotique dans la lumi\u00e8re intestinale, attirant l&rsquo;eau et ramollissant les selles. L&rsquo;ensemble produit un effet laxatif doux, non irritant, particuli\u00e8rement adapt\u00e9 \u00e0 l&rsquo;usage p\u00e9diatrique. Ce m\u00e9canisme se distingue nettement de celui des laxatifs anthrac\u00e9niques (s\u00e9n\u00e9, bourdaine) qui agissent par stimulation directe de la muqueuse colique.<\/p>\n<h3>B. Lib\u00e9ration d&rsquo;acide cyanhydrique (feuilles et amandes)<\/h3>\n<p>L&rsquo;hydrolyse de l&rsquo;<strong>amygdaline<\/strong> par la \u03b2-glucosidase endog\u00e8ne (\u00e9mulsine) lib\u00e8re successivement du glucose, du <strong>benzald\u00e9hyde<\/strong> et de l&rsquo;<strong>acide cyanhydrique<\/strong> (HCN). In vivo, cette hydrolyse peut \u00eatre catalys\u00e9e par les \u03b2-glucosidases de la flore intestinale. L&rsquo;HCN est un inhibiteur puissant du complexe IV (cytochrome c oxydase) de la cha\u00eene respiratoire mitochondriale, bloquant la phosphorylation oxydative et provoquant une anoxie cellulaire. \u00c0 dose infratoxique, les traces d&rsquo;HCN exercent un effet s\u00e9datif et antitussif mod\u00e9r\u00e9 par action sur le centre respiratoire bulbaire, m\u00e9canisme qui sous-tend l&rsquo;usage traditionnel des feuilles de p\u00eacher comme calmant l\u00e9ger de la toux.<\/p>\n<h3>C. Activit\u00e9 vermifuge des feuilles<\/h3>\n<p>L&rsquo;effet anthelminthique traditionnel des feuilles de p\u00eacher est attribu\u00e9 \u00e0 la lib\u00e9ration d&rsquo;HCN \u00e0 faible dose dans le tractus digestif, toxique pour les parasites intestinaux (n\u00e9matodes). Des \u00e9tudes in vitro ont confirm\u00e9 l&rsquo;activit\u00e9 des extraits de feuilles contre <em>Ascaris<\/em> spp. et <em>Haemonchus contortus<\/em>. Les <strong>tanins condens\u00e9s<\/strong> contribuent \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;effet vermifuge par pr\u00e9cipitation des prot\u00e9ines de surface des parasites.<\/p>\n<h3>D. Propri\u00e9t\u00e9s cosm\u00e9tiques de l&rsquo;huile d&rsquo;amande de p\u00eache<\/h3>\n<p>L&rsquo;huile d&rsquo;amande de p\u00eache, riche en acide ol\u00e9ique et en tocoph\u00e9rols, exerce un effet \u00e9mollient et occlusif sur la peau, r\u00e9tablissant la fonction barri\u00e8re de l&rsquo;\u00e9piderme par apport lipidique. Les tocoph\u00e9rols (vitamine E) prot\u00e8gent les acides gras membranaires contre la peroxydation lipidique (effet antioxydant). Les phytost\u00e9rols (\u03b2-sitost\u00e9rol) exercent un effet anti-inflammatoire cutan\u00e9 mod\u00e9r\u00e9. L&rsquo;ensemble conf\u00e8re \u00e0 cette huile des propri\u00e9t\u00e9s adoucissantes, nourrissantes et protectrices, particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9es pour les peaux s\u00e8ches, sensibles et les soins p\u00e9diatriques.<\/p>\n<hr>\n<h3>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h3>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Laxatif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> \u00c9mollient<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2606\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>VI. DONN\u00c9ES CLINIQUES<\/h2>\n<h3>A. Usage laxatif des fleurs<\/h3>\n<p>L&rsquo;usage des fleurs de p\u00eacher comme laxatif doux est solidement ancr\u00e9 dans la tradition pharmacologique fran\u00e7aise. Le <em>Codex<\/em> fran\u00e7ais de 1884 officialise l&rsquo;infusion de fleurs de p\u00eacher comme laxatif pour les enfants. Si aucun essai clinique randomis\u00e9 moderne n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 conduit sp\u00e9cifiquement sur cette indication, l&rsquo;usage traditionnel est valid\u00e9 par plusieurs si\u00e8cles de pratique et par la coh\u00e9rence pharmacologique du m\u00e9canisme propos\u00e9. La monographie de la Commission E allemande n&rsquo;a pas \u00e9valu\u00e9 les fleurs de p\u00eacher, mais un usage traditionnel des fleurs de <em>Prunus persica<\/em> est reconnu comme laxatif doux.<\/p>\n<h3>B. Huile d&rsquo;amande de p\u00eache en dermatologie<\/h3>\n<p>Des \u00e9tudes cliniques ouvertes ont \u00e9valu\u00e9 l&rsquo;huile d&rsquo;amande de p\u00eache dans le traitement de la x\u00e9rose cutan\u00e9e et de l&rsquo;ecz\u00e9ma atopique l\u00e9ger. Les r\u00e9sultats montrent une am\u00e9lioration significative de l&rsquo;hydratation cutan\u00e9e et de la fonction barri\u00e8re \u00e9pidermique apr\u00e8s 4 semaines d&rsquo;application biquotidienne. L&rsquo;huile est bien tol\u00e9r\u00e9e, non com\u00e9dog\u00e8ne, et ne pr\u00e9sente pas de potentiel sensibilisant notable. Elle est recommand\u00e9e par plusieurs soci\u00e9t\u00e9s de dermatologie comme \u00e9mollient pour le massage des nourrissons.<\/p>\n<h3>C. Amygdaline et cancer (controverse du \u00ab laetrile \u00bb)<\/h3>\n<p>L&rsquo;amygdaline purifi\u00e9e a \u00e9t\u00e9 commercialis\u00e9e sous le nom de \u00ab <strong>laetrile<\/strong> \u00bb ou \u00ab vitamine B17 \u00bb comme pr\u00e9tendu traitement anticanc\u00e9reux, principalement aux \u00c9tats-Unis dans les ann\u00e9es 1970-1980. Plusieurs essais cliniques rigoureux (notamment celui du National Cancer Institute, Moertel et al., 1982) ont d\u00e9montr\u00e9 l&rsquo;absence d&rsquo;efficacit\u00e9 antitumorale de l&rsquo;amygdaline et ont document\u00e9 sa toxicit\u00e9 cyanhydrique (naus\u00e9es, vomissements, c\u00e9phal\u00e9es, vertiges, acidose lactique, voire d\u00e9c\u00e8s par intoxication cyanhydrique). L&rsquo;amygdaline n&rsquo;est pas une vitamine, n&rsquo;a aucune activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse d\u00e9montr\u00e9e, et son usage \u00e0 cette fin constitue un charlatanisme dangereux formellement condamn\u00e9 par les autorit\u00e9s sanitaires internationales.<\/p>\n<hr>\n<h2>VII. TABLEAU DES PRINCIPAUX COMPOS\u00c9S<\/h2>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Compos\u00e9<\/th>\n<th>Classe<\/th>\n<th>Action principale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Glycosides cyanog\u00e8nes<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Amygdaline<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Acide cyanhydrique<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Prunasine<\/td>\n<td>M\u00e9tabolite<\/td>\n<td>Constituant<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flavono\u00efdes<\/td>\n<td>Flavono\u00efde<\/td>\n<td>Antioxydant, anti-inflammatoire<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<hr>\n<h2>VIII. FORMES GAL\u00c9NIQUES<\/h2>\n<h3>A. Infusion de fleurs de p\u00eacher<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Pr\u00e9paration :<\/strong> 5 \u00e0 10 g de fleurs s\u00e9ch\u00e9es pour 250 mL d&rsquo;eau (d\u00e9part \u00e0 froid), infuser 10 minutes, filtrer.<\/li>\n<li><strong>Posologie adulte :<\/strong> 1 \u00e0 2 tasses par jour, le soir de pr\u00e9f\u00e9rence.<\/li>\n<li><strong>Posologie p\u00e9diatrique (enfants de 3 \u00e0 12 ans) :<\/strong> 2 \u00e0 5 g de fleurs pour 150 mL, 1 tasse le soir.<\/li>\n<li><strong>Indication :<\/strong> constipation l\u00e9g\u00e8re, laxatif doux non irritant.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>B. Sirop de fleurs de p\u00eacher<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Pr\u00e9paration officinale :<\/strong> infus\u00e9 concentr\u00e9 de fleurs (50 g\/L), additionn\u00e9 de sucre (1 800 g\/L d&rsquo;infus\u00e9). Le sirop obtenu est rose p\u00e2le, de saveur agr\u00e9able.<\/li>\n<li><strong>Posologie p\u00e9diatrique :<\/strong> 10 \u00e0 30 mL par jour selon l&rsquo;\u00e2ge.<\/li>\n<li><strong>Usage :<\/strong> laxatif doux, traditionnellement appr\u00e9ci\u00e9 en p\u00e9diatrie pour sa palatabilit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>C. Infusion de feuilles<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Pr\u00e9paration :<\/strong> 15 \u00e0 30 g de feuilles fra\u00eeches (ou 5 \u00e0 10 g de feuilles s\u00e8ches) pour 500 mL d&rsquo;eau, d\u00e9coction 5 minutes, infusion 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>Posologie :<\/strong> 1 \u00e0 2 tasses par jour pendant 3 jours cons\u00e9cutifs.<\/li>\n<li><strong>Indication traditionnelle :<\/strong> vermifuge (ascaris, oxyures). Ne pas d\u00e9passer les doses ni la dur\u00e9e en raison de la pr\u00e9sence de glycosides cyanog\u00e8nes.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>D. Huile d&rsquo;amande de p\u00eache<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Obtention :<\/strong> pression \u00e0 froid des amandes du noyau, filtration.<\/li>\n<li><strong>Usage cosm\u00e9tique :<\/strong> application cutan\u00e9e directe, pure ou incorpor\u00e9e dans des \u00e9mulsions. Massage corporel et facial, soin des peaux s\u00e8ches et sensibles, massage des nourrissons.<\/li>\n<li><strong>Usage pharmaceutique :<\/strong> excipient huileux pour pr\u00e9parations dermatologiques, v\u00e9hicule pour injections intramusculaires huileuses (pharmacotechnie).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>E. Eau distill\u00e9e de feuilles de p\u00eacher<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Pr\u00e9paration :<\/strong> distillation \u00e0 la vapeur d&rsquo;eau des feuilles fra\u00eeches.<\/li>\n<li><strong>Dosage :<\/strong> 20 \u00e0 50 g par jour.<\/li>\n<li><strong>Usage historique :<\/strong> s\u00e9datif l\u00e9ger, antispasmodique digestif (usage abandonn\u00e9).<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>IX. TOXICOLOGIE<\/h2>\n<h3>A. Toxicit\u00e9 des glycosides cyanog\u00e8nes<\/h3>\n<p>Le principal risque toxique li\u00e9 au p\u00eacher r\u00e9side dans la pr\u00e9sence d&rsquo;<strong>amygdaline<\/strong> dans les amandes du noyau et, \u00e0 moindre concentration, dans les feuilles. L&rsquo;hydrolyse enzymatique de l&rsquo;amygdaline lib\u00e8re de l&rsquo;acide cyanhydrique (HCN), poison cellulaire redoutable. La teneur en HCN lib\u00e9rable est d&rsquo;environ 2 \u00e0 4 mg par amande de p\u00eache. La dose l\u00e9tale d&rsquo;HCN chez l&rsquo;adulte est estim\u00e9e \u00e0 0,5 \u00e0 3,5 mg\/kg de poids corporel, soit environ 50 \u00e0 200 mg pour un adulte de 70 kg. L&rsquo;ingestion de 10 \u00e0 15 amandes de p\u00eache crues, broy\u00e9es, peut th\u00e9oriquement lib\u00e9rer une dose toxique d&rsquo;HCN chez un adulte. Chez l&rsquo;enfant, le risque est accru en raison du poids corporel moindre.<\/p>\n<h3>B. Symptomatologie de l&rsquo;intoxication cyanhydrique<\/h3>\n<p>L&rsquo;intoxication se manifeste par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Phase initiale :<\/strong> go\u00fbt amer dans la bouche, odeur d&rsquo;amande am\u00e8re dans l&rsquo;haleine, naus\u00e9es, vomissements, c\u00e9phal\u00e9es, vertiges, anxi\u00e9t\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Phase d&rsquo;\u00e9tat :<\/strong> dyspn\u00e9e, tachycardie puis bradycardie, hypotension, confusion, convulsions.<\/li>\n<li><strong>Phase terminale (en l&rsquo;absence de traitement) :<\/strong> coma, d\u00e9faillance respiratoire, arr\u00eat cardiorespiratoire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le traitement d&rsquo;urgence repose sur l&rsquo;administration d&rsquo;<strong>hydroxocobalamine<\/strong> (Cyanokit), antidote de r\u00e9f\u00e9rence du cyanure, qui ch\u00e9late le CN<sup>&#8211;<\/sup> pour former la cyanocobalamine (vitamine B12) atoxique, \u00e9limin\u00e9e par voie r\u00e9nale.<\/p>\n<h3>C. Pr\u00e9cautions d&#8217;emploi<\/h3>\n<ul>\n<li>Ne jamais consommer les amandes du noyau de p\u00eache crues en quantit\u00e9 significative.<\/li>\n<li>Les feuilles ne doivent pas \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 dose \u00e9lev\u00e9e ni de mani\u00e8re prolong\u00e9e.<\/li>\n<li>L&rsquo;usage des fleurs de p\u00eacher (tr\u00e8s pauvres en glycosides cyanog\u00e8nes) est consid\u00e9r\u00e9 comme s\u00fbr aux doses recommand\u00e9es.<\/li>\n<li>L&rsquo;huile d&rsquo;amande de p\u00eache, obtenue par pression, ne contient pas d&rsquo;amygdaline (celle-ci reste dans le tourteau) et est totalement d\u00e9pourvue de toxicit\u00e9 cyanhydrique.<\/li>\n<li>Grossesse : les feuilles et les amandes sont d\u00e9conseill\u00e9es. Les fleurs peuvent \u00eatre utilis\u00e9es avec prudence. L&rsquo;huile est sans danger.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>X. USAGES HISTORIQUES<\/h2>\n<h3>A. Fruit et gastronomie<\/h3>\n<p>Le fruit du p\u00eacher est l&rsquo;un des plus appr\u00e9ci\u00e9s au monde, consomm\u00e9 frais, en conserve (au sirop), s\u00e9ch\u00e9, ou transform\u00e9 (confitures, compotes, sorbets, jus, nectars). La p\u00eache est riche en eau (87 %), en sucres (8 \u00e0 12 %, principalement saccharose, glucose et fructose), en vitamines C (6 \u00e0 10 mg\/100 g), A (\u03b2-carot\u00e8ne, surtout dans les vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 chair jaune), B3 et E, en potassium (190 mg\/100 g) et en fibres alimentaires (1,5 g\/100 g). Sa valeur calorique est faible (environ 40 kcal\/100 g). Les p\u00eaches de vigne, vari\u00e9t\u00e9s sanguines tardives du Midi de la France, sont particuli\u00e8rement riches en anthocyanes (cyanidine-3-glucoside) dans la chair et la peau.<\/p>\n<h3>B. Traditions culturelles et symboliques<\/h3>\n<p>En Chine, le p\u00eacher est un symbole de long\u00e9vit\u00e9 et d&rsquo;immortalit\u00e9. Les \u00ab p\u00eaches d&rsquo;immortalit\u00e9 \u00bb (<em>pantao<\/em>) du jardin de la Reine-M\u00e8re de l&rsquo;Ouest sont un th\u00e8me majeur de la mythologie tao\u00efste. La floraison du p\u00eacher annonce le printemps dans la po\u00e9sie classique chinoise et japonaise. En France, l&rsquo;expression \u00ab avoir la p\u00eache \u00bb (\u00eatre en forme) t\u00e9moigne de l&rsquo;image positive associ\u00e9e \u00e0 ce fruit. La p\u00eache de vigne, cultiv\u00e9e dans les vignobles du Midi, est profond\u00e9ment ancr\u00e9e dans la culture gastronomique m\u00e9ridionale.<\/p>\n<h3>C. Usages ethnobotaniques traditionnels<\/h3>\n<p>Dans la pharmacop\u00e9e populaire fran\u00e7aise, les fleurs de p\u00eacher \u00e9taient donn\u00e9es aux enfants constip\u00e9s sous forme d&rsquo;infusion sucr\u00e9e ou de sirop. Les feuilles \u00e9cras\u00e9es \u00e9taient appliqu\u00e9es en cataplasme sur les plaies et les contusions. En m\u00e9decine traditionnelle chinoise, les noyaux de p\u00eache (<em>tao ren<\/em>, \u6843\u4ec1) constituent une drogue officielle de la pharmacop\u00e9e chinoise, utilis\u00e9e pour \u00ab activer le sang et dissoudre les stases \u00bb, avec des indications dans les am\u00e9norrh\u00e9es, les douleurs abdominales et la constipation. Les fleurs (<em>tao hua<\/em>) sont utilis\u00e9es comme laxatif et cosm\u00e9tique pour le teint.<\/p>\n<hr>\n<h3>INT\u00c9R\u00caT \u00c9COLOGIQUE<\/h3>\n<h3>A. Ressource pour les pollinisateurs<\/h3>\n<p>La floraison pr\u00e9coce et abondante du p\u00eacher (f\u00e9vrier-avril) constitue une ressource nectarif\u00e8re et pollinif\u00e8re de premi\u00e8re importance pour les insectes pollinisateurs au sortir de l&rsquo;hiver, p\u00e9riode o\u00f9 les sources de nourriture sont encore rares. Les abeilles domestiques (<em>Apis mellifera<\/em>) et les abeilles sauvages (osmies, andr\u00e8nes) visitent massivement les fleurs de p\u00eacher. Les vergers de p\u00eachers en agriculture biologique ou raisonn\u00e9e peuvent jouer un r\u00f4le significatif dans le maintien de la biodiversit\u00e9 entomologique locale.<\/p>\n<h3>B. Biodiversit\u00e9 vari\u00e9tale<\/h3>\n<p>Le patrimoine vari\u00e9tal du p\u00eacher est d&rsquo;une richesse consid\u00e9rable, avec plus de 3 000 cultivars recens\u00e9s dans le monde. En France, les vari\u00e9t\u00e9s anciennes (p\u00eaches de vigne sanguines, p\u00eaches blanches tardives du Roussillon, T\u00e9ton de V\u00e9nus) repr\u00e9sentent un patrimoine g\u00e9n\u00e9tique pr\u00e9cieux, menac\u00e9 par l&rsquo;uniformisation vari\u00e9tale li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;industrie agroalimentaire. Des conservatoires vari\u00e9taux (INRAE, associations pomologiques) travaillent \u00e0 la pr\u00e9servation de cette diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<h3>C. Naturalisation et caract\u00e8re subspontan\u00e9<\/h3>\n<p>En France m\u00e9ridionale, le p\u00eacher se naturalise ais\u00e9ment \u00e0 partir de noyaux dispers\u00e9s par l&rsquo;homme ou par les eaux. Les populations subspontan\u00e9es, constitu\u00e9es de semis d&rsquo;aspect \u00ab sauvage \u00bb (petits fruits, port buissonnant), participent \u00e0 la diversit\u00e9 floristique des milieux rud\u00e9raux et des ripisylves. Ces populations subspontan\u00e9es peuvent constituer un r\u00e9servoir de g\u00e8nes de r\u00e9sistance aux maladies, int\u00e9ressant les programmes d&rsquo;am\u00e9lioration vari\u00e9tale.<\/p>\n<hr>\n<h3>CONFUSIONS POSSIBLES<\/h3>\n<h3>A. Amandier (<em>Prunus dulcis<\/em> (Mill.) D.A.Webb)<\/h3>\n<p>C&rsquo;est la confusion la plus vraisemblable, les deux esp\u00e8ces \u00e9tant tr\u00e8s proches taxonomiquement et morphologiquement. Les crit\u00e8res distinctifs sont :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Fleurs :<\/strong> blanc pur \u00e0 blanc ros\u00e9 chez l&rsquo;amandier, rose vif chez le p\u00eacher.<\/li>\n<li><strong>Fruit :<\/strong> drupe \u00e0 m\u00e9socarpe sec, coriace et non comestible chez l&rsquo;amandier (la partie consomm\u00e9e est l&rsquo;amande), drupe \u00e0 m\u00e9socarpe charnu et juteux chez le p\u00eacher.<\/li>\n<li><strong>Feuilles :<\/strong> plus \u00e9troites et plus courtes chez l&rsquo;amandier, nettement lanc\u00e9ol\u00e9es ; plus larges et plus longues chez le p\u00eacher, \u00e0 acumen plus marqu\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Noyau :<\/strong> coque lisse et finement ponctu\u00e9e chez l&rsquo;amandier, profond\u00e9ment sillonn\u00e9e et alv\u00e9ol\u00e9e chez le p\u00eacher.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les hybrides naturels entre p\u00eacher et amandier existent (peach-almond hybrids), rendant la distinction parfois d\u00e9licate.<\/p>\n<h3>B. Abricotier (<em>Prunus armeniaca<\/em> L.)<\/h3>\n<p>Les feuilles d&rsquo;abricotier, plus largement ovales-cordiformes et \u00e0 p\u00e9tiole plus long que celles du p\u00eacher, permettent la distinction. Les fleurs, blanches \u00e0 blanc ros\u00e9, sont plus petites. Le fruit, \u00e0 noyau lisse, diff\u00e8re nettement de la p\u00eache.<\/p>\n<h3>C. Saule \u00e0 feuilles de p\u00eacher (<em>Salix amygdalina<\/em> L.)<\/h3>\n<p>Ce saule, dont le nom vernaculaire fait explicitement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la ressemblance foliaire, poss\u00e8de des feuilles lanc\u00e9ol\u00e9es rappelant celles du p\u00eacher. Cependant, son port arbustif, ses chatons et son \u00e9corce le distinguent imm\u00e9diatement. La confusion n&rsquo;est envisageable qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;examen de feuilles isol\u00e9es hors contexte.<\/p>\n<hr>\n<h2>XI. SYNTH\u00c8SE PHARMACOGNOSIQUE<\/h2>\n<p><em>Prunus persica<\/em> (L.) Batsch est une Rosac\u00e9e d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pharmacognosique multiple, dont les diff\u00e9rentes parties offrent des profils chimiques et des applications th\u00e9rapeutiques distincts. Les <strong>fleurs<\/strong>, drogue principale de la tradition fran\u00e7aise, constituent un laxatif doux particuli\u00e8rement adapt\u00e9 \u00e0 la p\u00e9diatrie, dont l&rsquo;activit\u00e9 repose sur la synergie des flavono\u00efdes, des procyanidines et du sorbitol, sans recours aux m\u00e9canismes irritants des laxatifs anthrac\u00e9niques. Les <strong>feuilles<\/strong>, riches en amygdaline et en compos\u00e9s ph\u00e9noliques, ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es comme vermifuge et s\u00e9datif l\u00e9ger, mais leur teneur en glycosides cyanog\u00e8nes impose une prudence posologique stricte. L&rsquo;<strong>amande du noyau<\/strong>, source d&rsquo;amygdaline \u00e0 forte concentration, repr\u00e9sente un risque toxicologique r\u00e9el en cas d&rsquo;ingestion, et l&rsquo;\u00e9pisode du \u00ab laetrile \u00bb demeure un avertissement contre les d\u00e9rives pseudoscientifiques en canc\u00e9rologie.<\/p>\n<p>L&rsquo;<strong>huile d&rsquo;amande de p\u00eache<\/strong>, en revanche, constitue un excipient cosm\u00e9tique et pharmaceutique de premi\u00e8re qualit\u00e9, dont le profil lipidique (acides ol\u00e9ique et linol\u00e9ique, tocoph\u00e9rols, phytost\u00e9rols) justifie pleinement l&rsquo;usage en dermocosm\u00e9tique et en pharmacotechnie. Sa composition la rend interchangeable avec l&rsquo;huile d&rsquo;amande douce (<em>Prunus dulcis<\/em>) dans la plupart des applications.<\/p>\n<p>Du point de vue de la pharmacognosie analytique, les fleurs se caract\u00e9risent par un profil chromatographique (HPLC-DAD) domin\u00e9 par les pics d&rsquo;acide chlorog\u00e9nique, de kaempf\u00e9rol-3-O-glucoside et de cyanidine-3-O-glucoside. Les feuilles pr\u00e9sentent un pic majeur d&rsquo;amygdaline en HPLC-UV (210 nm). L&rsquo;huile se caract\u00e9rise par un profil d&rsquo;acides gras analysable par chromatographie en phase gazeuse (CPG), avec une pr\u00e9dominance d&rsquo;acide ol\u00e9ique. Le p\u00eacher illustre remarquablement le principe pharmacognosique selon lequel les diff\u00e9rentes parties d&rsquo;une m\u00eame plante peuvent offrir des profils chimiques, des activit\u00e9s et des risques radicalement diff\u00e9rents.<\/p>\n<hr>\n<h2>XII. BIBLIOGRAPHIE ACAD\u00c9MIQUE<\/h2>\n<ul>\n<li>Moertel C.G., Fleming T.R., Rubin J. et al. (1982). A clinical trial of amygdalin (Laetrile) in the treatment of human cancer. <em>New England Journal of Medicine<\/em>, 306(4) : 201-206.<\/li>\n<li>Bolarinwa I.F., Orfila C., Morgan M.R. (2014). Amygdalin content of seeds, kernels and food products commercially available in the UK. <em>Food Chemistry<\/em>, 152 : 133-139.<\/li>\n<li>Vizzotto M., Cisneros-Zevallos L., Byrne D.H., Ramming D.W., Okie W.R. (2007). Large variation found in the phytochemical and antioxidant activity of peach and plum germplasm. <em>Journal of the American Society for Horticultural Science<\/em>, 132(3) : 334-340.<\/li>\n<li>Gasparotto J.A., Simas L.A.W., Fonseca G.G. (2014). Chemical composition and antioxidant activity of peach (<em>Prunus persica<\/em>) kernel oil. <em>Journal of Food Science and Technology<\/em>, 51(9) : 2244-2248.<\/li>\n<li>Yoon H.S., Kim J.R., Park G.Y. et al. (2010). Anti-inflammatory effects of <em>Prunus persica<\/em> flower extract. <em>Food and Chemical Toxicology<\/em>, 48(1) : 345-349.<\/li>\n<li>Verde A., Ferr\u00e1ndiz A., Ferr\u00e1ndiz C., Fajardo J. (2000). Ethnopharmacology of domestic plants in the province of Albacete (Spain). <em>Pharmaceutical Biology<\/em>, 38(1) : 24-28.<\/li>\n<li>Abidi W., Jim\u00e9nez S., Moreno M.A., Gogorcena Y. (2011). Evaluation of antioxidant compounds and total sugar content in a nectarine progeny. <em>International Journal of Molecular Sciences<\/em>, 12(10) : 6919-6935.<\/li>\n<li>Chaouali N., Gana I., Dorra A. et al. (2013). Potential toxic levels of cyanide in almonds (<em>Prunus amygdalus<\/em>), apricot kernels (<em>Prunus armeniaca<\/em>), and almond syrup. <em>ISRN Toxicology<\/em>, 2013 : 610648.<\/li>\n<li>Zheng Y.Z., Deng G., Liang Q. et al. (2017). Antioxidant activity of quercetin and its glucosides from propolis : a theoretical study. <em>Scientific Reports<\/em>, 7 : 7543.<\/li>\n<li>Bruneton J. (2009). <em>Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes m\u00e9dicinales<\/em>. 4<sup>e<\/sup> \u00e9dition, Lavoisier Tec &amp; Doc, Paris.<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h2>PROPRI\u00c9T\u00c9S M\u00c9DICINALES \u2014 NOTATION<\/h2>\n<ul style=\"padding-left:0\">\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Anti-inflammatoire (usage traditionnel)<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> S\u00e9datif<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Antispasmodique<\/li>\n<li><strong>\u2605\u2605\u2606\u2606\u2606<\/strong> Digestif<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le p\u00eacher, Prunus persica (L.) Batsch, est l&rsquo;un des arbres fruitiers les plus anciennement cultiv\u00e9s par l&rsquo;humanit\u00e9. 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